07.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42. 

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 51 (trad. Cerf 1991, p. 412 rev.)

« Une seule chose est nécessaire » (Lc 10, 38-42)

Notre Seigneur disait que ses disciples étaient heureux à cause de ce qu’ils voyaient (Lc 10,23). A y regarder de près, nous devrions être tout aussi heureux, car nous voyons Notre Seigneur Jésus Christ plus parfaitement que les disciples tels que saint Pierre ou saint Jean. Eux, ils avaient sous les yeux un homme pauvre, faible, souffrant, mortel, alors que grâce à notre foi sainte et précieuse nous connaissons, nous, un Dieu grand, digne d’adoration, puissant, Seigneur du ciel et de la terre et qui de rien a fait toute la création. A bien considérer cela, nos yeux, oui, nos âmes, trouvent leur bonheur éternel. Mes chers enfants, les grands théologiens et les docteurs de l’école discutent la question de savoir quel est plus important et plus noble : la connaissance ou l’amour. Mais nous, nous parlerons plus volontiers de ce que disent les maîtres de vie, car quand nous arriverons au ciel, nous verrons bien alors la vérité de toutes choses. Notre Seigneur n’a-t-il pas dit : « Une seule chose est nécessaire » ? Quelle est donc cette chose unique qui est si nécessaire ? Cet unique nécessaire, c’est que tu reconnaisses ta faiblesse et ta misère. Tu ne peux rien revendiquer ; par toi-même tu n’es rien. C’est à cause de cet unique nécessaire-là que Notre Seigneur a subi une angoisse telle qu’il en a sué du sang. C’est parce que nous n’avons pas voulu reconnaître cette seule chose-là, que le Seigneur a crié sur la croix : « O Dieu, mon Dieu, comme tu m’as abandonné ! » (Mt 27,46) Oui, il fallait que le sauveur, notre unique nécessaire, soit complètement abandonné par tous les hommes. Cher enfant, laisse tomber tout ce que moi-même et tous les maîtres avons pu enseigner, toute vie active, toute contemplation, toute haute considération, et étudie seulement cette chose unique, de telle sorte qu’elle te soit accordée, et tu auras bien travaillé. C’est pourquoi Notre Seigneur disait : « Marie a choisi la meilleure part », oui, la meilleure de toutes. En vérité, si tu pouvais l’obtenir, tu aurais tout obtenu : non pas une part de bien, mais tout.

LECTURES :

Livre de Jonas 3,1-10. 

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas.
Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

Psaume 130(129),1-2.3-4.7bc-8. 

R/ Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? (Ps 129, 3)

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel ! 
Que ton oreille se fasse attentive 
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur 
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon 
pour que l’homme te craigne.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël 
de toutes ses fautes.

« J’avais toujours la chaîne de Marie dans les mains ou dans ma poche »

« J’avais toujours la chaîne de Marie dans les mains ou dans ma poche »

Au « Pont de Bois », un faubourg de Tokyo, dans d’anciennes baraques militaires, vivait un millier de vieillards, d’isolés, de sans-patrie. Une nuit, vers deux heures, le téléphone sonne : une vieille femme sur le point de mourir demande un prêtre. Lorsqu’elle était jeune fille, elle a fréquenté une école catholique. Là-bas, une religieuse l’a instruite pendant trois ans et à l’âge de dix-sept ans, elle est devenue chrétienne. « J’ai reçu l’Eau sainte et le Pain de Dieu », me dit-elle. Mais ensuite elle s’est mariée selon le choix de sa famille et son mari était un bonze bouddhiste qui possédait un temple, loin dans la montagne. Elle s’en fut donc là-bas, dans le temple dont elle devait assurer l’entretien ; elle devait aussi entretenir de nombreuses tombes et faire brûler l’encens au cours des fêtes funèbres. Son mari lui aurait bien permis d’aller à l’église, mais il n’y en avait pas. Elle mit au monde huit enfants. Après 70 ans, son mari mourut, tous ses enfants moururent également, dont cinq fils tombés pendant la guerre et, il y a 10 ans, un autre prêtre bouddhiste arriva, de sorte qu’elle dut quitter le temple. Je lui demandai si, pendant toutes ces années, elle avait pensé à Dieu. Elle me regarde avec étonnement et sortit péniblement sa main droite de sous la couverture. Elle tenait un rosaire et j’entendis cette réponse : « Pendant ces années, tous les jours et plusieurs fois par jour, sans jamais manquer un seul, j’ai prié en faisant mon travail ; j’avais toujours la chaîne de Marie dans les mains ou dans ma poche et je lui ai demandé tous les jours qu’avant de mourir, je trouve encore une fois un prêtre catholique qui me donne le Pain de Dieu. »

Père Géréon Goldmann dans Le chiffonnier de Tokyo, rapporté par le Recueil Marial 1986 du Père Albert Pfleger, mariste

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.10.2025 – SAINT DU JOUR

St Bruno

Saint Bruno
Fondateur de l’Ordre des Chartreux 
(1030-1101)

« À la louange de la gloire de Dieu, le Christ, Verbe du Père, depuis toujours a choisi par l’Esprit Saint des hommes pour les mener en solitude et se les unir dans un amour intime. Répondant à cet appel, maître Bruno, l’an du Seigneur 1084, entra avec six compagnons au désert de Chartreuse et s’y établit. » Statuts I.1 de l’ordre des Chartreux.

Né à Cologne vers 1030 Bruno vient de bonne heure étudier à l’école cathédrale de Reims. Promu docteur, Chanoine du Chapitre cathédral, il est nommé en 1056 écolâtre, c’est-à-dire Recteur de l’Université. Il fut un des maîtres les plus remarquables de son temps : « un homme prudent, à la parole profonde. »

Il se trouve de moins en moins à l’aise dans une cité où les motifs de scandale ne font pas défaut du côté du haut clergé et de l’Évêque lui-même. Après avoir lutté, non sans succès, contre ces désordres, Bruno ressent le désir d’une vie plus totalement donnée à Dieu seul. 

Après un essai de vie solitaire de courte durée, il vient dans la région de Grenoble, dont l’évêque, le futur saint Hugues, lui offre un lieu solitaire dans les montagnes de son diocèse. Au mois de juin 1084 l’évêque lui-même conduit Bruno et ses six compagnons dans la vallée sauvage de Chartreuse qui donnera à l’Ordre son nom. Ils y installent leur ermitage, formé de quelques cabanes en bois s’ouvrant sur une galerie qui permet d’accéder sans trop souffrir des intempéries aux lieux de réunion communautaire : l’église, le réfectoire, la salle du chapitre. 

Après six ans de paisible vie solitaire, Bruno fut appelé par le pape Urbain II au service du Siège apostolique. Ne pensant pas pouvoir continuer sans lui sa communauté pensa d’abord se séparer, mais elle se laissa finalement convaincre de continuer la vie à laquelle il l’avait formée. Conseiller du pape, Bruno ne se sent pas à l’aise à la cour pontificale. Il ne demeure que quelques mois à Rome. Avec l’accord du pape il établit un nouvel ermitage dans les forêts de Calabre dans le sud de l’Italie, avec quelques nouveaux compagnons. C’est là qu’il meurt le 6 octobre 1101. À l’approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s’endormit paisiblement dans le Seigneur.

Un témoignage de ses frères de Calabre : 

« Bruno mérite d’être loué en bien des choses, mais en cela surtout : il fut un homme d’humeur toujours égale, c’était là sa spécialité. Il avait toujours le visage gai, la parole modeste ; il montrait avec l’autorité d’un père la tendresse d’une mère. Nul ne l’a trouvé trop fier, mais doux comme l’agneau. »

Quelques extraits des « Statuts » de l’ordre :
« Séparés de tous, nous sommes unis à tous car c’est au nom de tous que nous nous tenons en présence du Dieu vivant. » Statuts 34.2
« Notre application principale et notre vocation sont de vaquer au silence et à la solitude de la cellule. Elle est la terre sainte, le lieu où Dieu et son serviteur entretiennent de fréquents colloques, comme il se fait entre amis. Là, souvent l’âme s’unit au Verbe de Dieu, l’épouse à l’Époux, la terre au ciel, l’humain au divin ». (Statuts 4.1)
« La grâce du Saint-Esprit rassemble les solitaires pour en faire une communion dans l’amour, à l’image de l’Église, une et répandue en tout lieu. » Statuts 21.1
« Qui persévère sans défaillance dans la cellule et se laisse enseigner par elle tend à faire de toute son existence une seule prière continuelle. Mais il ne peut entrer dans ce repos sans passer par l’épreuve d’un rude combat : ce sont les austérités auxquelles il s’applique comme un familier de la Croix, ou les visites du Seigneur, venu l’éprouver comme l’or dans le feu. Ainsi, purifié par la patience, nourri et fortifié par la méditation assidue de l’Écriture, introduit par la grâce du Saint-Esprit dans les profondeurs de son cœur, il pourra désormais, non seulement servir Dieu, mais adhérer à lui ». (Statuts 3.2)

Auteur : L’Ordre des chartreux  (http://www.chartreux.org)

Saint Bruno priez pour nous !

06.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37. 

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Livre XII, SC 212 (Morales sur Job, trad. A. Bocognano, éd. du Cerf, 1974 ; p. 223-225)

Enraciner son cœur dans le désir de la vie éternelle

« Il ne sera pas habité, sa fortune ne durera pas, il ne poussera pas sa racine dans la terre. » (Jb 15,29 Vg) (…) L’homme ne s’enrichit de vertus que si son âme est habitée par Dieu tout-puissant. Mais comme la pensée de l’orgueilleux n’est pas habitée par la grâce de son créateur, il ne saurait s’enrichir de vertus. Ainsi, comme il est intérieurement vide, on peut dire : « Il ne sera pas habité », et c’est raison d’ajouter : « sa fortune ne durera pas. » (…) Si nous appliquons cette expression à la terre de ce monde, il est bien évident qu’un arbre qui n’a pas de racine dans la terre est ébranlé par la brise la plus légère et tombe. Or, quand l’orgueilleux se fortifie contre le Seigneur tout-puissant, quand il court le cou dressé, quand il se dresse, la nuque grasse, contre l’auteur de la vie, il paraît avoir la stature d’un arbre. Il a cette stature mais il est sans racine, puisque, telle une douce brise, la simple mise en branle d’une sentence cachée lui arrache la vie. (…) Mais si par le mot de terre nous entendons la récompense de la vie éternelle qui fait dire au prophète : « Tu es mon partage dans la terre des vivants » (Ps 141,6), cet injuste ne pousse pas sa racine dans la terre, parce qu’il n’enracine jamais la pensée de son cœur au désir de la vie éternelle. Ce que la racine est pour l’arbre, la pensée personnelle l’est, en effet, pour chaque homme, parce que ce qui apparaît de lui au-dehors est lié à ce qui en son for intérieur n’apparaît pas. C’est ce qui fait dire encore au prophète : « Il poussera sa racine vers le bas et il fera croître ses fruits vers le haut. » (Is 37,31) Oui, lorsque notre pensée s’oriente vers la compassion pour notre prochain dans la misère, nous pouvons dire que nous poussons notre racine vers le bas, afin de faire croître le fruit qui sera notre récompense dans le ciel.

LECTURES :

Livre de Jonas 1,1-16.2,1.11. 

La parole du Seigneur fut adressée à Jonas, fils d’Amittaï :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, et proclame que sa méchanceté est montée jusqu’à moi. »
Jonas se leva, mais pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face du Seigneur. Descendu à Jaffa, il trouva un navire en partance pour Tarsis. Il paya son passage et s’embarqua pour s’y rendre, loin de la face du Seigneur.
Mais le Seigneur lança sur la mer un vent violent, et il s’éleva une grande tempête, au point que le navire menaçait de se briser.
Les matelots prirent peur ; ils crièrent chacun vers son dieu et, pour s’alléger, lancèrent la cargaison à la mer. Or, Jonas était descendu dans la cale du navire, il s’était couché et dormait d’un sommeil mystérieux.
Le capitaine alla le trouver et lui dit : « Qu’est-ce que tu fais ? Tu dors ? Lève-toi ! Invoque ton dieu. Peut-être que ce dieu s’occupera de nous pour nous empêcher de périr. »
Et les matelots se disaient entre eux : « Tirons au sort pour savoir à qui nous devons ce malheur. » Ils tirèrent au sort, et le sort tomba sur Jonas.
Ils lui demandèrent : « Dis-nous donc d’où nous vient ce malheur. Quel est ton métier ? D’où viens-tu ? Quel est ton pays ? De quel peuple es-tu ? »
Jonas leur répondit : « Je suis Hébreu, moi ; je crains le Seigneur, le Dieu du ciel, qui a fait la mer et la terre ferme. »
Les matelots furent saisis d’une grande peur et lui dirent : « Qu’est-ce que tu as fait là ? » Car ces hommes savaient, d’après ce qu’il leur avait dit, qu’il fuyait la face du Seigneur.
Ils lui demandèrent : « Qu’est-ce que nous devons faire de toi, pour que la mer se calme autour de nous ? » Car la mer était de plus en plus furieuse.
Il leur répondit : « Prenez-moi, jetez-moi à la mer, pour que la mer se calme autour de vous. Car, je le reconnais, c’est à cause de moi que cette grande tempête vous assaille. »
Les matelots ramèrent pour regagner la terre, mais sans y parvenir, car la mer était de plus en plus furieuse autour d’eux.
Ils invoquèrent alors le Seigneur : « Ah ! Seigneur, ne nous fais pas mourir à cause de cet homme, et ne nous rends pas responsables de la mort d’un innocent, car toi, tu es le Seigneur : ce que tu as voulu, tu l’as fait. »
Puis ils prirent Jonas et le jetèrent à la mer. Alors la fureur de la mer tomba.
Les hommes furent saisis par la crainte du Seigneur ; ils lui offrirent un sacrifice accompagné de vœux.
Le Seigneur donna l’ordre à un grand poisson d’engloutir Jonas. Jonas demeura dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits.
Alors le Seigneur parla au poisson, et celui-ci rejeta Jonas sur la terre ferme.

Livre de Jonas 2,3.4.5.8. 

R/ Tu retires ma vie de la fosse, Seigneur mon Dieu. (Jon 2, 7)

Dans ma détresse, je crie vers le Seigneur, 
et lui me répond ; 
du ventre des enfers j’appelle : 
tu écoutes ma voix.

Tu m’as jeté au plus profond du cœur des mers, 
et le flot m’a cerné ; 
tes ondes et tes vagues ensemble 
ont passé sur moi.

Et je dis : me voici rejeté 
de devant tes yeux ; 
pourrai-je revoir encore 
ton temple saint ?

Quand mon âme en moi défaillait, 
je me souvins du Seigneur ; 
et ma prière parvint jusqu’à toi 
dans ton temple saint.