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Marie lui dit : « Mon Fils ne veut que ton cœur ! 

Marie lui dit : « Mon Fils ne veut que ton cœur ! 

Catherine Mattei est née à Racconigi dans le Piémont en juin 1486, dans un milieu modeste. Son père Georges Mattei est serrurier et sa mère Billia Ferrari, tisserande. La famille s’enfonce progressivement dans la pauvreté du fait de guerres à répétitions dans le pays.

A cinq ans, l’aimable fillette n’éprouvait pas de plus grand bonheur que de rester agenouillée devant une statue de la Sainte Vierge ou de se retirer à l’écart pour vaquer tranquillement à la prière.

Elle était là, un matin, dans sa petite chambre, quand une blanche colombe vint se poser sur son épaule. Catherine, effrayée, s’écria : « Jésus, Jésus ! » Aussitôt un rayon de lumière, partant du bec de la colombe, s’en alla mourir sur ses lèvres. En même temps, une belle dame revêtue de lumière apparut et dit :

« Que le nom de Jésus soit toujours dans ton cœur, ma fille. — Qui êtes-vous, Madame, demanda Catherine, et comment êtes-vous entrée sans ouvrir la porte ? — Je suis la Mère de Jésus-Christ, et je veux que tu te donnes tout entière à mon Fils. — Où donc est-il, votre Fils ? — Bientôt tu le verras ; mais il faut te donner à lui avec tout ce que tu as de plus cher. — Hélas ! moi si pauvre, que pourrai-je bien lui offrir ? — Mon Fils ne veut que ton cœur ! — Mon cœur, où est-il ? Si vous le trouvez, bien volontiers je le lui donnerai ! »

La Reine des vierges, avec un sourire, mit la main sur la poitrine de Catherine et lui dit : « Ton cœur est là ; tu le donneras à mon Fils, chaque fois que tu obéiras à ses commandements et souffriras quelque chose pour son amour. »

Bien qu’elle soit attirée par la vie religieuse, Catherine commence à travailler comme tisseuse de rubans dès son enfance. A l’âge de 23 ans, elle se place sous la direction spirituelle d’un prédicateur célèbre : Domenico Onesti de Bra. Elle est accueillie dans le Tiers-Ordre dominicain à Racconigi. Ses visions de Jésus et de la Vierge Marie augmentent et elle reçoit les stigmates. De nombreuses personnes viennent la visiter pour lui demander conseils spirituels et prières.

Catherine affronte ensuite une vague de calomnie et de persécutions. Un ordre est même donné aux couvents de la région leur interdisant de lui accorder un accompagnement spirituel. Elle se réfugie dans la ville de Caramagno où elle s’installe avec deux autres jeunes filles, tertiaires comme elle. Elle meurt le 4 septembre 1547.

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

04.09.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Rosalie

Sainte Rosalie
Vierge et ermite 
(1130-1160)

Rosalie, du sang royal de Charlemagne, naît à Palerme, en Sicile, d’un chevalier français et d’une parente de Roger, roi de Sicile. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie, à quatorze ans, quitta le palais de son père sans avertir personne, n’emportant qu’un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l’oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l’eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s’entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu’elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d’autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu’elle serait bientôt découverte si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d’objets qu’elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie.

©Evangelizo.org

Sainte Rosalie priez nous !

04.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11. 

En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »


Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ;
et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras.»
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Ludolphe de Saxe (v. 1300-1378)

dominicain puis chartreux à Strasbourg

La Vie de Jésus Christ, I, ch. 29, 9-11 (in “Lectures chrétiennes pour notre temps”, fiche I20; trad. Abbaye d’Orval; © 1970 Abbaye d’Orval, rev.)

« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras »

Pierre se jette avec humilité aux genoux de Jésus. Il reconnaît en lui son Seigneur et lui dit : « Retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur et je ne suis pas digne de demeurer en ta compagnie. Retire-toi de moi, car je suis seulement un homme et tu es l’Homme-Dieu, je suis pécheur et tu es saint, je suis serviteur et tu es Seigneur. Qu’une distance te sépare donc de moi, moi qui suis séparé de toi par la fragilité de ma nature, la laideur de mes fautes et la faiblesse de mon pouvoir (…) » Mais le Seigneur console Pierre en lui montrant que la capture des poissons signifie qu’il sera pêcheur d’hommes. « Ne crains pas, lui dit-il, ne t’effraie pas ; crois plutôt et réjouis-toi, car tu es destiné à une pêche bien plus grande ; une autre barque et d’autres filets te seront donnés. Jusqu’à présent tu as pris des poissons avec des filets, désormais c’est par la parole que tu prendras des hommes. Par la saine doctrine tu les attireras sur le chemin du salut, car tu es appelé au service de la prédication. La parole de Dieu est semblable à l’hameçon du pêcheur. De même que l’hameçon ne prend le poisson qu’après avoir d’abord été pris par lui, ainsi la parole de Dieu ne prend l’homme pour la vie éternelle que si cette parole a d’abord pénétré son esprit. Désormais ce sont des hommes que tu prendras. Désormais, c’est-à-dire après ce qui s’est passé, après le témoignage de ton humilité, tu auras la charge de prendre des hommes ; car l’humilité a une force d’attraction, et pour commander aux autres il est bon de savoir ne pas se glorifier de son pouvoir. »

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 1,9-14. 

Frères, depuis le jour où nous en avons entendu parler, nous ne cessons pas de prier pour vous. Nous demandons à Dieu de vous combler de la pleine connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle.
Ainsi votre conduite sera digne du Seigneur, et capable de lui plaire en toutes choses ; par tout le bien que vous ferez, vous porterez du fruit et vous progresserez dans la vraie connaissance de Dieu.
Vous serez fortifiés en tout par la puissance de sa gloire, qui vous donnera toute persévérance et patience. Dans la joie,
vous rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière.
Nous arrachant au pouvoir des ténèbres, il nous a placés dans le Royaume de son Fils bien-aimé :
en lui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.

Psaume 98(97),2-3ab.3cd-4.5-6. 

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut. (Ps 97, 2a)

Le Seigneur a fait connaître sa victoire 
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière, 
sonnez, chantez, jouez !

Jouez pour le Seigneur sur la cithare, 
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor, 
acclamez votre roi, le Seigneur !