Comment Romanos le mélode est devenu l’auteur de l’Hymne Acathiste

Comment Romanos le mélode est devenu l’auteur de l’Hymne Acathiste

Romanos le Mélode (vers 493-Vers 555), fêté le 1er octobre dans les Églises orthodoxes, se retira en l’église de la Très Sainte Mère de Dieu « En Tois Kyrou », où il reçut de la Vierge le charisme de composer des hymnes divins (Kontakia). Un soir de Noël, la Vierge Marie lui apparut et lui tendit un morceau de papyrus en lui ordonnant de le manger (cf. Ez., 3, 1; Apoc.,10, 9). Il obéit et, s’étant éveillé, il monta à l’ambon et commença à chanter : « Aujourd’hui la Vierge met au monde l’être supra substantiel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. Les anges avec les bergers chantent sa gloire, les mages avec l’étoile vont leur chemin : car c’est pour nous qu’est né, petit enfant, le Dieu d’avant les siècles ». Après cette improvisation pour la fête de la Nativité, il composa, pour les autres fêtes du Seigneur et les fêtes des saints, d’innombrables Kontakia. Les autographes de plusieurs sont conservés à l’église « En Tois Kyrou », où Romanos fut enterré. C’est là qu’on célébrait sa fête. Avant cette apparition miraculeuse, Romanos était muni d’une piètre voix et n’avait aucun talent de compositeur. Sa voix devint d’or et ses paroles de miel. Il est l’auteur du premier Hymne Acathiste.

L’équipe de Marie de Nazareth

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

01.10.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Thérèse 
de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face
Vierge, Carmélite, Docteur de l’Église 
Co-patronne de la France

 

Thérèse Martin naît à Alençon, en France, le 2 janvier 1873. Elle fut baptisée deux jours plus tard en l’église Notre-Dame, recevant les noms de Marie Françoise Thérèse. Ses parents étaient Louis Martin et Zélie Guérin (canonisés le 18 octobre 2015 à Rome). Après la mort de sa mère, le 28 août 1877, Thérèse s’installa avec toute sa famille à Lisieux. Vers la fin de 1879, elle s’approche pour la première fois du sacrement de la Pénitence.

Le jour de la Pentecôte 1883, elle reçoit la grâce insigne de la guérison d’une grave maladie, par l’intercession de Notre-Dame des Victoires. Formée par les Bénédictines de Lisieux, elle fait sa première communion le 8 mai 1884, après une préparation intense, couronnée par une expérience très vive de la grâce de l’union intime avec le Christ. Quelques semaines après, le 14 juin de la même année, elle reçoit le sacrement de la confirmation, accueillant en toute conscience le don de l’Esprit Saint dans une participation personnelle à la grâce de la Pentecôte. Elle avait le désir d’entrer dans la vie contemplative, comme ses sœurs Pauline et Marie, au Carmel de Lisieux, mais son jeune âge l’en empêchait.

Pendant un voyage en Italie, après avoir visité la Maison de Lorette et la Ville éternelle, au cours de l’audience accordée par le Pape aux pèlerins du diocèse de Lisieux le 20 novembre 1887, elle demanda à Léon XIII (Vincenzo Pecci, 1878-1903), avec une audace filiale, de pouvoir entrer au Carmel à l’âge de quinze ans. Le 9 avril 1888, elle entra au Carmel de Lisieux. Elle prit l’habit le 10 janvier de l’année suivante et fit sa profession religieuse le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la Vierge Marie.

Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l’Évangile, plaçant au centre de tout l’amour.

Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux «frères missionnaires». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux.

Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de la fête de celle-ci, le 21 janvier 1896. Quelques mois après, le 3 avril, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au cœur de l’Église.

Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses sœurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. «Je ne meurs pas, j’entre dans la vie», avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, «Mon Dieu…, je vous aime !», scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde.

Elle fut canonisée par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 17 mai 1925 et ce même Pape la proclama « Patronne universelle des missions« , ainsi que St François Xavier, le 14 décembre 1927.

Sa doctrine et son exemple de sainteté ont été reçus par toutes les catégories de fidèles de ce siècle avec un grand enthousiasme, et aussi en dehors de l’Église catholique et du christianisme. De nombreuses Conférences épiscopales, à l’occasion du centenaire de sa mort, ont demandé au Pape qu’elle soit proclamée Docteur de l’Église, à cause de la solidité de sa sagesse spirituelle, inspirée par l’Évangile, à cause de l’originalité de ses intuitions théologiques où brille sa doctrine éminente, et à cause de l’universalité de la réception de son message spirituel, accueilli dans le monde entier et diffusé par la traduction de ses œuvres dans une cinquantaine de langues. 

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) proclama Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face Docteur de l’Église universelle le 19 octobre 1997.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

 >>> Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

Source principale : vatican.va («Rév. x gpm»).

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus priez pour nous !

01.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,57-62. 

En ce temps-là, en cours de route, un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »
Il dit à un autre : « Suis-moi. » L’homme répondit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
Mais Jésus répliqua : « Laisse les morts enterrer leurs morts. Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »
Un autre encore lui dit : « Je te suivrai, Seigneur ; mais laisse-moi d’abord faire mes adieux aux gens de ma maison. »
Jésus lui répondit : « Quiconque met la main à la charrue, puis regarde en arrière, n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897)

carmélite, docteur de l’Église

Poésie « Jésus mon bien-aimé, rappelle-toi ! » ; str. 1, 6-8

« Le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête »

Rappelle-toi de la gloire du Père Rappelle-toi des divines splendeurs Que tu quittas t’exilant sur la terre Pour racheter tous les pauvres pécheurs Ô Jésus ! t’abaissant vers la Vierge Marie Tu voilas ta grandeur et ta gloire infinie Ah ! du sein maternel Qui fut ton second Ciel Rappelle-toi… Rappelle-toi que sur d’autres rivages Les astres d’or et la lune d’argent Que je contemple en l’azur sans nuages Ont réjoui, charmé tes yeux d’Enfant. De ta petite main qui caressait Marie Tu soutenais le monde et lui donnais la vie. Et tu pensais à moi, Jésus, mon petit Roi Rappelle-toi. Rappelle-toi que dans la solitude Tu travaillais de tes divines mains Vivre oublié fut ta plus douce étude Tu rejetas le savoir des humains Ô Toi ! qui d’un seul mot pouvais charmer le monde Tu te plus à cacher ta sagesse profonde. Tu parus ignorant, Ô Seigneur Tout-Puissant ! Rappelle-toi. Rappelle-toi qu’étranger sur la terre, Tu fus errant, toi le Verbe Éternel, Tu n’avais rien ; non, pas même une pierre Pas un abri, comme l’oiseau du ciel. Ô Jésus ! viens en moi, viens reposer ta Tête, Viens, à te recevoir mon âme est toute prête Mon Bien-Aimé Sauveur Repose dans mon cœur Il est à Toi.

LECTURES :

Livre de Néhémie 2,1-8. 

Moi, Néhémie, j’étais alors échanson du roi. La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au mois de Nissane, je présentai le vin et l’offris au roi. Je n’avais jamais montré de tristesse devant lui,
mais ce jour-là, le roi me dit : « Pourquoi ce visage triste ? Tu n’es pourtant pas malade ! Tu as donc du chagrin ? » Rempli de crainte, je répondis :
« Que le roi vive toujours ! Comment n’aurais-je pas l’air triste, quand la ville où sont enterrés mes pères a été dévastée, et ses portes, dévorées par le feu ? »
Le roi me dit alors : « Que veux-tu donc me demander ? » Je fis une prière au Dieu du ciel, et je répondis au roi :
« Si tel est le bon plaisir du roi, et si tu es satisfait de ton serviteur, laisse-moi aller en Juda, dans la ville où sont enterrés mes pères, et je la rebâtirai. »
Le roi, qui avait la reine à côté de lui, me demanda : « Combien de temps durera ton voyage ? Quand reviendras-tu ? » Je lui indiquai une date qu’il approuva, et il m’autorisa à partir.
Je dis encore : « Si tel est le bon plaisir du roi, qu’on me donne des lettres pour les gouverneurs de la province qui est à l’ouest de l’Euphrate, afin qu’ils facilitent mon passage jusqu’en Juda ;
et aussi une lettre pour Asaph, l’inspecteur des forêts royales, afin qu’il me fournisse du bois de charpente pour les portes de la citadelle qui protégera la Maison de Dieu, le rempart de la ville, et la maison où je vais m’installer. » Le roi me l’accorda, car la main bienfaisante de mon Dieu était sur moi.

Psaume 137(136),1-2.3.4-5.6. 

R/ Que ma langue s’attache à mon palais si je perds ton souvenir ! (Ps 136, 6a)

Au bord des fleuves de Babylone 
nous étions assis et nous pleurions, 
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours 
nous avions pendu nos harpes.

C’est là que nos vainqueurs 
nous demandèrent des chansons, 
et nos bourreaux, des airs joyeux : 
« Chantez-nous, disaient-ils, 
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous 
un chant du Seigneur 
sur une terre étrangère ?
Si je t’oublie, Jérusalem, 
que ma main droite m’oublie !

Je veux que ma langue 
s’attache à mon palais 
si je perds ton souvenir, 
si je n’élève Jérusalem, 
au sommet de ma joie.