Étiquette : apostolat Fatima
24.12.2024 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
24.12.2024 – SOLENNITÉ DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR – INTÉGRALE DES LECTURES
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du dimanche de la solennité de la Nativité
Ce qui arrive à Marie, nous sommes appelés à le vivre nous aussi

Ce qui arrive à Marie, nous sommes appelés à le vivre nous aussi
Dans les quatre évangiles, la réponse à la question « d’où » vient Jésus émerge clairement : sa véritable origine est le Père, Dieu ; il provient totalement de lui, mais différemment de n’importe quel prophète ou envoyé de Dieu qui l’a précédé. L’ange Gabriel annonce : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu » (Lc 1, 35). (….)
Ce qui arrive à Marie, à travers l’action du même Esprit divin, est une nouvelle création : Dieu, qui a appelé l’être à partir du néant, donne vie, par l’incarnation, à un nouveau commencement de l’humanité. Les Pères de l’Église parlent souvent du Christ comme du nouvel Adam, pour souligner le commencement de la nouvelle création à partir de la naissance du Fils de Dieu dans le sein de la Vierge Marie.
Cela nous fait réfléchir sur la manière dont, en nous aussi, la foi apporte une nouveauté si forte qu’elle produit une seconde naissance. En effet, au commencement de notre vie chrétienne, il y a le baptême qui nous fait renaître comme enfants de Dieu, nous fait participer à la relation filiale de Jésus avec son Père.
Benoît XVI
Première catéchèse de l’année 2013
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
24.12.2024 – SAINTE DU JOUR

Ste Paule Élisabeth Cerioli
VEUVE ET FOND. († 1865)
Sainte Paule-Élisabeth Cerioli
Fondatrice de la « Congrégation de la Sainte Famille »
Paola Elisabetta (au siècle Costanza) Cerioli, naît à Soncino, dans la province de Crémone, le 28 janvier 1816 du noble Francesco Cerioli et de la comtesse Francesca Corniani, riches propriétaires terriens.
Elle dut épouser, à dix-neuf ans, un sexagénaire, le comte Buzecchi, excentrique, lunatique, jaloux, acariâtre. Elle accepta tout avec patience si bien qu’on ne s’aperçut jamais qu’elle souffrait. Elle perdit les trois enfants qu’elle eut de lui.
Devenue veuve, elle adopta des orphelines tant et si bien que son château en devint trop étroit et qu’elle dut chercher des collaboratrices.
Avec elles, elle fonda la « Congrégation de la Sainte Famille » et, devenue sœur Paule-Élisabeth, elle gouverna toutes ces abandonnées avec grande bonté et grande humilité.
Consommée par son assistance sociale et par son activité religieuse, elle mourut à Comonte, à l’âge de 49 ans, le 24 décembre 1865.
Paola Elisabetta Cerioli a été béatifiée le 19 mars 1950, année sainte, par le vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958) et canonisée, le 16 mai 2004, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui au cours de son Homélie a dit :
« En contemplant la Sainte Famille, Paola Elisabetta eut l’intuition que les communautés familiales réussissent à rester solides lorsque les liens de parenté sont renforcés et cimentés par le partage des valeurs de la foi et de la culture chrétienne. Afin de diffuser ces valeurs, la nouvelle sainte fonda l’Institut de la Sainte-Famille. En effet, elle était convaincue que les enfants ont besoin d’une famille saine et unie, généreuse et stable pour grandir sûrs et forts. Que Dieu aide les familles chrétiennes à accueillir et à témoigner en toute circonstance l’amour de Dieu miséricordieux. »
Pour un approfondissement biographique, lire :
Sainte Paule-Élisabeth Cerioli priez pour nous !

24.12.2024 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,1-14.

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre –
ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.

Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.

Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David.

Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli.

Et elle mit au monde son fils premier-né ;

elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Dans la même région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.

Ils furent saisis d’une grande crainte.

Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur.

Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »

Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Bernard (1091-1153)
moine cistercien et docteur de l’Église
Premier sermon pour la Vigile de Noël
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime »
Cieux, prêtez l’oreille ! Terre, écoute avec attention ! Que toute créature, que l’homme surtout soit transporté d’admiration et éclate en louanges : « Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem de Juda »… Quelle plus douce nouvelle pourrait-on annoncer à la terre ?… A-t-on jamais rien entendu de pareil, le monde a-t-il jamais rien appris de semblable ? « A Bethléem de Juda naît Jésus Christ, le Fils de Dieu. » Quelques petites paroles pour exprimer l’abaissement du Verbe, la Parole de Dieu devenue un tout-petit, mais quelle douceur dans ces paroles !… « Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem. » Naissance d’une sainteté incomparable : honneur du monde entier, réjouissance de tous les hommes à cause du bien immense qu’elle leur apporte, étonnement des anges à cause de la profondeur de ce mystère d’une nouveauté sans pareil (cf Ep 3,10)… « Jésus Christ, le Fils de Dieu, naît à Bethléem de Judée. » Vous qui êtes couchés dans la poussière, réveillez-vous et louez Dieu ! Voici le Seigneur qui vient avec le salut, voici la venue de l’Oint du Seigneur, son Messie, le voici qui vient dans sa gloire… Heureux celui qui se sent attiré par lui et qui « court à l’odeur de ses parfums » (Ct 1,4 LXX) : il verra « la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique » (Jn 1,14). Vous donc qui êtes perdus, respirez ! Jésus vient sauver ce qui avait péri. Vous les malades, revenez à la santé : le Christ vient étendre le baume de sa miséricorde sur la plaie de vos cœurs. Tressaillez de joie, vous tous qui éprouvez de grands désirs : le Fils de Dieu descend vers vous pour faire de vous des cohéritiers de son Royaume (Rm 8,17). Oui, Seigneur, je t’en prie, guéris-moi et je serai guéri ; sauve-moi et je serai sauvé (Jr 7,14) ; glorifie-moi et je serai vraiment dans la gloire. Oui, « que mon âme bénisse le Seigneur, et que tout ce qui est en moi bénisse son saint nom » (Ps 102,1)… Le Fils de Dieu se fait homme pour faire des hommes des enfants de Dieu.

LECTURES :
Livre d’Isaïe 9,1-6.

Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi.
Tu as prodigué la joie, tu as fait grandir l’allégresse : ils se réjouissent devant toi, comme on se réjouit de la moisson, comme on exulte au partage du butin.
Car le joug qui pesait sur lui, la barre qui meurtrissait son épaule, le bâton du tyran, tu les as brisés comme au jour de Madiane.
Et les bottes qui frappaient le sol, et les manteaux couverts de sang, les voilà tous brûlés : le feu les a dévorés.
Oui, un enfant nous est né, un fils nous a été donné ! Sur son épaule est le signe du pouvoir ; son nom est proclamé : « Conseiller-merveilleux, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix ».
Et le pouvoir s’étendra, et la paix sera sans fin pour le trône de David et pour son règne qu’il établira, qu’il affermira sur le droit et la justice dès maintenant et pour toujours. Il fera cela, l’amour jaloux du Seigneur de l’univers !

Psaume 96(95),1-2a.2b-3.11-12a.12b-13.
R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante ! (Ps 88, 2a)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.
Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

Lettre de saint Paul Apôtre à Tite 2,11-14.
Bien-aimé, la grâce de Dieu s’est manifestée pour le salut de tous les hommes.
Elle nous apprend à renoncer à l’impiété et aux convoitises de ce monde, et à vivre dans le temps présent de manière raisonnable, avec justice et piété,
attendant que se réalise la bienheureuse espérance : la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur, Jésus Christ.
Car il s’est donné pour nous afin de nous racheter de toutes nos fautes, et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple ardent à faire le bien.

Prière d’attente

“J’attends, dit l’empereur Auguste, le résultat du recensement.
J’ai hâte de savoir le nombre de mes sujets.
J’attends, dit Joseph, de trouver un logement pour ma famille qui va s’agrandir.
J’attends, dit Marie, avec un peu d’angoisse, mais beaucoup d’espoir, de mettre au monde le Roi du monde.
J’attends, dit le berger, de voir l’Agneau de Dieu et d’en parler aux autres.
J’attends, dit le mouton, de connaître ce fameux berger que Dieu envoie pour les hommes.
J’attends, dit l’Ange, de chanter à Dieu : »Gloire ! » et d’annoncer aux hommes : »Bonne Nouvelle ! »
J’attends, dit Jésus, de voir se rassembler en une seule famille l’empereur et le berger, l’homme et la femme, l’ange et la bête : Dieu les attend !”
Prière du Père Pascal Daniel