09.02.2025 – Jubilé des Forces armées, de la Police et des Agents de sécurité – Messe présidée par le Pape

Le Pape demande aux forces armées de toujours protéger la vie humaine 

Lors de son homélie au cours de la messe ce dimanche 9 février, le Pape François a invité les forces armées à toujours travailler pour un monde plus fraternel et plus humain. Depuis la place Saint-Pierre, il a appelé les militaires, les policiers et les agents de sécurité rassemblés à Rome pour leur jubilé, à toujours être vigilants contre la tentation de cultiver un esprit de guerre. 

Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican

Une foule d’uniformes coloraient la place Saint-Pierre de Rome ce dimanche 9 février, alors que le Jubilé des forces armées était clôturé par une messe présidée par le Pape François. Plus de 25 000 pèlerins se sont réunis pour ce deuxième événement thématique de l’Année Sainte, après le jubilé du monde de la communication fin janvier. François a salué les militaires et autorités présents, et les a remerciés pour leur «grande mission» dans la lutte contre toutes les formes de violence qui risquent de troubler la paix sociale, leur service lors des catastrophes naturelles et la protection qu’ils assurent envers les plus fragiles.  

Le regard de compassion du Christ

L’Évangile choisi par l’Église pour le cinquième dimanche du temps ordinaire est celui de la pêche miraculeuse. L’évangéliste Luc raconte comment Jésus, après avoir enseigné les foules, demande aux pêcheurs qui l’accompagnent de jeter leurs filets, et parmi eux se trouve Simon qui deviendra saint Pierre. Ils ont tenté en vain de prendre du poisson toute la nuit. Obéissent à la parole du Christ, ils ont de nouveau jeté le filet. La pêche est alors tellement abondante qu’ils décident de suivre le Christ. En s’appuyant sur ce récit, le Saint-Père relève trois attitudes du Christ: «il vit, il monta, il s’assit».   

D’abord, Jésus voit. Alors que la foule l’entoure, assoiffée par ses paroles de sagesse, Jésus porte son «regard plein de compassion» sur les pêcheurs et repère «leur déception», étants revenus bredouilles de leur pêche nocturne. Il comprend leur «sentiment d’avoir le cœur vide comme ces filets qu’ils ont maintenant dans leurs mains». Comme il fait souvent, François a rappelé les trois attitudes de Dieu qui sont «la proximité, la compassion, la tendresse».

Avec le Christ, l’espoir perdu revient

Ensuite, Jésus agit et monte dans la barque. Il ne se laisse pas enfermer «dans la plainte et l’amertume» mais au contraire, «Il prend l’initiative, va à la rencontre de Simon», remarque François. Ce faisant, il prend la place de l’échec qui habite le cœur de Pierre.

Enfin, Jésus s’assoit, tel un maître qui enseigne. Mais Jésus fait plus qu’enseigner, il annonce la Bonne Nouvelle et fait «faire sentir qu’il y a encore une espérance même quand tout semble perdu». Et c’est alors que le miracle se produit, «que la vie recommence, que l’enthousiasme perdu revient».

Être du côté des plus faibles

Laissant ensuite un cérémoniaire finir de lire son homélie, en raison de «difficultés à respirer», le Pape a donné ces trois attitudes de Jésus comme modèles aux forces de sécurité. D’abord voir, en gardant «un regard attentif, qui sait saisir les menaces contre le bien commun, les dangers qui pèsent sur la vie des citoyens, les risques environnementaux, sociaux et politiques».

Puis, monter dans la barque, en s’engageant dans leur «mission au service du bien, de la liberté et de la justice», comme le rappellent leur uniforme, leur courage et leur serment. Enfin, s’asseoir, en restant toujours «du côté du droit et des plus faibles».

“Votre présence nous apprend que le bien peut gagner malgré tout, elle nous apprend que la justice, la loyauté et la passion civique sont encore des valeurs nécessaires aujourd’hui, elle nous apprend que nous pouvons créer un monde plus humain, plus juste et plus fraternel, malgré les forces contraires du mal.”

De nombreux militaires et gendarmes rassemblés sur la place Saint-Pierre.

De nombreux militaires et gendarmes rassemblés sur la place Saint-Pierre. 

Toujours défendre la vie

Le Souverain pontife a ensuite évoqué le rôle important des aumôniers, symbole de la «présence du Christ» et soutien moral et spirituel. Ils ne servent plus à «bénir des actions de guerre perverses», comme cela a pu être le cas dans l’histoire relève François, mais aident les militaires dans leurs missions en apportant «la lumière de l’Évangile».

En concluant, François a remercié les militaires et gendarmes, qui offrent la protection à leurs pays respectifs, en «prenant des risques personnels». Mais il les a incité à toujours garder le but de leurs actions: la protection de toute vie humaine.

“Je vous demande, s’il vous plaît, d’être vigilants: vigilants face à la tentation de cultiver un esprit de guerre; vigilants pour ne pas être séduits par le mythe de la force et par le bruit des armes; vigilants pour ne pas être contaminés par le poison de la propagande de la haine qui divise le monde en amis à défendre et en ennemis à combattre.”

L’attitude de chaque membre des forces armées doit être de se rappeler que tous les hommes sont frères, car fils d’un seul Père, a terminé le Pape, demandant aux fidèles présents d’être «des témoins courageux de l’amour de Dieu».

Source : VATICANNEWS, le 9 février 2025

Les confidences de la Vierge Marie à Anne Catherine Emmerich

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© Shutterstock/Zvonimir Atletic

Les confidences de la Vierge Marie à Anne Catherine Emmerich

Pendant ses contemplations sur les années de prédication de Notre Seigneur Jésus-Christ, la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich raconta le 26 décembre 1822, ce qu’elle a entendu de la Vierge Marie concernant Son Immaculée conception :

« J’entends souvent la sainte Vierge raconter à des femmes qui ont sa confiance, par exemple, à Jeanne Chusa et à Suzanne (1) de Jérusalem, divers mystères relatifs à Notre Seigneur et à elle-même, qu’elle a connus, soit par une illumination intérieure, soit par ce que lui en a dit sainte Anne.

Ainsi, je l’ai souvent entendue raconter à Suzanne et à Marthe (2) que, pendant qu’elle portait Notre Seigneur dans son sein, elle n’avait jamais ressenti la moindre souffrance, mais une joie intérieure continuelle et un bonheur infini.

Elle leur racontait aussi que Joachim et Anne s’étaient rencontrés sous la porte dorée à une heure dorée aussi ; qu’en ce lieu leur avait été départie cette plénitude de la grâce divine, en vertu de laquelle elle seule avait reçu l’existence dans le sein de sa mère par l’effet de la sainte obéissance et du pur amour de Dieu, sans aucun mélange d’impureté. Elle leur fit connaître aussi que, sans la chute originelle. La conception de tous les hommes aurait été également pure. »

Source:

Anne-Catherine Emmerich. Apparitions; visions; vie de la Vierge Marie, chap. XVII. La sainte Vierge parle des mystères de sa vie.

Encyclopédie Mariale

(1) Jeanne Chusa et Suzanne, étaient deux saintes femmes amies de la Vierge Marie

(2) Marthe de Béthanie, sœur de Lazare et de Marie de Magdala

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

09.02.2025 – SAINTE DU JOUR

Bse Anne-Catherine Emmerich

MYSTIQUE († 1824)

Bse Anna Katharina Emmerick

« Mystique du Land de Münster »

 

Anna Katharina Emmerick naît le 8 septembre 1774, dans la communauté d’agriculteurs de Flamschen près de Coesfeld (Allemagne). 

Elle grandit au sein d’une famille de neuf frères et sœurs. Dès sa plus tendre enfance elle dut aider aux travaux domestiques et agricoles. Elle ne fréquenta que quelques temps l’école, mais elle possédait une bonne instruction dans le domaine religieux. Très rapidement ses parents s’aperçurent de sa vocation à la prière et à la vie religieuse. 

Elle travailla trois ans dans une grande ferme des environs, puis apprit la couture et retourna vivre chez ses parents. Elle demanda ensuite à être admise dans divers monastères, mais elle fut refusée car elle ne possédait pas de don particulier. Toutefois, les clarisses de Münster l’acceptèrent à la condition qu’elle apprenne à jouer de l’orgue. Ses parents l’autorisèrent alors à aller vivre dans la famille de l’organiste Söntgen de Coesfeld pour faire son apprentissage ; mais elle n’eut jamais la possibilité d’apprendre l’orgue, car la pauvreté de la famille la poussa à travailler afin de les aider à vivre. 

En 1802, elle réussit finalement à entrer au monastère d’Agnetenberg, près de Dülmen, avec son amie Klara Söntgen. Elle prononça ses vœux l’année suivante, participant à la vie monastique avec ferveur, toujours prête à accomplir les travaux les plus durs que personne ne voulait faire. Mais, de 1802 à 1811, elle tomba fréquemment malade et dut supporter de grandes douleurs. 

En 1811, le monastère d’Agnetenberg fut fermé, elle devint alors domestique chez l’abbé Lambert, un prêtre qui avait fui la Révolution française et qui vivait à Dülmen. Mais elle tomba à nouveau malade et ne quitta plus son lit. Elle fit alors venir sa plus jeune sœur qui, sous sa direction, s’occupait de la maison. 

C’est au cours de cette période qu’elle reçut les stigmates. Ce fait ne pouvait pas rester caché ; le docteur Franz Wesener l’examina et en resta profondément impressionné, devenant son ami fidèle au cours des années qui suivirent. 

Une caractéristique de sa personnalité était l’amour qu’elle éprouvait pour son prochain. Elle cherchait toujours à aider les autres, même sans pouvoir se lever de son lit, où elle cousait des vêtements pour les enfants pauvres. De nombreuses personnalités, qui participaient au mouvement de renouveau de l’Église au début du XIX siècle, cherchèrent à la rencontrer. 

La rencontre avec Clemens Brentano (poète et écrivain allemand) fut particulièrement significative. A partir de 1818, il lui rendit visite chaque jour pendant cinq ans, dessinant ses visions qu’il publia ensuite. Au cours de l’été 1823, la santé d’Anna Katharina déclina et, la mort approchant, elle décida d’unir sa souffrance à celle de Jésus, en l’offrant pour la rédemption des hommes. 

Elle meurt le 9 février 1824. 

La vie d’Anna Katharina fut caractérisée par une profonde union avec le Christ ; les stigmates qu’elle portait en furent la preuve. Elle éprouva également une profonde dévotion à l’égard de Marie. À travers la foi et l’amour elle servit l’œuvre de la rédemption, disant à ce propos : « J’ai toujours considéré le service au prochain comme la plus haute vertu. Dans ma jeunesse, j’ai prié Dieu afin qu’il veuille bien me donner la force de servir mon prochain et d’être utile. A présent je sais qu’il a exaucé ma prière. » 

Anna Katharina Emmerick a été béatifiée le 3 octobre 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Bse Anna Katharina Emmerick priez pour nous !

09.02.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11. 

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »


Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.»
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint John Henry Newman (1801-1890)

cardinal, théologien, fondateur de l’Oratoire en Angleterre

Sermon « A Particular Providence as Revealed in the Gospel » PPS vol. 3, n°9 

Il t’appelle par ton nom

      Dieu te regarde, qui que tu sois. Il « t’appelle par ton nom ». Il te voit et il te comprend, lui qui t’a fait. Tout ce qu’il y a en toi, il le sait : tous tes sentiments et tes pensées propres, tes inclinations, tes goûts, ta force et ta faiblesse. Il te voit dans tes jours de joie comme dans tes jours de peine ; il partage tes espoirs et tes tentations ; il prend à cœur toutes tes angoisses et tes souvenirs, tous les élans et tous les découragements de ton esprit ; il a compté tes cheveux… Il t’entoure de ses bras et te soutient ; il t’élève et te repose. Il contemple ton visage, dans le sourire ou les pleurs, dans la santé ou la maladie. Il regarde tes mains et tes pieds avec tendresse, il entend ta voix, le battement de ton cœur et jusqu’à ton souffle…       Tu es un être humain racheté et sanctifié, son enfant adoptif ; il t’a fait le don d’une part de cette gloire et de cette bénédiction qui découlent éternellement du Père sur le Fils unique. Tu as été choisi pour être sien… Qu’est-ce que l’homme, que sommes-nous, que suis-je, pour que le Fils de Dieu ait de moi un si grand souci ? Que suis-je pour qu’il m’ait…élevé à la nature d’un ange, transformé la substance originelle de mon âme, m’ait refait — moi qui suis un pécheur depuis ma jeunesse — et pour qu’il ait fait de mon cœur sa demeure, de moi son temple ? (Références bibliques : Jn 10,3; Mt 10,30; Ps 8,5; cf Gn 8,21, Ps 50,7; 1Co 3,16) 

LECTURES :

Livre d’Isaïe 6,1-2a.3-8. 

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple.
Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler.
Ils se criaient l’un à l’autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. »
Les pivots des portes se mirent à trembler à la voix de celui qui criait, et le Temple se remplissait de fumée.
Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »
L’un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.
Il l’approcha de ma bouche et dit : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »
J’entendis alors la voix du Seigneur qui disait : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et j’ai répondu : « Me voici : envoie-moi ! »

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.4-5.7c-8. 

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce 
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur : 
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! 
Seigneur, éternel est ton amour : 
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-11. 

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon,
c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants.
Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures,


et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures,
il est apparu à Pierre, puis aux Douze ;
ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –,
ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres.
Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis.
Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu.
Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi.
Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez.