24.04.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Fidèle de Sigmaringen
Prêtre capucin et martyr

O.F.M. CAP. ET MARTYR (+ 1622)

 

Fidèle (dans le siècle Markus Roy) naît le 1er octobre 1577 à Sigmaringen, petite ville d’Allemagne voisine de la Suisse. Son éducation fut soignée, même brillante, et ses vertus étaient si appréciées de ses condisciples, qu’ils l’appelaient le Philosophe chrétien. Dès lors il s’approchait souvent des sacrements, visitait et soignait les malades dans les hôpitaux et passait des heures entières au pied des autels, dans une intime conversation avec Jésus-Christ. 

Il exerça plusieurs années la profession d’avocat à Colmar, en Alsace, et s’y fit remarquer par sa loyauté, sa haine du mensonge et la sagesse de ses plaidoyers ; il mérita le surnom d’Avocat des pauvres. 

Bientôt pourtant la Lumière divine lui fit comprendre qu’il était difficile d’être en même temps riche avocat et bon chrétien : aussi il quitta sans hésiter le monde, où il eût fait bonne figure, pour se retirer chez les Capucins de Fribourg; il y prit l’habit en 1612, à l’âge de trente-cinq ans. 

Les premières années de sa vie religieuse, d’abord remplies de consolations, furent bientôt éprouvées par de rudes et persistantes tentations de doutes sur sa vocation. Des doutes, il eut la prudence de les confier au guide de son âme, qui le rassura et lui dit de prier Dieu avec ferveur pour connaître sa volonté définitive. Dieu lui rendit dès lors la force et la paix; il fit vendre tous ses biens, dont il distribua le prix en bonnes œuvres, et dépouillé de tout, il se réjouit d’être désormais un véritable enfant de saint François. Il se félicitait souvent depuis de l’heureux échange qu’il avait fait avec Dieu : « J’ai rendu, disait-il, les biens de la terre, et Dieu me donne en retour le royaume du Ciel ! » 

Fidèle ajoutait aux mortifications de la règle bien d’autres mortifications. Les meubles les plus pauvres, les habits les plus usés étaient l’objet de son ambition; les haires, les cilices, les ceintures armées de pointes de fer, les disciplines, suppléaient au martyre après lequel il soupirait ; l’Avent, le Carême, les vigiles, il ne vivait que de pain, d’eau et de fruits secs: « Quel malheur, disait-il, si je combattais mollement sous ce Chef couronné d’épines ! » 

Lorsqu’il fut devenu prêtre, ses supérieurs l’envoyèrent prêcher, et ses succès furent tels, que la congrégation de la Propagande le choisit pour aller évangéliser les Grisons, envahis par le protestantisme. 

Son zèle fut celui d’un apôtre, sa vie sainte et austère était une prédication si éloquente, qu’elle convertit beaucoup plus d’âmes que les sermons et les raisonnements. Parmi des sectaires furieux, il était chaque jour exposé à la mort. Le martyre vint enfin couronner ses vœux et ses mérites. Plusieurs protestants, par trahison, le 24 avril 1622, s’emparèrent de lui, et le transpercèrent à coups de poignards. 

Fidèle de Sigmaringen fut béatifié le 24 mars 1729, par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730), et canonisé le 29 juin 1746, par Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758).

Saint Fidèle de Sigmaringen priez pour nous !

24.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48. 

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »


Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?


Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.


Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Sermon 238

« Pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? »

Ce passage de l’Évangile…nous montre vraiment qui est le Christ et vraiment qui est l’Église…, afin que nous comprenions bien quelle Épouse ce divin Époux a choisie et qui est l’Époux de cette sainte Épouse… Dans cette page nous pouvons lire leur acte de mariage… Tu as appris que le Christ est le Verbe, la Parole de Dieu, uni à une âme humaine et à un corps humain… Ici, les disciples ont cru voir un esprit ; ils ne croyaient pas que le Seigneur avait un corps véritable. Mais comme le Seigneur connaissait le danger de telles pensées, il s’empresse de les arracher de leur cœur… : « Pourquoi ces pensées montent-elles dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds ; touchez et voyez qu’un esprit n’a ni chair ni os comme vous voyez que j’en ai ». Et toi, à ces mêmes pensées folles, oppose avec fermeté la règle de foi que tu as reçue… Le Christ est vraiment le Verbe, le Fils unique égal au Père, uni à une âme vraiment humaine et à un vrai corps pur de tout péché. C’est ce corps qui est mort, ce corps qui est ressuscité, ce corps qui a été attaché à la croix, ce corps qui a été déposé dans le tombeau, ce corps qui est assis dans les cieux. Notre Seigneur voulait persuader à ses disciples que ce qu’ils voyaient, c’était vraiment des os et de la chair… Pourquoi a-t-il voulu me convaincre de cette vérité ? Parce qu’il savait à quel point c’est pour mon bien de la croire et combien j’avais à perdre si je n’y croyais pas. Croyez donc, vous aussi : c’est lui l’Époux ! Écoutons maintenant ce qui est dit concernant l’Épouse… : « Il fallait que le Christ souffre et qu’il ressuscite d’entre les morts le troisième jour, et qu’on proclame en son nom le repentir et la rémission des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem ». Voilà l’Épouse… : l’Église est répandue par toute la terre, elle a pris tous les peuples dans son sein… Les apôtres voyaient le Christ et croyaient à l’Église, qu’ils ne voyaient pas. Pour nous, nous voyons l’Église ; croyons donc en Jésus Christ, que nous ne voyons pas, et en nous attachant ainsi à ce que nous voyons, nous parviendrons à celui que nous ne voyons pas encore.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 3,11-26. 

En ces jours-là, l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus. Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits.
Voyant cela, Pierre interpella le peuple : « Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ? Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?
Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher.
Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.
Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.
Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous.
D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.
Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.
Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.
Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné.
Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes.
Moïse a déclaré : ‘Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.
Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple.’
Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes.
C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham : ‘En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.’
C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »

Psaume 8,4-5.6-7.8-9. 

R/ Ô Seigneur notre Dieu, qu’il est grand, ton nom par toute la terre ! (Ps 8, 2)

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, 
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, 
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, 
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains, 
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis, 
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, 
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

Le miracle de Notre-Dame du Rosaire à Manille, 1854 (I)

© Unsplash/Karl Callwood

Le miracle de Notre-Dame du Rosaire à Manille, 1854 (I)

« Bien sûr que c’était un miracle ! » Les témoins du grand incendie du barrio San Miguel à Manille, aux Philippines, le 16 avril 1854, étaient tous d’accord.

Mgr Francisco G. Ortiz, archevêque de Manille, confia l’enquête au père Domingo Azorin, curé du Barrio San Miguel, qui étudia soigneusement les faits pour trancher la question : un miracle avait-il ou non sauvé la seule structure épargnée par le feu, la « visita » (ermitage) en feuille de palme (nipa) et en bambou dans laquelle se trouvait l’image de Notre-Dame du Rosaire portant l’Enfant Jésus. Ou bien l’image avait-elle été sauvée par les pompiers ou les villageois ? Le fait est qu’elle était restée totalement intacte, y compris l’herbe qui l’entourait.

En fait, les pompiers s’étaient précipités sur le pont Ayala pour atteindre le brasier qui faisait rage, mais celui-ci était trop intense. Ils avaient dû passer par la rue San Sebastian, mais lorsqu’ils arrivèrent sur place, l’incendie s’était déjà arrêté.

Don Bonifacio José De Vera, un habitant du quartier, a témoigné : « En tant que voisin de la communauté dans laquelle se trouve l’ermitage, j’ai vu et assisté à l’horrible incendie, ma maison étant l’une de celles qui ont brûlé, et j’ai été encore plus stupéfait lorsque, alors que le feu commençait à s’approcher de l’ermitage, il s’est soudainement éteint, épargnant totalement l’ermitage ; et ce qui est encore plus surprenant, c’est que l’herbe qui l’entourait est restée verte, suscitant l’admiration de tous. Absolument personne ne s’y attendait. Cela n’aurait pas pu se passer sans l’intervention des pompiers ».

« Ma maison, qui a brûlé, se trouvait à huit mètres du côté de l’ermitage de Notre-Dame du Rosaire, et j’ai vu que les flammes de ma maison et des autres maisons voisines de l’ermitage étaient sur le point de s’abattre sur le toit de la chapelle. Il est admirable de voir que l’ermitage a été sauvé du feu, sans aucune aide, car lorsque les pompiers sont arrivés, le feu était déjà éteint », a déclaré Doña Isabel Frias, une métisse espagnole.

Selon elle : « Dès le lendemain de l’incendie, peut-être parce que la nouvelle s’était déjà répandue, les gens se sont rués pour faire l’aumône, déposer des cierges, ou arracher de l’herbe à proximité de la visita pour s’en servir de remède. »

La fête de Notre-Dame du Rosaire est célébrée pendant neuf jours, du 20 au 28 avril.

Joan Orendain, 22 avril 2024

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.04.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Georges
Tribun militaire, martyr 
(† v. 303)

Georges naquit en Cappadoce de mère chrétienne ; son éducation fut toute chrétienne. Jeune encore, il est réputé avoir combattu le paganisme et brisé des idoles dans les temples païens. C’est probablement cela qui donna naissance à la légende tardive transmise par Jacques de Voragine du combat contre le dragon.

Georges suivit la carrière des armes comme son père, et devint tribun militaire dans la garde impériale. Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, tous ses sujets furent instamment invités à offrir des sacrifices aux dieux de l’empire. Cet ordre fut tout spécialement appliqué aux militaires : ce geste marquerait leur fidélité aux ordres impériaux.

Georges, alors à Lydda (aujourd’hui Lod en Israël), refusa. Sa noble audace lui mérita le reproche d’ingratitude et des menaces de mort. La légende raconte que Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l’empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens. 
– « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »
– « Je suis chrétien, dit Georges, je n’ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. » Il est alors battu de verges, puis il subit l’affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures. 

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l’empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l’engage à reconnaître le vrai Dieu. Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent. 

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans n’en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles. Reconduit de nouveau dans sa prison, l’athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :
– « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. » 

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d’ébranler le martyr par des flatteries : « Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges. On l’y conduit, croyant qu’il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d’Apollon, il fait le signe de la Croix et dit : « Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond : « Je ne suis pas Dieu ; il n’y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière. Le peuple s’enfuit épouvanté, et l’empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Saint Georges est le saint patron des Cavaliers (arme blindée – cavalerie) et le saint protecteur des Scouts.

Saint Georges priez pour nous !