Marius était un notable persan qui s’était converti avec son épouse Marthe et ses deux enfants Audifax et Abacum, au christianisme.
Venus avec sa femme et leurs deux fils en pèlerinage à Rome sous le règne de Claude-le-Gothique (268-270), ils se dévouèrent à soulager les victimes de la persécution, à visiter les prisonniers et à ensevelir dignement les chrétiens exécutés.
Quand ils furent reconnus comme chrétiens, ils furent arrêtés et, refusant toute proposition d’idolâtrie, condamnés : les trois hommes furent décapités et Marthe périt noyée.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 2,18-22.
En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des Pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.
Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit.
Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin nouveau, outres neuves. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Bienheureux Jan van Ruusbroec (1293-1381)
chanoine régulier
Les Noces spirituelles, prologue (trad. cf Orval et Louf, Bellefontaine 1993, p. 30)
« L’Époux est avec eux »
« Regardez, voici l’Époux qui vient ; sortez à sa rencontre » (Mt 25,6)… Cet Époux, c’est le Christ, et l’épouse c’est la nature humaine, créée par Dieu « à son image et à sa ressemblance » (Gn 1,26). Au commencement Dieu l’avait placée dans le lieu le plus digne, le plus beau, le plus riche et le plus fertile de la terre, c’est-à-dire le Paradis. Dieu lui avait soumis toutes les créatures, il l’avait parée de grâce, et lui avait donné un commandement de sorte que, en l’observant, elle soit assurée à jamais de l’union stable et fidèle avec son Époux, libre de toute peine, de toute souffrance et de toute faute. Mais alors le malin est venu, l’ennemi infernal, rempli de jalousie envers l’épouse ; il a pris l’apparence d’un serpent rusé et a trompé la femme, et ensemble ils ont trompé l’homme et ainsi toute la nature humaine. De cette manière, par ses faux conseils, l’ennemi a ravi la nature humaine, l’épouse de Dieu, et elle a été exilée en une terre étrangère, pauvre et misérable, captive et opprimée… Mais, lorsque Dieu a vu que le temps était venu et quand les souffrances de sa bien-aimée l’avaient rempli de pitié, il a envoyé son Fils unique sur la terre…, dans le sein de la Vierge Marie. Là le Fils a épousé sa fiancée, notre nature, en l’unissant à sa personne.
LECTURES :
Premier livre de Samuel 15,16-23.
En ces jours-là, Samuel dit à Saül : « Assez ! Je vais t’apprendre ce que le Seigneur m’a dit pendant la nuit. » Saül lui dit : « Parle. » Alors Samuel déclara : « Toi qui reconnaissais ta petitesse, n’es-tu pas devenu le chef des tribus d’Israël, puisque le Seigneur t’a donné l’onction comme roi sur Israël ? Il t’a envoyé en campagne et t’a donné cet ordre : “Va, et voue à l’anathème ces impies d’Amalécites, fais-leur la guerre jusqu’à l’extermination.” Pourquoi n’as-tu pas obéi à la voix du Seigneur ? Pourquoi t’es-tu jeté sur le butin ? Pourquoi as-tu fait ce qui est mal aux yeux du Seigneur ? » Saül répondit à Samuel : « Mais j’ai obéi à la voix du Seigneur ! Je suis allé là où il m’envoyait, j’ai ramené Agag, roi d’Amalec, et j’ai voué Amalec à l’anathème. Dans le butin, le peuple a choisi le meilleur de ce qui était voué à l’anathème, petit et gros bétail, pour l’offrir en sacrifice au Seigneur ton Dieu, à Guilgal. » Samuel répliqua : « Le Seigneur aime-t-il les holocaustes et les sacrifices autant que l’obéissance à sa parole ? Oui, l’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité vaut mieux que la graisse des béliers. La révolte est un péché comme la divination ; la rébellion est une faute comme la consultation des idoles. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, lui aussi t’a rejeté : tu ne seras plus roi ! »
Psaume 50(49),7ac-8.16bc-17.21.23.
R/ À celui qui veille sur sa conduite, je ferai voir le salut de Dieu. (Ps 49, 23cd)
« Écoute, mon peuple, je parle ; Moi, Dieu, je suis ton Dieu ! Je ne t’accuse pas pour tes sacrifices ; tes holocaustes sont toujours devant moi.
« Qu’as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n’aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ?
« Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse.
« Qui offre le sacrifice d’action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu’il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »
Angélus: Léon XIV met en garde contre «les succédanés de bonheur»
Avant de réciter la prière de l’Angélus, ce dimanche 18 janvier 2026, le Pape Léon XIV a médité l’Évangile de Jean sur le témoignage de Jean le Baptiste, qui désigne Jésus comme «l’Agneau de Dieu». Le Saint-Père a invité les fidèles à ne pas se laisser captiver par l’approbation et la visibilité, mais à retrouver une joie plus profonde: celle de se savoir aimés de Dieu.
Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican
En ce 2e dimanche du temps ordinaire A, place Saint-Pierre, Léon XIV est revenu sur l’Évangile du jour (Jn 1, 29-34), qui montre Jean le Baptiste reconnaissant en Jésus le Messie: «Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde», avant d’expliquer que la mission de Jean était justement de manifester le Christ à Israël, «si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël».
Jean le Baptiste, la joie de s’effacer
Le Pape a souligné la force spirituelle de ce témoignage. Jean le Baptiste, très suivi par les foules et même redouté par les autorités, aurait pu «exploiter cette renommée». Pourtant, «il ne cède en rien à la tentation du succès et de la popularité»: devant Jésus, il reconnaît sa petitesse, «fait place à la grandeur» du Seigneur et se retire de la scène «sa tâche accomplie», «L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était». Ce mouvement d’humilité, a expliqué Léon XIV, est celui de tout disciple: préparer la voie au Seigneur et, lorsque le Seigneur passe, le reconnaître «avec joie et humilité», sans chercher à occuper le centre.
À partir de l’exemple du Baptiste, le Saint-Père a mis en lumière une tentation très actuelle. Dans nos sociétés, a-t-il observé, «l’approbation, le consensus et la visibilité» prennent souvent «une importance excessive», au point d’influencer les comportements, de provoquer «souffrances et divisions» et de produire des «relations éphémères, décevantes et emprisonnants».
Face à cela, Léon XIV a affirmé: «En réalité, nous n’avons pas besoin de ces “succédanés de bonheur”. Notre joie et notre grandeur ne reposent pas sur des illusions passagères de succès et de popularité, mais sur le fait de nous savoir aimés et désirés par notre Père qui est aux cieux.» La joie véritable, a-t-il insisté, ne repose pas sur des «illusions passagères» de réussite, mais sur le fait de «nous savoir aimés Père qui est aux cieux».
Un Dieu qui vient partager nos fardeaux
Le Pape a ensuite rappelé quel est le visage de Dieu révélé par Jésus: non pas un Dieu de “spectacle”, mais un Dieu proche. «Dieu (…) vient parmi nous non pas pour nous émerveiller avec des effets spéciaux, mais pour partager nos peines et prendre sur lui nos fardeaux», a-t-il dit, révélant ainsi «qui nous sommes vraiment et ce que nous valons à ses yeux».
Enfin, Léon XIV a lancé une exhortation concrète: «Que le Seigneur ne nous trouve pas distraits à son passage». «Ne gaspillons pas notre temps et notre énergie à courir après ce qui n’est qu’apparence», mais apprenons du Baptiste à garder «l’esprit vigilant», à aimer «les choses simples», à vivre «avec sobriété et profondeur d’esprit et de cœur», à «se contenter du nécessaire» et à chercher chaque jour «un moment privilégié» de silence pour prier, réfléchir et écouter, autrement dit «faire le désert» afin de rencontrer le Seigneur et demeurer avec Lui.
Pendant la guerre de 1870 qui opposait Allemands et Français, au moment précis où la Vierge Marie promettait la paix aux petits enfants de Pontmain (1), les troupes allemandes étaient établies dans le voisinage immédiat de Laval et recevaient du général Von Schmidt l’ordre de prendre la ville qui était sans défense…
Mais dans la nuit du 17 au 18 janvier 1871, le prince Frédéric-Charles donnait contrordre ; le lendemain avaient lieu à Saint-Melaine, à 2 km de Laval, les derniers combats qui se terminaient à l’avantage de l’armée française.
Le 20 janvier, Laval vivait encore dans l’inquiétude, car la nouvelle de l’apparition n’était pas connue. Mgr Wicart, évêque de Laval, faisait dans la basilique d’Avenières le vœu de rebâtir la tour et la flèche, pour que la ville fût préservée de l’invasion.
Le jour même, les troupes allemandes commençaient à évacuer la Mayenne. Le message de la Vierge de Pontmain aux petits enfants se réalisait : « Priez, Dieu vous exaucera en peu de temps ». Le 28, l’armistice était signé…
(1) Le 17 janvier 1871 dans le village de Pontmain, dans le diocèse de Laval, en Mayenne (France) sept enfants au total ont déclaré avoir vu « une belle dame », mais seuls les trois plus âgés seront reconnus par l’Église lors de la reconnaissance officielle de l’apparition. L’apparition a commencé vers 18 h et a duré environ trois heures.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Marguerite de Hongrie naît vers 1242 dans la famille royale hongroise des Arpads. Fille du roi Béla IV de Hongrie et d’une princesse byzantine, elle entra d’abord au monastère de Veszprem puis chez les Dominicaines près de Budapest.
Elle y prit le voile à l’âge de 19 ans et se distingua bientôt par l’intensité de sa vie spirituelle. Elle vivait le plus pauvrement possible et donnait aux pauvres tout l’argent que lui donnait son frère, le roi Étienne V.
A l’intérieur du monastère, Marguerite cherchait les tâches les plus rudes et les plus humbles. Éprise d’ascèse, elle affligeait son corps de toutes les façons, non par fidélité à la règle dominicaine qui n’en demandait pas tant, mais de sa propre initiative. Pour mieux s’associer à la Passion du Christ, elle se flagellait souvent, portait à même la peau des cordes qui lui provoquaient des plaies. En retour, elle fut couronnée de dons mystiques assez étonnants.
Le 18 janvier 1270 elle remet son âme entre les mains de son Époux céleste, à peine âgée de vingt huit ans.
Son procès de béatification commença en 1271 sous le Bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276). Le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958), le 19 novembre 1943, a confirmé son culte, ininterrompu, par une canonisation équipollente (cela signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Église le culte, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Église universelle).
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,29-34.
En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : L’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » Alors Jean rendit ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : “Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.” Moi, j’ai vu, et je rends témoignage : c’est lui le Fils de Dieu. »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)
évêque et docteur de l’Église
Commentaire sur l’Evangile de Jean, 2, prologue ; PG 73,192 (trad. Delhougne, les Pères commentent, p. 86 rev.)
« Voici l’Agneau de Dieu »
« Jean voyait Jésus venir vers lui et il dit : ‘ Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ‘… » Car un seul agneau est mort pour tous, récupérant pour Dieu le Père tout le troupeau de ceux qui habitent la terre. Un seul est mort pour tous, afin de les soumettre tous à Dieu ; un seul est mort pour tous afin de les gagner tous… En effet, nous vivons dans nos nombreux péchés et, de ce fait, nous avions une dette de mort à acquitter et nous sommes devenus périssables. C’est pourquoi le Père a livré son Fils en rançon pour nous (Jn 3,16; Mc 10,45), un seul pour tous, car toutes choses sont en lui et il est au-dessus de tout. Un seul est mort pour tous, afin que nous vivions tous en lui, car la mort, qui avait englouti l’agneau sacrifié pour tous, les a tous restitués en lui et avec lui. En effet, nous étions tous dans le Christ qui est mort pour nous et à notre place, et qui est ressuscité. Le péché est l’origine et la cause de la mort ; une fois le péché détruit, comment la mort échapperait-elle à la destruction complète ? Une fois la racine morte, comment le germe qui en sort pourrait-il encore se conserver ? Une fois le péché effacé, pour quelle faute encore devrions-nous mourir ? Célébrons donc dans la joie l’immolation de l’agneau, en disant : « Mort, où est ta victoire ? Enfer, où est ton dard venimeux ? » (1Co 15,55; Os 13,14)… « Le Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, en devenant pour nous objet de malédiction » (Ga 3,13), afin que nous échappions à la malédiction du péché.
LECTURES :
Livre d’Isaïe 49,3.5-6.
Le Seigneur m’a dit : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. » Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël. Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. Et il dit : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »
Psaume 40(39),2abc.4ab.7-8a.8b-9.10cd.11cd.
R/ Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté (Ps 39, 8a.9a)
D’un grand espoir j’espérais le Seigneur : il s’est penché vers moi. En ma bouche il a mis un chant nouveau, une louange à notre Dieu.
Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : « Voici, je viens.
« Dans le livre, est écrit pour moi ce que tu veux que je fasse. Mon Dieu, voilà ce que j’aime : ta loi me tient aux entrailles. »
Vois, je ne retiens pas mes lèvres, Seigneur, tu le sais. J’ai dit ton amour et ta vérité à la grande assemblée.
Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,1-3.
Paul, appelé par la volonté de Dieu pour être apôtre du Christ Jésus, et Sosthène notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui ont été sanctifiés dans le Christ Jésus et sont appelés à être saints avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.