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Un modèle pour les jeunes filles japonaises

Un modèle pour les jeunes filles japonaises
Le christianisme est la religion du Christ. Et le Christ nous est présenté par Marie. Qu’un adulte non chrétien ou qu’un petit baptisé cherche à connaître Jésus, il trouvera d’abord ce que les anges de Noël indiquent aux bergers, un nouveau-né dans les bras de sa mère. Le spectacle le plus rassurant – que craindre d’un tout-petit ? -, le plus aimable, parce qu’il évoque non seulement l’innocence et la grâce, mais surtout le sentiment le plus puissant et le plus pur qui soit accessible au cœur humain, l’amour maternel.
« Maman » est d’ordinaire le premier mot de l’enfant ; il est parfois le dernier du mourant, et on l’a entendu sur le champ de bataille comme à l’agonie des vieillards. Épuré par le christianisme, l’amour maternel atteint son point culminant.
Il y a quelques années, un professeur – non chrétien – de l’université de Kyoto, au Japon, a donné par radio des conférences où il parlait, aux jeunes japonaises, de « la Vierge des Chrétiens » :
« La pureté, disait-il, n’est pas une fiction. Elle a été réalisée dans sa perfection par la Mère du Christ, que les Chrétiens aiment à appeler la Vierge des vierges. Nos jeunes filles sont préparées à devenir de bonnes épouses et de bonnes mères. Ici encore, la Madone chrétienne, la Mère de Dieu, est leur plus parfait modèle. L’imitation de sainte Marie, fera plus, pour l’éducation de nos jeunes filles, que les exemples héroïques de n’importe laquelle des femmes célèbres de nos annales nationales. »
Alphonse de Parvillez, S. J. , Marie dans la pastorale in Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome VI, 1961
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
17.03.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Patrick
Évêque
« Apôtre de l’Irlande »
(385-461)
Patrick, jeune gallois d’une famille chrétienne, à 16 ans est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s’enfuit et retrouve ses parents.
Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l’évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue.
Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : « Voilà la figure de la Sainte Trinité ». Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra le symbole de l’Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.
Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l’Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.
« Saint Patrick fut le premier Primat d’Irlande. Mais il fut surtout celui qui sut mettre dans l’âme irlandaise une tradition religieuse si profonde que chaque chrétien en Irlande peut à juste titre se dire l’héritier de saint Patrick. C’était un Irlandais authentique, c’était un chrétien authentique: le peuple irlandais a su garder intact cet héritage à travers des siècles de défis, de souffrances et de bouleversements sociaux et politiques, devenant ainsi un exemple pour tous ceux qui croient que le Message du Christ développe et renforce les aspirations les plus profondes des peuples à la dignité, à l’union fraternelle et à la vérité. » (discours au Corps diplomatique – saint Jean-Paul II – 29 septembre 1979)
Saint Patrick priez pour nous !

17.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,36-38.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE:
Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)
abbesse bénédictine et docteur de l’Église
Le Scivias, les chemins de Dieu, chap. 4 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire”; trad. P. Dumoulin; Éditions des béatitudes, 2012; p. 116)
L’amour du cœur de notre Père
Quelle que soit la diversité des membres des hommes, que ceux-ci soient noirs, souillés, lépreux, hydropiques et pleins d’infirmités, ou même rougis par le maléfice sous l’effet des conseils de la malice du diable, qu’ils soient stupides et entêtés à ne pas voir les biens du Seigneur, méritant accusations et reproches à cause de leurs nombreux oublis, parce qu’ils auraient dû pratiquer la justice et qu’ils pratiquent le mal en rejetant le bien et en méprisant la croix et le martyre du Seigneur, malgré tout cela Dieu le Père jette un regard empreint de bonté sur son œuvre faite de limon, tout comme un Père regarde ses fils et les élève jusqu’à sa poitrine. Parce qu’il est Dieu, il a pour ses fils l’amour d’un Père plein d’affection. À l’intérieur de son cœur, l’amour pour les hommes est tel qu’il a envoyé son Fils à la Croix, comme un doux Agneau… mais il y a aussi, parmi les hommes, beaucoup qui sont décorés d’ornements par le précieux trésor des vertus…

LECTURES :
Livre de Daniel 9,4-10.
Je fis au Seigneur mon Dieu cette prière et cette confession : « Ah ! toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité à ceux qui l’aiment et qui observent ses commandements,
nous avons péché, nous avons commis l’iniquité, nous avons fait le mal, nous avons été rebelles, nous nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances.
Nous n’avons pas écouté tes serviteurs les prophètes, qui ont parlé en ton nom à nos rois, à nos princes, à nos pères, à tout le peuple du pays.
À toi, Seigneur, la justice ; à nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui pour les gens de Juda, pour les habitants de Jérusalem et de tout Israël, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, dans tous les pays où tu les as chassés, à cause des infidélités qu’ils ont commises envers toi.
Seigneur, à nous la honte au visage, à nos rois, à nos princes, à nos pères, parce que nous avons péché contre toi.
Au Seigneur notre Dieu, la miséricorde et le pardon, car nous nous sommes révoltés contre lui,
nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur, notre Dieu, car nous n’avons pas suivi les lois qu’il nous proposait par ses serviteurs les prophètes. »

Psaume 79(78),5a.8.9.11.13ab.
R/ Pour la gloire de ton nom, Seigneur, délivre-nous ! (Ps 78, 9ab)
Combien de temps, Seigneur, durera ta colère ?
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !
Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
pour la gloire de ton nom !
Délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !
Que monte en ta présence la plainte du captif !
Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
sans fin nous pourrons te rendre grâce.

16.03.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
16.03.2025 – CHAPELET À LOURDES
16.03.2025 – VÊPRES DE CARÊME À NOTRE-DAME DE PARIS
16.03.2025 – MESSE À LOURDES
Carême: la vie n’est pas un film vide de sens

Carême: la vie n’est pas un film vide de sens
Résumé de la dixième méditation du prédicateur de la Maison pontificale, qui conduit les exercices spirituels de Carême de la Curie romaine, en la salle Paul VI. Le père capucin Roberto Pasolini réfléchit, pour la méditation du vendredi 14 mars, sur la «transformation continue» de la vie, la comparant à une graine qui pousse à travers les joies, les peines, les conquêtes et les échecs. Le Pape François s’unit spirituellement à ces exercices spirituels depuis l’hôpital .
Vatican News
La vie, avec sa beauté et ses difficultés, nous met devant une question cruciale: à quoi sert notre pèlerinage dans ce monde quand tout est voué à s’achever? Sans l’espérance dans l’éternité, le poids de la réalité peut nous écraser ou nous rendre cyniques, nous poussant à la résignation. Saint Paul propose de fixer le regard sur les choses invisibles, qui sont éternelles.
L’humanité est marquée par le déclin physique, mais il existe un renouvellement intérieur qui se produit jour après jour. Tout ce qui semble se dissoudre a en réalité un destin plus grand: Dieu nous a créés pour la résurrection, et cela n’est pas un rêve utopique, mais la logique naturelle d’une existence appelée à la plénitude.
Dans le mystère de la croix et de la résurrection du Christ, Dieu a accompli son dessein d’amour. L’apparente défaite du Crucifié est en réalité la révélation d’un Père qui ne renonce pas à ses enfants. Cela signifie que notre vie n’est pas laissée au hasard, mais qu’elle fait partie d’un projet d’adoption et de rédemption qui fait de nous des enfants aimés et destinés à l’éternité. Tout ce que nous vivons — joies, douleurs, réussites et échecs — fait partie d’une transformation continue, semblable à celle d’une graine qui, mourante, génère une nouvelle vie. Il en va de même pour nous qui, bien que traversant la frontière de la mort, sommes destinés à une vie nouvelle et glorieuse.
Cette transformation n’est pas seulement à venir, mais commence dès maintenant. Dans l’Eucharistie, en effet, se produit un échange mystérieux: nous offrons à Dieu notre vie et nous recevons en échange le Christ lui-même, qui nous transforme dans son amour. A chaque Messe que nous célébrons, tout ce que nous sommes est pris dans la vie du Christ, qui l’emporte avec lui devant le Père. Ce n’est pas un rite symbolique, mais un processus réel de transformation de notre personne, qui fait de nous des participants à la vie éternelle déjà dans le présent.
Nous ne savons pas exactement comment les choses se dérouleront à la fin, mais nous savons que ce que nous serons germe déjà en nous. Nous ne sommes pas destinés au néant, mais à un avenir riche d’espérance. Cette certitude change tout: notre vie n’est pas un film dénué de sens, mais une œuvre écrite et dirigée par un Réalisateur extraordinaire, qui nous invite à fixer le regard sur l’éternité et à marcher vers Lui avec confiance. C’est un fait réel: Dieu a généré des enfants, et parmi ces enfants, il y a aussi nous. L’avenir est devant nous comme un dessein d’amour dévoilé seulement partiellement. Toutefois, ce que nous voyons aujourd’hui est déjà merveilleux : nous sommes des enfants aimés, citoyens du ciel, vivants pour Dieu et pour toujours.
Source : VATICANNEWS, le 14 mars 2024
Carême: le véritable repos n’est pas l’inactivité, mais la liberté

Carême: le véritable repos n’est pas l’inactivité, mais la liberté
Résumé de la neuvième méditation du prédicateur de la Maison pontificale qui conduit les exercices spirituels de Carême de la Curie romaine, en salle Paul VI. Le père capucin Roberto Pasolini réfléchit, pour la seconde méditation du jeudi 13 mars, réflechit au sens du repos, «un luxe négligé». Le Pape François s’unit spirituellement depuis l’hôpital à ces exercices spirituels.
Vatican News
La vie éternelle est un don déjà présent, mais nous avons souvent du mal à en comprendre un aspect fondamental: le repos. Depuis l’enfance, nous avons l’habitude d’entendre la prière: «Accorde-leur, Seigneur, le repos éternel et fais briller sur eux la lumière perpétuelle. Qu’ils reposent en paix. Amen».L’idée d’une éternité fondée sur le repos éternel peut sembler décevante, comme si la vie se terminait par un sommeil sans fin. Mais cette perception découle d’un profond malentendu: nous ne voyons le repos que comme une inactivité, alors que dans la vision biblique, il s’agit d’une condition de plénitude et d’accomplissement.
Dieu lui-même a fait l’expérience du repos lorsque Jésus a été mis au tombeau après la Croix. Ce moment n’est pas une inertie stérile, mais l’accomplissement d’une œuvre, comme le raconte une ancienne homélie du Samedi Saint: «Dieu est mort dans la chair et il est descendu pour ébranler le royaume des enfers». Le Christ se repose, mais il agit mystérieusement, en libérant les prisonniers des enfers. Cela nous enseigne que se reposer n’est pas être inutile, mais être capable d’accueillir le temps avec confiance, sans poursuivre une activité frénétique et stérile.
Aujourd’hui, le repos est un luxe négligé. Nous vivons dans une société qui nous demande d’être toujours actifs, toujours connectés, toujours productifs. Pourtant, plus nous avons d’opportunités, moins nous sommes en mesure de nous reposer véritablement. La parabole du serviteur qui, après avoir travaillé, n’attend pas de récompense mais accepte d’avoir fait ce qu’il était appelé à faire, nous enseigne un secret important. Tant que nous vivrons dans l’obsession de la réussite, nous ne trouverons jamais le repos. Seuls ceux qui acceptent sereinement leur limite peuvent enfin se reposer en paix.
Le véritable repos n’est pas l’inactivité, mais la liberté. C’est l’état dans lequel nous n’avons plus rien à prouver, parce que nous nous laissons embrasser par l’amour de Dieu. C’est la paix intérieure qui nous permet de dire: «Celui qui est entré dans le repos de Dieu se repose aussi de ses œuvres, comme Dieu se repose des siennes» (He 4,10). Bien vivre dans le repos, c’est s’entraîner à la vie éternelle, apprendre à vivre sans crainte, se défaire du superflu et faire confiance à Dieu qui est déjà à l’œuvre en nous.
Le vrai repos, c’est la paix intérieure, qui ne se mesure pas en réalisations, mais en capacité d’accueillir ce que la vie nous donne. Ce n’est pas une fuite, mais une façon d’apprendre à vivre plus intensément, sans anxiété. Il ne s’agit pas de passivité, mais d’une confiance active qui nous rend libres d’aimer. «Dans l’amour, il n’y a pas de peur. L’amour parfait chasse la crainte» (1 Jn 4,18). En fin de compte, la vie éternelle n’est pas un objectif lointain, mais une réalité qui grandit déjà en nous. Dès maintenant, nous sommes appelés à la vivre.
Source: VATICANNEWS, le 13.03.2024