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20.04.2025 – MESSE DE LA RÉSURRECTION À ROME

Messe de la Résurrection: le Pape exhorte à chercher le Christ partout dans la joie

La Solennité de la Résurrection a été présidée place Saint-Pierre par le cardinal Comastri, archiprêtre émérite de Saint-Pierre, concélébrée par 300 prêtres, évêques et cardinaux, devant 35 000 fidèles et pèlerins. En ce dimanche 20 avril, jour de Pâques providentiellement commun aux chrétiens d’Orient et d’Occident, la messe a revêtu une dimension byzantine toute particulière. Dans son homélie préparée, le Pape, absent physiquement, a rappelé que «le Christ vivant n’est pas un héros du passé». 

Delphine Allaire – Cité du Vatican

En l’absence du Pape ayant délégué la célébration au cardinal Angelo Comastri, la joie et l’émerveillement inhérents à la Résurrection ont été célébrés lors de la messe du jour de Pâques sur la place Saint-Pierre. Quelques 250 prêtres, 16 évêques et 26 cardinaux l’ont concélébrée, en présence de 35 000 fidèles dont certains étaient arrivés aux premières lueurs de l’aube, précautionneux de l’affluence d’une année jubilaire. Parmi certains invités officiels se trouvaient le Premier ministre de la Croatie, Andrej Plenković, ainsi qu’une délégation hollandaise, dont le pays tapisse de milliers de fleurs le parvis de la basilique chaque année depuis 40 ans. Après le chant d’entrée O Filii et Filiae, hymne liturgique du temps pascal, la Résurrection du Seigneur a été annoncée avec le rite du Resurrexit, l’un des éléments orientaux de la célébration. L’icône acheiropoïète («qui n’est pas faite de main d’homme») du Très Saint Sauveur, représentant sur le panneau central le Christ glorieux assis sur un trône, a ensuite été dévoilée. Après deux lectures, en anglais et en français, le psaume 117, la double proclamation de l’Évangile selon saint Jean a eu lieu en latin et en grec, signe d’union entre Occident et Orient chrétiens, particulièrement en cette année où toute la chrétienté célèbrent la Résurrection dimanche 20 avril. L’hymne byzantin de la Résurrection “stichi” et “stichirà” de la Pâques byzantine a été entonné en signe d’unité.

Ne pas enfermer le Christ dans une belle histoire ou dans un musée

Contrairement aux années précédentes où l’homélie de la Vigile pascale fait foi, le Pape avait cette fois préparé une homélie lue par le cardinal Angelo Comastri. Le vicaire général émérite pour la Cité du Vatican et archiprêtre émérite de la basilique Saint-Pierre s’en est chargé «avec tant d’émotion», «en ce jour lumineux et intemporel», a-t-il glissé.Le Souverain pontife a choisi ce dimanche de centrer son homélie sur le fait que les protagonistes des récits de Pâques «courent tous»dans les Évangiles. Cette course en l’occurrence de Marie-Madeleine, Pierre et Jean, exprime donc selon François «le désir, l’élan du cœur, l’attitude intérieure de ceux qui partent à la recherche de Jésus». En effet, il est ressuscité et n’est donc plus dans le tombeau. Il faut le chercher ailleurs. «Le Christ ressuscité, vivant, n’est pas resté prisonnier de la mort, il n’est plus enveloppé dans le linceul, et donc on ne peut pas l’enfermer dans une belle histoire à raconter, on ne peut pas en faire un héros du passé ou penser à Lui comme à une statue placée dans la salle d’un musée!», a écrit le Pape, exhortant à ne pas rester immobiles, mais à nous mettre en mouvement à sa recherche. «Le chercher dans notre vie, le chercher sur le visage de nos frères, le chercher dans le quotidien, le chercher partout sauf dans ce tombeau.»

“On ne peut pas enfermer le Christ ressuscité dans une belle histoire à raconter, on ne peut pas en faire un héros du passé ou penser à Lui comme à une statue placée dans la salle d’un musée!”

«Nous devons courir, pleins de joie»

Et le Successeur de Pierre d’affirmer au contraire que le Christ se cache et se révèle aujourd’hui encore «dans les sœurs et les frères que nous rencontrons sur notre chemin, dans les situations les plus anonymes et les plus imprévisibles de notre vie». C’est pourquoi, selon lui, la foi pascale, «est tout sauf un arrangement statique ou une installation paisible dans une quelconque assurance religieuse». Elle nous invite à avoir des yeux capables de “voir au-delà”, a rappelé François, invitant chacun à hâter son pas à la rencontre du Christ, afin de redécouvrir «la grâce inestimable d’être ses amis». «Nous ne pouvons donc pas parquer notre cœur dans les illusions de ce monde ou l’enfermer dans la tristesse; nous devons courir, pleins de joie».

“La foi pascale est tout sauf un arrangement statique ou une installation paisible dans une quelconque assurance religieuse.”

Et le Pape de conclure citant, comme souvent, le théologien français jésuite Henri de Lubac (1896-1991), dont la cause de béatification a été ouverte en 2023 par les évêques de France: «Il nous suffira de comprendre ceci: le christianisme, c’est le Christ. Non, il n’y a rien d’autre que cela. Dans le Christ, nous avons tout» (Les responsabilités doctrinales des catholiques dans le monde d’aujourd’hui). Le cardinal Comastri s’est permis en fin d’homélie de remercier le Pape pour ces mots «réveillant notre foi en Jésus ressuscité et vivant», avant qu’un long silence priant n’enveloppe la place Saint-Pierre.

La récitation du Credo a ensuite revêtu une dimension particulièrement chorale en ce dimanche de Pâques commun à tous les chrétiens. Le symbole de Nicée-Constantinople demeure l’un des héritages intacts du premier concile oecuménique de l’Église à Nicée dont les 1700 ans sont commémorés cette année. Autre signe de l’universalité de l’Église, les intentions de prière ont ensuite été lues successivement en langue russe, espagnole, arabe, portugaise et chinoise.

Source : VATICANNEWS, le 20 avril 2025

20.04.2025 – HOMÉLIE DU DIMANCHE DE PÂQUES – JEAN 20,1-9

Jour de Pâques 2025

Ensemble,
éveillons-nous avec le Christ ressuscité

Textes bibliques : Lire


Pistes pour l’homélie


En ce dimanche de Pâques, nous célébrons avec tous les chrétiens la résurrection du Christ. Il s’agit de sa victoire sur la mort et le péché. Cet événement s’est produit sans que personne ne puisse le voir ni le décrire.

Après la mort de Jésus, deux hommes s’étaient occupés de son corps. Ils l’avaient descendu de la croix puis déposé respectueusement dans un tombeau. Pendant ce temps, les apôtres s’étaient cachés. Ils avaient peur d’être poursuivis et mis à mort comme leur Maître. Nous n’avons pas à les juger. Nous chrétiens, nous savons bien que dans un monde hostile ou indifférent, nous avons du mal à affirmer notre foi. Devant le Seigneur, nous sommes invités à reconnaître nos erreurs et nos lâchetés.

L’Évangile nous montre que Marie-Madeleine a fait preuve d’un plus grand courage. Elle n’a pas eu peur des menaces qui pesaient sur les disciples de Jésus. De bon matin, elle se rend au tombeau. Mais quand elle y arrive, elle voit qu’il est ouvert et vide. Elle en déduit qu’on a enlevé le corps de Jésus ; elle court prévenir Pierre et Jean ; tous deux arrivent devant le tombeau vide ; ils voient les linges restés sur place et bien rangés ; Pierre est perplexe. Mais pour Jean, c’est différent. Quelques mots disent sa foi : « Il vit et il crut. »

C’est important pour nous aujourd’hui : nous n’aurons jamais d’autre preuve de la résurrection de Jésus que le tombeau vide. Bien sûr, il y a les apparitions du Christ. Les quatre Évangiles nous en donnent le témoignage. Mais aucune de ces preuves n’est vraiment contraignante. Si nous croyons au Christ ressuscité, c’est parce que nous faisons confiance au témoignage des apôtres et à celui des communautés chrétiennes qui nous a été transmis de génération en génération.

C’est ce témoignage que nous trouvons dans le livre des Actes des Apôtres (1ère lecture). Il s’agit d’un discours de Pierre chez un centurion de l’armée Romaine. Nous nous rappelons qu’au moment de la Passion, il avait renié son Maître devant de simples domestiques. Or aujourd’hui, il se trouve à Césarée qui est le lieu de résidence de Pilate et de ses légions. C’est là qu’il ose proclamer la bonne nouvelle de la résurrection. Les mots de son discours sont audacieux : « Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois de la croix, Dieu l’a ressuscité le troisième jour.

Tout cela se passe chez un centurion de l’armée romaine, donc un païen. C’est une manière de dire que le salut offert en Jésus Christ est offert à tous, même à ceux qui sont très loin de la foi. Dieu n’exclut personne. Quelle que soit sa nation ou sa langue, chacun peut recevoir le salut dans la mesure où il accueille l’Évangile. La bonne nouvelle doit être proclamée au monde entier. C’est pour tous que le Christ a donné sa vie sur une croix.

Nous chrétiens d’aujourd’hui, nous avons à rendre compte de nos raisons de croire. Sur notre route, nous rencontrons des jeunes et des moins jeunes qui doutent. Ils ont besoin de notre témoignage. Mais n’oublions pas : pour témoigner de l’espérance qui nous anime, il nous faut puiser à la Source, rencontrer le Seigneur dans la prière, nous nourrir de sa Parole et de son Eucharistie. Ce témoignage que nous avons à donner n’est pas le nôtre mais celui du Christ en nous.

Dans la seconde lecture, l’apôtre Paul nous recommande d’enlever de nos cœurs le vieux levain, c’est-à-dire tous les ferments mauvais de pourriture. Cela ne veut pas dire qu’il faut abandonner le monde ni passer sa journée à regarder vers le ciel. Il s’agit pour nous de fixer notre regard vers le Christ. C’est un appel à lui manifester chaque jour notre amour. Cette manifestation, nous pourrons la vivre dans la prière, dans les sacrements, dans la charité et dans notre témoignage. Alors, comme saint Paul, nous pourrons dire fièrement : « Pour moi, vivre, c’est le Christ et mourir est un avantage. »

En ce dimanche, de nombreux baptêmes sont célébrés dans la plupart des églises du monde entier. Des enfants, des jeunes et des adultes entrent dans la grande famille des chrétiens. Pour eux aussi, c’est un nouveau départ. Toutes ces personnes qui sont baptisées s’engagent sur la même route que nous. Sur cette route, ce n’est pas toujours facile. Comme nous, ils connaîtront le doute et le découragement. Ils auront besoin de sentir que Jésus ressuscité c’est quelqu’un d’important, qu’il est vraiment la Lumière de notre vie.

Le Seigneur ressuscité ne demande qu’à enlever de nos cœurs la pierre qui nous enferme dans les ténèbres. Il veut que la lumière de Pâques brille dans le monde entier. Si nous voulons que nos communautés chrétiennes soient vivantes, il faut qu’elles soient missionnaires. Le Christ ressuscité compte sur notre témoignage à la place qui est la nôtre. Il désire que nous soyons porteurs de cette bonne nouvelle auprès de tous ceux qui nous entourent.

En ce jour, nous demandons au Seigneur qu’il fasse de nous des ressuscités, des témoins de la Vie qu’il donne en plénitude. Qu’il nous donne sa force et ta joie pour révéler aux plus pauvres la grandeur de son amour.

Sources : Revue Feu Nouveau – Missel des dimanches et fêtes des trois années, dossiers personnels.

Source : PUISER À LA SOURCE, le 4 avril 2025

« Entrer à Notre-Dame élève l’âme »

Illustration
© Unsplash/Hannah Reding

« Entrer à Notre-Dame élève l’âme »

La princesse Yasmine Murat préside l’Association pour le rayonnement français. Épouse du prince Joachim Murat, la princesse Yasmine est originaire de Bône, en Algérie. Elle nous livre ici ses réflexions à l’heure de la réouverture de Notre-Dame de Paris (extraits) :

« J’ai vu la Cathédrale de Paris pour la première fois « en vrai » à l’âge de 11 ans lorsque après avoir été blessée à l’œil, mes parents m’ont emmenée en France pour y subir une opération.

Notre-Dame de Paris résume l’histoire de la France et manifeste son unité. En coupant la tête du roi, je considère que les révolutionnaires ont voulu décapiter l’identité chrétienne du pays.

Notre-Dame ne sera jamais un monument que l’on visite, un objet culturel ou un musée. Sa dimension chrétienne est indissociable du bâtiment qui l’a intégrée dans la moindre de ses pierres ou de ses vitraux. Le simple fait d’y entrer élève l’âme d’emblée.

J’ai reçu Marie pour second prénom parce que j’ai été baptisée le jour de la fête de Notre-Dame du Mont Carmel, le 16 juillet. C’est vous dire que mon lien avec elle est étroit! Je suis fascinée par la personne de Marie, par son humilité, par les souffrances qu’elle a subies, par les sacrifices qu’elle a acceptés: elle est pour moi un exemple de solidité et de douceur. Et depuis que je suis maman, je me sens encore plus proche d’elle tant je ressens davantage ce qu’elle a pu endurer au travers des souffrances de son propre Fils.»

Propos recueillis (extraits) par Guillaume Zeller

Pour le magazine France Catholique du 6 décembre 2024

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : Une minute avec Marie

20.04.2025 – SAINTE DU JOUR

Sainte Agnès de Montepulciano
Abbesse dominicaine (+ 1317)

Agnès (dans le siècle Agnese Segni) naît à Gracciano, près de Montepulciano (Toscane), le 28 janvier 1268, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. 

À 4 ans, à l’âge où les enfants ne savent que jouer, Agnès cherchait la solitude pour mieux prier ; à 9 ans, à l’âge où déjà les parents fiançaient leur fille, elle obtient de ses parents d’entrer chez les Religieuses du Sac à Montepulciano pour être à son Bien-Aimé. Désormais, sa vie ne sera plus qu’une continuelle oraison.

À 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procena, où par le bref pontifical elle devient abbesse ; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Sœurs Dominicaines, où elle sera prieure.

Agnès est avant tout une âme contemplative. Pour elle, Dieu c’est le Bien-Aimé : elle lui manifeste une amitié sans réserve, une tendresse sans limite, une confiance sans borne. Il la comble de faveurs extraordinaires, répond avec empressement à ses désirs et satisfait même ses moindres caprices. Aussi la représente-t-on caressant l’Agneau de Dieu qu’elle tient dans ses bras et dont elle porte le nom.

Un jour qu’elle fut longtemps ravie en extase, l’heure de la Messe passa sans qu’elle ne s’en aperçût. Revenue à elle-même, elle se mit à pleurer de ne pouvoir ce matin-là recevoir son Bien-Aimé. Jésus lui envoie alors porter la Sainte Communion par l’Ange qui l’avait assisté dans son agonie. C’est encore cet Ange qui viendra lui annoncer les souffrances et la mort qu’elle aura à endurer : « Prends ce calice, ô bien-aimée du Christ, lui dira-t-il, bois comme lui jusqu’à la lie ». Elle prendra la coupe, et la videra, lui semble-t-il, tout entière.

La vie s’en allait, et les religieuses, la voyant mourir, la suppliaient de demander sa guérison. « Si vous m’aimiez vraiment, leur répondit-elle, vous vous réjouiriez de ma mort, puisque je m’en vais auprès de mon Bien-Aimé. Je vous serai plus utile au Paradis qu’ici ; ayez confiance, je serai toujours avec vous ». Quelques instants après, levant les yeux et les mains vers le Ciel, elle dit avec un sourire ravissant cette dernière parole : « Mon Bien-Aimé est à moi, je ne le quitterai plus ».

Elle meurt le 20 avril 1317, à l’âge de 49 ans. Son corps, miraculeusement préservé de la corruption du tombeau, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano. 

Agnès de Montepulciano fut canonisée le 12 mai 1726 par Benoît XIII (Pietro Francesco Orsini, 1724-1730).

Sainte Agnès de Montepulciano priez pour nour !

20.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,1-9. 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.


Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Livre d’heures du Sinaï (9e siècle)

Canon en l’honneur de la croix et de la Résurrection, SC 486 (Sinaiticus graecus 864; trad. Sr Maxime Ajjoub, éd. du Cerf, 2004, p. 361-365)

Tu es ressuscité d’entre les morts et tu as sauvé le monde !

Tu as été élevé sur la croix, tu as eu le côté percé d’une lance en ta chair par les impies : c’était à cause d’Adam égaré. car tu voulais l’arracher à la haine de l’Ennemi, Sauveur, et par ta résurrection sauver l’être façonné par tes mains de l’antique malédiction. Chantons donc au Christ notre Dieu, parce qu’il s’est couvert de gloire ! Tu es ressuscité d’entre les morts et tu as sauvé le monde de la corruption, toi le Tout-Puissant, par ta puissance divine ; tu t’es fait voir aux Porteuses de parfum, Seigneur notre bienfaiteur, avec ce mot : « Réjouissez-vous ! », les envoyant annoncer la divine résurrection. Chantons donc au Christ notre Dieu, parce qu’il s’est couvert de gloire ! Deux anges se sont fait voir dans le tombeau, Sauveur, annonçant aux femmes ta résurrection d’entre les morts, et ils les ont envoyées vers Sion proclamer aux disciples ta divine et radieuse résurrection en s’écriant d’une voix éclatante : « Le Seigneur crucifié s’est relevé de la tombe le troisième jour ! » (…) Du sépulcre, au bout de trois jours, toi seul, Sauveur, tu t’es relevé, réveillant, ô Bienfaiteur, les captifs de l’Hadès et les soustrayant à la condamnation jadis encourue à cause du serpent, car c’est toi qui est la Vie et la Résurrection. Applaudissez des deux mains, toutes les nations, le Christ ressuscité, car Dieu régnera pour l’éternité, après avoir brisé l’empire de la Mort et nous avoir tous arrachés à la condamnation à mort.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 10,34a.37-43. 

En ces jours-là, quand Pierre arriva à Césarée chez un centurion de l’armée romaine, il prit la parole et dit :
« Vous savez ce qui s’est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les commencements en Galilée, après le baptême proclamé par Jean :
Jésus de Nazareth, Dieu lui a donné l’onction d’Esprit Saint et de puissance. Là où il passait, il faisait le bien et guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable, car Dieu était avec lui. »
Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu’il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice,
Dieu l’a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se manifester,
non pas à tout le peuple, mais à des témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts.
Dieu nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que lui-même l’a établi Juge des vivants et des morts.
C’est à Jésus que tous les prophètes rendent ce témoignage : Quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon de ses péchés. »

Psaume 118(117),1.2.16-17.22-23. 

R/ Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! (Ps 117, 24)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! 
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël : 
Éternel est son amour !

« Le bras du Seigneur se lève, 
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai 
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs 
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,1-4. 

Frères, si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
Pensez aux réalités d’en haut, non à celles de la terre.
En effet, vous êtes passés par la mort, et votre vie reste cachée avec le Christ en Dieu.
Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui dans la gloire.