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28.04.2025 – MESSE À LOURDES
28.04.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
Il faut, pour monter et s’unir à Dieu, se servir du même moyen dont il s’est servi pour descendre à nous

Il faut, pour monter et s’unir à Dieu, se servir du même moyen dont il s’est servi pour descendre à nous
Ce n’est pas que celui qui a trouvé Marie par une vraie dévotion soit exempt de croix et de souffrances, tant s’en faut ; il en est plus assailli qu’aucun autre, parce que Marie, étant la mère des vivants, donne à tous ses enfants des morceaux de l’Arbre de vie, qui est la croix de Jésus, mais c’est qu’en leur taillant de bonnes croix, elle leur donne la grâce de les porter patiemment et même joyeusement ; en sorte que les croix qu’elle donne à ceux qui lui appartiennent sont plutôt des confitures ou des croix confites que des croix amères ; ou, s’ils en sentent pour un temps l’amertume du calice qu’il faut boire nécessairement pour être ami de Dieu, la consolation et la joie, que cette bonne Mère fait succéder à la tristesse, les animent infiniment à porter des croix encore plus lourdes et plus amères.
La difficulté est donc de savoir trouver véritablement la divine Marie, pour trouver toute grâce abondante. Dieu étant maître absolu peut communiquer par lui-même ce qu’il ne communique ordinairement que par Marie ; on ne peut nier, sans témérité, qu’il ne le fasse même quelquefois, cependant, selon l’ordre que la divine Sagesse a établi, il ne se communique ordinairement aux hommes que par Marie dans l’ordre de la grâce, comme dit saint Thomas.
Il faut, pour monter et s’unir à lui, se servir du même moyen dont il s’est servi pour descendre à nous, pour se faire homme et pour nous communiquer ses grâces ; et ce moyen est une vraie dévotion à la Sainte Vierge.
Saint Louis Marie Grignion de Montfort,
Le Secret de Marie, § 22-23
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
28.04.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (+ 1716)
Fondateur d’ordres religieux,
Docteur de la médiation de Marie
Louis-Marie Grignion de La Bacheleraie naît à Montfort-la-Cane, alors du diocèse de Saint-Malo, aujourd’hui de celui de Rennes, le 31 janvier 1673. Par esprit de religion et d’humilité, il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son baptême. Sa première éducation fut pieuse et forte ; il la compléta chez les Jésuites de Rennes, où il acquit la réputation d’un saint Louis de Gonzague.
La Providence le conduisit ensuite à Paris, pour y étudier en diverses maisons tenues par les Sulpiciens, et à Saint-Sulpice même. Dans ce séminaire, où il brilla par son intelligence et sa profonde piété, on ne comprit pas assez les vues de Dieu sur lui. Dieu le permit ainsi pour le former à l’amour de la Croix, dont il devait être l’apôtre passionné. C’est à l’école de Saint-Sulpice qu’il puisa toutefois son merveilleux amour de Marie et qu’il se prépara à devenir son apôtre et son docteur.
Jeune prêtre, ordonné en juin 1700, il fut d’abord aumônier à l’hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu’étonnante. Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il se rendit à Rome en vue de s’offrir au Pape pour les missions étrangères, et il reçut du Souverain Pontife l’ordre de travailler à l’évangélisation de la France.
Dès lors, pendant dix ans, il va de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l’Ouest, qu’il remue et transforme par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles. Il alimente sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il est l’objet des visites fréquentes de la Sainte Vierge. Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication ; il plante partout la Croix ; il sème partout la dévotion au Rosaire : il prépare providentiellement les peuples de l’Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d’un siècle.
Les cinq années d’avant sa mort en 1716 furent pour Louis-Marie des années d’activité intense. Il était constamment occupé à prêcher des missions et se rendait de l’une à l’autre à pied. Il trouva pourtant le temps d’écrire: le Traité de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge, Le Secret de Marie, les Règles des Filles de la Sagesse (ou de la Providence), et de nombreux cantiques qu’il utilisait dans ses missions en les faisant chanter sur des airs de danse de l’époque. Il entreprit deux longs voyages, l’un à Paris et l’autre à Rouen, pour essayer de trouver des recrues pour sa Compagnie de Marie dont il rêvait de plus en plus alors que sa vie tirait à sa fin. De temps à autre aussi il éprouvait le besoin de se retirer dans un endroit paisible et isolé, tel que la Forêt de Mervent ou son petit ermitage de Saint-Eloi près de La Rochelle.
Ses missions ont exercé une grande influence, surtout en Vendée. On a dit que l’une des raisons pour lesquelles les habitants de cette région sont restés fortement opposés aux tendances antireligieuses et anticatholiques de la Révolution française 80 ans plus tard, était que leur foi avait été affermie par la prédication de saint Louis-Marie. Il eut pourtant beaucoup de difficulté à persuader d’autres prêtres de s’adjoindre à lui et de travailler avec lui comme membres de la Compagnie de Marie. Finalement, au cours de sa dernière année, deux prêtres, les Abbés René Mulot et Adrien Vatel, s’adjoignirent à lui, et il réunit aussi autour de lui un certain nombre de Frères qui l’aidaient dans sa tâche.
L’évêque de La Rochelle, Mgr. Étienne de Champflour, resta pour lui un grand ami, même si d’autres continuaient de s’opposer à lui et même attentaient à sa vie. Avec l’appui de l’évêque, il fonda des écoles charitables pour les enfants pauvres de La Rochelle, et invita Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet, qui attendaient patiemment à Poitiers depuis dix ans, à venir l’aider. Elles firent enfin leur profession religieuse et c’est ainsi que naquit la congrégation des Filles de la Sagesse. Bientôt d’autres se joignirent à elles.
En avril 1716, épuisé par le travail et la maladie, Louis-Marie se rendit finalement à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour commencer à prêcher la mission qui devait être la dernière. Il tomba malade au cours de la mission et mourut le 28 avril.
Des milliers de personnes assistèrent à ses funérailles dans l’église paroissiale, et peu de temps après le bruit se répandit que des miracles avaient eu lieu à son tombeau.
Louis-Marie Grignion de Montfortfut béatifié le 22 janvier 1888, par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), et canonisé le 20 juillet 1947, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).
Les congrégations qu’il a données à l’Église, la Compagnie de Marie, les Filles de la Sagesse, et les Frères de Saint Gabriel (congrégation qui se développa à partir du groupe de Frères réunis par saint Louis-Marie), se sont développées et propagées, en France d’abord et ensuite dans le monde entier. Elles continuent de témoigner du charisme de saint Louis-Marie, et prolongent sa mission, qui est d’établir le Royaume de Dieu, le Règne de Jésus par Marie.
Pour un approfondissement biographique :
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort priez pour nous !

28.04.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,1-8.

Il y avait un homme, un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs.
Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons, c’est de la part de Dieu que tu es venu comme un maître qui enseigne, car personne ne peut accomplir les signes que toi, tu accomplis, si Dieu n’est pas avec lui. »
Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. »

Nicodème lui répliqua : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une deuxième fois dans le sein de sa mère et renaître ? »
Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Ce qui est né de la chair est chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit.
Ne sois pas étonné si je t’ai dit : il vous faut naître d’en haut.

Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour qui est né du souffle de l’Esprit. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Augustin (354-430)
évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Traité 12 sur St Jean, 2,5,8 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche I91; trad. Orval; © 1972 Abbaye d’Orval)
Renaître de l’Esprit par les entrailles de l’Église
Il y a une seule régénération spirituelle comme il y a une seule génération selon la chair. Et ce que Nicodème a dit au Seigneur est vrai : l’homme, quand il est vieux, ne peut rentrer dans le sein de sa mère pour renaître. Il dit que l’homme ne peut le faire quand il est un vieillard, comme s’il le pouvait lorsqu’il est un enfant. En réalité, il est absolument impossible de rentrer dans les entrailles maternelles et de renaître, aussi bien pour le nourrisson que pour le vieillard. Mais de même que pour notre naissance charnelle, les entrailles de notre mère ne peuvent enfanter qu’une seule fois, ainsi, pour la naissance spirituelle, les entrailles de l’Église ne peuvent donner à chacun de nous qu’un seul baptême. C’est ce que le Seigneur explique à Nicodème en lui disant : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de renaître de l’eau et de l’Esprit, personne ne peut entrer dans le Royaume de Dieu (Jn 3,5). Tu as en vue, lui dit-il, la régénération charnelle lorsque tu demandes : « Est-il possible qu’un homme rentre dans le sein de sa mère ? » (Jn 3,4). Mais c’est de l’eau et de l’Esprit qu’il faut naître pour le royaume de Dieu. Lorsqu’il s’agit de naître pour l’héritage temporel d’un père humain, il faut naître d’une mère ; si c’est pour l’héritage éternel de Dieu le Père, il faut naître des entrailles de l’Église. C’est par son épouse qu’un père qui doit mourir engendre le fils qui lui succédera ; c’est de l’Église que Dieu engendre des fils destinés, non à lui succéder, mais à demeurer avec lui.

LECTURES :
Livre des Actes des Apôtres 4,23-31.
En ces jours-là, lorsque Pierre et Jean eurent été relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit.
Après avoir écouté, tous, d’un même cœur, élevèrent leur voix vers Dieu en disant : « Maître, toi, tu as fait le ciel et la terre et la mer et tout ce qu’ils renferment.
Par l’Esprit Saint, tu as mis dans la bouche de notre père David, ton serviteur, les paroles que voici : ‘Pourquoi ce tumulte des nations, ce vain murmure des peuples ?
Les rois de la terre se sont dressés, les chefs se sont ligués entre eux contre le Seigneur et contre son Christ ?’
Et c’est vrai : dans cette ville, Hérode et Ponce Pilate, avec les nations et le peuple d’Israël, se sont ligués contre Jésus, ton Saint, ton Serviteur, le Christ à qui tu as donné l’onction ;
ils ont fait tout ce que tu avais décidé d’avance dans ta puissance et selon ton dessein.
Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces : donne à ceux qui te servent de dire ta parole avec une totale assurance.
Étends donc ta main pour que se produisent guérisons, signes et prodiges, par le nom de Jésus, ton Saint, ton Serviteur. »
Quand ils eurent fini de prier, le lieu où ils étaient réunis se mit à trembler, ils furent tous remplis du Saint-Esprit et ils disaient la parole de Dieu avec assurance.

Psaume 2,1-3.4-6.7bc-9.
R/ Heureux qui trouve en Dieu son refuge ! (Ps 2, 12)
Pourquoi ce tumulte des nations,
ce vain murmure des peuples ?
Les rois de la terre se dressent,
les grands se liguent entre eux contre le Seigneur et son messie :
« Faisons sauter nos chaînes,
rejetons ces entraves ! »
Celui qui règne dans les cieux s’en amuse,
le Seigneur les tourne en dérision ;
puis il leur parle avec fureur,
et sa colère les épouvante :
« Moi, j’ai sacré mon roi
sur Sion, ma sainte montagne. »
Il m’a dit : « Tu es mon fils ;
moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
« Demande, et je te donne en héritage les nations,
pour domaine la terre tout entière.
Tu les détruiras de ton sceptre de fer,
tu les briseras comme un vase de potier. »

27.04.2025 – MESSE À NOTRE-DAME DE PARIS
27.04.2025 – VÊPRES À NOTRE-DAME DU LAUS
27.04.2025 – CHAPELET À LOURDES
27.04.2025 – Messe du 2ème jour des novendiales à l’intention du pape François
Messe du deuxième jour des novendiales à l’intention du pape François présidée par le cardinal Pietro Parolin, avec la présence des adolescents. En direct de la place Saint-Pierre.