Comment comprendre la dévotion au Cœur de Marie 

Comment comprendre la dévotion au Cœur de Marie 

La dévotion au cœur immaculé de Marie est apparue au XVIIe siècle comme une conséquence logique de la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, née des visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque en 1673 à Paray-le-Monial. Pour comprendre le sens profond de cette dévotion, il est nécessaire de recourir aux Écritures.

Le cœur dans la Bible n’a rien à voir avec les sentiments ou pire le sentimentalisme que la culture contemporaine distille un peu partout. Le cœur, dans la Bible, est le lieu de la  « mémoire », il contient les souvenirs, les idées, les projets et les décisions. Le Siracide 17,6 affirme que le cœur est donné à l’homme pour penser (1). Le cœur est la source de la personnalité des humains, là où l’histoire personnelle rencontre le Seigneur. Ainsi et avant tout, il est le lieu de la foi (Éphésiens 3,17) ! Vivre selon l’Évangile demande de recevoir la parole dans son cœur (Luc 8, 15), d’aimer Dieu de tout son cœur (Matthieu 22, 37), de pardonner de tout son cœur (Mt 18,35). Ainsi approché et reçu, le Seigneur « doux et humble de cœur »  (Mt 11, 29) rend le cœur tout brûlant à ceux qui le rencontrent (Luc 24, 32).

Lorsque l’évangéliste saint Luc affirme que Marie « gardait et méditait tous ces événements dans son cœur », parlant du mystère de l’identité de Jésus, il présente Marie comme modèle de la foi, modèle des croyants. Le Cœur immaculé de la Vierge est une expression qui nous renseigne sur l’absolu de sa foi, de sa confiance et de l’accueil du Seigneur au plus intime de sa personne en termes de souvenir, projets, et décisions.

Le pape François, en consacrant le monde au Cœur immaculé de Marie le 13 octobre 2013, puis la Russie et l’Ukraine le 25 mars 2022, invite toute l’Église et le monde à oser la foi totale dont Marie est le modèle et le guide. Cette consécration est un appel et un espoir affirmant que la foi est à la portée de l’Homme, qu’elle est possible.

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(1) Selon la philosophie réaliste, le cœur est à la fois intelligence et volonté (cf saint Thomas d’Aquin).

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

28.06.2025 – SAINT DU JOUR

St Irénée de Lyon

Saint Irénée
Évêque et martyr 
(135-140 – † 202-203)

Irénée naît selon toute probabilité à Smyrne (aujourd’hui Izmir, en Turquie), vers 135-140, où, encore jeune, il alla à l’école de l’Évêque Polycarpe, lui-même disciple de l’Apôtre Jean.

Nous ne savons pas quand il se rendit d’Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c’est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres. Toujours en 177, il fut envoyé à Rome, porteur d’une lettre de la communauté de Lyon au pape Éleuthère. Cette mission romaine permit à Irénée d’échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l’Évêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison. 

Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Évêque de la ville. Le nouveau pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal.
Il exposa sans relâche la Tradition apostolique et publia un ouvrage célèbre en cinq livres contre les hérésies, Adversus haereses.

Il mourut, très probablement martyr, vers 202-203.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape Benoît XVI :
>>> Saint Irénée de Lyon

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Irénée priez pour nous !

28.06.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51. 

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher.
C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.


En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? »


Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Gertrude d’Helfta (1256-1301)

moniale bénédictine

Le Héraut, Livre IV, SC 255 (Œuvres spirituelles, trad. J-M Clément, les moniales de Wisques et B. de Vregille, éd. du Cerf, 1978, p. 139, 141, rev.)

Les vertus du cœur de la Vierge

Durant la messe où Gertrude devait communier, elle vit la glorieuse Mère du Seigneur merveilleusement ornée de l’éclat de toutes les vertus. Se jetant humblement à ses pieds, l’âme se mit à la prier de daigner la préparer à recevoir le corps et le sang très saints de son Fils. La bienheureuse Vierge lui mit alors sur la poitrine un collier de toute beauté qui avait comme sept pointes, et sur chacune une sorte de pierrerie extrêmement précieuse. Cela symbolisait les principales vertus par lesquelles la Vierge avait plu au Seigneur. La première des pierreries figurait sa pureté attrayante ; la seconde, son humilité féconde ; la troisième, ses fervents désirs ; la quatrième, sa lumineuse connaissance ; la cinquième, son amour inextinguible ; la sixième, sa joie souveraine ; la septième, sa paix inaltérable. Or, lorsque l’âme se présenta aux regards de Dieu, ornée de ce collier, le Seigneur fut tellement charmé et captivé par la beauté de ces vertus, que, comme ravi d’amour, il s’inclina vers elle avec la toute-puissance de sa divinité, l’attira – ô merveille ! – tout entière à lui et, la pressant tendrement sur son Cœur, lui prodigua ses affectueuses caresses. (…)L’Esprit Saint, tel une brise infiniment légère, semblait venir du Cœur du Seigneur, et, de son souffle plein de suavité, faire avec douceur le tour des sept pierreries du collier porté par l’âme. Elles lui servaient comme d’instrument de musique pour chanter cette antienne à la louange de la Trinité suprême

LECTURES :

Livre d’Isaïe 61,9-11. 

Leurs descendants seront connus parmi les nations, et leur postérité, au milieu des peuples. Qui les verra pourra reconnaître la descendance bénie du Seigneur.
Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtue des vêtements du salut, il m’a couverte du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux.
Comme la terre fait éclore son germe, 
et le jardin, germer ses semences, 
le Seigneur Dieu fera germer la justice 
et la louange devant toutes les nations.

Premier livre de Samuel 2,1.4-5.6-7.8abcd. 

R/ Le Seigneur se souvient de son amour. (Lc 1, 54b)

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; 
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! 
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche : 
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé, 
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain, 
et les affamés se reposent. 
Quand la stérile enfante sept fois,
la femme aux fils nombreux dépérit.

Le Seigneur fait mourir et vivre ; 
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.

27.06.2025 – Messe présidée par Léon XIV pour la solennité du Sacré-Coeur de Jésus et le Jubilé des prêtres

Ce vendredi 27 juin, l’Église catholique célèbre la solennité du Sacré-Coeur de Jésus. Le pape Léon XIV préside la messe sur la place Saint-Pierre à 9h. Cette célébration conclut également le Jubilé des prêtres, réunis à Rome du 25 au 27 juin. Plusieurs ordinations sacerdotales auront lieu à cette occasion.