19.10.2025 – MESSE DE CANONISATION DE 7 BIENHEUREUX

«Les nouveaux saints sont devenus des lampes capables de diffuser la lumière du Christ» 

Le Pape a présidé ce dimanche 19 octobre, dans la matinée, la messe de canonisation de sept bienheureux sur la place Saint-Pierre. Dans son homélie Léon XIV est revenu sur les questions du Christ qui interpellent ses disciples sur ce qu’est la foi, le lien d’amour entre Dieu et l’homme. Les sept nouveaux saints et saintes «ont maintenu allumée la lampe de la foi» et sont devenus lumière à leur tour, a-t-il rappelé. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Les sept portraits des bienheureux canonisés ce dimanche étaient suspendus sur la façade de la basilique Saint-Pierre, illuminés par un doux soleil d’octobre. Devant près de 70 000 fidèles, Vincenza Maria Poloni, María Rendiles Martínez, Maria Troncatti, Mgr Ignace Choukrallah Maloyan, José Gregorio Hernández Cisneros, Peter To Rot et Bartolo Longo ont été portés à la gloire des autels, après leur biographie lue par le cardinal Semeraro, Préfet du dicastère pour les causes des saints. Dans la foule, de nombreux drapeaux du monde entier, du Venezuela à la Papouasie-Nouvelle Guinée, comme un symbole de ces témoins de l’universalité de l’Église. Les reliques des nouveaux saints ont été apportées puis déposées au pied d’une image de Notre-Dame du Bon Conseil.

Dans son homélie, le Pape est revenu sur l’évangile de Luc (18, 1-8) dans lequel Jésus partage à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager. «Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?» interroge-t-il. «Cette interrogation nous révèle ce qui est le plus précieux aux yeux du Seigneur : la foi, c’est-à-dire le lien d’amour entre Dieu et l’homme» a expliqué Léon XIV. 

Les paroles du Seigneur sont toujours annonce joyeuse du Salut

Les septs nouveaux saints canonisés ce dimanche «se tiennent devant nous», a poursuivi le Pape, par la grâce de Dieu, «Ils ont maintenu allumée la lampe de la foi. Bien plus, ils sont devenus eux-mêmes des lampes capables de diffuser la lumière du Christ». Sans la foi en Dieu, nous ne pouvons pas espérer le salut. La question de Jésus nous inquiète donc, certes, mais seulement si nous oublions que c’est Jésus lui-même qui la pose a précisé l’évêque de Rome. «Les paroles du Seigneur, en effet, restent toujours Évangile, c’est-à-dire annonce joyeuse du salut. Ce salut consiste dans le don de la vie éternelle que nous recevons du Père, par le Fils, avec la force de l’Esprit Saint». 

Les portraits des nouveaux saints sur la basilique Saint-Pierre

Les portraits des nouveaux saints sur la basilique Saint-Pierre   (@Vatican Media)

C’est précisément pour cette raison que le Christ pointe à ses disciples la «nécessité de prier sans cesse, sans jamais se lasser» a poursuivi le Souverain pontife. «Comme nous ne nous lassons pas de respirer, ne nous lassons pas non plus de prier! Comme le souffle soutient la vie du corps, la prière soutient la vie de l’âme : en effet, la foi s’exprime dans la prière et la prière authentique vit de la foi».

Dieu est un juge juste envers tous

Le Pape a invité les fidèles à faire résonner ces paroles dans notre conscience: «le Seigneur nous demande si nous croyons que Dieu est un juge juste envers tous. Le Fils nous demande si nous croyons que le Père veut toujours notre bien et le salut de toute personne». Léon XIV a aussi rappelé deux tentations qui mettent la foi à l’épreuve: la première nous conduit à penser que Dieu n’écoute pas les pleurs des opprimés et n’a pas pitié de la douleur des innocents. La seconde, de prétendre que Dieu devrait agir comme nous le voulons : «la prière cède alors la place à un ordre donné à Dieu, pour lui dire comment faire pour être juste et efficace».

Jésus nous libère de ces deux tentations a expliqué le Pape, par son sacrifice sur la Croix, il rachète le mal et révèle un Dieu de justice et de pardon. «Lorsque nous sommes crucifiés par la souffrance et la violence, par la haine et la guerre, le Christ est déjà là, sur la croix pour nous et avec nous. Il n’y a pas de pleurs que Dieu ne console ; il n’y a pas de larmes qui restent loin de son cœur».

Fidèles amis du Christ, martys de la foi

Les questions posées par Jésus sont ainsi une invitation vigoureuse à l’espérance et à l’action a encore expliqué Léon XIV: «quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi en la providence de Dieu ? C’est cette foi, en effet, qui soutient notre engagement pour la justice, précisément parce que nous croyons que Dieu sauve le monde par amour, nous libérant du fatalisme». Les sept nouveaux saints, fidèles amis du Christ sont des martyrs pour leur foi, a-t-il rappelé. «Que leur intercession nous soutienne dans les épreuves et que leur exemple nous inspire dans notre vocation commune à la sainteté». 

Le Pape lisant la formule de canonisation
Le Pape lisant la formule de canonisation   (@Vatican Media)

Source : VATICANNEWS, le 19 octobre 2025

Dans l’Ohio, un policier lance les marches du Rosaire

Dans l’Ohio, un policier lance les marches du Rosaire

Un policier chevronné a trouvé un moyen de faire bouger les gens tout en répondant à leurs besoins spirituels, grâce à des marches hebdomadaires avec chapelet au sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes à Euclid, dans l’Ohio (États-Unis). « Si l’on prend le temps d’écouter, on sent facilement la présence de Dieu ici », explique Kevin Kelly, un participant.

Ces marches de prière ont été initiées par Tom Wetzel, dans les forces de l’ordre depuis 37 ans, ancien chef du département de police de Richmond Heights et aujourd’hui responsable de la police du quartier universitaire. « C’est une belle façon de combiner remise en forme physique et prière », dit-il.

Les participants se réunissent tous les dimanches à 11h30 et commencent par partager leurs intentions de prière avant de partir pour une randonnée d’un kilomètre et demi avec des haltes aux stations du chemin de croix. L’autre partie de la balade est le Cercle du Rosaire, où chaque pierre autour du cercle représente un grain du rosaire.

Les participants catholiques cherchent à se rapprocher du Christ par l’intermédiaire de la Vierge Marie. Mais il n’est pas nécessaire d’être catholique, ni même chrétien, pour profiter de cette occasion de prière et de méditation dans un cadre bucolique, précise Tom Wetzel.

De nombreux marcheurs sont des policiers en activité ou à la retraite. Avec l’augmentation du stress et de la violence, les policiers et autres premiers intervenants ont plus que jamais besoin d’un moyen de se détendre et de se recentrer. L’espérance de vie d’un policier est inférieure de 12 ans à celle du citoyen moyen, et les policiers en service actif sont trois fois plus exposés au suicide. Les policiers vivent 600 événements traumatisants ou plus au cours de leur carrière, contre deux ou trois pour les autres citoyens. « Sans point d’ancrage, c’est beaucoup plus difficile », dit M. Kelly.

Le sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes d’Euclid a été inauguré en 1926 et conçu comme une réplique du lieu en France où la Vierge Marie est apparue à Sainte Bernadette en 1958. Il comporte une fontaine où a été placée une pierre provenant du sanctuaire d’origine, sur laquelle coule une eau de source. Le terrain du sanctuaire faisait partie de la ferme et du vignoble de la famille Harms, où Julia Harms eut une vision de Marie. La Vierge lui aurait annoncé qu’elle allait donner naissance à un enfant, puis mourir peu après, ce qui s’est effectivement produit. Avant sa mort, Julia a demandé que le terrain soit donné à l’Église catholique. Il est aujourd’hui géré par les Sœurs de la Très Sainte Trinité.

Kevin Kelly a découvert le sanctuaire Notre-Dame de Lourdes alors qu’il était policier. Attiré par la tranquillité des lieux, il s’est mis à s’y rendre pendant ses rondes nocturnes et, lorsqu’il a été au courant des marches du rosaire, il s’y est tout de suite joint.

John S. Matuszak, correspondant spécial pour cleveland.com , 8 août 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

19.10.2025 – SAINTS DU JOUR

Sts Martyrs canadiens

Saints Martyrs canadiens
Missionnaires jésuites

La célébration liturgique des saints martyrs canadiens a lieu le 26 septembre au Canada (solennité) et le 19 octobre dans l’Église universelle.

Les saints martyrs canadiens : Jean de Brébeuf, Isaac Jogues, Gabriel Lalemant, Charles Garnier, Antoine Daniel, Noël Chabanel, René Goupil, Jean de La Lande, canonisés en 1930, patrons secondaires du Canada depuis 1940, sont devenus des figures nationales proposées en exemples à l’Église universelle. 

Vers le milieu du XVIIe siècle (1642-1649) les Jésuites œuvraient, dans le Canada à l’annonce de la Bonne nouvelle auprès des peuplades indigènes, notamment les Hurons qui avaient comme ennemi les Iroquois. Alors s’ouvrit pour les missionnaires ce que l’on a justement appelé « l’ère des martyrs ».

Parmi les premières victimes, on compte le Père Isaac Jogues qui aurait pu se soustraire une première fois au martyre en 1642 ; mais il ne voulut pas se séparer des chrétiens qui avaient été fait prisonniers. Après des supplices aussi inouïs que variés, il fut arraché à la mort et ramené en France. Mais son cœur était resté au Canada. Il y revint en 1646, et y reçut bientôt la palme du martyre. Parmi ses compagnons d’apostolat, les coadjuteurs René Goupil et Jean de La Lande, tombèrent aussi, en haine de la religion chrétienne.

En 1648, le Père Antoine Daniel fut percé de flèches, achevé d’un coup de feu, dépouillé de ses habits et jeté dans le brasier de sa chapelle devenue la proie des flammes.

Quelques mois plus tard, le Père Jean Brébeuf et le Père Gabriel Lalemant subissent à leur tour les plus affreux supplices.

Au nombre des autres victimes furent, en 1649, les Pères Charles Garnier et Noël Chabanel, massacrés dans l’héroïque exercice de leur apostolat.

Le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) béatifia ces martyrs, dignes de ceux des premiers siècles, le 21 juin 1925; il les canonisa le 29 juin 1930. Le vénérable pape Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) a déclaré les saints martyrs canadiens, Patrons secondaires du Canada

>>> Pour un approfondissement biographique des martyrs, cliquer sur les noms ci-dessus ou ci-dessous : 

Antoine Daniel
Charles Garnier
Gabriel Lalemant 
Isaac Jogues
Jean Brébeuf 
Jean de La Lande
Noël Chabanel
René Goupil
Autre approfondissement :
  >>>Saints Martyrs Canadiens

Sources principales : Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).

Saints Martyrs canadiens priez pour nous !

19.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 18,1-8. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
« Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes.
Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.”
Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne,
comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” »
Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ?


Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon pour le 2ème dimanche après Pâques (Sermons de Saint Jean Baptiste Marie Vianney, Curé d’Ars, t. 2 ; Éd. Ste Jeanne d’Arc, 1982 ; p. 32-34)

Le don de la persévérance dans la prière

La prière est absolument nécessaire pour avoir le bonheur de persévérer dans la grâce de Dieu après l’avoir reçue dans le sacrement de Pénitence. Avec la prière vous pouvez tout, vous êtes, pour ainsi dire, maîtres des volontés de Dieu, si j’ose parler ainsi ; et, sans la prière, vous n’êtes capables de rien, et cela seul suffit pour vous montrer la nécessité de la prière. Tous les saints ont commencé leur conversion par la prière et ont persévéré par la prière ; et tous les damnés se sont perdus par leur négligence de la prière. Je dis donc que la prière nous est absolument nécessaire pour persévérer. (…) Mais la prière dont je vous parle, qui est si puissante auprès de Dieu, qui nous attire tant de grâces, qui semble même lier la volonté de Dieu, qui semble, pour ainsi dire, le forcer à nous accorder ce que nous lui demandons, c’est une prière faite dans un espèce de désespoir et d’espérance. Je dis désespoir, considérant notre indignité et le mépris que nous avons fait de Dieu et de ses grâces, nous reconnaissant indignes de paraître devant lui et d’oser lui demander notre grâce, nous qui l’avons tant de fois déjà reçue, et l’avons toujours payé d’ingratitude, ce qui doit nous porter, à chaque instant de notre vie, à croire que la terre va s’ouvrir sous nos pieds. (…) Je dis l’espérance, en représentant la grandeur de la miséricorde de Dieu, le désir qu’il a de nous rendre heureux, ce qu’il a fait pour nous mériter le ciel. Animés par une pensée si consolante, nous nous adresserons à lui avec une grande confiance. (…) Voilà, mes frères, la prière dont je veux parler, qui nous est absolument nécessaire pour avoir notre pardon et le don précieux de la persévérance.

LECTURES :

Livre de l’Exode 17,8-13. 

En ces jours-là, le peuple d’Israël marchait à travers le désert.
Les Amalécites survinrent et attaquèrent Israël à Rephidim.
Moïse dit alors à Josué : « Choisis des hommes, et va combattre les Amalécites. Moi, demain, je me tiendrai sur le sommet de la colline, le bâton de Dieu à la main. »
Josué fit ce que Moïse avait dit : il mena le combat contre les Amalécites. Moïse, Aaron et Hour étaient montés au sommet de la colline.
Quand Moïse tenait la main levée, Israël était le plus fort. Quand il la laissait retomber, Amalec était le plus fort.
Mais les mains de Moïse s’alourdissaient ; on prit une pierre, on la plaça derrière lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hour lui soutenaient les mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre. Ainsi les mains de Moïse restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.
Et Josué triompha des Amalécites au fil de l’épée.

Psaume 121(120),1-2.3-4.5-6.7-8. 

R/ Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. (Ps 120, 2)

Je lève les yeux vers les montagnes : 
d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me viendra du Seigneur 
qui a fait le ciel et la terre.

Qu’il empêche ton pied de glisser, 
qu’il ne dorme pas, ton gardien.
Non, il ne dort pas, ne sommeille pas, 
le gardien d’Israël.

Le Seigneur, ton gardien, le Seigneur, ton ombrage, 
se tient près de toi.
Le soleil, pendant le jour, ne pourra te frapper, 
ni la lune, durant la nuit.

Le Seigneur te gardera de tout mal, 
il gardera ta vie.
Le Seigneur te gardera, au départ et au retour, 
maintenant, à jamais.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 3,14-17.4,1-2. 

Bien-aimé, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris.
Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ.
Toute l’Écriture est inspirée par Dieu ; elle est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ;
grâce à elle, l’homme de Dieu sera accompli, équipé pour faire toute sorte de bien.
Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne :
proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire.