25.05.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,29-33. 

En ce temps-là, les disciples de Jésus lui dirent : « Voici que tu parles ouvertement et non plus en images.
Maintenant nous savons que tu sais toutes choses, et tu n’as pas besoin qu’on t’interroge : voilà pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu. »

Jésus leur répondit : « Maintenant vous croyez !
Voici que l’heure vient – déjà elle est venue – où vous serez dispersés chacun de son côté, et vous me laisserez seul ; mais je ne suis pas seul, puisque le Père est avec moi.
Je vous ai parlé ainsi, afin qu’en moi vous ayez la paix. Dans le monde, vous avez à souffrir, mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. »

Courage, j'ai vaincu le monde - Diocèse de Cayenne

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Théodore le Studite (759-826)

moine à Constantinople – Catéchèse 28 (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 275-277 ; rev.)

Montrons une âme courageuse !

Que rien ne vienne entraver la course d’aucun de ceux qui sont sur la terre compagnons de route dans cette vie évangélique ; mais, bien que la route soit raboteuse et pénible, marchons d’un pied agile, montrons une âme courageuse et virile, franchissons les obstacles, passons de sentier en sentier et de colline en colline, jusqu’à ce que nous grimpions sur la montagne du Seigneur et que nous nous établissions dans le saint lieu de son impassibilité. Or en route, les compagnons s’entraident ; eh bien donc, comme dit l’apôtre, « portez, vous aussi, les fardeaux les uns des autres » (Ga 6,2), mes frères, et suppléez à ce qui manque aux autres (cf. 2 Co 8,14 ; Ph 2,30). À la négligence qui règne peut-être aujourd’hui, succédera demain un noble courage ; maintenant on est dans la tristesse, et puis voilà qu’on remonte à la surface et qu’on retrouve la joie ; en ce moment les passions se soulèvent, mais bientôt Dieu vient à notre secours, elles sont brisées et le calme revient ; car on ne te verra pas tel qu’hier et avant-hier et tu ne resteras pas toujours le même, mon très cher, mais la grâce de Dieu viendra près de toi, le Seigneur combattra pour toi et peut-être diras-tu comme le grand Antoine : « Où étais-tu tout à l’heure ? » Il te répondra : « Je désirais voir tes combats ». Désormais persévérons, enfants, mes enfants, patientons un peu, frères, mes frères. (…) Qui sera couronné, sans avoir combattu ? Qui se reposera, s’il n’est fatigué (cf. 2 Tm 2,5-6) ? Qui récoltera les fruits de vie, sans avoir planté les vertus dans son âme ? Cultivez-les, préparez la terre avec le plus grand soin, prenez de la peine, transpirez, enfants, travailleurs de Dieu, imitateurs des anges, compétiteurs des êtres incorporels, flambeaux de ceux qui sont dans le monde (cf. Ph 2,15) !

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 19,1-8.

Pendant qu’Apollos était à Corinthe, Paul traversait le haut pays ; il arriva à Éphèse, où il trouva quelques disciples.
Il leur demanda : « Lorsque vous êtes devenus croyants, avez-vous reçu l’Esprit Saint ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y a un Esprit Saint. »
Paul reprit : « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » Ils répondirent : « Celui de Jean le Baptiste. »
Paul dit alors : « Jean donnait un baptême de conversion : il disait au peuple de croire en celui qui devait venir après lui, c’est-à-dire en Jésus. »
Après l’avoir entendu, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus.
Et quand Paul leur eut imposé les mains, l’Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues mystérieuses et à prophétiser.
Ils étaient une douzaine d’hommes au total.
Paul se rendit à la synagogue où, pendant trois mois, il prit la parole avec assurance ; il discutait et usait d’arguments persuasifs à propos du royaume de Dieu.

LE BAPTÊME BIBLIQUE - Vie et Lumière El Shaddai


Psaume 68(67),2-3.4-5.6-7ab.

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent,
ses adversaires fuient devant sa face.
Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ;
comme on voit fondre la cire en face du feu,
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

Mais les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom,
frayez la route à celui qui chevauche les nuées.
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
À l’isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté.

Ecoute et sois humble - Rue des 9 Templiers

23.05.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23b-28. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

Commentaire de Jean 16,23b-28

Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.
En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,
car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

Acclamons la parole de Dieu !

Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde... 【HD ...

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars – Catéchisme sur la prière (in L’esprit du curé d’Ars dans ses catéchismes, d’A. Monnin, 1906, 105-108; cf Livre des jours – Office romain des lectures ; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame ; © AELF Paris 1976; 4 août)

« Jusqu’ici vous n’avez rien demandé en invoquant mon nom. Demandez et vous recevrez ; ainsi vous serez comblés de joie. »

Voyez, mes enfants : le trésor d’un chrétien n’est pas sur la terre, il est dans le ciel (Mt 6,20). Eh bien ! notre pensée doit aller où est notre trésor. L’homme a une belle fonction, celle de prier et d’aimer. Vous priez, vous aimez : voilà le bonheur de l’homme sur la terre. La prière n’est autre chose qu’une union avec Dieu. Quand on a le cœur pur et uni à Dieu, on sent en soi un baume, une douceur qui enivre, une lumière qui éblouit. Dans cette union intime, Dieu et l’âme sont comme deux morceaux de cire fondus ensemble ; on ne peut plus les séparer. C’est une chose bien belle que cette union de Dieu avec sa petite créature. C’est un bonheur qu’on ne peut pas comprendre. Nous avions mérité de ne pas prier ; mais Dieu, dans sa bonté, nous a permis de lui parler. Notre prière est un encens qu’il reçoit avec un extrême plaisir. Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l’élargit et le rend capable d’aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C’est un miel qui descend dans l’âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil.

Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il ...

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 18,23-28.

Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples.
Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures.
Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean.
Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquilas l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu.
Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu.
En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus.

Paul et Apollos à Corinthe :(Actes 18, 23-28) | EGLISE1PIEGE


Psaume 47(46),2-3.8-9.10.

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Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.

Les chefs des peuples se sont rassemblés :
c’est le peuple du Dieu d’Abraham.
Les princes de la terre sont à Dieu
qui s’élève au-dessus de tous

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22.05.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,20-23a. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.

Commentaire de Jean 16,20-23a

Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.

Jn 16, 20-23a Votre joie, personne ne vous l'enlèvera - Jardinier ...

En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Carpathios (VIIe s.)

moine et évêque – Lettres aux moines de l’Inde (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, Ed. DDB-Lattès, p. 334-335)

« Votre peine se changera en joie » (Jn 16,20)

À quoi donc, est-il dit, nous a servi de tomber dans les afflictions, nous qui ne cessons de prier et de chanter, quand ceux qui ne prient pas, ceux qui ne veillent pas, sont dans la joie, se réjouissent, prospèrent et passent gaiement leur vie ? Comme dit le Prophète : « Voici, des maisons étrangères se sont bâties, et nous les trouvons bienheureuses ». Il ajoute : « Telles sont les choses que dénonçaient les serviteurs de Dieu » (Ml 3,15-16 LXX), eux qui ont la connaissance. Il faut cependant savoir que ceux qui sont affligés, ceux qui sont durement tourmentés, ceux qui par tant d’épreuves portent sur eux le témoignage de leur maître, ne souffrent rien qui puisse les surprendre. Car ils l’ont entendu annoncer dans les Évangiles : « Amen, je vous le dis, vous qui êtes près de moi, vous pleurerez, vous vous lamenterez, et le monde se réjouira » (Jn 16,20). Mais encore un peu de temps, et je vous visiterai par le Consolateur, je dissiperai votre découragement, je vous ranimerai par les pensées de la vie et du repos célestes, et par les larmes douces qui vous ont manqué durant les quelques jours où vous avez été éprouvés. Je vous donnerai le sein de ma grâce, comme la mère donne son sein au petit enfant qui pleure. Vous qu’ont épuisés les combats, je vous fortifierai par la puissance d’en-haut. Vous qui avez été couverts d’amertume, je vous comblerai de douceur, comme dit Jérémie dans les Lamentations, quand il parle de la Jérusalem caché en toi. Mais je viendrai vous voir, et votre cœur se réjouira de cette visite secrète. Votre affliction sera changée en joie, et nul ne pourra vous enlever votre joie (cf. Jn 16,22).

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 18,9-18.

À Corinthe, une nuit, le Seigneur dit à Paul dans une vision : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence.
Je suis avec toi, et personne ne s’en prendra à toi pour te maltraiter, car dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Paul y séjourna un an et demi et il leur enseignait la parole de Dieu.
Sous le proconsulat de Gallion en Grèce, les Juifs, unanimes, se dressèrent contre Paul et l’amenèrent devant le tribunal,
en disant : « La manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi. »
Au moment où Paul allait ouvrir la bouche, Gallion déclara aux Juifs : « S’il s’agissait d’un délit ou d’un méfait grave, je recevrais votre plainte à vous, Juifs, comme il se doit.
Mais s’il s’agit de débats sur des mots, sur des noms et sur la Loi qui vous est propre, cela vous regarde. Être juge en ces affaires, moi je m’y refuse. »
Et il les chassa du tribunal.
Tous alors se saisirent de Sosthène, chef de synagogue, et se mirent à le frapper devant le tribunal, tandis que Gallion restait complètement indifférent.
Paul demeura encore assez longtemps à Corinthe. Puis il fit ses adieux aux frères et s’embarqua pour la Syrie, accompagné de Priscille et d’Aquila. À Cencrées, il s’était fait raser la tête, car le vœu qui le liait avait pris fin.

Paul et les corinthiens ii (2018 05-10)


Psaume 47(46),2-3.4-5.6-7.

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre.

Celui qui nous soumet des nations,
qui tient des peuples sous nos pieds ;
il choisit pour nous l’héritage,
fierté de Jacob, son bien-aimé.

Dieu s’élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu,
sonnez, sonnez pour notre roi, sonnez !

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20.05.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,12-15. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.

Évangile selon St Jean, chapitre 16, 12-15: J'ai encore beaucoup ...

Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître.

La Sainte Trinité (Jean 16, 12-15) : « L'Esprit de vérité vous ...

Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »

Tout ce que possède le Père est à moi ; l'Esprit reçoit ce qui ...

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Guillaume de Saint-Thierry (v. 1085-1148)

moine bénédictin puis cistercien – Le Miroir de la foi, 6 : PL 180, 384 ; (Livre des jours – Office romain des lectures ; trad. fiche Orval H3; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame ; © AELF Paris 1976 ; Commun des docteurs, p. 1792-1793)

« L’Esprit de Vérité vous guidera vers la vérité tout entière »

« Lorsque viendra le Consolateur que je vous enverrai du Père, il rendra témoignage de moi et vous enseignera toutes choses : toute vérité vous viendra de l’Esprit de Vérité. Qui connaît les secrets de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? De même, personne ne connaît les secrets de Dieu, sinon l’Esprit de Dieu » (cf Jn 15,26 et 1Co 2,11). Hâte-toi donc de communier à l’Esprit Saint. (…) Alors commenceront à briller pour toi toutes ces vérités que la Sagesse (1Co 1,24) pouvait dire aux disciples alors qu’elle était sur terre, mais qu’ils ne pouvaient pas porter avant la venue de l’Esprit de vérité qui leur enseignerait toute vérité. (…) « Dieu est Esprit » (Jn 2,24) ; et, de même que ceux qui l’adorent doivent nécessairement l’adorer « en esprit et en vérité » (ibid.), de même ceux qui désirent le connaître ne doivent chercher que dans l’Esprit Saint l’intelligence de la foi et le sens de cette vérité pure et sans mélange. Parmi les ténèbres et l’ignorance de cette vie, il est lui-même pour les pauvres en esprit (Mt 5,3) la lumière qui éclaire, la charité qui attire, la douceur qui saisit ; il est l’accès de l’homme auprès de Dieu, l’amour de celui qui aime, la dévotion de celui qui se livre sans réserve. C’est lui qui, de conviction en conviction, révèle aux croyants la justice de Dieu ; il donne grâce pour grâce (Jn 1,16), et à la foi qui s’attache à l’écoute de la Parole, il donne en retour la foi illuminée.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 17,15.22-34.18,1.

En ces jours-là, ceux qui escortaient Paul le conduisirent jusqu’à Athènes. Puis ils s’en retournèrent, porteurs d’un message, avec l’ordre, pour Silas et Timothée, de rejoindre Paul le plus tôt possible.
Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours : « Athéniens, je peux observer que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux.
En effet, en me promenant et en observant vos monuments sacrés, j’ai même trouvé un autel avec cette inscription : “Au dieu inconnu.” Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.
Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qu’il contient, lui qui est Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas des sanctuaires faits de main d’homme ;
il n’est pas non plus servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et tout le nécessaire.
À partir d’un seul homme, il a fait tous les peuples pour qu’ils habitent sur toute la surface de la terre, fixant les moments de leur histoire et les limites de leur habitat ;
Dieu les a faits pour qu’ils le cherchent et, si possible, l’atteignent et le trouvent, lui qui, en fait, n’est pas loin de chacun de nous.
Car c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être. Ainsi l’ont également dit certains de vos poètes : ‘Nous sommes de sa descendance.’
Si donc nous sommes de la descendance de Dieu, nous ne devons pas penser que la divinité est pareille à une statue d’or, d’argent ou de pierre sculptée par l’art et l’imagination de l’homme.
Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout.
En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts. »
Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquaient, et les autres déclarèrent : « Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. »
C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla.
Cependant quelques hommes s’attachèrent à lui et devinrent croyants. Parmi eux, il y avait Denys, membre de l’Aréopage, et une femme nommée Damaris, ainsi que d’autres avec eux.
Après cela, Paul s’éloigna d’Athènes et se rendit à Corinthe.

4 mai 2016 – Actes 17,24-25 (With images) | Lockscreen


Psaume 148(147),1-2.11-12.13.14b.

Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

Les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
louange de tous ses fidèles !

Louez-Le dans les cieux ! (psaume 148)

16.05.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,18-21. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.
Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : un serviteur n’est pas plus grand que son maître. Si l’on m’a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l’on a gardé ma parole, on gardera aussi la vôtre.
Les gens vous traiteront ainsi à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Commentaire de Jean 15,18-21

COMMENTAIRE :

Saint Cyprien (v. 200-258)

évêque de Carthage et martyr – Lettre 58 (Lettre aux chrétiens de Thibaris)

« Vous n’appartenez pas au monde puisque je vous ai choisis… Voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous »

« Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous repoussent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable à cause de Fils de l’homme. Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d’allégresse, car votre récompense est grande dans le ciel » (Lc 6,22-23). Le Seigneur a voulu que nous nous réjouissions, que nous tressaillions d’allégresse quand nous sommes persécutés, parce que quand les persécutions viennent, c’est alors que les couronnes de la foi sont distribuées (Jc 1,12), c’est alors que les soldats du Christ font leurs preuves, c’est alors que les cieux s’ouvrent à ses témoins. Nous ne sommes pas engagés dans la milice de Dieu pour ne penser qu’à la tranquillité, refuser le service et nous y dérober, alors que le Seigneur lui-même, le Maître de l’humilité, de la patience et de la souffrance, a accompli le même service avant nous. Ce qu’il a enseigné, il a commencé par le faire, et s’il nous exhorte à tenir bon, c’est qu’il a souffert lui-même avant nous et pour nous. (…) Pour participer aux compétitions du stade, les athlètes s’exercent, s’entraînent, et s’estiment très honorés si, sous les yeux de la foule et de l’empereur, ils ont le bonheur de recevoir le prix. Mais voici une épreuve autrement noble et magnifique, où Dieu nous regarde combattre, nous ses enfants, et où lui-même nous donne une couronne céleste (1Co 9,25). (…) Pendant que nous soutenons le combat de la foi, Dieu nous regarde, ses anges aussi nous regardent et le Christ nous regarde : quelle gloire pour nous ! (…) Armons-nous donc, frères très chers, de toutes nos forces ; préparons-nous avec une âme inaltérable, une foi entière et un courage prêt au sacrifice.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 16,1-10.

En ces jours-là, Paul, qui avait quitté Antioche avec Silas, arriva ensuite à Derbé, puis à Lystres. Il y avait là un disciple nommé Timothée ; sa mère était une Juive devenue croyante, mais son père était Grec.
À Lystres et à Iconium, les frères lui rendaient un bon témoignage.
Paul désirait l’emmener ; il le prit avec lui et le fit circoncire à cause des Juifs de la région, car ils savaient tous que son père était Grec.
Dans les villes où Paul et ses compagnons passaient, ils transmettaient les décisions prises par les Apôtres et les Anciens de Jérusalem, pour qu’elles entrent en vigueur.
Les Églises s’affermissaient dans la foi et le nombre de leurs membres augmentait chaque jour.
Paul et ses compagnons traversèrent la Phrygie et le pays des Galates, car le Saint-Esprit les avait empêchés de dire la Parole dans la province d’Asie.
Arrivés en Mysie, ils essayèrent d’atteindre la Bithynie, mais l’Esprit de Jésus s’y opposa.
Ils longèrent alors la Mysie et descendirent jusqu’à Troas.
Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. »
À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.

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Psaume 100(99),1-2.3.5.

Acclamez le Seigneur, terre entière,
servez le Seigneur dans l’allégresse,
venez à lui avec des chants de joie !

Reconnaissez que le Seigneur est Dieu :
il nous a faits, et nous sommes à lui,
nous, son peuple, son troupeau.

Oui, le Seigneur est bon,
éternel est son amour,
sa fidélité demeure d’âge en âge.

Livret de chants “Acclamez le Seigneur” - Paroisses de l'Issole

Mgr Nicholas Souchu : « J’encourage les prêtres à célébrer la messe dans les familles »

Mgr Souchu

Mgr Nicholas Souchu, évêque du diocèse d’Aire et Dax dans les Landes –  ©Bruno LEVY/CIRIC 

L’évêque d’Aire et Dax a adressé une lettre aux ministres ordonnés de son diocèse par laquelle il les incite à entamer la reprise des activités ecclésiales interrompues à cause du confinement. Alors que la célébration des messes en public reste interdite jusqu’à la fin du mois, il invite les prêtres qui le souhaitent à se rendre dans les familles volontaires pour célébrer une messe, en respectant la limite de dix personnes autorisées par la loi.

Pourquoi avoir encouragé les prêtres de votre diocèse à se rendre directement dans les familles pour célébrer la messe ?  

Il faut que la vie de l’Église reprenne son cours. Nous n’avons pas le droit de célébrer les messes en public dans les églises. Mais la loi autorise les personnes à se réunir à dix. Cela signifie que toutes les réunions de moins de dix personnes peuvent à nouveau se tenir. Ainsi, les équipes pastorales et les conseils paroissiaux peuvent reprendre, la catéchèse et l’aumônerie également, avec l’accord des parents. J’ai par ailleurs demandé de prendre des initiatives pour continuer à habiter nos églises, même si les célébrations ne sont pas encore envisageables, à l’exception des obsèques avec 20 personnes. Il peut être organisé des permanences de confession, des temps d’exposition et d’adoration du Saint Sacrement. Tout cela en respectant évidemment les règles sanitaires.

L’invitation à dire les messes dans les familles s’inscrit dans cette logique de reprise globale. C’est une manière de montrer que nous voulons reprendre les activités ecclésiales dans le cadre qui nous est actuellement proposé.

Des prêtres ont-ils d’ores et déjà commencé à dire des messes dans les familles ?

Oui. Dans une paroisse du diocèse, le curé a dit à ses paroissiens : « Vous m’invitez pour la messe mais aussi à déjeuner ou à dîner ». Il s’agit d’un nouveau curé qui ne connait pas encore sa paroisse. C’est donc pour lui une belle occasion de faire la connaissance des familles. Dans une autre paroisse, l’équipe d’animation pastorale a pris les choses en main. Un membre de l’équipe sera présent à la messe organisée dans un logement d’un quartier ou d’une commune.

Cet appel à célébrer des messes est une invitation. Les prêtres les plus âgés, ceux qui ont plus de 70 ans, ne préfèrent pas s’exposer dans les familles. Ils attendent l’autorisation de célébrer la messe avec les fidèles dans les églises.

Que répondre aux gens qui ne trouvent pas cette initiative prudente ? 

J’ai dit à la sous-préfète de Dax qu’il était beaucoup plus facile d’appliquer les gestes barrières dans une église avec dix personnes plutôt que dans une maison. Elle m’a répondu : « La loi, c’est la loi ».

Avez-vous demandé aux autorités l’autorisation pour que des prêtres aillent dans les familles célébrer l’eucharistie ?

Cela se passe dans un cadre privé donc cela ne regarde pas les autorités à partir du moment où nous respectons le cadre de la loi.

Pourquoi l’eucharistie apparaît-elle vitale après des semaines de privation ?

Les premiers chrétiens disaient : « Nous ne pouvons pas vivre sans l’eucharistie ». Le Concile Vatican II a rappelé que l’eucharistie était la source et le sommet de la vie chrétienne. A la fin de la messe, après avoir communié et s’être ressourcé, le prêtre envoie le peuple chrétien dans la paix du Christ. Tous les aspects de la vie chrétienne découlent de l’eucharistie, l’attention aux plus pauvres, aux plus petits.

Propos recueillis par Hugues Lefèvre

Source: famillechretienne, le 15 mai 2020

15.05.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,12-17. 

Le verset du jour - Jean 15:12-13 - Diocèse de Fréjus-Toulon ...

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.

MON BILLET DE CE JOUR ADRESSE AUX SENIORS EN CE 19 MAI 2017 ...

Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

16 novembre 2016 – Jean 15,16 | Texte biblique, Biblique, Parole ...

Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Aimez-vous les uns les autres » (Jn 15, 1-8) | À l'écoute des ...

COMMENTAIRE :

Saint Maxime le Confesseur (v. 580-662)

moine et théologien – Centurie sur la théologie VII, n°12-14 (Philocalie des Pères neptiques ; trad. J. Touraille, éd. DDB-Lattès, rev.)

Imiter Dieu qui nous a tant aimés

La loi de la grâce enseigne directement ceux qu’elle conduit, à imiter Dieu lui-même, qui nous a tant aimés plus que lui-même, s’il est permis de le dire (et cela alors qu’à cause du péché nous étions ses ennemis), que, sans changer, il est venu vers notre être, lui qui est au-dessus de tous les êtres, qu’il s’est fait homme, qu’il a voulu être comme l’un des hommes, et qu’il n’a pas refusé de faire sienne notre condamnation. Et autant par économie il s’est fait homme, autant par grâce il nous a déifiés, afin que non seulement nous apprenions à nous attacher naturellement les uns aux autres et à nous aimer spirituellement les uns aux autres comme nous nous aimons nous-mêmes, mais aussi à prendre divinement soin les uns des autres plus que de nous-mêmes, et à faire la preuve de l’amour que nous nous portons les uns aux autres en choisissant de bon cœur, par vertu, de mourir volontairement les uns pour les autres. Car le Christ dit qu’il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour celui qu’on aime (Jn 15,13). La loi de la grâce est la raison qui, plus haut que la nature, mène à la déification en transformant inflexiblement la nature, en montrant comme en image à la nature des hommes, le modèle qui dépasse l’essence et la nature, et en offrant la permanence de l’être éternellement bienheureux. Considérer le prochain comme soi-même, c’est prendre soin de sa seule vie dans son être : ce qui est le propre de la vie naturelle. Aimer le prochain comme soi-même, c’est par vertu, veiller sur la vie du prochain plus que soi-même, c’est tout à fait le propre de la loi de la grâce.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 15,22-31.

En ces jours-là, les Apôtres et les Anciens décidèrent avec toute l’Église de choisir parmi eux des hommes qu’ils enverraient à Antioche avec Paul et Barnabé. C’étaient des hommes qui avaient de l’autorité parmi les frères : Jude, appelé aussi Barsabbas, et Silas.
Voici ce qu’ils écrivirent de leur main : « Les Apôtres et les Anciens, vos frères, aux frères issus des nations, qui résident à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
Attendu que certains des nôtres, comme nous l’avons appris, sont allés, sans aucun mandat de notre part, tenir des propos qui ont jeté chez vous le trouble et le désarroi,
nous avons pris la décision, à l’unanimité, de choisir des hommes que nous envoyons chez vous, avec nos frères bien-aimés Barnabé et Paul,
eux qui ont fait don de leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce qui suit :
L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas faire peser sur vous d’autres obligations que celles-ci, qui s’imposent :
vous abstenir des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, des viandes non saignées et des unions illégitimes. Vous agirez bien, si vous vous gardez de tout cela. Bon courage ! »
On laissa donc partir les délégués, et ceux-ci descendirent alors à Antioche. Ayant réuni la multitude des disciples, ils remirent la lettre.
À sa lecture, tous se réjouirent du réconfort qu’elle apportait.

La Bonne Nouvelle du Christ annoncée à tous les Peuples! - Page 2


Psaume 57(56),8-9.10-12.

Mon cœur est prêt, mon Dieu,
mon cœur est prêt !
Je veux chanter, jouer des hymnes !
Éveille-toi, ma gloire !
Éveillez-vous, harpe, cithare,
que j’éveille l’aurore !

Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
et jouerai mes hymnes en tous pays.
Ton amour est plus grand que les cieux,
ta vérité, plus haute que les nues.
Dieu, lève-toi sur les cieux :
que ta gloire domine la terre !

Mgr Hervé GIRAUD on Twitter: "Ps 56,11 Ton amour est plus grand ...

14.05.2020 – Evangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,9-17. 

Trouver un ami - Jean 15.9-17 | La Chambre Haute - archive | UEEMF

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. »
Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Je vous donne un commandement nouveau : c'est de vous aimer les ...

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.

Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera ...

Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

Cat" : "Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ...

COMMENTAIRE :

Tertullien (v. 155-v. 220)

théologien – La Prescription contre les hérétiques, 20-21 ; CCL 1, 201-203 (trad. Orval)

« Tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître »

Parmi ses disciples, le Christ en a choisi qu’il s’est attaché plus étroitement pour les envoyer prêcher parmi tous les peuples. L’un d’entre eux s’étant retranché de leur nombre, il a commandé aux onze autres, lors de son retour au Père après sa résurrection, d’aller enseigner les nations afin de les baptiser dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit (Mt 28,19). Aussitôt, les apôtres – dont le nom signifie « envoyés » – ont choisi par le sort Matthias comme douzième à la place de Judas, selon la prophétie contenue dans un psaume de David (108,8). Ils ont reçu, avec la force promise de l’Esprit Saint, le don des miracles et des langues. D’abord en Judée, ils ont témoigné de la foi en Jésus Christ et y ont institué des églises. De là, ils sont partis à travers le monde pour répandre parmi les nations le même enseignement et la même foi. (…) Quelle a été la prédication des apôtres ? Quelle révélation le Christ leur a-t-il faite ? Je dirai qu’on ne doit pas chercher à le savoir autrement que par ces mêmes églises que les apôtres ont personnellement fondées en leur prêchant tant de vive voix que par leurs écrits. Si cela est vrai, il est incontestable que toute doctrine qui s’accorde avec ces églises apostoliques, mères et sources de la foi, doit être considérée comme vraie parce qu’elle contient ce que les églises ont reçu des apôtres, les apôtres du Christ, et le Christ de Dieu.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 1,15-17.20-26.

En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara :
« Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus :
ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère.
Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite, et encore : Qu’un autre prenne sa charge.
Or, il y a des hommes qui nous ont accompagnés durant tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu parmi nous,
depuis le commencement, lors du baptême donné par Jean, jusqu’au jour où il fut enlevé d’auprès de nous. Il faut donc que l’un d’entre eux devienne, avec nous, témoin de sa résurrection. »
On en présenta deux : Joseph appelé Barsabbas, puis surnommé Justus, et Matthias.
Ensuite, on fit cette prière : « Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel des deux tu as choisi
pour qu’il prenne, dans le ministère apostolique, la place que Judas a désertée en allant à la place qui est désormais la sienne. »
On tira au sort entre eux, et le sort tomba sur Matthias, qui fut donc associé par suffrage aux onze Apôtres.

Fête de Saint Matthias : Actes (1, 15-26) | EGLISE1PIEGE


Psaume 113(112),1-2.3-4.5-6.7-8.

Louez, serviteurs du Seigneur,
louez le nom du Seigneur !
Béni soit le nom du Seigneur,
maintenant et pour les siècles des siècles !

Du levant au couchant du soleil,
loué soit le nom du Seigneur !
Le Seigneur domine tous les peuples,
sa gloire domine les cieux.

Qui est semblable au Seigneur notre Dieu ?
Lui, il siège là-haut.
Il abaisse son regard vers le ciel et vers la terre.
De la poussière il relève le faible,

il retire le pauvre de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
parmi les princes de son peuple.

Dieu nous fait confiance - Rue des 9 Templiers

13.05.2020 – Sainte du jour

Ste Julienne de Norwich

Recluse et auteur mystique :

« Révélations de l’amour divin »

(1342-1430)

Julienne naît en 1342  à Norwich (Angleterre), où elle passe sa vie comme recluse. Les informations dont nous disposons sur sa vie – en petit nombre – sont tirées principalement du livre dans lequel cette femme noble et pieuse a recueilli le contenu de ses visions, intitulé « Révélations de l’amour divin ».

On sait qu’elle a vécu entre 1342 et 1430.

Julienne a une série de visions au cours d’une maladie grave (1373) et rédige deux récits qui traitent des mystères les plus profonds de la foi chrétienne (prédestination, connaissance de Dieu, problème du mal). 

La principale de ces 15 « révélations » porte sur l’amour divin, qui est compatible avec la crainte, mais une crainte filiale, agréable à Dieu. L’enseignement de Julienne est fait de confiance : « Chercher est aussi bon que contempler ». Dieu soutient ses élus, même quand ils ont péché. À la limite, Julienne voit une grande réparation finale, où l’univers, réconcilié avec Dieu, serait « tout bien ».

Julienne de Norwich a exercé de son vivant, un rôle considérable, assez comparable à celui de Catherine de Sienne ou Brigitte de Suède ; Norwich fut un centre de pèlerinage très actif.
Elle est célébrée le 13 ou le 14 mai.

Pour approfondir, lire la catéchèse du pape émérite Benoît XVI :

>>> Julienne de Norwich
>>> Sainte Julienne de Norwich (PDF)

Sainte Julienne de Norwich priez pour nous !

“Corps du Christ et chair de l’Église : la messe est un mariage“

Sébastien Désarmaux / Godong
Sébastien Désarmaux / Godong

L’impossibilité actuelle pour les catholiques de participer à la messe est l’occasion de redécouvrir la place et à la spécificité de l’eucharistie dans la vie de l’Église catholique. Le regard du père Jean-Baptiste Nadler, curé de paroisse à Vannes et auteur des Racines juives de la messe (Éd. Emmanuel).

« Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous » (Jn 6,53). Alors que l’immense majorité des catholiques est actuellement empêchée de participer à la messe et de communier au corps du Christ, la liturgie de ces derniers jours nous a pourtant invités à manger la chair eucharistique du Fils de Dieu. Cruelle coïncidence !

Vu le principe de laïcité, sans doute le gouvernement français est-il dans son rôle lorsqu’il traite les principales religions sur le même plan en donnant ses consignes de reprise des « offices religieux ». Mais ce que la laïcité peut difficilement prendre en compte, c’est que ces diverses religions ont des conceptions très différentes les unes des autres de la notion de culte et des rassemblements religieux : les prières à la mosquée n’ont évidemment pas les mêmes significations ni règles que les offices à la synagogue, le culte au temple protestant n’est pas non plus la messe catholique. Ajoutons que toutes ont des traditions de prières domestiques, ce qui relève donc du cadre de la vie privée, et des prières dans le lieu du rassemblement des croyants – mosquée, synagogue, église – obéissant aux normes ERP (établissement recevant du public). Au sein d’une même religion, les croyants eux-mêmes ont des rapports différents à leur propre culte : tel pratique sa foi sans jamais mettre les pieds dans une église, tel autre ne manquera aucune messe mais ne priera guère dans le secret de sa chambre.

La messe est l’acte religieux le plus complet qui soit, et, parce que l’homme est « une âme dans un corps »

Le cœur de la foi chrétienne réside dans les deux dogmes de la Trinité (Dieu unique en trois personnes-relation) et de l’incarnation rédemptrice (pour sauver les hommes, la deuxième personne de la Trinité se fait homme – « la chair est le pivot du salut »,selon le mot de Tertullien). La célébration eucharistique est le culte du mystère pascal de Jésus-Christ, fils de Dieu crucifié et ressuscité dans sa chair. Elle est précédée et préparée par la liturgie de la Parole divine, le Verbe fait chair. La messe est ainsi l’acte religieux le plus complet qui soit, et, parce que l’homme est « une âme dans un corps » (pour reprendre le mot du curé d’Ars), elle répond parfaitement aux besoins spirituels de la nature humaine, besoins de relation concrète et charnelle avec Dieu. La pleine participation à la messe trouve son accomplissement dans la communion eucharistique : « Il est conforme au sens même de l’Eucharistie que les fidèles, s’ils ont les dispositions requises, communient quand ils participent à la messe » (Catéchisme de l’Église catholique – CEC –, paragraphe 1388).

L’eucharistie réalise ce que le sacrement de mariage signifie : l’union d’amour du Christ et de l’Église. La messe est un mariage. D’ailleurs, l’échange des consentements des époux au cours de la célébration des noces se fait au même emplacement liturgique que la communion eucharistique, qui est une union des corps : celui du Christ avec celui de l’Église, en passant par mon propre corps.

Les unions d’un couple peuvent être imparfaitement vécues, à cause d’un égoïsme, d’une recherche de plaisir seulement personnel, d’un manque d’écoute des besoins de l’autre, d’une dureté de cœur. Et dans ce cas, les unions ne font pas grandir le couple. Elles peuvent même l’abîmer gravement. Mais cela n’enlève rien à la beauté de l’idéal recherché dans l’union conjugale.

Que vaut ta communion si tu n’as pas écouté la Parole, si tu n’a pas donné de tes biens et de ton temps pour les pauvres, si tu ne t’es pas réconcilié avec ton frère ?

Ainsi de nos communions eucharistiques. Elles peuvent, certes, être entachées d’égoïsme spirituel, d’inattention aux autres membres de l’Église et aux pauvres, voire du manque d’accueil du Christ lui-même. Et pourtant, malgré nos pauvretés, quel grand mystère se vit là ! Un cœur ecclésial bien préparé éprouve « la joie de ce moment où le Christ devient notre hôte » (CEC, 1387). La communion est le sommet de l’expression religieuse, l’acte humain le plus inouï que nous puissions poser. Elle suppose et perfectionne toutes les autres œuvres de la foi : que vaut ta communion si tu n’as pas écouté la Parole, si tu n’a pas donné de tes biens et de ton temps pour les pauvres, si tu ne t’es pas réconcilié avec ton frère, si tu ne t’offre pas au Père sur l’autel avec Jésus pour le salut du monde ? Toutes ces œuvres préparent notre communion comme leur sommet, mais découlent aussi d’elle comme de leur source de charité divine. De même, que valent les unions conjugales si le couple manque de dialogue, de tendresse, d’écoute, de pardon, de service mutuel et de don de soi ?

Nous sommes actuellement privés de tout cela. Cette continence eucharistique forcée peut, certes, et certainement, nous inviter à interroger nos anciennes habitudes de la communion, en vue de purifier notre pratique eucharistique. Mais cette situation ne doit pas trop durer, sinon le couple Christ-Église va en être abîmé. Un couple qui n’a plus jamais d’union et fait chambre à part est déjà proche de la rupture, sinon de fait, du moins dans les cœurs : deux vies parallèles s’installent, comme des lignes raides qui ne se rencontreront plus jamais. Je ne parle pas ici des périodes d’abstinences volontaires ou nécessaires que peut vivre un couple, comme dit l’Ecclésiaste : « Il y a un temps pour s’étreindre, et un temps pour s’abstenir » (Qo 3,5) ; dans ces moments-là, propices à une délicatesse décuplée, les époux cherchent alors à exprimer leur profond amour par d’autres gestes, dans une écoute renouvelée entre eux et envers les autres. C’est ce que vit l’Église catholique actuellement : largement privée d’eucharistie, elle s’unit à son Seigneur par d’autres moyens que les sacrements – l’écoute et le partage de la Parole de Dieu, la prière d’oraison, la présence à la Présence divine en nous, la charité active, le soin des frères plus fragiles – en redécouvrant ou approfondissant ces autres modes de communion réelle au Christ.

Pour affronter cette crise économique et sociale qui s’annonce et déjà est là, nous avons besoin d’une Église fortifiée par les sacrement, car « l’Eucharistie engage envers les pauvres ».

Mais soyons toujours attentif à la tentation récurrente d’une vie chrétienne désincarnée, par trop gnostique et, donc, élitiste. Notre corps a besoin d’être touché par les sacrements de Dieu. La tendresse de Dieu s’exprime à notre égard quand la communion est donnée et reçue avec cette infinie délicatesse qui est la marque des amoureux du Seigneur. « Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à lui » (Ct 2,16).

Lorsqu’un couple va bien – et les unions authentiques y contribuent largement –, la famille tout entière va bien. Si, grâce aux sacrements reçus dans la foi, le couple Christ-Église va bien, la société tout entière s’en trouvera grandie. Pour affronter cette crise économique et sociale qui s’annonce et déjà est là, nous avons besoin d’une Église fortifiée par les sacrement, car « l’Eucharistie engage envers les pauvres » (CEC, 1397). Voilà pourquoi le peuple de Dieu veut communier au corps du Christ : « Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ; mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! » (Ps 83,3).

Source: La Vie, le 11 mai 2020, par Jean-Baptiste Nadler