05.10.2026 – SAINTE DU JOUR

Sainte Faustine Kowalska
« Apôtre de la Miséricorde Divine »

Faustine Kowalska, apôtre de la Miséricorde Divine, compte aujourd’hui parmi les Saints les plus célèbres de l’Église. Par son intermédiaire, le Seigneur Jésus transmet au monde entier Son grand message de la Miséricorde Divine et montre un modèle de perfection chrétienne fondée sur la confiance en Dieu et sur une attitude miséricordieuse envers le prochain.

Faustine naît le 25 août 1905, troisième des dix enfants de Marianna et Stanisław Kowalski, agriculteurs dans le village de Głogowiec. Au baptême, dans l’église paroissiale de Świnice Warckie, elle reçoit le prénom d’Hélène. Depuis son enfance, elle se distingua par l’amour de la prière, l’assiduité, l’obéissance et par une grande sensibilité à la misère des hommes. 

À neuf ans, elle fait sa Première Communion qu’elle a profondément vécue, consciente de la présence de l’Hôte Divin dans son âme. Elle fréquente l’école pendant moins de trois ans. Adolescente, elle quitte la maison familiale pour gagner sa vie et pour aider ses parents comme servante dans des familles aisées à Aleksandrów, Łódź et Ostrówek.

Elle a senti la vocation dans son âme dès l’âge de sept ans, mais ses parents n’étant pas d’accord pour qu’elle entre dans les ordres, elle a essayé d’étouffer cette voix intérieure. Cependant, exhortée par la vision du Christ souffrant, elle est partie pour Varsovie où, le 1er août 1925, elle a rejoint la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde. 

Devenue sœur Marie-Faustine, elle a passé au couvent treize ans, en remplissant les fonctions de cuisinière, de jardinière et de sœur portière dans plusieurs maisons de la Congrégation, le plus souvent à Płock, Wilno et Cracovie.

Rien ne trahissait à l’extérieur sa vie mystique d’une extrême richesse. C’est avec zèle qu’elle remplissait toutes ses tâches, elle observait fidèlement les règles, recueillie et silencieuse, mais en même temps naturelle, pleine d’un amour bienveillant et désintéressé. Sa vie, très ordinaire, monotone et grise en apparence, cachait la profondeur extraordinaire de l’union à Dieu.

Sa spiritualité reposait sur la Miséricorde Divine à laquelle elle réfléchissait et qu’elle contemplait dans la parole de Dieu et dans l’aspect quotidien de sa vie. La connaissance et la contemplation du mystère de la Miséricorde Divine développaient chez elle une attitude de confiance d’enfant face à Dieu et de miséricorde envers les autres. 

« Ô mon Jésus, chacun de Tes saints reflète en sa personne l’une de tes vertus, moi, je désire refléter Ton Cœur compatissant et plein de miséricorde, je veux le glorifier. Que Ta miséricorde, ô Jésus, soit imprimée dans mon cœur et dans mon âme, tel un sceau, ce sera là mon emblème en cette vie et en l’autre » (P.J. 1242). Sœur Marie Faustine était une fidèle fille de l’Église qu’elle aimait comme une Mère et comme le Corps Mystique de Jésus Christ. Consciente de son rôle au sein de cette l’Église, elle a collaboré avec la Miséricorde Divine dans l’œuvre du salut des âmes égarées. Sur le souhait et en suivant l’exemple du Seigneur Jésus, elle a sacrifié sa vie en holocauste. Dans sa vie spirituelle, elle se distinguait aussi par son amour de l’Eucharistie et par sa dévotion profonde pour Notre Dame de la Miséricorde.

Les années passées au couvent abondaient en grâces extraordinaires : révélations, visions, stigmates cachés, participation à la Passion du Seigneur, don de bilocation, de pénétrer le cœur des autres, de la prophétie, ou bien le don rarissime de fiançailles et d’épousailles mystiques. Le vif contact avec Dieu, Notre Dame, les anges, les saints, les âmes au purgatoire – tout cet univers surnaturel – lui apparaissait comme étant non moins réel et vrai que celui qu’elle percevait par ses sens. Malgré cette abondance de grâces extraordinaires accordées, elle savait que celles-ci ne décidaient pas de l’essence de la sainteté. « Ce ne sont ni les grâces, ni les apparitions, ni les ravissements, ni aucun don accordé qui la rendent parfaite, mais l’union intérieure de mon âme avec Dieu. Ces dons ne sont que des ornements de l’âme, mais ils ne constituent ni le contenu, ni la perfection. Ma sainteté et ma perfection consistent en une étroite union de ma volonté avec celle de Dieu » (P.J. 1107).

Sœur Marie-Faustine a été élue par le Seigneur Jésus secrétaire et apôtre de sa Miséricorde pour transmettre au monde entier son grand message. « Dans l’Ancien Testament, lui dit-Il, j’ai envoyé à mon peuple des prophètes et avec eux la foudre. Aujourd’hui, je t’envoie vers toute l’humanité avec ma miséricorde. Je ne veux pas punir l’humanité endolorie, mais je désire la guérir en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux » (P.J. 1588).

La mission de sœur Marie Faustine consistait en trois tâches :

1) rendre proche et annoncer au monde entier la vérité révélée dans les Écritures Saintes sur l’amour miséricordieux de Dieu envers tout homme.

2) implorer la Miséricorde Divine pour le monde entier, en particulier pour les pécheurs, notamment par la pratique des formes nouvelles, annoncées par le Seigneur Jésus, du culte de la Miséricorde Divine, qui sont les suivantes :

> le tableau du Christ avec l’inscription Jésus, j’ai confiance en Toi

> la Fête de la Miséricorde Divine le premier dimanche après Pâques, 

>>>   Chapelet de la Miséricorde Divine (audio)  [À dire à 15 heures].

Le Seigneur Jésus liait à ces formes du culte, ainsi qu’à la propagation de la dévotion à la Miséricorde, de grandes promesses à condition de se fier à Dieu et de pratiquer un amour actif envers le prochain.

3) la troisième tâche que comportait la mission de sœur Marie-Faustine consistait à inspirer le mouvement apostolique de la Miséricorde, qui est chargé de propager et d’obtenir par la prière la Miséricorde Divine pour le monde et qui tend à la perfection sur le chemin montré par sœur Faustine. Ce chemin est celui d’une confiance d’enfant en Dieu, laquelle s’exprime dans l’accomplissement de Sa volonté et dans une attitude de miséricorde envers les autres. À l’heure actuelle, ce mouvement au sein de l’Église concerne des millions de personnes à travers le monde, à savoir : des congrégations, des instituts laïques, des prêtres, des confréries, des associations, différentes communautés d’apôtres de la Miséricorde Divine et des particuliers qui se chargent, à titre individuel, des tâches transmises par le Seigneur Jésus par l’intermédiaire de sœur Marie-Faustine.

Le message de sœur Faustine a été noté dans son Petit Journal (>>> « Petit Journal » de Sœur Faustine en PDF) qu’elle rédigea par la volonté du Seigneur Jésus et de ses confesseurs. Elle y a fidèlement noté tous les souhaits de Jésus, de même qu’elle a décrit l’union intime de son âme avec Dieu. « Secrétaire de mon plus profond mystère, disait le Seigneur Jésus à sœur Faustine, ton devoir est d’écrire tout ce que je te fais connaître à propos de ma miséricorde au profit des âmes qui en lisant ces écrits seront consolés et auront le courage de s’approcher de moi (P.J. 1693). Cet ouvrage nous rend proche d’une manière extraordinaire le mystère de la Miséricorde Divine. Il enchante non seulement les gens simples, mais aussi les scientifiques qui y découvrent une source supplémentaire de recherche théologique. Le Petit Journal a été traduit en plusieurs langues, entre autres en anglais, allemand, italien, espagnol, français, portugais, russe, hongrois, tchèque et slovaque.

Ravagée par la maladie et par de nombreuses souffrances qu’elle a supportées en tant que sacrifice bénévole pour les pécheurs, entièrement épanouie spirituellement et unie à Dieu, sœur Marie-Faustine est morte à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée à peine de 33 ans. La gloire de la sainteté de sa vie a crû rapidement avec la propagation de la dévotion pour la Miséricorde Divine et au fur et à mesure des grâces obtenues par son intercession. De 1965 à 1967, à Cracovie s’est déroulé le procès diocésain sur sa vie et ses vertus et en 1968, à Rome, a été ouvert le procès de béatification, clos en décembre 1992. 

Marie-Faustine Kowalska a été béatifiée le 18 avril 1993 et canonisée le 30 avril 2000, sur la place Saint-Pierre de Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) qui institua, au cours de la célébration, la Fête de la Miséricorde Divine (le premier dimanche après Pâques).

Les reliques de sainte Faustine reposent au sanctuaire de la Miséricorde Divine de Cracovie-Łagiewniki ; une partie est dispersée dans le monde entier. 

Pour un approfondissement biographique :
>>> Sainte Faustine – Cracovie, Pologne

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).  


Chapelet de la Miséricorde Divine

Le chapelet de la miséricorde divine a été enseigné par le Christ lui-même à Sœur Faustine Kowalska, lors d’une de ses nombreuses apparitions dont il la gratifia. Il lui demanda d’être l’apôtre de sa miséricorde. Voici entre autre ce que le Christ a déclaré :
« Récite chaque jour et sans cesse ce chapelet que je t’ai enseigné… Quiconque le récitera, obtiendra à l’heure de la mort une grande grâce de ma miséricorde. »
« Tu feras de grandes choses si tu t’abandonnes entièrement à ma volonté en disant : Qu’il en soit non pas comme je veux, mais selon Ta volonté, ô Dieu. Sache que ces paroles prononcées du fond du chœur transportent l’âme en un instant au sommet de la sainteté »
« Ma fille, à chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, plonge-toi toute entière en ma Miséricorde, adore-la et glorifie-la. […] A cette heure là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres »

« En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie par ma Passion. C’est une heure de grande miséricorde pour le monde entier »

Voici comment réciter le chapelet :

> Au début, sur la croix, réciter 1 Notre Père, 1 Je vous salue Marie et 1 Je crois en Dieu.

> « Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de ton Fils bien aimé, Notre Seigneur Jésus Christ,  en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier. »

> Sur les petits grains du chapelet, dire
« Par sa douloureuse Passion, Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier »

A la fin du chapelet, on dit 3 fois :
« Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel, Prends pitié de nous et du monde entier »
Puis on ajoute 3 fois : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »
On termine avec le signe de croix.

NB : On peut également, si notre chapelet est destiné à un pécheur, réciter « avec un cœur repentant et avec foi », la prière suivante :
« Ô Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de miséricorde pour nous, j’ai confiance en vous ».

Sainte Faustine Kowalska priez pour nous !

05.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,5-10. 

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi, gros comme une graine de moutarde, vous auriez dit à l’arbre que voici : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous aurait obéi. »


« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Benoît XVI

pape de 2005 à 2013

Encyclique « Deus caritas est », § 35 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Des serviteurs quelconques »

      La juste manière de servir rend humble celui qui agit. Il n’assume pas une position de supériorité face à l’autre, même si la situation de ce dernier peut à ce moment-là être misérable. Le Christ a pris la dernière place dans le monde –- la croix –- et, précisément par cette humilité radicale, il nous a rachetés et il nous aide constamment. Celui qui peut aider reconnaît que c’est justement de cette manière qu’il est aidé lui aussi. Le fait de pouvoir aider n’est ni son mérite ni un titre d’orgueil. Cette tâche est une grâce.       Plus une personne œuvre pour les autres, plus elle comprendra et fera sienne la parole du Christ : « Nous sommes des serviteurs quelconques ». En effet, elle reconnaît qu’elle agit non pas en fonction d’une supériorité ou d’une plus grande efficacité personnelle, mais parce que le Seigneur lui en fait don. Parfois, le surcroît des besoins et les limites de sa propre action pourront l’exposer à la tentation du découragement. Mais c’est alors justement que l’aidera le fait de savoir qu’elle n’est, en définitive, qu’un instrument entre les mains du Seigneur ; elle se libérera ainsi de la prétention de devoir réaliser, personnellement et seule, l’amélioration nécessaire du monde. Humblement, elle fera ce qui lui est possible de faire et, humblement, elle confiera le reste au Seigneur.       C’est Dieu qui gouverne le monde et non pas nous. Nous, nous lui offrons uniquement nos services, pour autant que nous le puissions, et tant qu’il nous en donne la force. Faire cependant ce qui nous est possible, avec la force dont nous disposons, telle est la tâche qui maintient le bon serviteur de Jésus Christ toujours en mouvement : « L’amour du Christ nous pousse » (2Co 5,14).

LECTURES :

Livre d’Habacuc 1,2-3.2,2-4. 

Combien de temps, Seigneur, vais-je appeler, sans que tu entendes ? Crier vers toi : « Violence ! », sans que tu sauves ?
Pourquoi me fais-tu voir le mal et regarder la misère ? Devant moi, pillage et violence ; dispute et discorde se déchaînent.
Alors le Seigneur me répondit : Tu vas mettre par écrit une vision, clairement, sur des tablettes, pour qu’on puisse la lire couramment.
Car c’est encore une vision pour le temps fixé ; elle tendra vers son accomplissement, et ne décevra pas. Si elle paraît tarder, attends-la : elle viendra certainement, sans retard.
Celui qui est insolent n’a pas l’âme droite, mais le juste vivra par sa fidélité.

Psaume 95(94),1-2.6-7ab.7d-8a.9. 

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ! (Ps 94, 8a.7d)

Venez, crions de joie pour le Seigneur, 
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, 
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, 
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué, 
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,6-8.13-14. 

Bien-aimé, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération.
N’aie donc pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.
Tiens-toi au modèle donné par les paroles solides que tu m’as entendu prononcer dans la foi et dans l’amour qui est dans le Christ Jésus.
Garde le dépôt de la foi dans toute sa beauté, avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous.

Léon XIV signe sa première exhortation apostolique «Dilexi te»

Léon XIV signe l’Exhortation apostolique DIlexi te  (ANSA)

Léon XIV signe sa première exhortation apostolique «Dilexi te»

Le jour où l’Église fait mémoire de saint François d’Assise, le Pape a signé le document intitulé «Je t’ai aimé», qui sera présenté en Salle de presse du Saint-Siège le 9 octobre à 11h30.

Vatican news

Samedi matin 4 octobre, jour où l’Église commémore saint François d’Assise, le Pape Léon XIV a signé sa première exhortation apostolique, intitulée Dilexi te (Je t’ai aimé). Le titre du document rappelle la quatrième et dernière encyclique du Pape François, Dilexit nos, «sur l’amour humain et divin du Cœur de Jésus-Christ», datée du 24 octobre 2024. La signature de Dilexi te s’est déroulée dans la Bibliothèque privée du Palais apostolique, à 8h30, en présence de Mgr Edgar Peña Parra, substitut pour les Affaires générales de la Secrétairerie d’État. Le document sera présenté le 9 octobre 2025, à 11h30, en Salle de presse du Saint-Siège.

L’exhortation apostolique de Léon XIV a pour thème l’amour des pauvres. La conférence de presse sera animée par les cardinaux Michael Czerny, SJ, préfet du dicastère pour le Service du développement humain intégral, et Konrad Krajewski, aumônier de Sa Sainteté et préfet du dicastère pour le Service de la charité. Le texte sera présenté par le frère Frédéric-Marie Le Méhauté, provincial des Frères mineurs de France et de Belgique, docteur en théologie, qui interviendra à distance, et par la Petite Sœur de Jésus, Clémence de la Fraternité des Tre Fontane.

Source : VATICANNEWS, le 4 octobre 2025

04.10.2025 – Cérémonie de prestation de serment des gardes suisses avec la participation du Pape Léon XIV

Cérémonie de prestation de serment des gardes suisses avec la participation du Pape Léon XIV

Depuis la cour Saint-Damase, cérémonie de prestation de serment des gardes suisses avec la participation du Pape Léon XIV

04.10.2025 – Audience jubilaire du pape Léon XIV

Audience jubilaire: l’espérance réside dans les choix des jeunes

30 000 fidèles étaient présents samedi matin place Saint-Pierre pour écouter la catéchèse de Léon XIV centrée sur le courage de choisir son maître, «la justice ou l’injustice, Dieu ou l’argent». Le Pape a également salué les participants aux jubilés du monde missionnaire et des migrants, organisés ce 4 et 5 octobre à Rome. 

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

Espérer en une autre manière de distribuer les richesses, et fonder cette espérance sur les jeunes, c’est l’une des pistes de réflexion offertes par le Jubilé de l’espérance, et abordée samedi 4 octobre par Léon XIV, à l’occasion de l’audience jubilaire. Partant de la lecture de l’Évangile selon saint Luc «Aucun domestique ne peut servir deux maîtres. […] Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent», le Pape appelle chacun à faire un choix: «la justice ou l’injustice, Dieu ou l’argent». Et ce choix peut contribuer à ouvrir une ère nouvelle: «le monde change si nous changeons». Le pèlerinage jubilaire, le passage des Portes Saintes des basiliques papales va aussi dans ce sens. C’est l’expression du choix fait par chaque pèlerin: «trouver le pardon et la miséricorde, afin que tout puisse recommencer». Un nouveau départ donc, dans l’espérance que la terre puisse appartenir à tous et faire partie du bien commun, et que la justice prévale sur l’injustice. «Espérer, c’est choisir», souligne avec insistance Léon XIV, et «ceux qui ne choisissent pas désespèrent».

La jeunesse de Claire d’Assise

À la suite de Saint François, dont l’Église fait mémoire en ce 4 octobre, Claire a fait le choix de vivre en pauvreté. Issue d’une famille noble et aisée, elle a choisi la pauvreté évangélique. Elle a pris les Écritures au sérieux, opérant «une révolution». Le choix de Claire a deux conséquences: il a été suivi par de nombreuses jeunes femmes, et il a perduré jusqu’à aujourd’hui.  

«Le choix de Claire a inspiré des choix vocationnels dans le monde entier et continue de le faire aujourd’hui»

Claire avait 16 ans lorsqu’elle a entendu saint François pour la première fois. Sa jeunesse est aussi la jeunesse de l’Église; son choix de vie a plu aux jeunes femmes qui l’ont suivie et la suivent aujourd’hui encore, huit siècles après sa mort. «Les jeunes aiment ceux qui ont choisi et assument les conséquences de leurs choix», observe le Souverain pontife. Ils donnent même envie aux autres de choisir: «l’Église est jeune et attire les jeunes».

C’est pour les jeunes que l’évêque de Rome invite à prier en terminant sa catéchèse. L’avenir de l’Église est aussi entre leurs mains et dépendra des choix qu’ils feront: «prions pour que nous soyons une Église qui ne soit pas au service de l’argent ni d’elle-même, mais du Royaume de Dieu et de sa justice».

Source : VATICANNEWS, le 4 octobre 2025