11.06.2025 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME

Audience générale: «Portons à Dieu la souffrance de ceux qui se sentent perdus»

Pour sa quatrième audience générale place Saint-Pierre, mercredi 11 juin, le Pape Léon XIV a encouragé les fidèles qui se sentent déboussolés à demander avec confiance au Seigneur d’entendre leurs cris et de les guérir, à l’image de l’aveugle Bartimée rencontré par Jésus à Jéricho. 

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican  

Sous un soleil éclatant, la papamobile de Léon XIV a sillonné les allées de la place Saint-Pierre devant 40 000 pèlerins présents ce mercredi matin, accompagné par le son des trompettes, percussions et chants en espagnol d’un groupe de quarante mariachis venus exprès du Mexique. Sur son chemin, le Pape a béni des dizaines d’enfants et de bébés, tendus par dessus la foule par des fidèles en liesse, et a brandi un drapeau du Pérou, son pays d’adoption.

Une fois arrivé sur le parvis de la basilique, le Pape Léon XIV a consacré la catéchèse de ce mercredi 11 juin aux guérisons de Jésus. «Pour cela, a commencé le Saint-Père, je vous invite à présenter au Cœur du Christ vos douleurs et vos fragilités, ces aspects de votre vie où vous vous sentez bloqués et immobilisés. Demandons avec confiance au Seigneur d’entendre notre cri et de nous guérir !». Le personnage biblique choisi pour accompagner cette réflexion est Bartimée, un aveugle et mendiant que Jésus a rencontré à Jéricho, épisode relaté dans l’évangile selon saint Marc (Mc 10, 49-52).

Le cri de Bartimée

À la différence du grand mouvement de la foule marchant à la suite de Jésus lors de sa sortie de la ville la plus basse du monde, Bartimée est immobile. «L’évangéliste dit qu’il est assis au bord de la route, il a donc besoin de quelqu’un qui le remette debout et l’aide à reprendre le chemin» explique Léon XIV. «Que pouvons-nous faire lorsque nous nous trouvons dans une situation qui semble sans issue?» interroge le Saint-Père. Le mendiant, en entendant qu’il s’agit de Jésus de Nazareth, se met à crier «Fils de David, Jésus, prends pitié de moi!», un cri devenu une prière très connue dans la tradition orientale, et que le Pape enjoint les fidèles à utiliser. «Devant son cri, explique-t-il, Jésus s’arrête et le fait appeler (cf. v. 49), car il n’y a aucun cri que Dieu n’entende, même lorsque nous ne sommes pas conscients de nous adresser à lui».

«Bartimée nous enseigne à faire appel aux ressources que nous portons en nous et qui font partie de nous. Il est mendiant, il sait demander, il sait même crier! Si tu désires vraiment quelque chose, fais tout pour l’obtenir, même si les autres te réprimandent, t’humilient et te disent de laisser tomber. Si tu le désires vraiment, continue à crier!» a déclaré le Pape.

Exposer sa vulnérabilité au Christ

Pour aller vers Jésus et se laisser guérir, le mendiant doit «jeter son manteau» (Mc 10, 50). «Pour un mendiant, le manteau est tout: c’est la sécurité, c’est la maison, c’est la défense qui le protège» a souligné l’évêque de Rome. «Pour aller vers Jésus et se laisser guérir, Bartimée doit s’exposer à Lui dans toute sa vulnérabilité. C’est le passage fondamental de tout cheminement vers la guérison».

Lorsque Jésus demande à Bartimée ce qu’il peut faire pour lui, l’aveugle lui répond qu’il souhaite retrouver la vue. Il utilise, explique le Pape, le verbe «anablepein», qui peut signifier «voir à nouveau», mais peut aussi être traduit par «lever le regard». «En effet, Bartimée ne veut pas seulement recouvrer la vue, il veut aussi retrouver sa dignité! Pour lever le regard, il faut relever la tête. Parfois, les gens sont bloqués parce que la vie les a humiliés et ils ne souhaitent que retrouver leur propre valeur». Ainsi, selon Léon XIV, «ce qui sauve Bartimée, comme chacun de nous, c’est la foi».

«Chers frères et sœurs, portons avec confiance devant Jésus nos maladies, ainsi que celles de nos proches, portons aussi la souffrance de ceux qui se sentent perdus et ne trouvent pas d’issue. Crions aussi pour eux, et soyons certains que le Seigneur nous écoutera et se penchera sur nous», a conclu le Pape.

Source : VATICANNEWS, le 12 juin 2025

Derrière le Rosaire et le Crucifix, ils marchent au martyre

Derrière le Rosaire et le Crucifix, ils marchent au martyre

Il y a quelques années, dans un village du Tonkin, vingt-cinq néophytes furent arrêtés. Avant qu’on les conduisit au lieu du supplice, le chef de la Chrétienté demanda et obtint pour tous la faveur de faire une dernière visite à la chapelle où ils se réunissaient pour réciter le chapelet. Là, ils se prosternèrent pour prier; mais au bout de quelques instants, les bourreaux les obligèrent à marcher. « Laissez-moi prendre le Christ qui est sur l’autel, s’écria le chef des Chrétiens, je le porterai jusqu’au lieu du supplice, sa vue nous aidera à mourir en vrais disciples de notre adorable Maître. »

Les persécuteurs le lui permirent. Il ouvrit donc la marche portant bien haut l’image du divin Crucifié, afin que ses compagnons puissent la voir parfaitement, et puiser dans cette vue le noble courage qui devait les animer jusqu’au moment du sacrifice. Les Chrétiens suivaient, les yeux attachés sur leur modèle. Ils récitaient le chapelet avec une ferveur  inexprimable. Ils parcoururent ainsi leur voie si pénible, en méditant les mystères douloureux du Rosaire, et en considérant la gloire de Jésus et de Marie, dont ils allaient bientôt contempler la beauté. Ils ne cessèrent de prier et de méditer qu’en cessant de vivre; et les Anges qui vinrent recueillir leurs âmes transfigurées par l’éclat du martyre, emportèrent dans le ciel les roses empourprées que le Rosaire avait fait éclore sur leurs lèvres.

Nous voyons ici le Rosaire et le Crucifix unis ensemble, pour donner à nos martyrs la foi, l’espérance et le courage de sacrifier leur vie à la gloire de Jésus-Christ. C’est qu’en effet le Rosaire, comme le Crucifix, est un livre mystérieux qui nous apprend à croire, espérer et aimer.

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Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

11.06.2025 – SAINT DU JOUR

St Barnabé

St Barnabé

APÔTRE (IER S.)

Saint Barnabé, Apôtre
Extraits de la catéchèse du pape Benoît XVI
(Mercredi 31 janvier 2007) 

Chers frères et sœurs, […]

Barnabé signifie « homme de l’exhortation » (Ac 4, 36) ou « homme du réconfort » ; il s’agit du surnom d’un juif lévite originaire de Chypre. S’étant établi à Jérusalem, il fut l’un des premiers qui embrassèrent le christianisme, après la résurrection du Seigneur. Il vendit avec une grande générosité l’un des champs qui lui appartenaient, remettant le profit aux Apôtres pour les besoins de l’Église (cf. Ac 4, 37). Ce fut lui qui se porta garant de la conversion de saint Paul auprès de la communauté chrétienne de Jérusalem, qui se méfiait encore de son ancien persécuteur (cf. Ac 9, 27). Envoyé à Antioche de Syrie, il alla rechercher Paul à Tarse, où celui-ci s’était retiré, et il passa une année entière avec lui, se consacrant à l’évangélisation de cette ville importante, dans l’Église de laquelle Barnabé était connu comme prophète et docteur (cf. Ac 13, 1). Ainsi Barnabé, au moment des premières conversions des païens, a compris qu’il s’agissait de l’heure de Saul, qui s’était retiré à Tarse, sa ville. C’est là qu’il est allé le chercher. Ainsi, en ce moment important, il a comme restitué Paul à l’Église ; il lui a donné encore une fois, en ce sens, l’Apôtre des nations.

Barnabé fut envoyé en mission avec Paul par l’Église d’Antioche, accomplissant ce qu’on appelle le premier voyage missionnaire de l’Apôtre. En réalité, il s’agit d’un voyage missionnaire de Barnabé, qui était le véritable responsable, et auquel Paul se joignit comme collaborateur, touchant les régions de Chypre et de l’Anatolie du centre et du sud, dans l’actuelle Turquie, et se rendant dans les villes d’Attalia, Pergé, Antioche de Pisidie, Iconium, Lystre et Derbé (cf. Ac 13, 14). Il se rendit ensuite avec Paul au Concile de Jérusalem, où, après un examen approfondi de la question, les Apôtres et les Anciens décidèrent de séparer la pratique de la circoncision de l’identité chrétienne (cf. Ac 15, 1-35). Ce n’est qu’ainsi, à la fin, qu’ils ont rendu officiellement possible l’Église des païens, une Église sans circoncision : nous sommes les fils d’Abraham simplement par notre foi dans le Christ.

Les deux, Paul et Barnabé, eurent ensuite un litige, au début du deuxième voyage missionnaire, car Barnabé était de l’idée de prendre Jean-Marc comme compagnon, alors que Paul ne voulait pas, ce jeune homme les ayant quittés au cours du précédent voyage (cf. Ac 13, 13 ; 15, 36-40). Entre les saints, il existe donc aussi des contrastes, des discordes, des controverses. Et cela m’apparaît très réconfortant, car nous voyons que les saints ne sont pas « tombés du ciel ». Ce sont des hommes comme nous, également avec des problèmes compliqués. La sainteté ne consiste pas à ne jamais s’être trompé, à n’avoir jamais péché. La sainteté croît dans la capacité de conversion, de repentir, de disponibilité à recommencer, et surtout dans la capacité de réconciliation et de pardon. Ainsi Paul, qui avait été plutôt sec et amer à l’égard de Marc, se retrouve ensuite avec lui. Dans les dernières Lettres de saint Paul, à Philémon et dans la deuxième à Timothée, c’est précisément Marc qui apparaît comme « mon collaborateur ». Ce n’est donc pas le fait de ne jamais se tromper, mais la capacité de réconciliation et de pardon qui nous rend saint. Et nous pouvons tous apprendre ce chemin de sainteté. Quoi qu’il en soit, Barnabé, avec Jean-Marc, repartit vers Chypre (cf. Ac 15, 39) autour de l’année 49. On perd ses traces à partir de ce moment-là. Tertullien lui attribue la Lettres aux Hébreux, ce qui ne manque pas de vraisemblance car, appartenant à la tribu de Lévi, Barnabé pouvait éprouver de l’intérêt pour le thème du sacerdoce. Et la Lettre aux Hébreux interprète de manière extraordinaire le sacerdoce de Jésus. […]

Ces trois hommes (Barnabé, Silas et Apollos) brillent dans le firmament des témoins de l’Évangile en vertu d’un trait commun, et non seulement en vertu de caractéristiques propres à chacun. Ils ont en commun, outre l’origine juive, le dévouement à Jésus Christ et à l’Évangile, et le fait d’avoir été tous trois collaborateurs de l’Apôtre Paul. Dans cette mission évangélisatrice originale, ils ont trouvé le sens de leur vie, et en tant que tels, ils se tiennent devant nous comme des modèles lumineux de désintéressement et de générosité. Et nous repensons, à la fin, une fois de plus à cette phrase de saint Paul : aussi bien Apollos que moi sommes tous deux ministres de Jésus, chacun à sa façon, car c’est Dieu qui fait croître. Cette parole vaut aujourd’hui encore pour tous, que ce soit pour le Pape, pour les Cardinaux, les Évêques, les prêtres, les laïcs. Nous sommes tous d’humbles ministres de Jésus. Nous servons l’Évangile pour autant que possible, selon nos dons, et nous prions Dieu afin qu’Il fasse croître aujourd’hui son Évangile, son Église.

Pour un approfondissement, lire la catéchèse complète :
>>> Barnabé, Silas et Apollos

Saint Barnabé Priez pour nous !

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

11.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,7-13. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »


Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604)

pape et docteur de l’Église

Homélies sur les évangiles, n° 6 (trad. Véricel, Évangile commenté, p. 134)

« Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement »

Vous pouvez, vous aussi, si vous le voulez, mériter ce beau nom de messager de Dieu. En effet, si chacun de vous, selon ses possibilités, dans la mesure où il en a reçu l’inspiration du ciel, détourne son prochain du mal, s’il prend soin de l’amener au bien, s’il rappelle à l’égaré le Royaume ou le châtiment qui l’attendent dans l’éternité, il est évidemment un messager des saintes paroles de Jésus. Et que personne ne vienne dire : Je suis incapable d’instruire les autres, de les exhorter. Faites du moins votre possible, pour qu’un jour on ne vous demande pas compte du talent reçu et malheureusement conservé. Car celui qui a préféré cacher son talent plutôt que de le faire valoir n’avait pas reçu plus d’un talent, lui non plus (Mt 25,14s)… Entraînez les autres avec vous ; qu’ils soient vos compagnons sur la route qui mène à Dieu. Quand, en allant sur la place ou aux bains publics, vous rencontrez quelque désœuvré, invitez-le donc à vous accompagner. Car vos actions quotidiennes elles-mêmes servent à vous unir aux autres. Vous alliez à Dieu ? Essayez de ne pas y arriver seuls. Que celui qui, dans son cœur, a déjà entendu l’appel de l’amour divin en tire pour son prochain une parole d’encouragement.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 11,21b-26.13,1-3. 

En ces jours-là, à Antioche, un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur.
La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.
À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.
C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur.
Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.
L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul.
Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.5-6. 

R/ Tu es saint, Seigneur notre Dieu ! (Ps 98, 9c)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !