01.04.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Hugues
Évêque de Grenoble 
(1053-1132)

Hugues naît à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d’autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n’hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique. 

Choisi, jeune encore, par l’évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d’accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l’onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l’avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l’Église et pour la sanctification du clergé. 

Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l’époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d’incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel. 

C’est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l’admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d’entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu’il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. » 

Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d’épiscopat, son diocèse avait changé de face.

 Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu’à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d’une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l’Église ; il restera toujours comme l’un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s’opère souvent qu’au prix d’une longue persévérance et d’une grande abnégation.

Saint Hugues priez pour nous !

Medjugorje ? «  Allez-y parce que c’est un lieu de grâce ! »(II)

© Shutterstock/DU997
© Shutterstock/DU997

Medjugorje ? «  Allez-y parce que c’est un lieu de grâce ! »(II)

L’archevêque italien Aldo Cavalli, visiteur apostolique envoyé par le Pape François dans la paroisse de Medjugorje (1) devenue l’un des centres marials les plus visités au monde répond ici aux questions du journaliste de Vatican-news (extraits) :

  • Grâce aux nouvelles normes voulues par le Pape François, la procédure d’examen et de jugement de ces cas (de conversion) se concentre désormais davantage sur les fruits spirituels.

Le dicastère pour la Doctrine de la foi a examiné deux points qui peuvent être documentés. Le premier concerne les fruits. Des milliers et des milliers de personnes viennent à Medjugorje du monde entier. Cette année, deux millions d’adultes et de jeunes sont venus. Près de 50 000 prêtres sont venus prier, se convertir. D’autres fruits très importants sont les nombreuses vocations. Tant de gens prient !

Le deuxième élément examiné était les messages. Chaque message a été comparé à notre foi et il a été constaté que les messages y correspondaient. Des fruits très positifs, et des messages positifs pour la foi: cela nous a permis de dire que Medjugorje est un lieu de grâce.

  • Avez-vous rencontré les voyants de Medjugorje ?Quelqu’un a objecté qu’aucun d’entre eux n’était devenu prêtre ou religieux…

Oui. Et je peux dire que ce sont des gens simples, qu’ils ont leur propre famille, qu’ils ont les problèmes de toute famille. Nous nous voyons souvent, nous prenons le café ensemble. Ce sont des gens qui grandissent dans la foi, chacun à sa manière, et qui deviennent sages, de plus en plus sages. Je reste en contact avec eux : ils ne sont pas devenus prêtres ou religieuses mais chacun a sa propre mission.

Quand les gens simples viennent ici avec tous leurs problèmes, ils rencontrent la Mère de Dieu qui a souffert comme eux. Changer de vie, ce n’est pas quitter sa famille, quitter son travail… Quand on revient à sa vie d’avant, on est changé intérieurement. Tu sais qu’avec le Seigneur tu peux affronter les problèmes. Voilà la foi des simples ; avec le Rosaire, l’Eucharistie et l’adoration eucharistique.

L’été dernier, j’avais devant moi 30 à 40 000 jeunes en adoration dans un silence absolu. Là, dans ce pain transformé, se trouve la présence réelle et substantielle du Seigneur Jésus-Christ. Il me regarde, je le regarde, il me parle, je lui parle. Combien de personnes m’ont dit: là, j’ai entendu le Seigneur me parler.

www.vaticannews.va

(1) Međugorje est une ville de Bosnie-Herzégovine devenue sanctuaire marial et lieu de pèlerinage catholique depuis la première apparition de la Vierge Marie sur la « colline des apparitions » en 1981. Ces apparitions se poursuivent encore aujourd’hui, notamment tous les 25 du mois.

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

31.03.2025 – SAINTE DU JOUR

Bse Natalia Tułasiewicz

LAÏQUE ET MARTYRE († 1945)

Nathalie Tułasiewicz naît à Rzeszów près des Monts Carpates le 9 avril 1906 dans une famille d’intellectuels polonais. Elle passa son baccalauréat chez les Ursulines de Poznań et étudia la philologie à l’Université Mickiewicz de Poznań où elle passa sa maîtrise. Le sujet en était Mickiewicz et la musique. Elle devint enseignante à l’école privée Saint-Casimir et chez les Ursulines. 

En 1938 Nathalie préparait un doctorat de lettres. Elle s’intéressait au théâtre, à la philosophie, à la psychologie et à la musicologie. Elle étudiait particulièrement les écrits de saint François d’Assise, sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix. 

L’occupation allemande fut un terrible choc pour Nathalie comme pour ses compatriotes. Elle y répondit par l’intensification de ses forces spirituelles devenant une véritable Mulier Fortis. Elle faisait partie de la Sodalité de Marie (Sodalicja Mariańska) association de laïcs à la spiritualité mariale. 

En 1940, Nathalie quitta Poznań qui faisait partie de la Pologne annexée au Reich et déménagea à Cracovie siège administratif du Gouvernement Général, où elle recevait quotidiennement la Sainte Communion. Elle avait des contacts avec des Polonais fidèles au Conseil polonais de Londres et donnait des leçons de littérature polonaise et de théologie en cachette. À la même époque à Cracovie un certain Karol Józef Wojtyła, ouvrier à l’usine de Solvay, allait se préparer clandestinement au séminaire…

Après une récollection près de Varsovie, Nathalie prit la décision d’accompagner volontairement en 1943 un groupe de femmes polonaises, au titre du travail obligatoire en Allemagne, pour leur apporter un soutien spirituel. Elles travaillèrent dans une usine à Hanovre. Son investissement y fut comparable à celle en France du bienheureux Marcel Callo. Comme lui elle organisait des conférences, des cercles de prières, des pièces de théâtre après le travail, etc. (>>>Bx Marcel Callo).

Lorsque la Gestapo découvrit cette présence chrétienne, en avril 1944, elle fut arrêtée, torturée et incarcérée à Cologne. En septembre 1944, elle fut déportée au camp de Ravensbrück. 

Le Vendredi Saint 1945 recueillant ses pauvres forces, Nathalie réunit des compagnes pour faire une conférence sur la Passion et la Résurrection du Seigneur. Deux jours après, elle fut envoyée à la chambre à gaz. C’était le jour de Pâques le 31 mars 1945.

Le camp fut libéré par l’armée soviétique le 30 avril 1945. 

 Natalia Tułasiewicz a été béatifiée le 13 juin 1999, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Bse Natalia Tułasiewicz priez pour nous !

31.03.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,43-54. 

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée.
– Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »


Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Anastase d’Antioche (?-599)

moine puis patriarche d’Antioche

Homélie 5, sur la Résurrection du Christ, 6-9 ; PG 89, 1358-1362 (trad. cf bréviaire, défunts)

« Ton fils est vivant »

« Si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour être le Seigneur des morts et des vivants » (Rm 14,9). Mais « Dieu n’est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants » (Lc 20,38). Donc, puisque ce Seigneur des morts est vivant, les morts ne sont plus des morts mais des vivants : la vie règne en eux, pour qu’ils vivent sans plus craindre la mort. De même que « le Christ, ressuscité des morts, ne meurt plus » (Rm 6,9), de même, relevés et libérés de leur état périssable, ils ne verront plus la mort. Ils participeront à la résurrection du Christ, comme lui-même a pris part à notre mort. En effet, le Christ n’est descendu sur terre que pour « broyer les portes de bronze et briser les verrous de fer » (Ps 106,16) qui étaient fermés depuis toujours, et pour arracher notre vie de son état périssable et nous attirer vers lui, nous appelant de l’esclavage à la liberté. Si ce plan de salut n’est pas encore accompli, car les hommes meurent encore et leurs corps se dissolvent dans la tombe, que ce ne soit nullement un obstacle pour la foi. Car dès maintenant nous avons reçu les arrhes de tous les biens qui nous sont promis, en la personne de celui qui est notre premier né : par lui nous sommes montés au plus haut des cieux. En effet, nous siégeons auprès de celui qui nous a emportés avec lui dans les hauteurs, comme saint Paul le dit : « Avec lui, Dieu nous a ressuscités et nous a fait asseoir dans les cieux avec le Christ » (Ep 2,6).

LECTURES :

Livre d’Isaïe 65,17-21. 

Ainsi parle le Seigneur : Oui, voici : je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit.
Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée. Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie.
J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.
Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction.
On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.

Psaume 30(29),2a.3-4.5-6.9.12a.13cd. 

R/ Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé. (Ps 29, 2a)

Je t’exalte, Seigneur : tu m’as relevé.
Quand j’ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme 
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles, 
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant, sa bonté, toute la vie ; 
avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.

Et j’ai crié vers toi, Seigneur, 
j’ai supplié mon Dieu :
Tu as changé mon deuil en une danse,
que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !

Que mon cœur ne se taise pas, 
qu’il soit en fête pour toi, 
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu, 
je te rende grâce !