27.09.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Vincent de Paul
Prêtre, Fondateur d’Ordres 
(1581-1660)

Ce saint, dont le nom est devenu synonyme de charité, est l’une des plus pures gloires de la France et de l’humanité tout entière. 

Vincent naît à Pouy, près de Dax (France), le 24 avril 1581. Ses parents faisaient valoir une petite ferme et vivaient du travail de leurs mains. Les premières années de Vincent se passèrent à la garde des troupeaux. Un jour qu’il avait ramassé jusqu’à trente sous, somme considérable pour lui, il la donna au malheureux qui lui parut le plus délaissé. Quand ses parents l’envoyaient au moulin, s’il rencontrait des pauvres sur sa route, il ouvrait le sac de farine et leur en donnait à discrétion. 

Son père, témoin de sa charité et devinant sa rare intelligence, résolut de s’imposer les plus durs sacrifices pour le faire étudier et le pousser au sacerdoce : « Il sera bon prêtre, disait-il, car il a le cœur tendre. » À vingt ans, Vincent étudie la théologie à Toulouse et reçoit bientôt le grade de docteur. 

Ordonné en 1600, à l’âge de 19 ans, un an après son ordination il se rend à Marseille pour recueillir un legs que lui a laissé un de ses amis. Au retour, voyageant par mer pour se rendre à Narbonne, il est pris par des pirates et emmené captif en Afrique. Sa captivité, d’abord très dure et accompagnée de fortes épreuves pour sa foi, se termina par la conversion de son maître, qui lui rendit la liberté.

Les circonstances le font nommer aumônier général des galères, et il se dévoue au salut de ces malheureux criminels avec une charité couronnée des plus grands succès. La Providence semble le conduire partout où il y a des plaies de l’humanité à guérir. 

À une époque où la famine et les misères de toutes sortes exercent les plus affreux ravages, il fait des prodiges de dévouement; des sommes incalculables passent par ses mains dans le sein des pauvres, il sauve à lui seul des villes et des provinces entières. Ne pouvant se multiplier, il fonde – en 1617 en France, en 1634 en Italie –, puis en divers lieux, des Confréries de Dames de la Charité (devenues aujourd’hui les Équipes Saint-Vincent — AIC), puis, en collaboration avec Louise de Marillac avec qui il entretiendra une grande amitié, l’ordre des Filles de la Charité (1623), plus connues sous le nom des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Nulle misère ne le laisse insensible ; il trouve le moyen de ramasser lui-même et de protéger partout des multitudes d’enfants exposés à l’abandon et à la mort, et mérite le nom de Père des enfants trouvés. 

Il a formé des légions d’anges de charité ; mais il lui faut des légions d’apôtres, et il fonde les Prêtres de la Mission (1625), destinés à évangéliser la France et même les peuples infidèles.

En 1638 débute l’œuvre des « Enfants Trouvés ». Il créa pour cela un établissement pour les enfants trouvés.
Son action ne s’arrêtait jamais. Il envoyait ses missionnaires dans tout le royaume et à l’étranger:
– 1639 voit Vincent organiser les secours en Lorraine (ravagée par la guerre, la peste et la famine).
– 1646 Fondation de la mission d’Alger. 
– 1648 Fondation de la mission de Madagascar. 
– 1649 Démarche de Saint Vincent auprès de la Reine et Mazarin en faveur de la paix. 
– 1651 Vincent organise des secours en Picardie, Champagne et Ile-de France, dévastées par la guerre. C’est l’année de la Fondation de la mission de Pologne.

Accablé d’infirmités et de souffrances à la fin de sa vie, il meurt à Saint-Lazare le 27 septembre 1660. Louise de Marillac était décédée peu de temps avant lui le 15 mars 1660. On lui fit des funérailles exceptionnelles. Toutes les œuvres qu’il avait créées étaient représentées, Les princes se mêlaient aux pauvres dans la foule venue honorer le bienfaiteur que l’on vénéra comme un saint.

Il fut béatifié par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730) le 12 août 1729 et canonisé par Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740) le 16 juin 1737. Actuellement son corps est exposé dans la Chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres, à Paris-VIe. 

Pour un approfondissement :
 >>> œuvres et biographies    

Source principale : viechretienne.catholique.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Saint Vincent de Paul priez pour nous !

27.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,43b-45. 

En ce temps-là, comme tout le monde était dans l’admiration devant tout ce qu’il faisait, Jésus dit à ses disciples :
« Ouvrez bien vos oreilles à ce que je vous dis maintenant : le Fils de l’homme va être livré aux mains des hommes. »
Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, elle leur était voilée, si bien qu’ils n’en percevaient pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger sur cette parole.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Le Traité des principes, II,  6,2 ; PG 11, 210 (trad. Orval)

« Ces paroles restaient voilées pour eux »

Parmi toutes les grandes choses et les merveilles que l’on peut dire du Christ, il en est une qui dépasse absolument l’admiration dont est capable l’esprit humain ; la fragilité de notre intelligence mortelle ne sait pas comment la comprendre ou l’imaginer. C’est que la toute-puissance de la majesté divine, la Parole même du Père (Jn 1,1), la propre Sagesse de Dieu (1Co 1,24), en laquelle toutes choses ont été créées — ce qui est visible comme ce qui est invisible (Jn 1,3; Col 1,16) — s’est laissé enfermer dans les limites de cet homme qui s’est manifesté en Judée. Tel est l’objet de notre foi. Et il y a plus encore : nous croyons que la Sagesse de Dieu est entrée dans le sein d’une femme, qu’elle est née dans les vagissements et les pleurs communs à tous les nourrissons. Et nous avons appris qu’après cela le Christ a connu le trouble devant la mort au point de s’écrier : « Mon âme est triste à en mourir » (Mt 26,38), et qu’enfin il a été traîné à une mort honteuse entre toutes parmi les hommes, même si nous savons qu’il est ressuscité le troisième jour. (…)    En vérité, faire entendre de telles choses à des oreilles humaines, essayer de les exprimer par des mots, dépasse le langage des hommes (…) et probablement celui des anges.

LECTURES :

Livre de Zacharie 2,5-9.14-15a. 

Moi, Zacharie, je levai les yeux et voici ce que j’ai vu : un homme qui tenait à la main une chaîne d’arpenteur.
Je lui demandai : « Où vas-tu ? » Il me répondit : « Je vais mesurer Jérusalem, pour voir quelle est sa largeur et quelle est sa longueur. »
L’ange qui me parlait était en train de sortir, lorsqu’un autre ange sortit le rejoindre
et lui dit : « Cours, et dis à ce jeune homme : Jérusalem doit rester une ville ouverte, à cause de la quantité d’hommes et de bétail qui la peupleront
Quant à moi, je serai pour elle – oracle du Seigneur – une muraille de feu qui l’entoure, et je serai sa gloire au milieu d’elle.
Chante et réjouis-toi, fille de Sion ; voici que je viens, j’habiterai au milieu de toi – oracle du Seigneur.
Ce jour-là, des nations nombreuses s’attacheront au Seigneur ; elles seront pour moi un peuple, et j’habiterai au milieu de toi. Alors tu sauras que le Seigneur de l’univers m’a envoyé vers toi. »

Livre de Jérémie 31,10.11-12ab.13. 

R/ Le Seigneur nous garde, comme un berger son troupeau. (Jr 31, 10d)

Écoutez, nations, la parole du Seigneur ! 
Annoncez dans les îles lointaines : 
« Celui qui dispersa Israël le rassemble, 
il le garde, comme un berger son troupeau.

Le Seigneur a libéré Jacob, 
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

La jeune fille se réjouit, elle danse ; 
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble ! 
Je change leur deuil en joie, 
les réjouis, les console après la peine. »

Marie est apparue en Argentine, de 1983 à 1990, à Gladys Quiroga (II)

Marie est apparue en Argentine, de 1983 à 1990, à Gladys Quiroga (II)

Les fruits spirituels des apparitions reçues par Gladys Quiroga à San Nicolas (1) en Argentine sont innombrables : groupes de prière, conversions, vocations, pèlerinages suivis par des milliers de personnes, chaque 25 du mois. Des guérisons sont enregistrées par un Bureau médical.

Une commission d’enquête est instituée en avril 1985. Ses conclusions sont publiées le 25 octobre suivant : Dans les faits de San Nicolàs, « seule la Vierge est importante. Il n’est question que d’Elle : de sa dévotion et de sa vénération. » Les messages ne contiennent aucune erreur doctrinale. Mais cette commission n’a pas conclu.

Nombre de spécialistes (biblistes, théologiens, etc.), sans expérience du discernement spirituel, ont abordé les faits de l’extérieur, du point de vue de leur discipline. Le 25 mars 1986, Mgr Dominyco Salvador Castagna, évêque de San Nicolàs, participe pour la première fois au pèlerinage. Dans son homélie, il entend « répondre à l’appel de la Mère, et reconnaître sa présence, tout en discernant ce qui vient d’Elle, et ce que les exagérations et déviations humaines peuvent occasionner. »

Le 28 décembre 1987, il autorise la fondation d’un institut de vie consacrée au service du pèlerinage : les Filles de Marie du Rosaire de San Nicolas.

Mgr Castagna, qui sut accueillir de manière pastorale et fructueuse l’apparition, y revient deux fois par an, à la procession mensuelle, le 25 mai, fête nationale de l’Argentine et le 25 septembre, fête anniversaire. Ses successeurs font de même aujourd’hui et président la procession mensuelle avec des centaines de milliers de personnes. Mgr Cardelli, l’évêque actuel va même plus loin : il se rend à San Nicolas sans se faire annoncer, pour célébrer la messe et confesser.

Encyclopédie Mariale 

(1) Les apparitions de San Nicolás de los Arroyos ont été reconnues par Mgr Hector Sabatino Cardellli le 22 mai 2016.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

26.09.2025 – SAINTS DU JOUR

Sts Côme et Damien

Saints Côme et Damien
Médecins anargyres et martyrs 
(† v. 286)

Côme et Damien étaient deux frères, venus d’Arabie en Cilicie. On croit qu’ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l’occasion d’exercer un véritable apostolat ; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses : de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu’ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée.

Auprès d’eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s’étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution.

À cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n’en pouvaient plus de fatigue ; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. 

À la vue d’une foule immense, ils furent précipités du haut d’un rocher dans les flots ; mais un ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente ; mais ils s’y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d’autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.

Saints Côme et Damien priez pour nous !