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05.03.2025 – LECTURES DE L’ÉVANGILE DU MERCREDI DES CENDRES
Marie-Noële Thabut lit et commente l’évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 6, 1-6.16-18.
05.03.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Aujourd’hui nous entrons en carême

Aujourd’hui nous entrons en carême
Le mercredi des cendres est l’entrée en carême, qui est un temps de conversion et une montée vers Pâques. Le mercredi des cendres est aussi un jour de jeûne.
À ce titre, on peut se souvenir, dans l’Ancien Testament, de Judith : elle jeûna et demanda au peuple de sa ville de jeûner, grâce à quoi, elle a pu vaincre l’ennemi. Le parallèle entre la Vierge Marie et Judith a été fait par l’évangile de saint Luc (Lc 1,42 // Jdt 13, 14-1). Aujourd’hui, Marie nous accompagne dans nos jeûnes.
Pendant le carême, on chante parfois comme dans l’Église d’Orient, le grand Canon de saint André de Crète, un chant qui encourage sur le chemin de la conversion. La Vierge Marie y est discrètement présente :
« Celui qui naît de toi, ô Marie, / est le berger de nos âmes; Il est sorti du sein du Père pour chercher la brebis perdue. Il l’a prise sur ses épaules et ramenée auParadis. » (Saint André de Crète, Grand canon, 4e Ode VII, 5)
Pendant le carême, la mère de Jésus nous accompagne. La conversion concerne notre vie personnelle, notre vie de famille et notre vie de travail, Marie et saint Joseph nous stimulent.
À Lourdes en 1858, pas moins de quatorze apparitions sur dix-huit se sont déroulées pendant le carême. Les quatre apparitions restantes « encadrent » cette période, deux avant, et deux après. Marie parle pour la première fois à Bernadette au cours de l’apparition qui suit le mercredi des Cendres, jour par lequel débute le Carême. Elle lui demande : « Voulez- vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? » C’est alors que vont se succéder treize apparitions, entrecoupées par deux coupures d’une journée. C’est au cours de cet ensemble de treize apparitions, les premières du Carême, que Marie appelle à prier pour les pécheurs, demande leur conversion et insiste sur la pénitence.
Françoise Breynaert
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
05.03.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Jean-Joseph de la Croix
Prêtre o.f.m.
(1654-1734)
Giovanni Giuseppe della Croce(dans le siècle Carlo Gaetano Calosinto) naît dans l’île d’Ischia, près de Naples, le jour de l’Assomption, 1654. Tout enfant, il aimait la retraite, le silence et la prière, et fuyait les jeux de son âge, aimant mieux consacrer le temps de ses récréations à visiter des églises et à y adorer le Sauveur.
Marie avait, après Jésus, toute sa prédilection ; il dressa dans sa chambre un petit autel, récitait chaque jour les offices de la Mère de Dieu et jeûnait en son honneur tous les samedis et aux vigiles de ses fêtes. Dès ce temps, il aimait les pauvres au point de leur distribuer tout l’argent dont il pouvait disposer.
C’est à dix-sept ans qu’il entra chez les Frères Mineurs réformés de Saint-Pierre d’Alcantara. Il s’acquitta avec succès des missions les plus difficiles ; à vingt-quatre ans, il était maître des novices, puis gardien d’un couvent ; mais il n’accepta jamais les honneurs qu’avec une humble crainte et les quitta toujours avec joie.
Il aimait Dieu d’un ardent amour : « Quand il n’y aurait ni ciel ni enfer, disait-il, je voudrais néanmoins aimer Dieu toujours. »
Dieu opérait de nombreuses merveilles par les mains de ce fidèle disciple de saint François d’Assise et de saint Pierre d’Alcantara. Prophéties, visions, extases, bilocation, sont des preuves étonnantes de sa sainteté. Il fut surtout un père spirituel voué à la direction des âmes.
Il meurt à Naples, où il est grandement vénéré, le 5 mars 1734.
Jean-Joseph de la Croix a été béatifié par Pie VI (Giovanni Angelo Braschi, 1775-1799), le 24 mai 1789, et canonisé, par Grégoire XVI (Bartolomeo Mauro Alberto Cappellari, 1831-1846), le 26 mai 1839.
Saint Jean-Joseph de la Croix priez pour nous !

05.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450)
évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 8 ; CCL 24, 59 ; PL 52, 208 (in L’évangile selon Matthieu commenté par les Pères; coll. PdF n°30; trad. B. Landry; Éd. DDB 1985, p. 59 rev.)
Les exercices du Carême : l’aumône, la prière, le jeûne
Mes frères, nous commençons aujourd’hui le grand voyage du Carême. Emportons donc dans notre navire toute notre provision de nourriture et de boisson, en plaçant sur la caisse la miséricorde abondante dont nous aurons besoin. Car notre jeûne a faim, notre jeûne a soif, s’il ne se nourrit pas de bonté, s’il ne se désaltère pas de miséricorde. Notre jeûne a froid, notre jeûne défaille, si la toison de l’aumône ne le couvre pas, si le vêtement de la compassion ne l’enveloppe pas. Frères, ce que le printemps est pour les terres, la miséricorde l’est pour le jeûne : le vent doux printanier fait fleurir tous les bourgeons des plaines ; la miséricorde du jeûne fait pousser toutes nos semences jusqu’à la floraison, leur fait porter fruit jusqu’à la récolte céleste. Ce que l’huile est pour la lampe, la bonté l’est pour le jeûne. Comme la matière grasse de l’huile allume la lumière de la lampe et, avec une aussi faible nourriture, la fait luire pour le réconfort de toute une nuit, ainsi la bonté fait resplendir le jeûne : il jette des rayons jusqu’à atteindre le plein éclat de la continence. Ce que le soleil est au jour, l’aumône l’est pour le jeûne : la splendeur du soleil accroît l’éclat du jour, dissipe l’obscurité des nuées ; l’aumône accompagnant le jeûne en sanctifie la sainteté et, grâce à la lumière de la bonté, chasse de nos désirs tout ce qui pourrait être mortifère. Bref, ce que le corps est pour l’âme, la générosité en tient lieu pour le jeûne : quand l’âme se retire du corps, elle lui apporte la mort ; si la générosité s’éloigne du jeûne, c’est sa mort.

LECTURES :
Livre de Joël 2,12-18.
Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

Psaume 51(50),3-4.5-6ab.12-13.14.17.
R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché ! (Ps 50, 3)
Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.
Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.
Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.
Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2.
Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture : ‘Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru.’ Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

Cardinal Prévost: «Confions le Pape à Marie consolatrice»

Cardinal Prévost: «Confions le Pape à Marie consolatrice»
Sur la place Saint-Pierre, pour la huitième soirée consécutive, la prière du chapelet a rassemblé de nombreux fidèles venus prier pour la santé de François
Vatican News
«Arrêtons-nous en prière avec Marie, Mère de l’Église, pour la santé du Saint-Père François». Telle a été lundi soir 3 mars l’invitation du cardinal Robert Prevost, préfet du dicastère pour les Évêques, en introduction à la prière du chapelet place Saint-Pierre. Lors de la huitième veillée de prière consécutive pour la santé de l’évêque de Rome organisée par le Vicariat de la Cité du Vatican, le cardinal a souligné que la Vierge, «Mère de la Sainte Espérance, assiste, restaure et console tous ceux qui ont recours à son aide», souhaitant qu’elle soit aussi «un signe de consolation et d’espérance certaine».
Au pied de l’icône de «Marie Mère de l’Église» placée sur le parvis de la basilique vaticane, le préfet du dicastère pour les Évêques a conduit la prière mariale en présence de cardinaux, évêques, prélats, prêtres, religieux et religieuses de la Curie romaine, du diocèse de Rome et de centaines de fidèles qui à 21 heures chaque jour, depuis le 24 février, se rassemblent dans l’étreinte des deux bras de la colonnade du Bernin pour confier la guérison de François à l’intercession de la Vierge.

De nombreux fidèles sont venus prier pour le Pape place Saint-Pierre
Après avoir médité sur les mystères joyeux et récité le Salve Regina, à la fin des litanies de Lorette, le cardinal Prevost a invoqué Dieu pour qu’il envoie son Esprit «afin de nous aider dans notre faiblesse, afin que, persévérant dans la foi, nous grandissions dans l’amour et marchions ensemble vers le but de la bienheureuse espérance». Pour conclure la veillée, l’assemblée a chanté l’Oremus pro Pontifice, avant d’être bénie par le cardinal.
Source : VATICANNEWS, le 4 mars 2026
En mars, les familles en crise au cœur des intentions de prière du Pape
En mars, les familles en crise au cœur des intentions de prière du Pape
Tout au long du mois de mars, le Pape François invite l’Église universelle à prier pour les familles en crise. Face aux difficultés causés par les différences au sein des familles, le Saint-Père assure que le pardon «renouvelle toujours la famille» et permet d’être libéré «de la tristesse et, surtout, du ressentiment».
Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican
«La famille est le premier lieu où l’on apprend à aimer», assurait le Pape François en juin 2022, à la fin de la Xe rencontre mondiale des familles à Rome. Pour le mois de mars 2025, le Saint-Père a décidé de consacrer la prière de l’Église universelle aux familles en crise.
Dans la vidéo de présentation, tournée avant son hospitalisation le 14 février à l’hôpital Gemelli, le Pape François commence par mettre en garde contre le rêve d’une «famille belle et parfaite». «Les familles parfaites n’existent pas», insiste-t-il, chacune connaissant des joies et des difficultés.
Chaque membre d’une famille est précieux car unique, reconnaît le Pape, mais les différences entre les membres «peuvent aussi conduire à des conflits et à des blessures douloureuses».
Une seule solution: le pardon
Pour guérir «la douleur d’une famille blessée», le Pape François ne donne qu’un seul remède: le pardon. «Pardonner signifie donner une autre chance», souligne-t-il.
Le Souverain pontife recommande de prendre exemple sur Dieu, qui pardonne «tout le temps». «La patience de Dieu est infinie: Il nous pardonne, nous aide à nous relever et nous permet de recommencer».
Au sein de la famille, donner et recevoir le pardon «renouvelle toujours la famille et nous fait regarder vers l’avenir avec espérance», assure François.
La guérison des cœurs
Toutefois, le Saint-Père reconnait que le pardon ne peut pas tout, et que parfois, «la fin heureuse n’est pas possible». Mais «la grâce de Dieu» permet de pardonner et «apporte la paix, parce qu’elle nous libère de la tristesse et, surtout, du ressentiment».
“Prions pour que les familles divisées puissent trouver dans le pardon la guérison de leurs blessures, en redécouvrant la richesse de l’autre, même au cœur des différences.”
La prière aux intentions du Saint-Père est l’une des quatres conditions posées pour l’obtention de l’indulgence plénière dans le cadre du Jubilé de l’espérance, avec le passage de la Porte Sainte, la confession et la participation à la messe.
À Rome, le Jubilé des Familles du 30 mai au 1er juin sera une des occasions offertes par l’année jubilaire pour prier particulièrement pour les familles du monde entier.
Source : VATICANNEWS, le 4 mars 2025