Marie, mère de la Parole de Dieu…

Marie, mère de la Parole de Dieu…

La Vierge est dépourvue de tout ce que le monde appelle bonheur. A la lecture du « Magnificat », la Vierge apparaît comme un abîme de petitesse, une « servante ». Elle fait partie des « humbles » et « affamés ». Mais le Seigneur a regardé vers cet abîme avec un cœur miséricordieux ; il l’a comblée de bonheur : elle est « pleine de grâces ».

Marie est pauvre. Elle est dépourvue de ressources, quelquefois même d’habitation et d’ameublement. Elle ne sait pas prêcher. Mais elle possède le bien le plus précieux, celui dont elle fait don aux bergers, aux rois-mages, à Simon et à Anne dans le temple, à l’humanité sur le Golgotha.

En silence, elle leur offre Jésus, un bien qu’elle est seule à posséder. Et ce présent parle à sa place, puisqu’il s’agit de la « Parole de Dieu », elle-même.

Cardinal François-Xavier NGUYEN VAN THUAN, Sur le chemin de l’espérance, Le Sarment, Fayard 1991 Chapitre 35 – Notre Mère Marie, notules 931 et 932

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

04.10.2025 – SAINT DU JOUR

St François d'Assise

Saint François d’Assise
Fondateur

 « Ordre des frères mineurs » (o.f.m.)

La vie de saint François d’Assise est la condamnation des sages du monde, qui regardent comme un scandale et une folie l’humilité de la croix. 

« Surgit au monde un soleil ». À travers ces paroles, dans la Divine Comédie (Paradis, chant XI), le plus grand poète italien Dante Alighieri évoque la naissance de François. 

François naît à Assise, en Ombrie, à la fin de 1181 ou au début de 1182. Sa mère voulait l’appeler Jean, mais son père – qui était marchand – de retour d’un voyage de France, le fit appeler François.

Sa naissance avait été marquée par une merveille : d’après un avis du Ciel, sa mère le mit au monde sur la paille d’une étable. Dieu voulait qu’il fût, dès le premier moment, l’imitateur de Celui qui eut pour berceau une crèche et est mort sur une croix. 

Les premières années de François se passèrent pourtant dans la dissipation ; il aimait la beauté des vêtements, recherchait l’éclat des fêtes, traitait comme un prince ses compagnons, avait la passion de la grandeur ; au milieu de ce mouvement frivole, il conserva toujours sa chasteté. 

Il avait une grande compassion pour les pauvres. Ayant refusé un jour l’aumône à un malheureux, il s’en repentit aussitôt et jura de ne plus refuser à quiconque lui demanderait au nom de Dieu. Après des hésitations, François finit par comprendre la volonté de Dieu sur lui et se voua à la pratique de cette parole qu’il a réalisée plus que tout autre saint : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive ! » (Lc 9,23).

Sa conversion fut accompagnée de plus d’un prodige : un crucifix lui adressa la parole ; un peu plus tard, il guérit plusieurs lépreux en baisant leurs plaies. Son père fit une guerre acharnée à cette vocation extraordinaire, qui avait fait de son fils, si plein d’espérance, un mendiant jugé fou par le monde. François se dépouilla de tous ses vêtements, ne gardant qu’un cilice, et les remit à son père en disant : « Désormais je pourrai dire avec plus de vérité : Notre Père, qui êtes aux cieux. » 

Un jour, il entendit, à l’évangile de la messe, ces paroles du sauveur : « N’emportez ni or ni argent, ni aucune monnaie dans votre bourse, ni sac, ni deux tuniques, ni souliers, ni bâtons. » (Mt 10,9-10). Dès lors, il commença cette vie tout angélique et tout apostolique dont il devait lever l’étendard sur le monde. On vit, à sa parole, des foules se convertir ; bientôt les disciples affluèrent sous sa conduite ; il fonda un ordre de religieux qui porta son nom, et un ordre de religieuses qui porte le nom de sainte Claire, la digne imitatrice de François. 

En 1224, dans l’ermitage de la Verna, François vit le Crucifié sous la forme d’un séraphin et de cette rencontre avec le séraphin crucifié, il reçut les stigmates ; il devint ainsi un avec le Christ crucifié : un don qui exprime donc son intime identification avec le Seigneur. 

La mort de François – son transitus – advint le soir du 3 octobre 1226, à la Portioncule. Après avoir béni ses fils spirituels, il mourut, étendu sur la terre nue. 

Deux années plus tard, le pape Grégoire IX (Ugolino dei Conti di Segni, 1227-1241) l’inscrivit dans l’album des saints. Peu de temps après, une grande basilique fut élevée en son honneur, à Assise, destination encore aujourd’hui de nombreux pèlerins, qui peuvent vénérer la tombe du saint et jouir de la vision des fresques de Giotto, le peintre qui a illustré de manière magnifique la vie de François. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI 

 >>> Saint François d’Assise

©Evangelizo.org

Saint François d’Assise Priez pour nous !

04.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,17-24. 

En ce temps-là, les soixante-douze disciples que Jésus avait envoyés revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »


À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.


Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »


Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179)

abbesse bénédictine et docteur de l’Église

Le Livre des Œuvres divines, chap. 6 (in “Hildegarde de Bingen, Prophète et docteur pour le troisième millénaire” ; trad. P. Dumoulin ; Éditions des Béatitudes ; 2012 ; p. 155-157)

« Réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 17, 20)

« Fais du Seigneur tes délices et il te donnera ce que ton cœur désire » (Ps 36,4) : L’Esprit Saint est un feu inextinguible qui donne tous les biens, embrasse tous les biens, fait naître tous les biens, enseigne tous les biens et qui par sa flamme accorde le langage à l’homme. Par la force de son feu, il enseigne l’humilité qui se place sous tout le monde et s’estime la dernière de tous. L’ardeur spirituelle a la fraîcheur de la patience, une dignité bienveillante qui remplit tout, œuvre de l’humilité, elle est la fondation de ce que la sainteté bâtit en des hauteurs supérieures. La foi est l’étendard de la victoire : comme une flamme brillante, elle montre le droit chemin, sa rosée d’espoir arrose l’esprit des fidèles qui soupirent après le ciel, ayant en eux la verdeur de la parfaite charité, ils s’empressent d’être utiles à tous. Par le doux souffle de la pénitence, ils se lamentent dans leur prière. Comme une brise fait fleurir les fleurs, la chaleur du désir du ciel produit un fruit excellent…(…) La gloire du paradis est entouré d’une telle clarté que tu ne peux la regarder avec ce qu’elle contient que dans un miroir. Là se réjouissent les âmes purifiées de leurs péchés, revêtues de l’habit d’immortalité et d’honneur… Toute créature est née selon la volonté de Dieu et même la vie éternelle a jailli de Dieu et vient de lui ; et les ornements, les joies et toute voix pleine de joie de la vie éternelle viennent de lui. Car les œuvres des élus qui ont germé grâce à l’Esprit Saint éclatent en paradis…

LECTURES :

Livre de Baruch 4,5-12.27-29. 

Courage, mon peuple, toi qui es la part d’Israël réservée à Dieu !
Vous avez été vendus aux nations païennes, mais ce n’était pas pour votre anéantissement ; vous avez excité la colère de Dieu : c’est pour cela que vous avez été livrés à vos adversaires.
Car vous avez irrité votre Créateur en offrant des sacrifices aux démons et non à Dieu.
Vous avez oublié le Dieu éternel, lui qui vous a nourris. Vous avez aussi attristé Jérusalem, elle qui vous a élevés,
car elle a vu fondre sur vous la colère qui vient de Dieu, et elle a dit : « Écoutez, voisines de Sion, Dieu m’a infligé un deuil cruel.
J’ai vu la captivité que l’Éternel a infligée à mes fils et à mes filles.
Je les avais élevés dans la joie, je les ai laissés partir dans les larmes et le deuil.
Que nul ne se réjouisse de mon sort, à moi qui suis veuve et délaissée par tout le monde. J’ai été abandonnée à cause des péchés de mes enfants, parce qu’ils se sont détournés de la loi de Dieu.
Courage, mes enfants, criez vers Dieu ! Celui qui vous a infligé l’épreuve se souviendra de vous.
Votre pensée vous a égarés loin de Dieu ; une fois convertis, mettez dix fois plus d’ardeur à le chercher.
Car celui qui a fait venir sur vous ces calamités fera venir sur vous la joie éternelle, en assurant votre salut. »

Psaume 69(68),33-35.36-37. 

R/ Le Seigneur écoute les humbles. (Ps 68, 34a)

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête : 
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
Que le ciel et la terre le célèbrent, 
les mers et tout leur peuplement !

Car Dieu viendra sauver Sion 
et rebâtir les villes de Juda. 
Il en fera une habitation, un héritage :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs, 
demeure pour ceux qui aiment son nom.