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24.09.2025 – SAINT DU JOUR

St Gérard Sagredo

Saint Gérard Sagredo
Évêque de Csanad et martyr
(*Venise, 23 avril  980 – † Pest (Hongrie), 24 septembre 1046)

Bénédictin vénitien du monastère San Giorgio, Gérard Sagredo se rendait en Terre sainte lorsque le roi Étienne le retint en Hongrie et lui confia l’éducation de son fils Émeric. 
En 1030, il devint le premier évêque du diocèse de Csanad, fondé par le roi au sud-est du pays, et il l’organisa avec l’aide des moines bénédictins.
Il évangélisa des populations aux mœurs encore barbares, en s’appuyant sur la liturgie pour instruire les fidèles et les amener à la piété, et sur la dévotion envers la Vierge Marie. 

Il mourut martyr, à Budapest, le 24 septembre 1046, pour avoir pris parti pour l’héritier du trône contre un usurpateur. Sur la colline qui porte son nom aujourd’hui, il succomba, lapidé et percé de coup de javelots. Budapest, dont il est le saint patron, lui a érigé une immense statue.
Il a été canonisé par saint Gregoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi, 1073-1085) en 1083.

Source principale : foi-et-contemplation.net/ (“RIV./gpm”).

Saint Gérard Sagredo priez pour nous !

24.09.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,1-6. 

En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ;
il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades.
Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange.
Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez.
Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. ».


Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Pape François

Exhortation apostolique « Evangelii Gaudium / La Joie de l’Évangile » 24 novembre 2013, § 181-183 (trad. Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana)

« Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle »

Le mandat [du Christ] est : « Allez dans le monde entier ; proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16,15), parce que « la création aspire de toutes ses forces à la révélation des enfants de Dieu » (Rm 8,19). Toute la création signifie aussi tous les aspects de la nature humaine (…). Les enseignements de l’Église sur les situations contingentes sont sujets à des développements importants ou nouveaux et peuvent être l’objet de discussion, mais nous ne pouvons pas éviter d’être concrets. (…) Les pasteurs, en accueillant les apports des différentes sciences, ont le droit d’émettre des opinions sur tout ce qui concerne la vie des personnes, du moment que la tâche de l’évangélisation implique et exige une promotion intégrale de chaque être humain. On ne peut plus affirmer que la religion doit se limiter à la sphère privée et qu’elle existe seulement pour préparer les âmes pour le ciel. Nous savons que Dieu désire le bonheur de ses enfants, sur cette terre aussi, bien que ceux-ci soient appelés à la plénitude éternelle, puisqu’il a créé toutes choses « afin que nous en jouissions » (1Tm 6,17), pour que tous puissent en jouir. Il en découle que la conversion chrétienne exige de reconsidérer « spécialement tout ce qui concerne l’ordre social et la réalisation du bien commun » (S. Jean-Paul II). En conséquence, personne ne peut exiger de nous que nous reléguions la religion dans la secrète intimité des personnes, sans aucune influence sur la vie sociale et nationale, sans se préoccuper de la santé des institutions de la société civile, sans s’exprimer sur les événements qui intéressent les citoyens. Qui oserait enfermer dans un temple et faire taire le message de saint François d’Assise et de la bienheureuse Teresa de Calcutta ? Ils ne pourraient pas l’accepter. Une foi authentique — qui n’est jamais confortable et individualiste — implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur la terre.

LECTURES :

Livre d’Esdras 9,5-9. 

Moi, Esdras, à l’heure de l’offrande du soir, je me relevai de ma prostration ; le vêtement et le manteau déchirés, je tombai à genoux ; les mains tendues vers le Seigneur mon Dieu,
je dis : « Mon Dieu, j’ai trop de honte et de confusion pour lever mon visage vers toi, mon Dieu. Nos fautes sans nombre nous submergent, nos offenses se sont amoncelées jusqu’au ciel.
Depuis les jours de nos pères et aujourd’hui encore, grande est notre offense : c’est à cause de nos fautes que nous avons été livrés, nous, nos rois et nos prêtres, aux mains des rois étrangers, à l’épée, à la captivité, au pillage et à la honte, qui nous accablent encore aujourd’hui.
Or, voici que depuis peu de temps la pitié du Seigneur notre Dieu a laissé subsister pour nous des rescapés et nous a permis de nous fixer en son lieu saint ; ainsi, notre Dieu a fait briller nos yeux, il nous a rendu un peu de vie dans notre servitude.
Car nous sommes asservis ; mais, dans cette servitude, notre Dieu ne nous a pas abandonnés : il nous a concilié la faveur des rois de Perse, il nous a rendu la vie, pour que nous puissions restaurer la Maison de notre Dieu et relever ses ruines, afin d’avoir un abri solide en Juda et à Jérusalem. »

Livre de Tobie 13,2.3-4ab.4cde.7.8ab.8cde. 

R/ Béni soit Dieu, le Vivant, à jamais ! (Tb 13, 1b)

C’est lui qui châtie et prend pitié, 
qui fait descendre aux profondeurs des enfers 
et retire de la grande perdition : 
nul n’échappe à sa main.

Rendez-lui grâce, fils d’Israël, à la face des nations 
où lui-même vous a dispersés ;
là, il vous a montré sa grandeur :
exaltez-le à la face des vivants.

Car il est notre Seigneur,
lui, notre Dieu, notre Père,
il est Dieu, pour les siècles des siècles !

Regardez ce qu’il a fait pour vous, 
rendez-lui grâce à pleine voix ! 
Bénissez le Seigneur de justice, 
exaltez le Roi des siècles !

Et moi, en terre d’exil, je lui rends grâce ;
je montre sa grandeur et sa force
au peuple des pécheurs.

« Revenez, pécheurs,
et vivez devant lui dans la justice.

Quand Nuño le bandit découvre une statue de Marie

Quand Nuño le bandit découvre une statue de Marie

La tradition espagnole raconte que c’est Nuño, un bandit qui passait sa vie à attaquer les paroissiens sur les chemins, qui découvrit la statue de la Vierge de Valvanera.

Il semblerait que tout se soit passé lorsque Nuño tenta de dépouiller un agriculteur de la région. Alors qu’il procédait au vol, en constatant qu’il s’agissait d’une personne humble et sans grandes ressources, il fit marche arrière et se repentit de sa façon de gagner sa vie. À partir de cet instant, Nuño commença une vie de prière dans une grotte au cœur des forêts de hêtres de la montagne. C’est ainsi que naquit l’histoire du Monastère de Valvanera.

L’histoire, racontée des milliers de fois de génération en génération, assure que Nuño, le bandit repenti, fut rejoint dans sa prière par un prêtre. C’est à eux deux qu’un ange est apparu, révélant l’existence d’une statue de la Vierge cachée dans un arbre voisin. Nuño et le prêtre localisèrent la statue dans le creux taillé à l’intérieur du tronc d’un chêne, au milieu d’essaims d’abeilles et près d’une source d’eau cristalline. Là, à l’endroit où a été trouvée la statue, un autel fut érigé en l’honneur de la Vierge, qui avec le temps est devenu un petit oratoire.

Le 15 octobre 1954, eut lieu l’acte de couronnement canonique de la Vierge de Valvanera et celle-ci fut déclarée Sainte Patronne Principale du Diocèse. En 1965, la Vierge de Valvanera fut nommée Sainte Patronne de La Rioja (nord de l’Espagne).

www.monasteriodevalvanera.es

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.09.2025 – SAINT DU JOUR

St Pio de Pietrelcina

Saint Pio de Pietrelcina
Prêtre o.f.m. cap.
(Mémoire obligatoire)

Pio, au siècle Francesco Forgione, naît le 25 mai 1887 à Pietrelcina, en Italie du Sud, entre Naples et Foggia (Campanie). Quatrième des sept enfants d’un couple de paysans, il entre à 16 ans chez les capucins et prend le nom de frère Pio. De santé fragile, il retourne pour de longs séjours dans son village. Ses frères capucins témoigneront que le démon venait lui rendre visite dans sa chambre. Fra Pio a alors vécu dans une « nuit obscure » qui rappelle celle des mystiques comme Jean de la Croix ou sa contemporaine, Thérèse d’Avila. Il confie : « Le doute qui m’assaille toujours et me persécute partout est d’ignorer si ce que je fais reçoit ou non l’approbation de Dieu. » 

Ordonné prêtre le 10 août 1910, il est affecté, six ans après, au couvent de San Giovanni Rotondo, dans les Pouilles. Il y demeurera jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1968, à 81 ans. Le rayonnement spirituel du Padre Pio a donné naissance à deux œuvres importantes : l’hôpital Casa Sollievo della Sofferenza (maison pour le soulagement de la souffrance) et les groupes de prière. Par deux fois, le Padre Pio a dû subir des mesures disciplinaires et des restrictions dans l’exercice de son ministère.

Le 20 septembre 1918, Francesco Forgione (qu’on n’appelle pas encore padre Pio) vient de dire la messe au couvent de San Giovanni Rotondo. Ce jeune capucin de 31 ans s’agenouille devant un crucifix. « Une quiétude indescriptible » s’empare de lui, racontera-t-il plus tard. Apparaît soudain un personnage mystérieux, aux mains, pieds et flanc ruisselant de sang. Puis la vision disparaît. Au sortir de ce qu’il nomme une extase, le religieux s’aperçoit alors que ses propres mains, ses pieds et son flanc saignent aussi. À la vue de ces stigmates, le calme se change en un trouble profond : le religieux tente de refermer ses plaies ; rien n’y fait ; elles ne cicatrisent pas. Jusqu’à sa mort, en 1968 – jamais cicatrisées, ses plaies disparaîtront le 20 septembre 1968, trois jours avant sa mort – padre Pio portera ce mystère avec lui. Il recouvre ses mains de mitaines pour dissimuler ses plaies ; il est soumis à une série d’examens scientifiques, ainsi qu’à un contrôle rigoureux : le Vatican suit l’affaire d’un mauvais œil. La nouvelle se propage et les médecins font un double constat, sans explication : padre Pio n’est pas un affabulateur mais rien n’explique ces plaies qui évoquent la passion du Christ. Son évêque, une partie du clergé local, des responsables du Vatican s’irritent de la renommée grandissante de ce religieux qui, vite, attire des foules. D’autant que l’on parle de guérisons et de clairvoyance spirituelle. Durant toute sa vie, il est l’objet de calomnies, de mensonges et même de plusieurs condamnations du Saint-Office. Rome, d’abord, lui interdit toute relation épistolaire puis, pendant deux ans, de confesser. En 1933, le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le libère de ces restrictions, mais certains de ses frères capucins se liguent contre lui…

La dévotion populaire accompagne l’humble capucin. Il incarnait la simplicité franciscaine, le courage devant la souffrance, la charité envers les malades. On lui attribue, au fil des ans, de nombreuses guérisons. Parmi de multiples prodiges, il avait, dit-on, le don de la bilocation, autrement dit, d’être à la fois ici (recueilli en prière, comme absent) et là (au secours d’une âme en peine ou en danger). On frôle même l’émeute, en 1923, lorsque Rome veut empêcher le padre de célébrer la messe. Et on ira jusqu’à installer des micros dans sa cellule et son confessional ! Pressions et inquisitions romaines ne cessent que dans les années soixante, grâce à saint Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978). Toute l’Italie vénère alors le prêtre aux stigmates, qui fit construire, en 1956, à San Giovanni Rotondo, un hôpital grâce aux dons des fidèles.

On lui attribue de nombreux miracles. Dans les années soixante, alors simple évêque auxiliaire de Cracovie, Karol Wojtyła envoya à padre Pio une lettre d’intercession pour une amie médecin polonaise, Wanda Półtawska, gravement atteinte d’un cancer. Onze jours plus tard, elle était guérie.

Padre Pio est un peu un saint « médiéval », héritier de la tradition franciscaine, stigmatisé comme saint François, pauvre lui-même et attentif aux souffrances ; et surtout un mystique entouré de prodiges et de miracles.

L’œuvre de Padre Pio : des conversions en grand nombre, des groupes de prière (2.200 dans le monde dont 1.800 en Italie) et, depuis 1956, à San Giovanni Rotondo, une clinique pour les « esprits et les corps épuisés ». L’intuition de Padre Pio fut de faire de cette maison, la Casa Sollievo della Sofferenza, un centre d’études international et un lieu où devait être privilégié le confort des malades. Une volonté bien paradoxale de la part de celui qui avait supporté tant de souffrances et de pauvreté…

Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) a donné Pio de Pietrelcina comme saint de la Miséricorde et modèle à imiter par tous les fidèles. Le pape a voulu que sa fête liturgique soit immédiatement inscrite au calendrier romain général – et non local – le 23 septembre, « jour de sa naissance au ciel », en tant que « mémoire obligatoire » pour l’Église universelle.

Pour un approfondissement biographique :
>>> Pio de Pietrelcina

Sources principales :  martyretsaint.com/; vatican.va (« Rév. x gpm »).

Saint Pio de Pietrelcina priez pour nous !