« La vocation de la création toute entière est féminine »

Illustration
© Shutterstock/Immaculate

« La vocation de la création toute entière est féminine »

Marie, notre soeur en humanité, un modèle pour dire oui à chaque  vocation :

La Vierge Marie, comme nous, est créature de Dieu et à ce titre Elle est « des nôtres », notre sœur en humanité… mais notre sœur Immaculée, c’est pourquoi Marie est notre modèle : modèle pour marcher, dans nos vies personnelles, sur le chemin du Christ, modèle pour l’Église entière; modèle non seulement de vocation féminine, mais de toute vocation.

Imiter Marie, c’est imiter Celle qui a prononcé le « me voici » parfait de la créature à son Dieu ; Elle est l’Épouse parfaite. Or toute vocation humaine devant le Seigneur est vocation d’épouse (« La vocation de la création toute entière est féminine » remarque le père et bibliste Yves Fauquet) (1) : tous, un jour entre les jours, nous sommes appelés à prononcer le « me voici », qui nous ouvre le Royaume.

Encyclopédie Mariale 

1) Yves Fauquet, Capucin, est l’un des commentateurs et annotateurs de la Bible du Chanoine Osty. Il a écrit un livre sur le « Voici et me voici » dans la Bible. (ed. Anne Sigier, Canada).

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

29.01.2025 – SAINTE DU JOUR

Bse Boleslava-Marie Lament

Bse Boleslava Maria Lament

VIERGE ET FONDATRICE († 1946)

Bienheureuse Bolesława Maria Lament
Vierge et fondatrice :
« Sœurs missionnaires de la Sainte-Famille »

 

Bolesława Maria Lament naît à Łowicz (Pologne) le 3 juillet 1862, première de huit enfants. Son père s’appelait Marcin Lament, sa mère Łucja Cyganowska.

Encore petite, elle eut la douleur d’assister à la mort de deux petites sœurs, Elena et Léocadia, ainsi que du petit frère Martin. Après avoir fréquenté l’école primaire et le collège, elle alla à Varsovie dans une école d’arts et métiers, où elle obtint le diplôme de tailleur. De retour à Łowicz elle ouvrit un atelier de couture avec sa sœur Stanisława. Pendant tout ce temps, elle vivait une vie intérieure intense, profondément marquée de spiritualité.

En 1884, elle décida d’entrer dans la Congrégation de la Famille de Marie, qui était en train de s’organiser à Varsovie, clandestinement à cause des persécutions tsaristes. C’était une sœur pleine de zèle ; elle se distinguait particulièrement dans la prière, le recueillement, le sérieux et la fidélité avec laquelle elle remplissait toutes ses tâches. Après le noviciat et les vœux simples, elle travailla comme maîtresse de couture, enseignante et éducatrice en différentes maisons de la Congrégation, disséminées dans l’empire russe.

Après neuf années, juste avant de prononcer les vœux solennels, elle eut une crise profonde : elle n’avait plus la certitude de sa vocation dans cette Congrégation, au point qu’elle la quitta pour rentrer chez elle à Łowicz, dans l’intention de rejoindre un monastère cloîtré, dès que possible ; mais sur le conseil de son confesseur, elle choisit plutôt les œuvres d’assistance auprès des sans-logis, activité qu’elle poursuivit à Varsovie, quand sa famille s’y transféra ; là, pour vivre, elle ouvrit avec sa petite sœur Maria un atelier de couture.

En 1894, une énième épidémie de choléra lui enleva son père, en lui ajoutant de nouvelles charges et responsabilités familiales ; elle prit chez elle sa mère et son frère Stephan âgé de treize ans, qui fréquentait le collège à Varsovie et désirait être prêtre. Mais en 1900, le jeune Stephan mourait à son tour ; devant son cercueil, Bolesława promit de revenir à la vie religieuse.

En octobre 1905, avec Leokodia Górczyńska et Łucja Czechowska, avec l’aide du père jésuite Félix Wierciński, Bolesława donna naissance à la Congrégation appelée « Société de la Sainte Famille », qui ensuite prit le nom de « Sœurs Missionnaires de la Sainte Famille », dont la première supérieure fut Bolesława.

À l’automne 1907, en compagnie des six sœurs de la communauté d’alors, Bolesława se déplaça à Saint-Pétersbourg, où elle déploya une large activité d’instruction et d’éducation, dédiée surtout aux jeunes, et dès 1913 elle pouvait étendre cette activité en Finlande, en ouvrant à Wyborg un collège pour jeunes filles.

Il y eut ensuite d’autres maisons dans l’archidiocèse de Vilnius et le diocèse de Pinsk ; en 1935, il y avait jusqu’à 33 maisons un peu partout en Pologne, et même une à Rome.

En 1935, mère Bolesława Maria Lament décida de renoncer à la charge de Supérieure Générale pour de graves motifs de santé et, en accord avec la nouvelle Supérieure, elle se retira à Białystok ; là, malgré son âge et sa pénible maladie, elle s’employa à ouvrir des écoles, des asiles, un hospice pour dames seules et une cantine pour les chômeurs.

En 1941, ce fut la paralysie complète : sa vie devint plus ascétique encore, tandis qu’elle communiquait de précieux conseils aux consœurs.

Elle mourut saintement à Białystok le 29 janvier 1946 à 84 ans ; sa dépouille fut transférée au couvent de Ratowo, et ensevelie dans la crypte de l’église Saint-Antoine.

La Congrégation des Sœurs Missionnaires de la Sainte Famillese répandit largement en Pologne, en Russie, en Zambie, en Lybie, aux Etats-Unis, à Rome.

Bolesława Maria Lament a été proclamée Bienheureuse le 5 juin 1991, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), durant son voyage apostolique en Pologne.

Bse Boleslava Maria Lament priez pour nous !

29.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,1-20. 

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer de Galilée. Une foule très nombreuse se rassembla auprès de lui, si bien qu’il monta dans une barque où il s’assit. Il était sur la mer, et toute la foule était près de la mer, sur le rivage.
Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles, et dans son enseignement il leur disait :
« Écoutez ! Voici que le semeur sortit pour semer.
Comme il semait, du grain est tombé au bord du chemin ; les oiseaux sont venus et ils ont tout mangé.
Du grain est tombé aussi sur du sol pierreux, où il n’avait pas beaucoup de terre ; il a levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde ;
et lorsque le soleil s’est levé, ce grain a brûlé et, faute de racines, il a séché.
Du grain est tombé aussi dans les ronces, les ronces ont poussé, l’ont étouffé, et il n’a pas donné de fruit.
Mais d’autres grains sont tombés dans la bonne terre ; ils ont donné du fruit en poussant et en se développant, et ils ont produit trente, soixante, cent, pour un. »
Et Jésus disait : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Quand il resta seul, ceux qui étaient autour de lui avec les Douze l’interrogeaient sur les paraboles.
Il leur disait : « C’est à vous qu’est donné le mystère du royaume de Dieu ; mais à ceux qui sont dehors, tout se présente sous forme de paraboles.
Et ainsi, comme dit le prophète : “Ils auront beau regarder de tous leurs yeux, ils ne verront pas ; ils auront beau écouter de toutes leurs oreilles, ils ne comprendront pas ; sinon ils se convertiraient et recevraient le pardon.” »
Il leur dit encore : « Vous ne saisissez pas cette parabole ? Alors, comment comprendrez-vous toutes les paraboles ?
Le semeur sème la Parole.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin où la Parole est semée : quand ils l’entendent, Satan vient aussitôt et enlève la Parole semée en eux.
Et de même, il y a ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux : ceux-là, quand ils entendent la Parole, ils la reçoivent aussitôt avec joie ;
mais ils n’ont pas en eux de racine, ce sont les gens d’un moment ; que vienne la détresse ou la persécution à cause de la Parole, ils trébuchent aussitôt.
Et il y en a d’autres qui ont reçu la semence dans les ronces : ceux-ci entendent la Parole,
mais les soucis du monde, la séduction de la richesse et toutes les autres convoitises les envahissent et étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit.
Et il y a ceux qui ont reçu la semence dans la bonne terre : ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit : trente, soixante, cent, pour un. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XI, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974; p. 89-91)

« À vous il est donné de connaître les mystères ! »

« Oui, tous les évènements… » (Jb 13,1 Vg) Les évènements qui allaient suivre, Job les voyait présents en celui pour qui n’existent ni avenir qui arrive, ni passé qui s’éloigne et qui a tous les évènements simultanément présents devant ses yeux. Et comme Job a vu ceux qui allaient survenir, soit en actes, soit en paroles, il peut ajouter : « Mon œil les a vus et mon oreille les a entendus. » Mais les paroles ne font aucun bien si elles ne se font pas comprendre. Aussi dit-il encore justement : « Et il n’y en a pas un que je n’ai pas compris. » Quand en effet un évènement nous est connu soit par la vue, soit par l’ouïe, si n’en est pas accordée l’intelligence, il n’y a pas prophétie. Pharaon a vu en songe ce qui allait arriver à l’Égypte (cf. Gn 41), mais comme il n’a pas pu avoir l’intelligence de ce qu’il avait vu, il n’a pas été prophète. Le roi Balthasar a vu les doigts d’une main qui écrivait sur le mur (cf. Dn 5), mais il n’a pas été prophète parce qu’il n’a pas reçu l’intelligence de ce qu’il avait vu. C’est donc pour témoigner qu’il portait en lui l’esprit de prophétie que le bienheureux Job affirme avoir tout vu, tout entendu, mais aussi tout compris. De cette intelligence il ne tire pourtant pas orgueil.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 10,11-18. 

Dans l’ancienne Alliance, tout prêtre, chaque jour, se tenait debout dans le Lieu saint pour le service liturgique, et il offrait à maintes reprises les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais enlever les péchés.
Jésus Christ, au contraire, après avoir offert pour les péchés un unique sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.
Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds.
Par son unique offrande, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qu’il sanctifie.
L’Esprit Saint, lui aussi, nous l’atteste dans l’Écriture, car, après avoir dit :
Voici quelle sera l’Alliance que j’établirai avec eux quand ces jours-là seront passés, le Seigneur dit : Quand je leur donnerai mes lois, je les inscrirai sur leurs cœurs et dans leur pensée
et je ne me rappellerai plus leurs péchés ni leurs fautes.
Or, quand le pardon est accordé, on n’offre plus le sacrifice pour le péché.

Psaume 110(109),1.2.3.4. 

R/ Tu es prêtre à jamais, selon l’ordre de Melkisédek (Ps 109, 4)

Oracle du Seigneur à mon seigneur : 
« Siège à ma droite, 
et je ferai de tes ennemis 
le marchepied de ton trône. »

De Sion, le Seigneur te présente 
le sceptre de ta force : 
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

Le jour où paraît ta puissance, 
tu es prince, éblouissant de sainteté : 
« Comme la rosée qui naît de l’aurore,
je t’ai engendré. »

Le Seigneur l’a juré 
dans un serment irrévocable : 
« Tu es prêtre à jamais 
selon l’ordre du roi Melkisédek. »

« Dans les tranchées, il n’y a pas d’athées »

L'église principale du monastère de la Grande Laure de l'Athos avec le mont Athos en arrière-plan.
CC0/wikimedia
L’église principale du monastère de la Grande Laure de l’Athos avec le mont Athos en arrière-plan. CC0/wikimedia

« Dans les tranchées, il n’y a pas d’athées »

Les Ukrainiens qui ont combattu à Donetsk et à Kharkiv portent les cicatrices visibles de la guerre et de profonds traumatismes psychologiques. Ils sont arrivés au Mont Athos à la recherche de moments de réflexion et de paix, pour un pèlerinage de guérison.

Roman est resté silencieux un moment, appuyé sur ses béquilles en métal, devant l’icône de la Vierge Marie. Puis, avec révérence, il a posé ses béquilles, comme un soldat déposerait son arme, et s’est allongé de tout son long, face contre terre, pour prier. Il ne s’est pas agenouillé, comme c’est la coutume parmi les fidèles, parce qu’il lui manque une jambe – il a été gravement blessé dans une tranchée quelque part dans l’est de l’Ukraine. Au prix d’un effort, il s’est relevé, a embrassé l’icône, a murmuré quelque chose que seule la Vierge Marie pouvait entendre, puis ses camarades l’ont imité, l’un après l’autre.

Roman est l’un des 24 vétérans ukrainiens de la guerre avec la Russie, tous souffrant d’un grave syndrome de stress post-traumatique, qui se sont rendus au Mont Athos, un sanctuaire de réconfort, pour prier pour le salut de leurs âmes. La vie de Roman a radicalement changé depuis ce jour de 2015 où, lors d’une bataille près de Donetsk, il a été blessé et où les médecins ont dû l’amputer de la jambe au-dessus du genou. « Au début, c’était difficile, mais peu à peu je me suis habitué, et maintenant j’essaie de vivre normalement», nous a-t-il confié.

Il était parti défendre son pays en pleine santé, mais il est revenu des combats marqué physiquement et émotionnellement. Parfois, dans son désespoir, il se disait : « Il aurait mieux valu que je meure ». Il s’est inscrit à un programme de soutien psychologique, qui l’a aidé, dit-il, et il a également cherché à sortir de son tunnel de dépression par le sport. « Je m’entraîne presque tous les jours et je fais de l’alpinisme – j’ai même escaladé les Carpates avec des béquilles. Le sport m’a beaucoup aidé, il me calme. »

Lorsqu’on lui demande si ses camarades sont confrontés à des problèmes similaires, il répond que beaucoup ont des difficultés psychologiques. « L’insomnie, les cauchemars, les sentiments de culpabilité sont le lot de beaucoup de ceux qui sont allés à la guerre. Les jeunes hommes qui ont survécu aux batailles sanglantes sont rentrés chez eux vivants, mais avec l’âme brisée, et se sont rendus à l’Athos, accompagnés de trois aumôniers militaires. Ils ont cherché refuge dans le sanctuaire de la Sainte Vierge, à la recherche du « salut de l’âme ».

Stavros Tzimas, 19 novembre 2024

Adapté et traduit de www.ekathimerini.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie