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15.01.2025 – SAINT DU JOUR

St Arnold Janssen

PRÊTRE ET FONDATEUR († 1909)

Saint Arnold Janssen

Prêtre et fondateur de la

« Société du Verbe Divin »

Arnold Janssen naît le 5 Novembre 1837 à Goch, une petite ville de la Basse Rhénanie en Allemagne. Le deuxième d’une famille de dix enfants, il a appris de son père l’amour du travail et une profonde piété. 

Après sa formation, Arnold est ordonné prêtre du diocèse de Münster le 15 août 1861. Il est nommé professeur à l’école secondaire de Bocholt, et c’est là qu’il a passé les douze premières années de sa vie sacerdotale. 

Petit à petit, il développe un intérêt particulier pour la mission universelle de l’Église et se décide alors de dédier sa vie à éveiller l’Église allemande à sa conscience missionnaire en publiant une petite revue baptisée : « Le Messager du Sacré Cœur ». Cette revue missionnaire donnait des nouvelles des activités missionnaires et encourageait les catholiques allemands à soutenir les missions étrangères.

L’activité du père Janssen a évolué dans un contexte socio-politique très perturbé. Les autorités politiques d’alors avaient érigé un mécanisme de répression de l’Église catholique allemande dans le but d’éradiquer son influence sur la population et la soumettre au pouvoir de l’autorité centrale. C’est ainsi que Otto von Bismark, alors Chancelier de l’État allemand, commence le « Kulturkampf » (combat pour la civilisation) en promulguant une série de lois anti-catholiques, en expulsant prêtres, religieux (ses) et en emprisonnant plusieurs évêques.

Arnold commence à rêver. D’un côté, il encourage les prêtres expulsés de leurs lieux de travail à aller en mission, et de l’autre, il commence un séminaire pour la préparation de futurs missionnaires. 

Conduit par le Saint Esprit, le père Janssen réussit à traduire son rêve en réalité. Il ouvre une maison à Steyl (Pays-Bas) pour former des missionnaires.

Ce fut le 8 septembre 1875, date considérée comme celle de la naissance de la « Société du Verbe Divin », une congrégation de Prêtres et des Frères. 

Quatre ans plus tard, soit le 2 mars 1879, les deux premiers missionnaires, Joseph Freinademetz et de Jean-Baptiste Anzer, partent pour la Chine.  

Il fonde également deux congrégations féminines, les « Sœurs Servantes du Saint Esprit(Ssps, 1889) » et les « Sœurs Servantes du Saint Esprit de l’Adoration perpétuelle » (Sspsap, 1896).

Il meurt le 15 Janvier 1909. Sa vie fut une recherche permanente de la volonté de Dieu, de confiance dans la Providence divine et d’un travail dur. 

Arnold Janssen a été élévé aux honneurs des autels, le 19 octobre 1975, par saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisé, le 5 octobre 2003, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 Pour un approfondissement :
>>> Biographie (site du Vatican) 

Saint Arnold Janssen priez pour nous !

15.01.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,29-39. 

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade.


Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.


La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.


Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Julienne de Norwich (1342-après 1416)

recluse anglaise

Révélations de l’amour divin, ch. 43 (trad. Evangelizo.org d’après le texte original)

« Bien avant l’aube…, Jésus alla dans un endroit désert, et là il priait »

      La prière unit l’âme à Dieu. Même si notre âme est toujours semblable à Dieu par sa nature, restaurée qu’elle est par la grâce, de fait elle lui est souvent dissemblable par suite du péché. La prière témoigne alors que l’âme devrait vouloir ce que Dieu veut ; elle réconforte la conscience ; elle rend apte à recevoir la grâce. Dieu nous enseigne ainsi à prier avec une confiance ferme que nous recevrons ce pour quoi nous prions ; car il nous regarde avec amour et veut nous associer à sa volonté et à son action bienfaisantes. Il nous incite donc à prier pour ce qu’il lui plaît de faire (…) ; il semble nous dire : « Qu’est-ce qui pourrait me plaire davantage que de me supplier avec ferveur, sagesse et insistance afin d’accomplir mes desseins ? » Par la prière donc, l’âme s’accorde avec Dieu.       Mais lorsque par sa grâce et sa courtoisie, notre Seigneur se révèle à notre âme, alors nous obtenons ce que nous désirons. À ce moment-là, nous ne voyons plus ce que nous pourrions demander d’autre. Tout notre désir, toute notre force sont fixés entièrement en lui pour le contempler. C’est une haute prière, impossible à sonder, il me semble. Tout l’objet de notre prière est d’être uni, par la vision et par la contemplation, à celui que nous prions, avec une joie merveilleuse et une crainte respectueuse, dans une si grande douceur et délice que nous ne pouvons plus prier en ces moments que comme il nous conduit. Je le sais, plus Dieu se révèle à l’âme, plus elle a soif de lui, par sa grâce. Mais lorsque nous ne le voyons pas, alors nous ressentons le besoin et l’urgence de prier Jésus, à cause de notre faiblesse et de notre incapacité.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 2,14-18. 

Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,
et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.
Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.
Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.
Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

Psaume 105(104),1-2.3-4.6-7.8-9. 

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance. (Ps 104, 8a)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom, 
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui, 
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint : 
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d’Abraham son serviteur, 
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu : 
ses jugements font loi pour l’univers.

Il s’est toujours souvenu de son alliance, 
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham, 
garantie par serment à Isaac.

Notre Dame de Bargemon, sanctuaire perdu et retrouvé !

Illustration
Village de Bargemon. © Shutterstock/Joshua Klim

Notre Dame de Bargemon, sanctuaire perdu et retrouvé !

C’est sous la plume de Marie que s’écrit l’histoire surprenante de Bargemon, sanctuaire marial oublié, puis retrouvé, dans un petit village du haut Var (France)… Au XVIIe siècle, la Vierge y apparaît sous les traits d’une belle pèlerine aux longs cheveux ondulés et dorés, vêtue d’une robe de taffetas vert. Une image qui contraste avec ses autres apparitions de Lourdes à Fatima.

En effet, le 17 mars 1635, la Sainte Vierge rend visite à Madame Caille, une habitante de Bargemon souffrant d’intenses douleurs qui l’empêchent de marcher correctement, et souhaite qu’elle l’accompagne jusqu’à l’église pour prier Dieu. Au retour, la belle dame lui promet la guérison et lui demande de confectionner une robe pour remplacer la sienne abîmée.

Madame Caille prend seulement conscience que cette rencontre est celle de Marie, lorsqu’elle reçoit le lendemain la visite de six pénitents blancs venus demander à son mari, maître-verrier, de restaurer la châsse couverte de taffetas vert d’une petite statue de Notre-Dame de Montaigu, originaire de Belgique, et dont elle reconnaît la même qualité de tissu que celui de la robe de la belle pèlerine ! Elle sent instantanément ses douleurs la quitter. Le village assiste à sa guérison spectaculaire et l’évêque de Fréjus reconnaît l’apparition en 1641 sous le vocable de « Notre-Dame de Bargemon ». De nombreux pèlerins affluent de toute la France, à tel point que le roi Louis XIII impose un décret pour y réguler les mouvements de foule. Grâces et miracles abondent jusqu’à la Révolution qui oblige les habitants à cacher la statuette. Le sanctuaire tombe alors peu à peu dans l’oubli.

La suite est tout aussi étonnante ! Le père Philippe-Marie Métais-Fontenel, prêtre du diocèse a longtemps œuvré sur les ondes à la direction de Radio Maria France.Désireux de souffler un peu, il accepte en 2012 sa nouvelle mission dans ce village reculé et paisible en apparence. Comme si Marie l’avait conduit jusque-là, peu de temps après son arrivée, il découvre la statuette de « Notre-Dame de Bargemon » dans son presbytère, puis quelques mois plus tard le livre « Le trésor inconnu » du Frère Raphaël qui relate les multiples guérisons ayant eu lieu entre 1635 et 1640 suite à son intercession !

S’opère alors une véritable prise de conscience de la richesse du message de Bargemon et de son actualité au XXIe siècle. Car ici, la Vierge Marie invite chacun à la conversion, en venant elle-même prier Dieu dans l’église du lieu. Elle montre le chemin pour aller jusqu’au Christ ! Et les grâces merveilleuses de Marie reviennent inonder les pèlerins.

www.frejustoulon.fr

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

14.01.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Ninon († IVe siècle)

Ste Ninon († IVe siècle)

Sainte Ninon 

Jeune chrétienne emmenée en captivité en Géorgie (Caucase) vers 337, elle commença la conversion du pays.

Les Églises d’Orient la fête aujourd’hui. L’Église en Occident en fait mémoire aujourd’hui également et la célèbre le 15 décembre. Nous connaissons sa vie par l’écrivain ecclésiastique Rufin qui donna quelques détails sur la conversion de l’Ibérie, région intérieure de l’actuelle Géorgie.

Une jeune captive chrétienne, dont on ignore le pays d’origine, devenue esclave à la cour royale de Mzekhéta, non loin de Tbilissi, garde toute sa foi auprès du roi Mirian. Plus que sa grande beauté, c’est son inlassable charité qui la fait aimer et respecter. Ayant obtenu par ses prières la guérison d’un enfant, elle est appelée auprès de la reine Nana qui se meurt. Elle lui rend la santé. Quand le roi veut la récompenser, elle lui dit préférer sa conversion. Le roi en laisse d’abord le soin à sa femme. À quelque temps de là, il demandera à l’archevêque de Constantinople de lui envoyer un évêque pour évangéliser le royaume.

Sainte Ninon se retire dans la région de Bobdé où, dès le 4e siècle, fut construite une cathédrale. À Mzekhéta un petit oratoire rappelle aujourd’hui encore ce baptême de la Géorgie.

Sainte Ninon priez pour nous !