22.12.2024 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: rendre grâce pour le don de la vie, signe prodigieux de Dieu

Pour le dernier Angélus avant Noël, ce 21 décembre, quatrième dimanche de l’Avent, le Pape a récité la prière mariale depuis la chapelle de la Maison Sainte-Marthe en raison de symptômes du rhume. À trois jours de la Nativité, le Pape de 88 ans a exhorté chacun à rendre grâce pour «le miracle de la vie» donnée. «Aucun enfant est une erreur», a-t-il insisté. Selon la tradition depuis Paul VI, François a ensuite béni à distance les bambinelli -petits Enfant-Jésus- apportés par les fidèles. 

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Installé dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe que les fidèles connaissent grâce aux messes quotidiennes du Pape retransmises durant la pandémie de Covid, François a d’emblée garanti que son état de santé «s’améliorait», regrettant ne pouvoir être avec les pèlerins place Saint-Pierre à cause «de précautions à prendre». Les célébrations de Noël et d’ouverture concomitante du Jubilé chargeront en effet l’agenda du Pape de 88 ans, la semaine prochaine. 

À trois jours de l’ouverture solennelle de la Porte Sainte à Saint-Pierre et malgré l’absence du Pape à la fenêtre du Palais apostolique, nombreux étaient tout de même les fidèles ayant bravé le froid vif, envahissant ces jours-ci la capitale italienne, pour écouter la parole du Pape sur les écrans de la place. Méditant sur l’Évangile du jour relatant la Visitation de Marie à Élisabeth, après l’annonce de l’Ange, le Souverain pontife a donc proposé une réflexion sur la maternité et la grâce de la vie, inspiré par la rencontre entre ces deux femmes «qui se réjouissent du don extraordinaire de la maternité».

«Émerveillons-nous de la beauté des mères»

Une allégresse que le Pape souhaite pour chacun: «La contemplation des signes prodigieux de l’action salvatrice de Dieu ne doit pas nous faire sentir éloignés de Lui, mais nous aider à reconnaître sa présence et son amour tout près de nous», a déclaré l’évêque de Rome, prenant pour exemple «le don de chaque vie, de chaque enfant». «Aucun enfant n’est une erreur!», s’est alors exclamé François. 

«Il y a sur la place Saint-Pierre des mamans avec leurs enfants, et peut-être aussi quelques femmes dans une ‘’douce attente’’. S’il vous plaît, ne restons pas indifférents à leur présence, apprenons à nous émerveiller de leur beauté et, comme Élisabeth et Marie, bénissons les mères et rendons grâce à Dieu pour le miracle de la vie!», a lancé François, confiant que l’espérance se perçoit parfois dans les gestes les plus simples, comme celui de se lever dans le bus quand s’approche une femme enceinte.

Admiration et gratitude devant le mystère de la vie

Ainsi pour Noël, au-delà des décorations, de la fête, des lumières et de la musique, le Souverain pontife souhaite que nous exprimions «des sentiments de joie» chaque fois que nous rencontrons une mère portant son enfant dans les bras ou sur les genoux. «Afin que toute maternité soit bénie, et que dans chaque mère du monde soit remercié et exalté le nom de Dieu, qui confie aux hommes et aux femmes de pouvoir donner la vie!»

Et le Pape de conclure comme chaque dimanche en interpellant l’assemblée: «Est-ce que je loue le Seigneur et le bénis pour chaque enfant qui naît? Lorsque je rencontre une mère  »en douce attente », suis-je gentil? Est-ce que je soutiens et défends la valeur sacrée de la vie des petits dès leur conception dans le ventre de leur mère?» «Que Marie, bénie entre toutes les femmes, nous permette de ressentir de l’admiration et de la gratitude devant le mystère de la vie qui naît», a invoqué le Successeur de Pierre, avant de bénir, après ses appels internationaux, les statuettes de l’Enfant-Jésus amenées sur la place par les fidèles. François avait lui-même apporté le sien: un bambinello offert par l’archevêque de Santa Fe, fabriqué par des aborigènes équatoriens.


Le petit bambinello – statuette de l’Enfant-Jésus – du Pape, confectionné par des aborigènes équatoriens. Un cadeau de l’archevêque de Santa Fe.

Source : VATICANNEWS, le 22 décembre 2024

Sainte Vierge Marie, ma très chère maman du ciel,

Illustration
Unsplash/Kate Che

Sainte Vierge Marie, ma très chère maman du ciel,

Je t’écris cette lettre pour te dire merci. Merci pour ta présence quotidienne à mes côtés. Merci pour ta présence apaisante et encourageante à chaque moment de ma vie, de ma nouvelle vie de catholique.

En effet, c’est à l’occasion du pèlerinage de Chartres 2013, où je me posais des questions sur la religion chrétienne, que ta présence s’est imposée à moi comme une évidence. Ave Maria… Chapelets…

Les difficultés physiques et techniques à surmonter, et ta présence réconfortante par l’intermédiaire d’une pèlerine, qui m’aide et me donne son chapelet… Chapelet si important pour moi et que j’ai perdu cette année 2024. Mais je me console en pensant qu’il aide peut-être une autre personne qui est en train de cheminer. Et tu as également pourvu à mon besoin puisque tu m’as fait offrir un autre chapelet, de Medjugorje…

Oui, depuis Chartres 2013, je suis en cheminement vers le Christ, et c’est toi qui es sur le bord du chemin à me répéter: « tout ce qu’il te dira, fais-le. » C’est toi, maman du ciel, qui me donnes l’exemple de cette confiance en Jésus, en toutes choses, à tout moment.

Mes peines et mes fatigues, mes moments de désespoir, je les ai tous confiés à toi, ma maman du ciel. Tu as toujours été présente pour moi. Aujourd’hui à Lourdes en pèlerinage national, je veux absolument te consacrer ces moments de ma vie où je mets en pause pour toi, pour te remercier en pleine conscience. Merci Marie.

Marie-Marthe

www.lepelerin.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

22.12.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Françoise-Xavière Cabrini

V. ET FOND. († 1917)

Sainte Françoise-Xavière Cabrini
(1850-1917)
Vierge et fondatrice : 

« Missionnaires du Sacré-Cœur »

 

Née et baptisée le 15 juillet 1850 à Sant’Angelo Lodigiano, en Lombardie, treizième enfant d’une famille de cultivateurs, la petite Marie-Françoise, de santé si frêle, ne semblait guère vouée à traverser trente fois l’océan et à établir des fondations qui essaimeraient jusqu’en Australie et en Chine.

Françoise Cabrini embrassa la profession d’institutrice. Plusieurs tentatives pour se faire religieuse échouèrent à cause de sa santé précaire ; elle désirait aussi ardemment devenir missionnaire. Le curé de Codogno, qui connaissait sa force d’âme, la fit venir à l’âge de vingt-quatre ans dans la Maison de la Providencepour remettre de l’ordre dans ce couvent où quelques orphelines recevaient leur formation. 

Un jour, l’évêque de Lodi dit à Françoise : « Je sais que vous voulez être missionnaire. Je ne connais pas d’institution qui réponde à votre désir. Fondez-en une ! » Sœur Cabrini réfléchit un instant et répondit fermement : « Je chercherai une maison. » Elle posa à Codogno les bases de l’Institut des Sœurs Missionnaires du Sacré-Coeur. La prière était l’âme de leur action ; l’oraison remplissait quatre heures du jour, une cinquième s’ajoutait pour la fondatrice qui se levait une heure plus tôt que ses sœurs.

En sept ans, Mère Cabrini accomplit l’objectif désiré : l’établissement de sa congrégation à Rome et son approbation par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903). 

De Rome, son institut s’étendit rapidement. Françoise-Xavière croyait que la Chine l’appelait, mais le Pape lui demanda d’envoyer ses sœurs en Amérique pour aider les cinquante mille émigrés italiens qui attendaient un support matériel, spirituel et moral. Le Saint-Père lui dit : « Non pas l’est, mais l’ouest. Allez aux États-Unis où vous trouverez un large champ d’apostolat. » En effet, sans racines et sans foyer, les émigrés dépérissaient sur le plan religieux et social.          

Francesca Saverio Cabrini arriva en Amérique le 31 mars 1889. Sa communauté prit bientôt un développement extraordinaire : hôpitaux, écoles, orphelinats surgirent à New-York, Brooklyn, Scranton, New Jersey, Philadelphia, New Orleans, Chicago, Denver, Seattle et Californie. 

Elle fonda une école supérieure féminine à Buenos-Aires. Cette vaillante ouvrière de l’Évangile se dépensa aussi en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Au retour de ses voyages en Europe, Mère Cabrini ramenait des milliers de sœurs pour ses hôpitaux, ses écoles et ses orphelinats. 

« Travaillons, travaillons, disait-elle toujours à ses Filles, car nous avons une éternité pour nous reposer. Travaillons simplement et bien, et le Seigneur est Celui qui fera tout. » Elle établit soixante-sept maisons en huit pays. Humble devant la prospérité de son œuvre, elle répondait aux témoignages d’admiration : « Est-ce nous qui faisons cela ou bien est-ce Notre-Seigneur ? » Son inébranlable confiance dans le Cœur de Jésus fut largement récompensée.

Celle qui s’était souvent écrié : « Ou aimer ou mourir ! » fit de sa mort un acte de pur amour de Dieu. Elle expira le 22 décembre 1917, à Chicago, dans l’état d’Illinois. Son corps fut transporté à New-York, dans la chapelle de l’école qui porte son nom. C’est là que ses restes sont encore vénérés. 

Francesca Saverio Cabrini a été béatifiée, en 1938, par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et canonisée le 7 juillet 1946 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) qui l’a aussi constituée la Patronne céleste de tous les immigrants.

Sainte Françoise-Xavière Cabrini priez pour nous !

22.12.2024 – ÉVANGILE DU 4ÈME DIMANCHE DE L’AVENT

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,39-45. 

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.


D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.


Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Guerric d’Igny (v. 1080-1157)

abbé cistercien

2e Sermon pour l’Avent, §1-2; SC 166 (Sermons, t. 1; trad. sous la direction de Pl. Deseille, o.c.r.; éds Le Cerf 1970, p. 105.107 rev.)

« Voici mon bien-aimé qui vient ! Il escalade les montagnes, il franchit les collines » (Ct 2,8)

      « Voici le Roi qui vient : accourons au-devant de notre Sauveur » (liturgie de l’Avent). Salomon a fort bien dit : « Le messager d’une bonne nouvelle venant d’un pays lointain, c’est de l’eau fraîche pour l’âme assoiffée » (Pr 25,25). Oui, c’est un bon messager celui qui annonce l’avènement du Sauveur, la réconciliation du monde, les biens du monde à venir. « Qu’ils sont beaux, les pas de ceux qui annoncent la paix, qui annoncent la bonne nouvelle ! » (Is 52,7). (…)       De tels messagers sont une eau rafraîchissante et une boisson salutaire pour l’âme assoiffée de Dieu ; en vérité, celui qui annonce l’arrivée du Seigneur ou ses autres mystères nous donne à boire « les eaux puisées dans la joie aux sources du Sauveur » (Is 12,3). C’est pourquoi il me semble qu’à celui qui porte cette annonce (…) l’âme répond avec les paroles d’Élisabeth, parce qu’elle était abreuvée du même Esprit : « Comment m’est-il accordé que mon Seigneur vienne à moi ? Car dès l’instant où le son de ton message a frappé mes oreilles, mon esprit a tressailli de joie en mon cœur, impatient d’aller à la rencontre de Dieu son Sauveur ».       En vérité, mes frères, c’est dans l’exultation de l’esprit qu’il faut aller à la rencontre du Christ qui vient. (…) « Mon sauveur et mon Dieu ! (Ps 42,5) Avec quelle condescendance tu salues tes serviteurs, et encore plus, tu les sauves ! (…) Tu nous as donné le salut non seulement par des paroles de paix, mais par le baiser de paix : c’est-à-dire en t’unissant à notre chair ; tu nous sauves par ta mort sur la croix. » Que notre esprit exulte donc dans un transport de joie, qu’il coure au-devant de son Sauveur qui vient de si loin, en l’acclamant par ces paroles : « Seigneur, sauve-moi ; Seigneur, donne la victoire ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Ps 117,25-26). 

LECTURES :

Livre de Michée 5,1-4a. 

Ainsi parle le Seigneur : 
Toi, Bethléem Éphrata, le plus petit des clans de Juda, c’est de toi que sortira pour moi celui qui doit gouverner Israël. Ses origines remontent aux temps anciens, aux jours d’autrefois.
Mais Dieu livrera son peuple jusqu’au jour où enfantera… celle qui doit enfanter, et ceux de ses frères qui resteront rejoindront les fils d’Israël.
Il se dressera et il sera leur berger par la puissance du Seigneur, par la majesté du nom du Seigneur, son Dieu. Ils habiteront en sécurité, car désormais il sera grand jusqu’aux lointains de la terre,
et lui-même, il sera la paix !

Psaume 80(79),2ac.3bc.15-16a.18-19. 

R/ Dieu, fais-nous revenir ; que ton visage s’éclaire, et nous serons sauvés ! (Ps 79, 4)

Berger d’Israël, écoute,
resplendis au-dessus des Kéroubim,
Réveille ta vaillance
et viens nous sauver.

Dieu de l’univers reviens ! 
Du haut des cieux, regarde et vois : 
visite cette vigne, protège-la,
celle qu’a plantée ta main puissante.

Que ta main soutienne ton protégé, 
le fils de l’homme qui te doit sa force.
Jamais plus nous n’irons loin de toi : 
fais-nous vivre et invoquer ton nom !

Lettre aux Hébreux 10,5-10. 

Frères, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni offrande, mais tu m’as formé un corps.
Tu n’as pas agréé les holocaustes ni les sacrifices pour le péché ;
alors, j’ai dit : Me voici, je suis venu, mon Dieu, pour faire ta volonté, ainsi qu’il est écrit de moi dans le Livre.’
Le Christ commence donc par dire : ‘Tu n’as pas voulu ni agréé les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les sacrifices pour le péché’, ceux que la Loi prescrit d’offrir.
Puis il déclare : ‘Me voici, je suis venu pour faire ta volonté.’ Ainsi, il supprime le premier état de choses pour établir le second.
Et c’est grâce à cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l’offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes