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En Marie, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts

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© Shutterstock/Taljat David

En Marie, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts

Chaque fois que nous regardons Marie, nous voulons croire en la force révolutionnaire de la tendresse et de l’affection. En elle, nous voyons que l’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles, mais des forts, qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres pour se sentir importants.


En la regardant, nous découvrons que celle qui louait Dieu parce qu’« il a renversé les potentats de leurs trônes » et « a renvoyé les riches les mains vides » (Lc 1, 52 -53) est la même qui nous donne de la chaleur maternelle dans notre quête de justice ». C’est aussi elle qui « conservait avec soi toutes ces choses, les méditant en son cœur » (Lc 2, 19).

Pape François

Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, « La joie de l’Évangile » § 288

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

27.01.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Angèle Merici

FONDATRICE DES « URSULINES » († 1540)

Sainte Angèle Merici
Vierge, fondatrice de la 

« Congrégation des Ursulines »

Angèle (Angela) Merici naît le 21 mars 1474 à Desenzano, sur le lac de Garde. Ses parents, profondément chrétiens, désiraient que leurs enfants trouvent leur bonheur dans la gloire de Dieu. Pour réaliser cet idéal, ils avaient fait un vrai sanctuaire de la maison paternelle où chacun travaillait sous le regard de Dieu et récitait la prière en commun. Une lecture dans un livre de piété ou dans la Vie des saints terminait la journée.

À ces pieuses pratiques, Angèle ajoutait les rigueurs de la pénitence. Elle voua sa virginité au Seigneur à l’âge de neuf ans et renonça le jour même à toute parure. Elle perdit son père vers l’âge de treize ans ; sa mère mourut deux ans plus tard. Un oncle nommé Barthélémy la prit alors chez lui et s’attacha à favoriser ses pratiques de dévotion. Six ans s’écoulèrent avant que Dieu vienne lui ravir son unique sœur de sang et de sentiments ; le décès de l’oncle Barthélémy suivit de près cette perte vivement ressentie.

Doublement orpheline, Angèle rentra à la maison paternelle, acheva de se dépouiller de tout ce qu’elle possédait et se livra aux plus grandes austérités. Elle était alors âgée de vingt-deux ans. Afin de se sanctifier plus sûrement, elle s’affilia au Tiers-Ordre de Saint-François d’Assise.

En 1506, un jour qu’elle travaillait aux champs, une lumière éclatante l’environna soudain. Angèle vit une échelle s’élever du sol jusqu’au ciel et une troupe innombrable de vierges qui en parcouraient les échelons, soutenues par des anges. Une des vierges se tourna vers elle et lui dit : « Angèle, sache que Dieu t’a ménagé cette vision pour te révéler qu’avant de mourir tu fonderas, à Brescia, une société de vierges semblable à celles-ci. »

Dieu fournit à sa servante les moyens de réaliser cet oracle, seulement vingt ans après la mémorable vision.

La réputation de sainteté d’Angèle Merici s’était répandue jusque dans la ville de Brescia. Les Patengoli, riche famille et grands bienfaiteurs des œuvres pies, habitaient cette cité. En 1516, ayant perdu coup sur coup leurs deux fils, ils invitèrent Angèle à venir habiter avec eux pour les consoler dans leur peine. À partir de ce moment, Angèle se fixa à Brescia, édifiant la ville par ses vertus. Chaque jour, on la voyait en compagnie de jeunes filles de son âge, rassembler les fillettes et leur enseigner la doctrine chrétienne, visiter les pauvres et les malades, instruire les grandes personnes qui venaient, en foule, écouter leurs conférences. Ces pieuses filles s’ingéniaient à rechercher les pécheurs jusque dans leur lieu de travail.

Suivant une pratique très usitée à cette époque, Angèle entreprit plusieurs pèlerinages. Comme elle se rendait un jour à Jérusalem avec un groupe de pèlerins, une mystérieuse cécité se déclara dans la ville de Candie, l’affligeant tout le reste du parcours, pour ne cesser qu’à son retour exactement au même endroit où elle avait perdu l’usage de la vue. Dans cette pénible circonstance, Angèle vit comme un symbole du renoncement qui devait être à la base de tous ses projets. En 1525, le pape Clément VII (Giulio de’ Medici, 1523-1534), instruit des vertus et des miracles d’Angèle, lui réserva un accueil des plus bienveillants.

Le souvenir de la merveilleuse vision demeurait toujours au fond de son cœur. Un jour, Angèle réunit douze jeunes filles qui désiraient tendre à la vie parfaite. Elle leur proposa de mener une vie retirée dans leurs demeures et les rassemblaient fréquemment pour les former à la pratique des vertus chrétiennes. En 1533, ce noviciat achevé, Angèle Merici leur révéla son plan, leur démontrant que l’ignorance religieuse était la cause des ravages exercés par le protestantisme et que la fondation d’une société de religieuses d’une forme nouvelle pour l’époque, unissant la vie contemplative à l’instruction des enfants, constituerait un remède efficace à l’état déplorable qui régnait dans l’Église.

Afin de mieux atteindre toutes les âmes dans le besoin, la fondatrice implanta les bases d’un Ordre sans clôture. Ses sœurs parcouraient les prisons et les hôpitaux, recherchaient les pauvres pour les instruire et rompaient généreusement leur pain avec eux. Remontant le cours du mal jusqu’à sa source, Angèle Merici pensait qu’on ne pouvait réformer les mœurs que par la famille, laquelle dépendait surtout de la mère. Elle réalisait que la mauvaise éducation des jeunes filles provenait de la carence de mères chrétiennes. Dans les desseins de Dieu, la Congrégation des Ursulinesdevait rayonner à travers le monde par l’éducation des jeunes filles.

Le 25 novembre 1535, à Brescia, les premières religieuses du nouvel institut prononcèrent les trois vœux traditionnels de pauvreté, chasteté et obéissance, ajoutant celui de se consacrer exclusivement à l’enseignement. Mère Angèle Merici plaça sa congrégation sous le patronage de sainte Ursule.

Dieu l’avait gratifiée des dons éminents de science infuse et de prophétie. Elle parlait latin sans l’avoir étudié, expliquait les passages les plus difficiles des Livres Saints et traitait les questions théologiques avec une si admirable fermeté et précision, que les plus doctes personnages recouraient volontiers à ses lumières. Ses dernières années furent marquées par de fréquentes extases.

Elle meurt le 27 janvier 1540. Pendant trois nuits, toute la ville de Brescia contempla une lumière extraordinaire au-dessus de la chapelle où reposait son corps qui s’est conservé intact de toute corruption.

Angela Merici a été béatifiée, le 30 avril 1768, par Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769), et canonisée, le 24 mai 1807, par Pie VII (Barnaba Chiaramonti, 1800-1823) dans la Basilique de saint Pierre.

Pour un approfondissement :

>>> Figlie di S. Angela Merici

Sainte Angèle Merici priez pour nous !

27.01.3025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,22-30. 

En ce temps-là, les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Origène (v. 185-253)

prêtre et théologien

Homélies sur l’Exode, n°1, 5 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1990, t. 2, p. 14)

« Il expulse les démons »

Reconnais-le : « en toi s’est levé un nouveau roi, un roi d’Égypte ». C’est lui qui te réquisitionne pour ses travaux, t’oblige à fabriquer pour lui la brique et le mortier. C’est lui qui t’impose contremaîtres et surveillants, lui qui te pousse par le fouet et la verge à des travaux de terre, te force à lui bâtir des villes. C’est lui qui t’incite à parcourir le monde, à remuer terres et mers pour satisfaire tes convoitises… Ce roi d’Egypte sait que la guerre est imminente. Il pressent la venue de « celui qui peut dépouiller ses principautés et ses puissances, triompher d’elles avec audace et les clouer au bois de la croix »…; il sent toute proche l’heure de la destruction de son peuple. Voilà pourquoi il déclare : « Le peuple d’Israël est plus puissant que nous ! » Puisse-t-il en dire autant à notre sujet et nous sentir plus puissants que lui ! Comment le sentira-t-il ? Si je n’accueille pas les pensées mauvaises et les convoitises perverses qu’il m’inspire ; si je repousse « ses flèches enflammées, avec le bouclier de la foi » ; si, chaque fois qu’il fait quelque suggestion à mon âme, me souvenant du Christ mon Seigneur, je lui dis : « Arrière, Satan. Il est écrit : ‘C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, c’est lui seul que tu serviras’ »… Car il vient, le Seigneur Jésus…, pour se soumettre les « principautés, puissances et pouvoirs », pour soustraire les fils d’Israël aux violences de leurs ennemis…, pour nous apprendre de nouveau à voir Dieu en esprit, à délaisser les travaux de Pharaon, à sortir de la terre d’Égypte, à renoncer aux mœurs barbares des Égyptiens, « à dépouiller entièrement le vieil homme avec ses œuvres et à revêtir l’homme nouveau créé selon Dieu », « à nous renouveler sans cesse de jour en jour » à l’image de celui qui nous a créés, le Christ Jésus notre Seigneur, à qui sont gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen. (Références bibliques : Ex 1,8 ; Col 2,14-15 ; Ex 1,9 ; Ep 6,7 ; Mt 4,10 ; Dt 6,13 ; Col 1,16 ; Ep 4,22-24 ; Col 3,9-10 ; 2Co 4,16)

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 9,15.24-28. 

Frères, le Christ est le médiateur d’une alliance nouvelle, d’un testament nouveau : puisque sa mort a permis le rachat des transgressions commises sous le premier Testament, ceux qui sont appelés peuvent recevoir l’héritage éternel jadis promis.
Car le Christ n’est pas entré dans un sanctuaire fait de main d’homme, figure du sanctuaire véritable ; il est entré dans le ciel même, afin de se tenir maintenant pour nous devant la face de Dieu.
Il n’a pas à s’offrir lui-même plusieurs fois, comme le grand prêtre qui, tous les ans, entrait dans le sanctuaire en offrant un sang qui n’était pas le sien ;
car alors, le Christ aurait dû plusieurs fois souffrir la Passion depuis la fondation du monde. Mais en fait, c’est une fois pour toutes, à la fin des temps, qu’il s’est manifesté pour détruire le péché par son sacrifice.
Et, comme le sort des hommes est de mourir une seule fois et puis d’être jugés,
ainsi le Christ s’est-il offert une seule fois pour enlever les péchés de la multitude ; il apparaîtra une seconde fois, non plus à cause du péché, mais pour le salut de ceux qui l’attendent.

Psaume 98(97),1.2-3ab.3cd-4.5-6. 

R/ Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles. (Ps 97, 1ab)

Chantez au Seigneur un chant nouveau, 
car il a fait des merveilles ; 
par son bras très saint, par sa main puissante, 
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !

26.01.2025 – ANGÉLUS À ROME

Angélus: redécouvrir Jésus avec un nouvel émerveillement en cette Année Sainte

À l’occasion de la célébration du 6e dimanche de la Parole de Dieu, le Pape François a présidé la prière mariale de l’Angélus depuis les appartements pontificaux. S’arrêtant sur l’Évangile de la liturgie du jour, le Saint-Père a invité les fidèles réunis place Saint-Pierre à reconnaître en Jésus le Fils de Dieu, notre Sauveur.

Christian Losambe, SJ – Cité du Vatican

En ce 26 janvier, 6e Dimanche de la Parole de Dieu, instituée par le Pape le 30 septembre 2019 pour se pencher sur l’importance des Saintes Écritures, l’évêque de Rome s’est arrêté sur l’Évangile proposé par la liturgie du jour, qui nous présente Jésus dans la synagogue de Nazareth, la ville où il a grandi. François qui s’est focalisé particulièrement sur le passage du prophète Isaïe lu par le Christ, «qui annonce la mission évangélisatrice et libératrice du Messie, puis, dans le silence général, il déclare: “Aujourd’hui, cette parole de l’Écriture s’est accomplie“» (cf. Lc 4, 21).

Partir des présupposés à la vraie connaissance du Seigneur

Le Pape a tout d’abord invité ses auditeurs à s’imaginer l’étonnement et la consternation des concitoyens de Jésus, «qui le connaissaient comme le fils du charpentier Joseph et qui n’auraient jamais imaginé qu’il puisse se présenter comme le Messie». Pourtant, a-t-il poursuivi, c’est bien ainsi que les choses se passent: Jésus proclame que, par sa présence, «l’année de la faveur du Seigneur» est arrivée. C’est une bonne nouvelle pour tous, a souligné le Souverain pontife, «et en particulier pour les pauvres, les prisonniers, les aveugles, les opprimés».

Ce jour-là, à Nazareth, Jésus a confronté en effet ses interlocuteurs à un choix concernant son identité et sa mission, a indiqué le Pape, expliquant que l’évangéliste Luc nous dit que les Nazaréens n’ont pas reconnu en Jésus l’oint du Seigneur. «Ils pensaient le connaître trop bien et cela, au lieu de faciliter l’ouverture de leur esprit et de leur cœur, les a bloqués, comme un voile qui obscurcit la lumière», a-t-il renchéri.

Reconnaître en Jésus le Fils de Dieu et le Sauveur

Au regard de toutes les analogies qui s’imposent, François a fait savoir ensuite aux fidèles que «cet événement se produit également pour nous aujourd’hui». Ainsi, nous aussi, «nous sommes interpellés par la présence et les paroles de Jésus; nous aussi, nous sommes appelés à reconnaître en lui le Fils de Dieu, notre Sauveur». Toutefois, a-t-il fait remarquer, «il peut nous arriver, comme à ses compatriotes, de penser que nous le connaissons déjà, que nous savons déjà tout de lui, que nous avons grandi avec lui, à l’école, à la paroisse, au catéchisme, dans un pays de culture catholique… Et donc, pour nous aussi, c’est une Personne proche, “trop“ proche».

S’adressant ainsi aux milliers de fidèles et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre, l’évêque de Rome les a invités, en bon pédagogue, à se poser les questions suivantes: «Sentons-nous l’autorité unique avec laquelle Jésus de Nazareth parle? Reconnaissons-nous qu’il est porteur d’une annonce de salut que personne d’autre ne peut nous donner? Et moi, ai-je besoin de ce salut? Est-ce que je me sens, moi aussi, d’une certaine manière, pauvre, emprisonné, aveugle, opprimé? Alors, seulement alors, “l’année de grâce” sera pour moi aussi!», a rassuré le Pape François.

Avant de réciter la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche, le Saint-Père a invité les fidèles à se tourner avec confiance vers Marie, Mère de Dieu et notre Mère, «pour qu’elle nous aide à reconnaître le visage du Fils de Dieu, afin que nous ne restions pas scandalisés par son humanité et son amour pour les petits et les pauvres». «Demandons à Marie qu’en cette année jubilaire, nous puissions redécouvrir Jésus avec un nouvel émerveillement et ressentir dans notre cœur une joyeuse certitude: “Oui, c’est Lui, c’est le Sauveur“», a conclu le Souverain pontife.

Source : VATICANNEWS, le 26 janvier 2025