Comment évangéliser dans la société du spectacle. Le pape Léon à l’épreuve des médias

Léon XIV (sur la photo quand il était missionnaire et évêque au Pérou) a consacré sa première audience publique ce lundi 12 mai aux quelques 5 000 journalistes issus des quatre coins du monde qui ont afflué à Rome pour l’élection du nouveau pape.

« Paix » et « Vérité » auront été les mots-clés de son discours. Des objectifs susceptibles de coûter la liberté voire la vie à de nombreux journalistes. C’est pour eux que le pape a lancé d’emblée ce vibrant appel :

« Permettez-moi de réaffirmer aujourd’hui la solidarité de l’Église avec les journalistes emprisonnés pour avoir cherché à rapporter la vérité, et par ces paroles, de demander la libération de ces journalistes emprisonnés. L’Église reconnaît dans ces témoins – je pense à ceux qui racontent la guerre au prix de leur vie – le courage de ceux qui défendent la dignité, la justice et le droit des peuples à être informés, car seuls des peuples informés peuvent faire des choix libres. La souffrance de ces journalistes emprisonnés interpelle la conscience des nations et de la communauté internationale, nous appelant tous à préserver les biens précieux que sont la liberté d’expression et la liberté de la presse ».

En effet, de la Russie à l’Iran en passant par la Chine, on ne compte plus les journalistes jetés en prison. « Nous vivons des temps difficiles », a dit le pape Léon. Mais la communication et le journalisme ne peuvent exister en-dehors du temps et de l’histoire. « Comme nous le rappelle saint Augustin, qui disait : ‘Vivons bien, et les temps seront bons. Nous sommes les temps’ ».

Ce n’est pas la première fois que l’augustinien Robert F. Prevost aborde la question des médias. Le 11 octobre 2012, son intervention au Synode convoqué par Benoît XVI sur « La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne » portait déjà sur ce même thème.

La salle de presse du Saint-Siège et « L’Osservatore Romano », comme de rigueur à l’époque, publiaient chaque jour un résumé de chaque intervention. Et ils ont donc fait de même pour celle de celui qui était à l’époque prieur général de l’Ordre de Saint-Augustin.

Mais en lisant le texte intégral de son intervention, on est étonné par la clairvoyance de son diagnostic des biais médiatiques de la société actuelle, mais plus encore par ses références aux Pères de l’Église – d’Augustin à Ambroise en passant par Léon le Grand et Grégoire de Nysse – en tant que maîtres reconnus dans l’art de comprendre les enjeux communicationnels de leur époque et donc dans la compréhension de la manière d’évangéliser au mieux la société du Bas-Empire.

Cette intervention de Prevost au Synode de 2012 a été conservée par ses soins dans deux vidéos enregistrées à l’époque par « Catholic News Service », l’agence de presse de la Conférence épiscopale des États-Unis.

Et c’est à nouveau « Catholic News Service » qui, après l’élection de Prevost comme pape, a mis à disposition la même année une interview vidéo limpide d’une demi-heure environ de Francis X. Rocca, toujours sur le sujet des médias et de l’évangélisation.

On trouvera ci-dessous la traduction de l’intervention de Prevost au Synode de 2012.

Quant aux trois vidéos, elles sont disponibles sur cette page du blog du professeur Leonardo Lugaresi, éminent spécialiste des Pères de l’Église.

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Les Pères de l’Église et les médias de leur temps. Une leçon pour l’aujourd’hui

de Robert F. Prevost

(Intervention au Synode sur l’évangélisation, le 11 octobre 2012)

Les médias occidentaux sont remarquablement efficaces quand il s’agit d’encourager une certaine solidarité publique pour des croyances et des pratiques contraires à l’Évangile, comme par exemple l’avortement, l’homosexualité et l’euthanasie. Quant à la religion, les médias la tolèrent tout au plus comme quelque chose de ringard ou de bizarre, pourvu qu’elle ne s’oppose pas activement aux positions éthiques que les médias revendiquent pour eux-mêmes.

Par conséquent, quand des personnes religieuses s’expriment contre ces mêmes positions, les médias mettent la religion sous le feu des projecteurs et la dépeignent comme idéologique et insensible aux besoins soi-disant vitaux des personnes vivant dans le monde actuel.

Cette sympathie pour les choix de vie antichrétiens encouragée par les médias a été enracinée dans l’opinion publique avec tant de maestria et d’ingéniosité que lorsque des personnes entendent le message chrétien, ce dernier leur semble inévitablement cruel au niveau idéologique et émotionnel, tout le contraire de l’humanisme attribué au point de vue antichrétien.

Les pasteurs catholiques prêchant contre la légalisation de l’avortement et la requalification du mariage sont décrits comme des personnes idéologisées, dures et insensibles. Pas pour quelque chose qu’ils auraient fait ou dit, mais bien parce que le public confronte leur message avec le ton bienveillant et plein de compassion de l’image, fabriquée par les médias, d’hommes et de femmes enfermés dans des situations de vie moralement compliquées, qui prennent des décisions présentées comme saines et bonnes.

C’est le cas, par exemple, de la manière dont les familles alternatives, y compris celles formées de couples de même sexe ayant adopté des enfants, sont représentées dans les séries télévisées et dans les films.

Si la nouvelle évangélisation veut réussir à contrer ce biais médiatique envers la religion et l’éthique, les pasteurs, les prédicateurs, les enseignants et les catéchistes devront être bien mieux informés qu’ils ne le sont sur le contexte de l’évangélisation dans un monde dominé par les médias de masse.

Les Pères de l’Église ont offert une réponse magistrale aux courants littéraires et rhétoriques non chrétiens et antichrétiens actifs dans l’Empire romain et qui structuraient l’imaginaire religieux et éthique de l’époque.

Les « Confessions » d’Augustin, avec leur image forte du « cœur inquietum » ont défini la façon dont les chrétiens et les non chrétiens se sont représenté l’aventure de la conversion religieuse en Occident.

Dans la « Cité de Dieu », saint Augustin s’appuie sur le récit de la rencontre entre Alexandre le Grand et un pirate caricatural pour ironiser sur la légitimité morale présumée de l’empire romain.

Les Pères de l’Église, dont Jean Chrysostome, Ambroise, Léon le grand et Grégoire de Nysse ne furent pas de grands orateurs parce qu’ils furent de grands prédicateurs : ils furent de grands prédicateurs parce qu’ils furent avant tout de grands orateurs.

Pour le dire autrement, leur évangélisation a été couronnée de succès en grande partie parce qu’elle comprenait les fondements de la communication sociale adaptés au monde dans lequel ils vivaient. Par conséquence, ils comprenaient en détail les techniques avec lesquelles les centres de pouvoir séculier de ce monde manipulaient l’imaginaire religieux et l’éthique populaire de leur époque.

En outre, l’Église devrait résister à la tentation de penser pouvoir rivaliser avec les médias de masse modernes en transformant la liturgie sacrée en un spectacle.

À ce propos, des Pères de l’Église comme Tertullien nous rappellent aujourd’hui que le spectacle visible est le domaine du « saeculum » et que notre mission et celle d’introduire les personnes à la nature du Mystère, comme antidote au spectacle.

De Sandro Magister sur Settimo Cielo (en français sur diakonos.be)

Le Rosaire est au cœur du message de Fatima (I)

Le Rosaire est au cœur du message de Fatima (I)

Pourquoi dans le message de Fatima le Rosaire est-il si important alors que cette prière est connue et pratiquée depuis le XIIIe siècle ? 

Depuis la révélation du Rosaire à St Dominique au XIIIe siècle par Notre Dame, nombreux sont les saints qui ont répandu cette dévotion. La Vierge Marie n’a certes pas attendu d’apparaître à Fatima pour rappeler l’importance du Rosaire puisqu’en bien des apparitions elle n’a eu de cesse de dire qu’il était le moyen par lequel elle viendrait au secours de ses enfants. 

Mais à Fatima, la prière du Rosaire est un des  points centraux du message de la Vierge Marie.   Pourquoi le Rosaire est-il au centre du message de Fatima, alors que la Vierge Marie a révélé aussi aux enfants l’importance de la Pénitence et de la dévotion à son Cœur Immaculé et que des prodiges se sont produits ? 

Parce que c’est autour du Rosaire que se sont déroulés les grands événements. À chaque apparition du 13 mai au 13 octobre 1917, Notre Dame recommande avec insistance aux enfants la récitation quotidienne du chapelet pour obtenir la fin de la guerre. Il n’y a qu’à lire les récits des apparitions pour constater la manière touchante dont elle leur a appris le Rosaire. De plus, le 13 octobre, elle se présenta comme « Notre Dame du Rosaire ». 

Enfin, si ce qui nous frappe le plus à Fatima, ce sont les prodiges, comme le miracle du soleil, le principal à retenir, à mettre en pratique et à répandre, ce sont les recommandations de Notre Dame.

Famille Missionnaire de Notre Dame

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.05.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Isidore le laboureur († 1130)

Modèle d’un paysan chrétien très pieux

(1070-1130)

Isidore naît à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L’enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas. 

Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu. Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l’eau du puits s’élevant jusqu’en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé. En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.

Quoique occupé du grossier travail de mener la charrue, Isidore n’en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s’en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier. 

Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l’accusèrent auprès du maître, qui voulut s’assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges qui l’aidaient. Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison. 

Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d’une maladie douloureuse, il la ressuscita. Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d’étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur Isidore du soin de sa maison.

Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu’il avait tout donné, il pria sa femme d’aller voir s’il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d’être vidé, aussi plein que si personne n’y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu’il arriva quand tout était fini. 

Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d’assez mauvaise humeur, qu’on lui avait gardé sa part, mais qu’il n’y avait rien pour les mendiants. « C’est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. » En effet, on trouva un repas entier là où on n’avait mis de côté que quelques morceaux. 

La femme d’Isidore, de son côté, donnait des marques d’une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l’ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu’elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l’étendit sur les eaux, et, à l’aide de cette barque d’un nouveau genre, passa tranquillement à l’autre bord.

Isidore meurt avant sa femme, en 1170, et on l’enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors il apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l’élévation et la translation de son corps. Quand on l’eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s’il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d’elles-mêmes. L’église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s’opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.

Saint Isidore le laboureur priez pour nous !

15.05.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,16-20. 

Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi : « Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie.
Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.
Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis, mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : ‘Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.’
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.


Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Pape François

Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l’Évangile » du 24 nov. 2013, § 24 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Le messager n’est pas plus grand que celui qui l’envoie »

L’Église « en sortie » est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui portent des fruits et qui fêtent. (…) La communauté évangélisatrice fait l’expérience que le Seigneur a pris l’initiative, il l’a précédée dans l’amour (1Jn 4,19). Et en raison de cela, elle sait aller de l’avant, elle sait prendre l’initiative sans crainte, aller à la rencontre, chercher ceux qui sont loin et arriver aux croisées des chemins pour inviter les exclus (Lc 14,23). Pour avoir fait l’expérience de la miséricorde du Père et sa force de diffusion, elle vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde. Osons un peu plus prendre l’initiative ! En conséquence, l’Église sait « s’impliquer ». Jésus a lavé les pieds de ses disciples. Le Seigneur s’implique et implique les siens, en se mettant à genoux devant les autres pour les laver. Mais tout de suite après il dit à ses disciples : « Heureux êtes-vous, si vous le mettez en pratique. » La communauté évangélisatrice, par ses œuvres et ses gestes, se met dans la vie quotidienne des autres, elle raccourcit les distances, elle s’abaisse jusqu’à l’humiliation si c’est nécessaire, et assume la vie humaine, touchant la chair souffrante du Christ dans le peuple. Les évangélisateurs ont ainsi « l’odeur des brebis » et les brebis écoutent leur voix (Jn 10,3).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 13,13-25. 

Quittant l’île de Chypre pour l’Asie Mineure, Paul et ceux qui l’accompagnaient s’embarquèrent à Paphos et arrivèrent à Pergé en Pamphylie. Mais Jean-Marc les abandonna pour s’en retourner à Jérusalem.
Quant à eux, ils poursuivirent leur voyage au-delà de Pergé et arrivèrent à Antioche de Pisidie. Le jour du sabbat, ils entrèrent à la synagogue et prirent place.
Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : « Frères, si vous avez une parole d’exhortation pour le peuple, parlez. »
Paul se leva, fit un signe de la main et dit : « Israélites, et vous aussi qui craignez Dieu, écoutez :
Le Dieu de ce peuple, le Dieu d’Israël a choisi nos pères ; il a fait grandir son peuple pendant le séjour en Égypte et il l’en a fait sortir à bras étendu.
Pendant une quarantaine d’années, il les a supportés au désert
et, après avoir exterminé tour à tour sept nations au pays de Canaan, il a partagé pour eux ce pays en héritage.
Tout cela dura environ quatre cent cinquante ans. Ensuite, il leur a donné des juges, jusqu’au prophète Samuel.
Puis ils demandèrent un roi, et Dieu leur donna Saül, fils de Kish, homme de la tribu de Benjamin, pour quarante années.
Après l’avoir rejeté, Dieu a, pour eux, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés.
De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus,
dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement, en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël.
Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” »

Psaume 89(88),2-3.21-22.25.27. 

R/ Ton amour, Seigneur, sans fin je le chante ! (Ps 88, 2a)

L’amour du Seigneur, sans fin je le chante ; 
ta fidélité, je l’annonce d’âge en âge.
Je le dis : C’est un amour bâti pour toujours ; 
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« J’ai trouvé David, mon serviteur, 
je l’ai sacré avec mon huile sainte ;
et ma main sera pour toujours avec lui, 
mon bras fortifiera son courage.

« Mon amour et ma fidélité sont avec lui, 
mon nom accroît sa vigueur ;
« Il me dira : “Tu es mon Père, 
mon Dieu, mon roc et mon salut !” »

Fatima – Les 12 et 13 mai, 470000 pèlerins ont prié pour la paix et le nouveau pape

Les 12 et 13 mai, 470 000 pèlerins ont prié pour la paix et le nouveau pape

En pleine Année Sainte de l’Église, le premier grand pèlerinage de 2025 à Cova da Iria a été guidé par l’espoir.

Malgré la pluie ponctuelle et le fait que les 12 et 13 mai ont coïncidé avec le début de la semaine de travail, environ 470 000 pèlerins étaient à Cova da Iria, entre hier et aujourd’hui, pour participer aux célébrations du pèlerinage international anniversaire de mai.

L’appel à l’espoir, dans un monde en conflit, et la prière pour le pontificat du nouveau Pape Léon XIV ont été les deux messages qui ont prévalu de ces deux jours qui marquent le 108.º anniversaire des apparitions de Notre-Dame aux petits bergers, à Fatima.

« Des temps délicats, tendus, complexes que nous vivons… Des temps où certains ne pensent peut-être qu’à eux-mêmes. Temps d’autoritarismes de différentes nuances. Des temps de fondamentalismes qui ne favorisent pas la vie. Des moments où la maison ordinaire réclame des soins. Un temps qui manque d’ouverture à l’autre et d’ouverture à la solidarité, un temps qui manque d’espoir », a déclaré le cardinal D. Jaime Spengler lors de l’homélie de la Messe Internationale d’Anniversaire, le matin du 13.

En réponse à ces défis contemporains, l’archevêque de Porto Alegre, au Brésil, a exhorté les pèlerins à regarder avec un regard d’espoir l’exemple de Notre-Dame, en écoutant attentivement la Parole. À la Mère de Dieu, D. Jaime Spengler a demandé « la grâce d’un bon cœur, capable d’écouter la Parole, de l’accueillir et de la mettre en pratique.

Le cardinal brésilien a également parlé de la peur qui engourdit la société actuelle et a présenté la confiance de la présence maternelle de Notre-Dame comme une sécurité pour regarder avec espoir les peurs et les difficultés.

Hier soir, D. Jaime Spengler a fait appel à la paix mondiale et à la proximité entre les peuples, pour la concorde et le pardon.

« Nous avons besoin du vin de la concorde, de l’entente entre les peuples, du vin du pardon, de la paix, du vin de l’entente, du vin de la proximité, du vin du courage de nous regarder dans les yeux et de dire : ‘Tu es mon frère, tu es ma sœur’ », a déclaré l’archevêque de Porto Alegre, dans l’homélie de la Célébration de la Parole du 12 mai.

Au début des célébrations d’hier soir, une nouvelle croix a été inaugurée dans le presbytère de la Capelinha das Aparições. Fabriquée en bronze coulé par les mains du sculpteur Rogério Timóteo, la pièce montre une figuration de la croix avec le Christ crucifié plus visible et expressive et apparaît comme un moyen de marquer l’année jubilaire actuelle.

Le pontificat du pape Léon XIV a été consacré à Notre-Dame

Le pape Léon XIV nouvellement élu a été évoqué à plusieurs reprises lors de ce pèlerinage des 12 et 13 mai à Fatima. La référence la plus significative était l’acte de consécration à Notre-Dame du Pontificat du Pape Léon XIV que D. José Ornelas a fait, en présence de l’épiscopat portugais, devant l’Image de la Vierge de Fatima, à la fin de la messe de ce jour 13.

« Nous sommes à vos pieds, les évêques du Portugal et cette multitude de pèlerins, à l’occasion du 108e anniversaire de votre apparition aux petits bergers, dans cette fosse d’Iria, pour vous consacrer le ministère de l’actuel successeur de Pierre et évêque de Rome, le Saint-Père Léon XIV », a-t-il commencé par dire, dans l’introduction de la prière jubilaire de consécration, où il a demandé à la Mère de Dieu la tendresse, le discernement, le courage et la capacité, inspiré par le Message de Fatima, « continuer à lancer au monde le cri urgent de paix », comme il l’a fait, dans les premiers mots qu’il a adressés à Rome, après son élection.

L’introduction à la prière a également souligné l’importance que le Successeur de Pierre a dans le Message de Fatima et a évoqué la visite des quatre derniers Papes à Fatima, en particulier la dernière présence du Pape François et l’appel qu’il a laissé ici à une Église ouverte à tous.

Un calice offert par le pape François a été utilisé lors de la célébration eucharistique du pèlerinage international anniversaire de mai. La pièce a été offerte par Sa Sainteté à l’occasion de son pèlerinage au Sanctuaire, le 13 mai 2017, et se distingue par le récit iconographique profondément symbolique.

La messe internationale anniversaire du 13 mai a été célébrée par 27 évêques, dont deux cardinaux – le cardinal D. António Marto, évêque émérite de Leiria-Fátima, et le cardinal D. Fortunato Frezza, chanoine de la basilique Saint-Pierre, et 282 prêtres. 14 diacres étaient également présents à l’autel.

Lors des célébrations des 12 et 13 mai, le nouveau système de sonorisation de l’enceinte de prière du sanctuaire a été inauguré, un projet qui a amélioré la couverture acoustique, la netteté de la transmission du son et créé une redondance dans le système, qui offre désormais aux pèlerins une qualité élevée dans toute la zone de célébration.

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Une assemblée diversifiée et « extraordinaire »

À la fin de la célébration, le président de Peregrinação, D. Jaime Spengler a remercié l’évêque de Leiria-Fátima pour l’invitation à présider les 12 et 13 mai à Fatima, et a loué les célébrations et le « peuple extraordinaire » qui s’est réuni à Cova da Iria. Lundi après-midi, l’archevêque de Porto Alegre avait déjà fait l’éloge du mystère, du charme, de la révérence et du silence vécus dans le Sanctuaire.

Quelques instants avant, D. José Ornelas a remercié la présence du cardinal brésilien et a souligné la diversité de l’assemblée présente à Cova da Iria, « unie par la même foi ».

« Ici, nous donnons un signe qu’il est possible de vivre ensemble que, ayant un Père commun, il est plus facile de devenir frères et sœurs, sans exclure personne, afin que nous puissions sortir d’ici avec un chemin renouvelé dans le cœur, car ce monde a besoin de signes d’espoir, de foi, de solidarité, de bonté et de compassion. Marie est la mère de tous ! », a déclaré l’évêque de Leiria-Fátima, qui a demandé la prière et une salve d’applaudissements pour le pape Léon XIV.

Avant les derniers mots de D. José Ornelas, pendant le moment d’adoration du Saint-Sacrement, dans le message habituel adressé aux malades, le père Francisco Pereira, aumônier du Sanctuaire, a pointé un regard d’espoir sur ceux qui souffrent, rappelant la persévérance dont le Pape François a fait preuve dans les derniers jours de sa vie et assurant la présence de Notre-Dame et de son Fils, au milieu de la souffrance humaine.

À la fin de la célébration d’aujourd’hui, le recteur du Sanctuaire a laissé un bilan « très positif » qui a permis une expérience de foi et d’église qui, selon lui, a laissé les pèlerins « le cœur plein ».

« Nous avons eu hier et aujourd’hui le Recinto plein. Hier, un peu plus qu’aujourd’hui. Étant des jours de semaine, un lundi et un mardi, c’est très significatif. Que ce soit parce qu’il s’agissait d’un pèlerinage marqué par la mort du pape François et par l’élection du pape Léon XIV, un fait qui a accompagné le pèlerinage du début à la fin », a déclaré le père Carlos Cabecinhas, s’adressant aux journalistes présents à Fatima.

Dans les services du Sanctuaire, 164 groupes de pèlerins ont été enregistrés pour le 12 mai et 191 groupes pour le 13, avec provenance des cinq continents.

Source : SANCTUAIRE DE FATIMA, le 13 mai 2025