02.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,29-33. 

En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »
Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.
Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Cardinal Charles Journet (1891-1975)

théologien

Le Mystère de l’Incarnation (Retraite prêchée à Genève du 17 au 30 août 1970, Entretiens publiés par la Fondation Cardinal Journet, p. 15-16; rev.)

Ton âme est une pierre vivante de l’Église

Il ne faut pas perdre l’élan intérieur de la confiance et de la foi dans un monde qui apostasie. D’une certaine manière, cela doit donner encore plus de valeur à l’élan de foi que chacun de nous peut faire. Il n’y a qu’une chose qui dépende de vous : c’est votre attitude intérieure. Si vous tenez votre âme dans la lumière de Dieu, vous êtes une pierre vivante de l’Église. La transformation de l’Église que vous pouvez faire, elle est dans votre cœur. Si chacun de nous est une petite pierre de lumière dans le monde actuel, la cité de Jérusalem se construit déjà à l’intérieur de votre cœur. Du petit milieu immédiat dans lequel vous pouvez avoir une influence, il y a un rayon qui part. Alors vous restez là, non sans souffrance – c’est impossible quand on aime Dieu de ne pas souffrir en voyant l’état actuel du monde –, mais dans la paix, une paix profonde, une paix qui est une adoration, et une réponse faite à Dieu aux négations que lui oppose le monde. Vous lui avez dit « oui » dans votre cœur ; ce « oui » vous a peut-être coûté beaucoup d’arrachements, de déchirements; vous avez essayé d’être fidèle, non pas sans misères, mais ce « oui » que vous avez dit, que vous n’avez pas renié, il est très grand. Et les anges dans le ciel, qui voient le monde tel qu’il est, ne voient pas seulement ce que dit la grande presse et les moyens de communication qui s’agenouillent devant le monde ; ils voient quelque chose de plus mystérieux, de plus profond. Il faut garder la paix.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 19,1-8. 

Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. »
Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. »
Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser.
Ils étaient une douzaine d’hommes au total.
Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.

Psaume 68(67),2-3.4-5.6-7ab. 

R/ Royaumes de la terre, chantez pour le Seigneur. (Ps 67, 33a)

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent, 
ses adversaires fuient devant sa face.
Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ; 
comme on voit fondre la cire en face du feu, 
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

Mais les justes sont en fête, ils exultent ; 
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom, 
frayez la route à celui qui chevauche les nuées. 
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

Père des orphelins, défenseur des veuves, 
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l’isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.

« Grâce à saint Louis-Marie Grignion de Montfort, j’ai compris »

« Grâce à saint Louis-Marie Grignion de Montfort, j’ai compris »

Le pape polonais saint Jean Paul II n’a jamais caché l’influence d’un grand saint français dans sa très forte dévotion mariale. Tout jeune homme, alors ouvrier à l’usine de Solvay pendant la Seconde Guerre mondiale, il découvre le rôle de Marie en lisant sonTraité de la vraie dévotion à la Vierge Marie (1). Si, depuis sa plus tendre enfance, Karol Wojtyla grandit dans la proximité avec Marie, il lui semble préférable, au moment d’entrer au séminaire, de prendre quelque distance avec elle. Il le reconnaîtra plus tard, il craignait que cela nuise à l’adoration due au Christ.

« Mais grâce à saint Louis-Marie Grignion de Montfort », écrit-il en 2004 dans la Lettre adressée aux Religieux et Religieuses des familles montfortaines, « j’ai compris que l’authentique dévotion à la Mère de Dieu est véritablement christocentrique. La lecture du Traité de la vraie dévotion a marqué dans ma vie un tournant décisif. Je dis un “tournant” bien qu’il s’agisse d’un long cheminement intérieur qui a coïncidé avec ma préparation clandestine au sacerdoce. Je me suis aperçu de quelque chose de fondamental. Il s’en est suivi que la dévotion de mon enfance et même de mon adolescence envers la Mère du Christ a fait place à une nouvelle attitude, une dévotion venue du plus profond de ma foi, comme du cœur même de la réalité trinitaire et christologique ».

La devise Totus Tuus inscrite sur son blason papal s’inspire directement de la spiritualité de saint Louis-Marie Grignion de Montfort. C’est ce qu’il confirme dans cette même lettre de 2004 : « Ces deux paroles expriment l’appartenance totale à Jésus à travers Marie : “Tuus totus ego sum, et omnia mea tua sunt”, écrit saint Louis-Marie et il traduit : “Je suis tout à vous, et tout ce que j’ai vous appartient, ô mon aimable Jésus, par Marie, votre sainte Mère” (Traité de la vraie dévotion, n. 233). La doctrine de ce saint a exercé une profonde influence sur ma dévotion mariale et sur ma propre vie. »

Aleteia

(1) Dont l’auteur est saint Louis Marie Grignion de Montfort

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

01.06.2025 – SAINT DU JOUR

St Justin

PHILOSOPHE ET MARTYR († V. 165)

Justin naît aux environs de l’an 100 près de l’antique Sichem, en Samarie, en Terre Sainte ; il chercha longuement la vérité, se rendant en pèlerinage dans les diverses écoles de la tradition philosophique grecque. 

Finalement, – comme lui-même le raconte dans les premiers chapitres de son Dialogue avec Tryphon – un mystérieux personnage, un vieillard rencontré sur la plage de la mer, provoqua d’abord en lui une crise, en lui démontrant l’incapacité de l’homme à satisfaire par ses seules forces l’aspiration au divin. Puis il lui indiqua dans les anciens prophètes les personnes vers lesquelles se tourner pour trouver la voie de Dieu et la « véritable philosophie ». En le quittant, le vieillard l’exhorta à la prière, afin que lui soient ouvertes les portes de la lumière. 

Le récit reflète l’épisode crucial de la vie de Justin: au terme d’un long itinéraire philosophique de recherche de la vérité, il parvint à la foi chrétienne. Il fonda une école à Rome, où il initiait gratuitement les élèves à la nouvelle religion, considérée comme la véritable philosophie. En celle-ci, en effet, il avait trouvé la vérité et donc l’art de vivre de façon droite. Il fut dénoncé pour cette raison et fut décapité vers 165, sous le règne de Marc Aurèle, l’empereur philosophe auquel Justin lui-même avait adressé l’une de ses Apologies. 

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
>>>  Saint Justin

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Justin priez pour nous !

01.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,20-26. 

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.


Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.


Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395)

moine et évêque

Unique est ma colombe (La Colombe et la Ténèbre, trad. Canévet, éd. du Cerf, 1992 ; p. 203-205)

« Je leur ai donné la gloire, pour qu’ils soient un » (Jn 17,22)

Le Seigneur, ayant donné par la bénédiction toute puissance à ses disciples, accorde tous les biens à ses saints dans la prière qu’il adresse à son Père ; mais il leur ajoute le plus important des biens, celui de ne plus être divisés par quelque divergence de leurs volontés dans leur jugement sur le bien, mais d’être tous un, par leur union au seul et unique Bien. Ainsi par l’unité de l’Esprit Saint, comme dit l’Apôtre, étant liés du lien de la paix, ils seront tous un seul corps et un seul Esprit, par l’unique espérance à laquelle ils ont été appelés (cf. Ep 4,3-4). Mais il serait mieux de citer littéralement les divines paroles mêmes de l’Évangile : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous » (Jn 17,21). Or le lien de cette unité est la gloire. Or que l’Esprit Saint soit appelé gloire, aucun de ceux qui examinent la question ne saurait y contredire, en étant attentif aux paroles mêmes du Seigneur : « La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée ». En effet, il a réellement donné à ses disciples une telle gloire quand il a dit : « Recevez l’Esprit Saint » (Jn 20,22). Il a reçu cette gloire qu’il possédait de tout temps avant que fût le monde, lorsqu’il a revêtu la nature humaine ; et cette nature une fois glorifiée par l’Esprit, la communication de la gloire de l’Esprit s’est faite à tout ce qui participe de la même nature, en commençant par les disciples. C’est pourquoi il dit : « La gloire que tu m’as donnée, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, pour qu’ils soient parfaitement un » (Jn 17,22-23).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 7,55-60. 

En ces jours-là, Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l’Esprit Saint, il fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

Psaume 97(96),1-2b.6.7c.9. 

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre ! 
Joie pour les îles sans nombre !
Justice et droit sont l’appui de son trône.

Les cieux ont proclamé sa justice, 
et tous les peuples ont vu sa gloire.
À genoux devant lui, tous les dieux !

Tu es, Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre : 
tu domines de haut tous les dieux.

Livre de l’Apocalypse 22,12-14.16-17.20. 

Voici que je viens sans tarder, et j’apporte avec moi le salaire que je vais donner à chacun selon ce qu’il a fait.
Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
Heureux ceux qui lavent leurs vêtements : ils auront droit d’accès à l’arbre de la vie et, par les portes, ils entreront dans la ville.
Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange vous apporter ce témoignage au sujet des Églises. Moi, je suis le rejeton, le descendant de David, l’étoile resplendissante du matin. »
L’Esprit et l’Épouse disent : « Viens ! » Celui qui entend, qu’il dise : « Viens ! » Celui qui a soif, qu’il vienne. Celui qui le désire, qu’il reçoive l’eau de la vie, gratuitement.
Et celui qui donne ce témoignage déclare : « Oui, je viens sans tarder. » – Amen ! Viens, Seigneur Jésus !