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13.07.2025 – CHAPELET À LOURDES
13.07.2025 – MESSE ET ANGÉLUS DEPUIS CASTEL GANDOLFO
Messe à Castel Gandolfo: le Pape invite à avoir un cœur compatissant
Dans la paroisse Saint-Thomas de Villeneuve à Castel Gandolfo, Léon XIV a présidé la célébration eucharistique ce dimanche 13 juillet. Exprimant sa joie à la communauté paroissiale, il a invité dans son homélie, à avoir «un cœur qui s’émeut, un regard qui voit et ne passe pas outre», mais aussi des «mains qui secourent et apaisent les blessures ceux qui sont dans le besoin».
Myriam Sandouno – Cité du Vatican
La présence du Pape dans le village de Castel Gandolfo, avec la célébration de la messe ce 13 juillet, comble de joie les habitants mais surtout, la communauté paroissiale de Saint-Thomas de Villeneuve. Elle s’est investie avec enthousiasme dans les préparatifs pour l’accueil de Léon XIV qui, dans son homélie, a dit sa «joie de célébrer cette Eucharistie». Fidèles, prêtres, religieuses et religieux, autorités civiles et militaires sont venus nombreux prendre part à cette célébration eucharistique.
Le bon samaritain
L’homélie du Pape était axée sur la parabole du bon Samaritain (Lc 10, 25-37) dont parle l’Évangile du jour. La compassion étant au cœur de cette parabole, le Souverain pontife a invité à réfléchir sur le regard que l’on porte sur les autres, lorsqu’ils traversent des difficultés. L’histoire du bon Samaritain «remet en question notre vie, secoue la tranquillité de nos consciences endormies ou distraites, et nous met en garde contre le risque d’une foi accommodante, installée dans l’observance extérieure de la loi» mais «incapable de ressentir et d’agir avec les mêmes entrailles compatissantes de Dieu», a dit le Saint-Père.
Devant un homme blessé qui se trouvait au bord de la route après être tombé sur des bandits, l’Évangile selon saint Luc raconte, qu’un prêtre et un lévite: «le virent et passèrent de l’autre côté». En revanche, parlant du Samaritain, «il le vit et fut saisi de compassion».
Le regard du cœur
Édifiant l’assemblée, le Pape s’est un instant focalisé sur «le regard» qui fait la différence, qui exprime ce que l’on a dans le cœur. Deux aspects ont été ici mis en évidence par Léon XIV: «on peut voir et passer outre, ou voir et ressentir de la compassion». «Il y a une vision extérieure, distraite et hâtive, une vision qui fait semblant de ne pas voir», c’est-à-dire, a-t-il expliqué, «sans se laisser toucher ni interpeller par la situation». Il y a cependant cette autre vision, «celle du cœur, avec un regard plus profond, empreint d’empathie, qui nous fait entrer dans la situation de l’autre, nous fait participer intérieurement, nous touche, nous bouleverse, interroge notre vie et notre responsabilité».

La révolution de l’amour
L’humanité a aujourd’hui besoin de cette «révolution de l’amour», car beaucoup sombrent dans le mal, dans la souffrance et dans la pauvreté; de nombreuses personnes sont accablées par les difficultés ou blessées par les circonstances de la vie. Elles sont perdues et ont malheureusement touché le fond, a fait remarquer l’évêque de Rome. Et tout comme cet homme assisté par le bon samaritain, qui, lorsqu’il descendait de Jérusalem à Jéricho, s’est vu dépouillé par des bandits, «de nombreux peuples sont dépouillés, volés et pillés, victimes de systèmes politiques oppressifs, d’une économie qui les contraint à la pauvreté, de la guerre qui tue leurs rêves et leurs vies».
Avoir un cœur compatissant
Le Pape a ensuite invité chacun des fidèles à faire une introspection: «Et nous, que faisons-nous? Est-ce que nous regardons et passons outre, ou bien nous laissons-nous transpercer le cœur comme le Samaritain?» Telles sont les questions à se poser. Parfois, «nous nous contentons de faire notre devoir, ou nous considérons notre prochain, seulement celui qui fait partie de notre cercle, celui qui pense comme nous, celui qui a la même nationalité ou la même religion».
Mais, a indiqué l’évêque de Rome, «Jésus renverse la perspective en nous présentant un Samaritain, un étranger et un hérétique qui se fait proche de cet homme blessé. Et il nous demande de faire de même». Le bon Samaritain, en effet, est avant tout l’image de Jésus, a-t-il déclaré, le Fils éternel que le Père a envoyé dans l’histoire, précisément parce qu’il a «regardé l’humanité sans passer outre, avec des yeux, un cœur et des entrailles remplis d’émotion et de compassion».
“Le Pape François nous a souvent rappelé que Dieu est miséricorde et compassion et il a affirmé que Jésus «est la compassion du Père envers nous (Angélus du 14 juillet 2019)”
En tant que chrétien à la suite du Christ, a conseillé Léon XIV, il faut avoir «un cœur qui s’émeut, un regard qui voit et ne passe pas outre, deux mains qui secourent et apaisent les blessures, des épaules solides qui prennent le fardeau de ceux qui sont dans le besoin».

Nourrir une fraternité qui fait tomber les murs
S’appuyant sur la première lecture du jour, qui rappelle les paroles de Moïse, le Pape a affirmé «qu’obéir aux commandements du Seigneur et se convertir à Lui ne signifie pas multiplier les actes extérieurs, mais qu’il s’agit plutôt de revenir en notre cœur pour découvrir que c’est précisément là que Dieu a écrit la loi de l’amour». Puis d’ajouter: «Si, dans l’intimité de notre vie, nous découvrons que le Christ, comme le bon Samaritain, nous aime et prend soin de nous, nous sommes alors portés nous aussi à aimer de la même manière et nous deviendrons compatissants comme Lui».
“Guéris et aimés par le Christ, nous devenons nous aussi des signes de son amour et de sa compassion dans le monde”
Voir sans passer outre, arrêter ses courses effrénées, laisser que la vie de l’autre, quel qu’il soit, avec ses besoins et ses souffrances, brise notre cœur: «c’est cela qui nous rend proches les uns des autres, qui engendre une véritable fraternité, qui fait tomber les murs et les barrières», a soutenu le Pape, soulignant que «l’amour se fraye ainsi un chemin, en devenant plus fort que le mal et que la mort».
Le cadeau du Pape Léon XIV
Au terme de la Sainte Messe, l’évêque de Rome a annoncé qu’il souhaitait offrir «un petit cadeau» au curé de Saint-Thomas, le père salésien polonais Tadeusz Rozmus, en souvenir de la célébration eucharistique de ce dimanche 13 juillet: il s’agit d’une patène et d’un calice. «Ce sont des instruments de communion», a expliqué Léon XIV, «et ils peuvent être une invitation pour nous tous à vivre en communion, à promouvoir cette fraternité que nous vivons en Jésus-Christ».

Les applaudissements spontanés avant l’antienne du Salve Regina, ont ainsi scellé le moment liturgique. Des fidèles de la paroisse ont pu saluer et échanger avec le Saint-Père à qui, des jeunes de l’oratoire «Don Bosco» ont offert un ballon de basket en plaisantant sur un éventuel match avec le Souverain pontife. Le directeur d’un centre sportif local a également offert au Pape un tee-shirt et une casquette blanche avec l’inscription: «Léon XIV» et une référence à la devise «In Illo Uno Unum».
Source : VATICANNEWS, le 13 juillet 2025
Angélus à Castel Gandolfo: «accueillir la volonté de Dieu»
Lors de la prière de l’angélus, récitée depuis le palais apostolique situé sur les versants des monts Albains, à Castel Gandolfo, le Pape Léon XIV a souligné que «pour vivre éternellement, il n’est donc pas nécessaire d’esquiver la mort, mais de servir la vie», c’est-à-dire «de prendre soin de l’existence des autres dans le temps que nous partageons».
Myriam Sandouno – Cité du Vatican
«Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Lc 10, 25). Partant de cette question posée à Jésus, le Saint-Père a souligné à l’entame de son exhortation lors de la prière mariale de ce dimanche 13 juillet, que ces mots expriment «un désir constant dans notre vie: le désir du salut», c’est-à-dire, «d’une existence exempt d’échec, de mal et de mort».
Accueillir la volonté du Seigneur
En effet, a soutenu Léon XIV, la vie éternelle, que Dieu seul peut donner, est transmise en héritage à l’homme comme d’un père à son fils. Et pour recevoir le don de Dieu, «il faut accueillir sa volonté. Comme il est écrit dans la Loi». La volonté de Dieu est «cette loi de vie que Dieu pratique Lui-même à notre égard, en nous aimant de tout son être en son Fils Jésus».

Servir la vie
Poursuivant, le Saint-Père a expliqué que pour vivre éternellement, «il n’est donc pas nécessaire d’esquiver la mort», mais de «servir la vie», en prenant soin de l’existence des autres. «Telle est la loi suprême, qui précède toute règle sociale et lui donne son sens».
Le Pape a notamment conseillé de se faire proche des personnes que l’on rencontre en chemin. À l’exemple de Jésus, Sauveur du monde, a-t-il déclaré, «nous sommes nous aussi appelés à apporter consolation et espérance, en particulier à ceux qui sont découragés et déçus».

Des artisans de paix
Pour conclure, le Successeur de Pierre a invité à invoquer l’intercession de la Vierge Marie, Mère de miséricorde, afin qu’elle puisse «nous aider à accueillir dans notre cœur la volonté de Dieu, qui est toujours volonté d’amour et de salut, afin d’être chaque jour des artisans de paix».
Léon XIV a salué et remercié toutes les personnes présentes, en particulier les autorités civiles et militaires de la commune de Castel Gandolfo, «pour leur accueil». Il a exhorté exhorté tous les fidèles à prier «pour la paix et pour tous ceux qui, à cause de la violence et de la guerre, se trouvent dans la souffrance et le besoin».
Source : VATICANNEWS, le 13 juillet 2025
13.07.2025 – MESSE À LOURDES
Si je pouvais leur montrer l’enfer.

La vision de l’enfer du 13 juillet 1917
Le titre est la parole que la petite Jacinthe répétait souvent en ajoutant, en parlant à sa cousine : ‘’ Tu verrais comme ils se convertiraient ».
Elle n’avait que 6 ans, et Notre Dame le 13 juillet n’avait pas hésité à lui montrer l’enfer ainsi qu’à son frère et à sa cousine.
L’enfer est un mot que Notre Dame prononça 2 fois au cours de l’apparition du 13 juillet 1917 et 1 fois le 19 aout suivant. Lucie décrira la vision de l’enfer dans son troisième mémoire.
- Vous avez vu l’enfer ou vont les âmes des pauvres pécheurs
- O mon Jésus préservez nous du feu de l’enfer …
- Beaucoup d’âmes vont en enfer car il n’y a personne qui…
Lucie nous dit qu’elle vit comme un océan de feu dans laquelle se trouvaient des démons et les âmesdes damnés. Elle entendit les cris et les gémissements de douleur et de désespoir. La description est conforme à quelques éléments de ce que nous savons de ce lieu de souffrances éternelles.
Nous consacrerons cette publication à la description de ce lieu dont la peine la plus sensible à nos sens humains est celle que Notre Dame a montré aux enfants, à savoir la douleur provoquée par du feu.
A l’instant de notre mort, nous serons jugés lors d’un jugement dit ‘’particulier ‘’ qui décidera de notre sort comme Notre Dame l’a rappelé lors de sa première apparition ou Elle précisa que Maria das Neves était déjà au ciel, 2 mois après sa mort, alors qu’Amélia était au purgatoire, ‘’Jusqu’à la fin du monde ». Ce n’est qu’à ce moment, avec la résurrection de la chair, que notre corps devenu ‘’ glorieux » sera de nouveau réuni à notre âme pour une éternité de bonheur ou de malheur.
Lors du jugement général, ‘’ le son de la trompette se fera entendre et les morts ressusciteront ‘’ ; ‘’Le jugement se tient et les livres seront ouverts’‘ nous dit le prophète Daniel. Nous nous aiderons des propos de saint Alphonse de Liguori et de son livre ‘’ Les vérités éternelles » pour connaitre ce lieu ‘’ loin de Dieu » ou les réprouvés seront jetés en corps et en âme.
Ce jugement aura lieu dans la vallée de Josaphat (Actuelle vallée du Cédron à l’Est de Jérusalem). Il sera précédé de la résurrection des corps et Notre Seigneur en personne viendra juger les vivants et les morts. Les élus seront séparés des réprouvés avant que Notre Seigneur n’arrive, précédé des instruments de sa passion. Dans ce livre ouvert, toutes les actions des réprouvés seront révélées au grand jour ‘’ Je te jetterai tes turpitudes à ta face ‘’ (Nah., III, 5). Notre Seigneur s’adressera d’abord aux élus : ‘’ Venez, les bénis de mon Père ; posséder le royaume préparé pour vous depuis l’origine du monde ‘’. Puis se tournant vers les réprouvés, situés à sa gauche ‘’ Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel ‘’. Ils seront loin de Dieu, maudit par Lui, dans le feu, pour l’éternité.
Le livre de la sagesse (Sap., XI, 17) précise que ‘’ Par ou quelqu’un a péché, c’est par là qu’il est tourmenté ». Le lieu est un cachot étroit, ou il sera maintenu immobile, et dans le sombre malgré les flammes, car Dieu séparera la clarté de la chaleur. Mais cette faible clarté sera suffisante pour leur faire voir tout ce qui est de nature à les torturer nous dit St Thomas. L’odorat aura son tourment par l’odeur de corps en putréfaction et l’oui par les lamentations des réprouvés et le vacarme des démons. Une soif ardente le tourmentera comme Notre Seigneur nous l’a précisé pour le mauvais riche qui près de 2000 ans plus tard n’a toujours la goutte d’eau qu’il demandait.
Le feu avait impressionné Jacinthe qui avait vu les âmes brûler comme des morceaux de bois, nous indiquant que l’intérieur même des damnés sera tourmenté par ce feu si spécial.
La mémoire du réprouvé lui rappellera sans cesse le temps passé ou il pouvait agir pour se sauver, les grâces reçues dont il n’a pas su profiter. De même sa volonté, car aucune de ses demandes ne sera exhaussée, même pas celle de trouver la paix.
Saint Alphonse de Liguori confirme le tourment le plus important du réprouvé : La peine du dam. Il reprend le propos de saint Bruno : ‘‘Qu’on ajoute tourments à tourments, qu’importe s’il n’y avait pas la privation de Dieu ». Et saint Augustin ajoute ‘‘que si les damnés jouissaient de la vue de Dieu, ils ne sentiraient plus aucune peine et l’enfer se changerait en paradis » ce que justifie saint Thomas qui précise que ‘’ La peine du damné est infinie parce qu’il y a pour lui perte d’un bien infini » .
‘‘Je pleure parce que j’ai perdu Dieu et que jamais je ne le verrai » fait dire saint Alphonse à une âme qui vient de tomber en enfer.
Saint Antonin nous dit que l’âme comprend au sortir de cette vie que Dieu est sa fin suprême et qu’elle a été crée pour Lui. Elle s’élance vers Lui, mais Dieu le repousse si elle est en état de péché. ‘’ Vos iniquités ont mis une séparation entre vous et votre Dieu ‘’ (Isaïe, LIX, 2)
Que l’on parle de mille enfers, s’écrie saint Jean Chrysostome, jamais on ne dira le malheur de celui qui devient pour Jésus-Christ un objet d’horreur. Et réciproquement, l’âme réprouvé haïra Dieu et ce sera son enfer de reconnaitre Dieu pour le Bien suprême et de se voir forcée de le haïr dans le temps même ou elle comprend qu’il est digne d’un amour infini.
Notre Seigneur l’a Lui-même précisé : L’enfer est éternel.
Saint Bernard précise que ‘‘le feu de l’enfer consume de manière à conserver toujours’‘. En enfer, il y a une porte pour entrer ; il n’y en a pas pour sortir.
C’est parce que Dieu a une majesté infinie et que la créature ne peut endurer une peine infinie en intensité que Dieu rend cette peine infinie en durée.
Le remords des damnés : Le ver qui les ronge ne meurt pas(Marc., IX, 47)
Pour saint Thomas, ce ver est le remords de la conscience et on peut penser qu’il a 3 causes
- La pensée qu’il s’est damné pour si peu de choses
En particulier du dernier péché qui a lui seul décida de sa perte !
- La connaissance du peu qu’il avait à faire pour se sauver
Si j’avais fui telle occasion, tel ami, telle conversation, je ne serais pas damné.
- La grandeur du bien qu’il aura perdu
Le Ciel les torturera plus que l’enfer nous dit saint Jean Chrysostome.
« O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, attirez au Ciel toutes tes âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin. »
Source : HOZANA
13.07.2025 – LECTURE DE L’ÉVANGILE DU 15ÈME DIMANCHE ORDINAIRE
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’Évangile du 15e dimanche du temps ordinaire, année C : Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10, 25-37.
13.07.2025 – SAINT DU JOUR

Saint Henri II
Empereur d’Allemagne
Henri, surnommé le Pieux, appartenait à la famille impériale des Othons d’Allemagne, qui joua un si grand rôle au moyen âge. Touché d’une grâce spéciale de Dieu, il fit, jeune encore, un acte de hardiesse que lui eût dissuadé la prudence humaine, en promettant à Dieu de ne s’attacher qu’à Lui et en Lui vouant la continence perpétuelle. Héritier du royaume de Bavière par la mort de son père, il se vit obligé de prendre une épouse, pour ne pas s’exposer à la révolte de son royaume ; le choix du peuple et le sien se porta sur la noble Cunégonde, digne en tous points de cet honneur. Elle avait fait, dès son adolescence, le même vœu que son mari.
Henri, devenu plus tard empereur d’Allemagne, justifia la haute idée qu’on avait conçue de lui par la sagesse de son gouvernement ainsi que par la pratique de toutes les vertus qui font les grands rois, les héros et les Saints. Il s’appliquait à bien connaître toute l’étendue de ses devoirs, pour les remplir fidèlement, il priait, méditait la loi divine, remédiait aux abus et aux désordres, prévenait les injustices et protégeait le peuple contre les excès de pouvoirs et ne passait dans aucun lieu sans assister les pauvres par d’abondantes aumônes. Il regardait comme ses meilleurs amis ceux qui le reprenaient librement de ses fautes, et s’empressait de réparer les torts qu’il croyait avoir causés.
Cependant son âme si élevée gémissait sous le poids du fardeau de la dignité royale. Un jour, comme il visitait le cloître de Vannes, il s’écria : « C’est ici le lieu de mon repos ; voilà la demeure que j’ai choisie ! » Et il demanda à l’abbé de le recevoir sur-le-champ. Le religieux lui répondit qu’il était plus utile sur le trône que dans un couvent ; mais, sur les instances du prince, l’abbé se servit d’un moyen terme :
« Voulez-vous, lui dit-il, pratiquer l’obéissance jusqu’à la mort ?
“Je le veux, répondit Henri.”
– Et moi, dit l’abbé, je vous reçois au nombre de mes religieux ; j’accepte la responsabilité de votre salut, si vous voulez m’obéir.
“Je vous obéirai.”
– Eh bien ! Je vous commande, au nom de l’obéissance, de reprendre le gouvernement de votre empire et de travailler plus que jamais à la gloire de Dieu et au salut de vos sujets. »
Henri se soumit en gémissant.
Sa carrière devait être, du reste, bientôt achevée. Près de mourir, prenant la main de Cunégonde, il dit à sa famille présente :
« Vous m’aviez confié cette vierge, je la rends vierge au Seigneur et à vous. »
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
Saint Henri II priez pour nous !

13.07.2025 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,25-37.

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :
Saint Grégoire de Nazianze (330-390)
évêque et docteur de l’Église
De l’amour des pauvres, 4-6, 8, 14, 15 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche X8; trad. Orval ; © 1971 Abbaye d’Orval)
Veillons sur notre prochain !
Veillons à la santé de notre prochain avec autant de soin qu’à la nôtre, qu’il soit bien-portant ou épuisé par la maladie. Car « nous sommes tous un dans le Seigneur » (Rm 12,5) : riches ou pauvres, esclaves ou hommes libres, bien-portants ou malades. Pour tous, il n’y a qu’une seule tête, principe de tout : le Christ. Ce que sont les membres du corps les uns pour les autres, chacun de nous l’est pour chacun de ses frères, et tous le sont pour tous. Il ne faut donc ni négliger ni abandonner ceux qui sont tombés avant nous dans un état de faiblesse qui nous guette tous. Plutôt que de nous réjouir d’être en bonne santé, mieux vaut compatir aux malheurs de nos frères. Ils sont à l’image de Dieu comme nous et, malgré leur apparente déchéance, ils ont gardé mieux que nous la fidélité de cette image. En eux, l’homme intérieur a revêtu le même Christ et ils ont reçu les mêmes « arrhes de l’Esprit » (2 Co 5,5). Ils ont les mêmes lois, les mêmes commandements, les mêmes alliances, les mêmes assemblées, les mêmes mystères, la même espérance. Le Christ est mort pour eux également, « lui qui enlève le péché du monde » (Jn 1,29). Ils ont part à l’héritage de la vie céleste, eux qui furent privés de beaucoup de biens ici-bas. Ils sont les compagnons des souffrances du Christ, ils le seront de sa gloire. La nature humaine nous fait une loi d’avoir pitié les uns des autres. En nous enseignant la solidarité dans la faiblesse, elle nous inculque le respect et l’amour des hommes.

LECTURES :
Livre du Deutéronome 30,10-14.
Moïse disait au peuple : « Écoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses commandements et ses décrets inscrits dans ce livre de la Loi, et reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.
Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au-dessus de tes forces ni hors de ton atteinte.
Elle n’est pas dans les cieux, pour que tu dises : « Qui montera aux cieux nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ? »
Elle n’est pas au-delà des mers, pour que tu dises : “Qui se rendra au-delà des mers nous la chercher ? Qui nous la fera entendre, afin que nous la mettions en pratique ?”
Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique. »

Psaume 69(68),14.17.30-31.33-34.36ab.37.
R/ Cherchez Dieu, vous les humbles et votre cœur vivra.
Moi, je te prie, Seigneur :
c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.
Réponds-moi, Seigneur,
car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse, regarde-moi.
Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
Car Dieu viendra sauver Sion
et rebâtir les villes de Juda :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
demeure pour ceux qui aiment son nom.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,15-20.
Le Christ est l’image du Dieu invisible, le premier-né, avant toute créature :
en lui, tout fut créé, dans le ciel et sur la terre. Les êtres visibles et invisibles, Puissances, Principautés, Souverainetés, Dominations, tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant toute chose, et tout subsiste en lui.
Il est aussi la tête du corps, la tête de l’Église : c’est lui le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin qu’il ait en tout la primauté.
Car Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude
et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié, faisant la paix par le sang de sa Croix, la paix pour tous les êtres sur la terre et dans le ciel.

