Martyrologe Romain : Saint Pierre Canisius, prêtre et docteur de l’Église. Originaire de Nimègue, il entra dans la toute nouvelle Compagnie de Jésus sous influence du bienheureux Pierre Favre. Envoyé en Allemagne, il travailla avec énergie pendant de longues années à défendre la foi catholique et à l’affermir par ses prédications et ses écrits, parmi lesquels son grand et son petit Catéchismes eurent une importance considérable. Il se repose enfin de ses travaux à Fribourg en Suisse en 1597. (En Suisse, sa mémoire est reportée au 27 avril).
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 1,18-24.
Voici comment fut engendré Jésus Christ : Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ; avant qu’ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Tout cela est arrivé pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : ‘Voici que la Vierge concevra, et elle enfantera un fils ; on lui donnera le nom d’Emmanuel’, qui se traduit : « Dieu-avec-nous » Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse,
Le silence de saint Joseph est un silence empreint de contemplation du mystère de Dieu, dans une attitude de disponibilité totale aux volontés divines. En d’autres termes, le silence de saint Joseph ne manifeste pas un vide intérieur, mais au contraire la plénitude de foi qu’il porte dans son cœur, et qui guide chacune de ses pensées et chacune de ses actions. Un silence grâce auquel Joseph, à l’unisson avec Marie, conserve la Parole de Dieu, connue à travers les Saintes Écritures, en les confrontant en permanence avec les événements de la vie de Jésus ; un silence tissé de prière constante, prière de bénédiction du Seigneur, d’adoration de sa sainte volonté et de confiance sans réserve à sa providence. Laissons-nous « contaminer » par le silence de saint Joseph ! Nous en avons tant besoin, dans un monde souvent trop bruyant, qui ne favorise pas le recueillement et l’écoute de la voix de Dieu. En ce temps de préparation à Noël, cultivons le recueillement intérieur, pour accueillir et conserver Jésus dans notre vie.
LECTURES :
Livre d’Isaïe 7,10-16.
En ces jours-là, le Seigneur parla ainsi au roi Acaz : « Demande pour toi un signe de la part du Seigneur ton Dieu, au fond du séjour des morts ou sur les sommets, là-haut. » Acaz répondit : « Non, je n’en demanderai pas, je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve. » Isaïe dit alors : « Écoutez, maison de David ! Il ne vous suffit donc pas de fatiguer les hommes : il faut encore que vous fatiguiez mon Dieu ! C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la vierge est enceinte, elle enfantera un fils, qu’elle appellera Emmanuel, De crème et de miel il se nourrira, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. Avant que cet enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la terre dont les deux rois te font trembler sera laissée à l’abandon.
Psaume 24(23),1-2.3-4ab.5-6.
R/ Qu’il vienne, le Seigneur : c’est lui, le roi de gloire ! (Ps 23, 7c.10c)
Au Seigneur, le monde et sa richesse, la terre et tous ses habitants ! C’est lui qui l’a fondée sur les mers et la garde inébranlable sur les flots.
Qui peut gravir la montagne du Seigneur et se tenir dans le lieu saint ? L’homme au cœur pur, aux mains innocentes, qui ne livre pas son âme aux idoles.
Il obtient, du Seigneur, la bénédiction, et de Dieu son Sauveur, la justice. Voici le peuple de ceux qui le cherchent ! Voici Jacob qui recherche ta face !
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,1-7.
Paul, serviteur du Christ Jésus, appelé à être Apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu, à tous les bien-aimés de Dieu qui sont à Rome. Cet Évangile, que Dieu avait promis d’avance par ses prophètes dans les saintes Écritures, concerne son Fils qui, selon la chair, est né de la descendance de David et, selon l’Esprit de sainteté, a été établi dans sa puissance de Fils de Dieu par sa résurrection d’entre les morts, lui, Jésus Christ, notre Seigneur. Pour que son nom soit reconnu, nous avons reçu par lui grâce et mission d’Apôtre, afin d’amener à l’obéissance de la foi toutes les nations païennes, dont vous faites partie, vous aussi que Jésus Christ a appelés. À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
La statue de la Vierge de l’Espérance, du Cilento à la basilique Saint-Pierre
Provenant de la paroisse de San Marco di Castellabate, dans la province de Salerne (Sud de l’Italie), cette statue en bois a été placée près de l’autel de la Confession dans la basilique vaticane. Elle y restera pour les fêtes de Noël jusqu’à l’Épiphanie.
Benedetta Capelli – Cité du Vatican
Le jubilé de l’Espérance s’achève sous le regard de la Vierge Marie. En effet, dans la basilique Saint-Pierre, toutes les célébrations de Noël se dérouleront en présence de la statue en bois de la Vierge de l’Espérance, vénérée dans la paroisse Saint-Marc-Évangéliste à San Marco di Castellabate, dans la province de Salerne (Sud de l’Italie). L’effigie, qui sera transportée au Vatican lundi prochain, 22 décembre, sera placée à côté de l’autel de la Confession et sera ramenée à la paroisse après le 6 janvier, jour de l’Épiphanie du Seigneur.
Cette Vierge, représentée avec l’enfant dans ses bras, tient dans sa main droite une ancre dorée bien plantée dans le sol. La Vierge rappelle celle conservée dans le sanctuaire de Santa Maria della Speranza à Battipaglia, dans la province de Salerne, apportée au Vatican à l’occasion de l’ouverture du Jubilé, fin 2024. Celle de San Marco di Castellabate est plus récente, elle a été réalisée par le Laboratoire Stuflesser en 1954 pour commémorer l’Année mariale proclamée par le Pape Pie XII. À son arrivée, elle a été accueillie dans les maisons des familles de la région, puis placée dans l’église. La « Madone de l’Espérance » a été récemment restaurée à l’occasion du Jubilé et remise à sa place au début de l’Année sainte.
La Vierge de Saint Marco di Castellabate
Une Madone aimée des vacanciers
Cette statue d’une hauteur de 1,45 m suscite une grande dévotion. Elle est très aimée de la population locale, mais aussi des touristes qui envahissent en été San Marco, un hameau de Castellabate qui compte environ 1 300 habitants. La fête de la Bienheureuse Vierge Marie de l’Espérance a lieu le dernier dimanche d’août et est la seule fête mariale dédiée à la Madone de l’Espérance dans le diocèse de Vallo della Lucania. Au cours du triduum qui lui est dédié, on porte d’abord en procession le tableau de Marie représentée sur une toile du XIXe siècle, qui a inspiré la réalisation de la statue dans les années 50, puis la statue elle-même qui arrive jusqu’au port, où l’on récite la prière d’abandon à Marie des pêcheurs de la région.
Du cœur de la périphérie
La Vierge de l’Espérance vient de la périphérie, dans la région située entre le parc national du Cilento et le Vallo del Diano. Une zone marquée par le dépeuplement, où même les services essentiels ne sont pas toujours garantis. Il y a un an, Don Pasquale Gargione, alors curé de San Marco Evangelista, a proposé d’amener la Madone au Vatican afin de mettre en lumière la réalité de nombreuses communautés des zones enclavées où règne la solitude, où la population vieillit, où les inégalités se creusent. Marie porte ce fardeau de difficultés, mais elle devient aussi une icône d’espérance pour les «petits» qui trouvent réconfort et amour dans sa protection maternelle.
Le pape Léon XIV nous invite à entrer dans l’espérance de Marie
Lors de la fête patronale de Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, à Rome, le 6 octobre 2025, le pape Léon XIV a déclaré : « Cette dévotion à la Bienheureuse Vierge Marie occupe une place particulière dans mon cœur. (…) De manière providentielle, nous sommes réunis au cours de cette Année jubilaire consacrée à la vertu théologale de l’Espérance.
Marie incarne, de manière particulière, cette vertu à travers sa confiance absolue en l’accomplissement des promesses de Dieu. Cette espérance lui a donné la force et le courage de se donner totalement pour l’Évangile, en s’abandonnant entièrement à la volonté de Dieu. Il a souvent été dit que l’Incarnation s’est d’abord réalisée dans le cœur de Marie avant de se réaliser dans son sein. Cette affirmation met en lumière sa fidélité quotidienne à Dieu.
Bien sûr, Marie ne savait pas exactement comment ni quand Dieu sauverait son peuple. Pourtant, elle a vécu dans l’abandon à sa volonté, confiante qu’il accomplirait son dessein de salut. Dieu ne tarde jamais à venir ; c’est nous qui devons apprendre à faire confiance, même si cela demande patience et persévérance. Le temps de Dieu est toujours parfait. Ainsi, comme nous l’avons entendu dans la lecture de saint Paul : « Lorsque les temps furent accomplis, Dieu envoya son Fils pour racheter ceux qui étaient sous la Loi. »
Dieu vient toujours pour sauver et libérer. Les Israélites étaient nés sous la Loi, mais aussi marqués par la fragilité, la faiblesse et la concupiscence de notre condition humaine déchue. Ce plan de Dieu s’est accompli pleinement dans la mission du Seigneur Jésus. De plus, il n’est pas venu seulement pour nous délivrer de l’esclavage du péché, mais pour libérer nos cœurs afin que nous puissions dire “oui” à Dieu, à l’exemple de la Bienheureuse Vierge Marie. »
Pape Léon XIV
Extraits de son message du 6 octobre 2025 à Notre Dame du Rosaire de Pompéi
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Audience jubilaire: espérer, c’est voir ce monde devenir le monde de Dieu
Le Pape a tenu samedi 20 décembre la dernière audience de cette année jubilaire sur la place Saint-Pierre. À quelques jours de Noël, Léon XIV a expliqué que si le jubilé touchait à sa fin, l’espérance, elle, ne s’éteignait pas. Elle est au contraire un engendrement que le monde attend et auquel chacun est invité à collaborer.
Olivier Bonnel – Cité du Vatican
À cinq jours de Noël, le Pape a tenu place Saint-Pierre ce samedi la dernière des audiences jubilaires inaugurées au mois de janvier dernier par le Pape François. «Le Jubilé touche à sa fin, mais l’espérance que cette année nous a donné ne s’éteint pas: nous resterons des pèlerins d’espérance!», a fait remarquer Léon XIV aux 12 000 fidèles présents. Dans sa catéchèse, il est ainsi revenu sur le sens de l’espérance, en reprenant les mots de Saint Paul: «C’est dans l’espérance que nous avons été sauvés» (Rm 8, 24).
«Sans espérance, nous sommes morts; avec l’espérance, nous venons à la lumière. L’espérance est génératrice. En effet, c’est une vertu théologale, c’est-à-dire une force de Dieu, et en tant que telle, elle engendre, elle ne tue pas, mais elle fait naître et renaître. C’est là la véritable force», a expliqué le Pape, développant: «Ce qui menace et tue n’est pas de la force: c’est de l’arrogance, c’est de la peur agressive, c’est le mal qui n’engendre rien. La force de Dieu fait naître».
L’espérance et l’engendrement
Alors que la Nativité du Christ approche, Léon XIV a souligné combien l’espérance était un engendrement. Citant une nouvelle fois saint Paul, «Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore», le Souverain pontife a expliqué que cette image permettait de comprendre que la Création était « un cri », celui des pauvres comme celui de la terre. Comme dans son message pour la prochaine journée mondiale de la paix, dans lequel il dénonce l’énorme concentration d’intérêts économique aux mains de quelques uns, le Pape a une nouvelle fois déploré que ce cri n’était pas entendu par «beaucoup de puissants». «La richesse de la terre est entre les mains de quelques-uns, très peu nombreux, de plus en plus concentrée –injustement– entre les mains de ceux qui souvent ne veulent pas entendre les gémissements de la terre et des pauvres», a-t-il expliqué, soulignant avec sévérité que «notre tâche est de générer, non de voler». À ceux qui accaparent, le Pape oppose donc ceux qui « engendrent » avec espérance, à la suite de Dieu «qui génère toujours».
La force de la prière mariale
Celle qui engendre par excellence est bien-sûr la mère de Dieu. «Si la prière chrétienne est si profondément mariale, c’est parce que nous voyons en Marie de Nazareth l’une des nôtres qui engendre», a-t-il poursuivi. Cette fécondité de Marie est une invitation à tous à confier en elle notre espérance, elle qui ressemble à son Fils. «Et nous ressemblons à cette Mère qui a donné un visage, un corps, une voix à la Parole de Dieu. Nous lui ressemblons, car nous pouvons engendrer la Parole de Dieu ici-bas, transformer le cri que nous entendons en un accouchement». Espérer signifie donc «voir ce monde devenir le monde de Dieu», a conclu Léon XIV, un monde «où les êtres humains et toutes les créatures marchent à nouveau ensemble, dans la ville-jardin, la nouvelle Jérusalem». Nous pouvons pour cela compter sur Marie, qui nous accompagne toujours notre pèlerinage de foi et d’espérance.