29.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,47-51. 

En ce temps-là, lorsque Jésus vit Nathanaël venir à lui, il déclara à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Stichères en l’honneur des anges, SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 397-399)

« Vous verrez les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme »

Tu as préparé les troupes des anges et les armées divines pour être les demeures accueillantes et les réceptacles vénérables de ta divine splendeur, les spectateurs de ta gloire, debout près de ton trône, exécutant avec force et efficacité ta parole et accomplissant énergiquement tes commandements, Ami de l’homme. Comme tu voulais, toi qui es bon, manifester l’abîme de ta bonté, Dieu sans commencement, tu as créé d’abord, par ton pouvoir tout-puissant et ton ordre divin, les chœurs des Anges et les cohortes des Puissances ; car il fallait, en vérité, que le bien se répandît et se propageât, de sorte que plus nombreux fussent les bénéficiaires de ta bonté, ô Maître. Les Séraphins aux six ailes, les Chérubins aux yeux sans nombre, t’entourent avec les Trônes sublimes, participant sans intermédiaire à ta splendeur primordiale ; les Dominations, les Principautés, les Puissances, les Archanges, les Anges et les Vertus divines, en acclamant ta gloire, Ô Tout-Puissant, te supplient en notre faveur.

LECTURES :

Livre de Daniel 7,9-10.13-14. 

La nuit, au cours d’une vision, moi, Daniel, je regardais : des trônes furent disposés, et un Vieillard prit place ; son habit était blanc comme la neige, et les cheveux de sa tête, comme de la laine immaculée ; son trône était fait de flammes de feu, avec des roues de feu ardent.
Un fleuve de feu coulait, qui jaillissait devant lui. Des milliers de milliers le servaient, des myriades de myriades se tenaient devant lui. Le tribunal prit place et l’on ouvrit des livres.
Je regardais, au cours des visions de la nuit, et je voyais venir, avec les nuées du ciel, comme un Fils d’homme ; il parvint jusqu’au Vieillard, et on le fit avancer devant lui.
Et il lui fut donné domination, gloire et royauté ; tous les peuples, toutes les nations et les gens de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle, qui ne passera pas, et sa royauté, une royauté qui ne sera pas détruite.

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.4-5. 

R/ Je te chante, Seigneur, en présence des anges. (Ps 137, 1c)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce 
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur : 
« Qu’elle est grande, la gloire du Seigneur ! »

On ne dit pas Notre-Dame d’Issoudun (un lieu) mais Notre-Dame de quelqu’un

On ne dit pas Notre-Dame d’Issoudun (un lieu) mais Notre-Dame de quelqu’un

Notre-Dame du Sacré-Cœur, ce n’est pas seulement un nom, c’est avant tout une façon de présenter et de comprendre Marie ; une manière de la contempler et de la prier. En lien avec la fondation des Missionnaires du Sacré-Cœur, le Père Chevalier (1) fait la promesse d’honorer Marie d’un nom nouveau qu’il dévoile en 1859 : Notre Dame du Sacré-Cœur. Il réunit deux êtres chers à son cœur : le Sacré-Cœur (le Christ) et Notre-Dame (Marie). On ne dit pas Notre-Dame d’Issoudun (un lieu) mais Notre-Dame de quelqu’un (le Sacré-Cœur). Ce nom nouveau, chargé d’espérance, exprime la relation unique qui existe entre Jésus et Marie. Celle que Dieu a choisie pour donner au monde son Fils bien-aimé. Ce nom fait droit à la grande intuition du Concile Vatican II : « Marie est celle qui nous fait entrer dans le mystère du Christ et de l’Église ». Ce mystère n’est autre que le Cœur ouvert du Christ laissant jaillir le sang et l’eau, source de vie pour toute l’Église. Proche de nous parce que l’une de nous, Marie, mieux que quiconque, nous apprend à faire nôtres les sentiments qui sont dans ce Cœur du Christ. Une manière unique de vivre du Christ, de découvrir son amour pour l’humanité, et d’en être les témoins selon la devise du Père Chevalier. « Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus. A jamais. » Ce nom donné à Marie est un émerveillement et une action de grâce. Il invite à vivre, nous aussi, comme elle, de l’amour de Dieu dévoilé pour nous dans le Cœur du Christ.

(1) Le père Jules Chevalier (1824-1907) est un prêtre français fondateur des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus et des Filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur.

www.issoudun-msc.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

28.09.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Wenceslas
Duc de Bohême, martyr 
(† 929/935)

Wenceslas eut pour père Wratislas, duc de Bohême, prince vertueux, et pour mère Drahomire, païenne et ennemie acharnée du nom chrétien. Drahomire eut un autre fils appelé Boleslas, qu’elle éleva dans l’idolâtrie.

À la mort de son mari, elle s’empara de la régence et ne s’en servit que pour persécuter la religion chrétienne. À cette vue, le zèle de Wenceslas le décida à prendre, avant sa majorité, les rênes du gouvernement. Il se fit le père des orphelins, le soutien et le défenseur des veuves, la providence des pauvres. Afin de n’être pas reconnu, il portait, de nuit, du bois aux pauvres honteux. Il visitait les prisonniers, rachetait les captifs, consolait et secourait les malheureux. Il fit venir des missionnaires de Souabe et de Bavière et fit construire de nombreuses églises.

Wenceslas joignait la piété aux bonnes œuvres ; il assistait à l’office divin du jour et de la nuit ; il allait souvent nu-pieds, par le froid et la neige, sans jamais se plaindre de la rigueur de l’hiver. Quelques fois celui qui l’accompagnait la nuit était transi de froid ; mais il n’avait qu’à marcher sur les pas de Wenceslas, et aussitôt il sentait une chaleur bienfaisante pénétrer tous ses membres. L’esprit de religion du pieux roi lui faisait honorer les évêques et les prêtres comme Jésus-Christ lui-même ; il les aimait comme des pères, et quand il traitait quelque affaire avec eux, c’était avec une humilité et une déférence profondes. Sa grande dévotion était la dévotion à la Sainte Eucharistie.

Pour témoigner son amour à Jésus-Hostie, il semait de ses propres mains le blé et pressait le vin destinés au saint sacrifice de la Messe ; son bonheur était de servir à l’autel et de présenter au prêtre le pain, le vin, l’eau et l’encens. La piété de Wenceslas était pour lui la source d’une intrépidité surprenante. Il dut s’opposer aux armes d’un prince voisin qui avait envahi ses États. Pour épargner le sang de ses sujets, il proposa à son ennemi un combat singulier et se présenta presque sans armes devant un adversaire armé jusqu’aux dents. Wenceslas allait être percé par la lance ennemie, quand le prince usurpateur aperçoit près du saint duc deux anges pour le défendre. À cette vue, il se jette à ses pieds et lui demande pardon.

Attiré dans un guet-apens par sa mère et son frère, Wenceslas mourut d’un coup d’épée fratricide, au moment où il priait dans une église. Ce jeune martyr pardonna à son frère en mourant.

Dès le XIe siècle, il est reconnu comme le patron national de la Bohème.

©Evangelizo.org

Saint Wenceslas priez pour nous !

28.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16,19-31. 

En ce temps-là,  Jésus disait aux pharisiens : « Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.
Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance.


Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !”
Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.”
Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Faustine Kowalska (1905-1938)

religieuse

Petit journal, § 1744 (Petit journal, la Miséricorde divine dans mon âme ; trad. Apostolat de la Miséricorde divine ; Parole et Dialogue, 2002, p. 577 ; rev.)

L’humanité T’appelle sans fin, Dieu de miséricorde !

Sois adoré, notre Dieu miséricordieux, Notre Créateur et Seigneur tout-puissant, Nous Te rendons gloire avec la plus profonde humilité, Nous plongeant dans l’océan de Ta Divinité. L’homme n’a pas résisté à l’heure de l’épreuve, À l’incitation du mal il devint infidèle envers Toi, Il a perdu la grâce et les dons, il ne lui est resté que la misère, Larmes, souffrances, douleur, amertume – jusqu’à ce qu’il repose dans la tombe. Mais, Toi, ô Dieu miséricordieux, Tu n’as pas laissé périr l’humanité, Et Tu lui as donné la promesse d’un Rédempteur. Tu ne nous permets pas de désespérer, si grandes que soient nos colères, Tu envoies tes prophètes à Israël. Cependant, nuit et jour, l’humanité T’appelle, De son abîme de misère, de péchés et de toutes douleurs. Entends ses gémissements et ses pleurs, Toi qui règnes dans le ciel, Dieu de grande miséricorde, Dieu de pitié. L’homme s’est rendu coupable, mais il n’est pas capable de demander pardon, Car un gouffre infini s’est ouvert entre Dieu et l’homme, Par la voix de sa misère il crie : envoie-nous Ta pitié, Mais Yahvé se tait… et les siècles passent l’un après l’autre. De toute l’humanité s’accroît la nostalgie, De Celui qui Lui était promis. Viens Agneau de Dieu, effacer nos colères, Viens éclairer nos ténèbres, comme un rayon de lumière. L’humanité T’appelle sans fin, Seigneur des Seigneurs, Elle appelle Ton insondable miséricorde et Ta pitié. Ô grand Yahvé, permets-nous d’obtenir le pardon. Souviens-Toi de Ta bonté et pardonne nos colères.

LECTURES :

Livre d’Amos 6,1a.4-7. 

Ainsi parle le Seigneur de l’univers :
Malheur à ceux qui vivent bien tranquilles dans Sion, et à ceux qui se croient en sécurité sur la montagne de Samarie.
Couchés sur des lits d’ivoire, vautrés sur leurs divans, ils mangent les agneaux du troupeau, les veaux les plus tendres de l’étable ;
ils improvisent au son de la harpe, ils inventent, comme David, des instruments de musique ;
ils boivent le vin à même les amphores, ils se frottent avec des parfums de luxe, mais ils ne se tourmentent guère du désastre d’Israël !
C’est pourquoi maintenant ils vont être déportés, ils seront les premiers des déportés ; et la bande des vautrés n’existera plus.

Psaume 146(145),6c.7.8.9a.9bc-10. 

R/ Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur ! (Ps 145, 1b)

Le Seigneur garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ; 
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles, 
le Seigneur redresse les accablés, 
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Il soutient la veuve et l’orphelin,
il égare les pas du méchant.
D’âge en âge, le Seigneur régnera : 
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 6,11-16. 

Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur.
Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle ! C’est à elle que tu as été appelé, c’est pour elle que tu as prononcé ta belle profession de foi devant de nombreux témoins.
Et maintenant, en présence de Dieu qui donne vie à tous les êtres, et en présence du Christ Jésus qui a témoigné devant Ponce Pilate par une belle affirmation, voici ce que je t’ordonne :
garde le commandement du Seigneur, en demeurant sans tache, irréprochable jusqu’à la Manifestation de notre Seigneur Jésus Christ.
Celui qui le fera paraître aux temps fixés, c’est Dieu, Souverain unique et bienheureux, Roi des rois et Seigneur des seigneurs ;
lui seul possède l’immortalité, habite une lumière inaccessible ; aucun homme ne l’a jamais vu, et nul ne peut le voir. À lui, honneur et puissance éternelle. Amen.