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19.09.2026 – Messe pour les 180 ans de l’apparition de la Vierge Marie à La Salette

Ce samedi 19 septembre 2026, Mgr Jean-Marc Eychenne, évêque de Grenoble-Vienne, préside une messe solennelle au sanctuaire de Notre-Dame de La Salette (Isère), à l’occasion du 180e anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie dans les alpages au-dessus du village.

Un grand voile était levé (I)

Un grand voile était levé (I)

La Sainte Vierge prononçait toutes ces paroles, soit des secrets, soit des règles, seulement j’aurais pu deviner ou pénétrer le reste de ce qu’elle disait en paroles : un grand voile était levé, les événements se découvraient à mes yeux et à mon imagination au fur et à mesure qu’elle prononçait toutes ces paroles et un grand espace se déroulait devant moi ; je voyais les événements, les changements d’opération de la terre, et Dieu immuable dans sa gloire regardait la Vierge qui s’abaissait à parler à deux pâtres.

Il y a des personnes qui voudraient que la Vierge n’eût pas tant parlé. C’est dommage qu’elles soient avares envers une pauvre bergère qui désirait de tout son cœur que le monde entier eût vu et entendu tout ce qu’elle a vu et entendu pendant une demi-heure, parce que tout le monde se serait converti…

Et ces personnes qui disent que la Sainte Vierge ne parle pas autant, auraient bien compris et mieux compris que ce qu’enseignent les livres, s’il y en a qui l’enseignent, que les paroles du Ciel ne sont pas seulement des paroles : c’est-à-dire que la personne qui l’écoute ne s’arrête pas à la lettre, à la parole ; mais chaque parole se développe, et l’action future a lieu dans le moment, et l’on voit mille et mille fois plus de choses que ce que les oreilles entendent. On s’élève à une hauteur qui n’est pas le Ciel, et peut-être même on ne change pas de place ; mais on voit et l’on entend tout, on comprend sans rien dire, et l’on s’oublie soi-même entièrement.

Et, sans le vouloir, on entre dans l’esprit des tableaux qui sont exposés : c’est-à-dire que si c’est un tableau triste, on est triste, si c’est joyeux, on est joyeux, on en ressent de la joie. On voit des complots qui se font ; on voit des rois de la terre, lesquels ont chacun plusieurs anges gardiens : on les voit s’agiter, faire, défaire ; on voit la jalousie des uns, l’ambition des autres, etc. etc. : et tout cela dans une seule parole qui s’échappe des lèvres de Celle qui fait trembler l’enfer, la Vierge Marie.

Lettre de Mélanie (voyante de Notre Dame de La Salettte) à l’Abbé Félicien Bliard, le 26 décembre 1870

Rapportée dans le livre Découverte du Secret de La Salette de l’Abbé Laurentin et du Père Corteville – Fayard 2002 – p.216

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

19.09.2026 – SAINT DU JOUR

St Janvier

Saint Janvier
Évêque et martyr à Naples 
(† 305)

Janvier vivait au IIIe siècle. Sa piété et sa science l’avaient fait élever au siège épiscopal de Bénévent, qu’il n’accepta que par ordre du pape. Au temps de la persécution de Dioclétien, saint Janvier se multipliait pour soutenir le courage des chrétiens et les exhorter au martyre. Le préfet de la province l’apprit et le fit comparaître à son tribunal : « Offrez de l’encens aux idoles ou renoncez à la vie, lui dit-il. “Je ne puis immoler des victimes au démon, répond le saint, moi qui ai l’honneur de sacrifier tous les jours au vrai Dieu.” » Il passa de l’interrogatoire à la fournaise ; mais il en sortit saint et sauf. Puis vint le supplice des ongles de fer, qui mit en lambeaux le corps du martyr. Jeté ensuite en prison : « Courage, dit-il à ses compagnons ; combattons généreusement contre le démon. Le Seigneur m’a réuni à vous pour que le pasteur ne soit point séparé de son troupeau. »

Le lendemain, Janvier et les autres martyrs sont exposés aux bêtes dans l’amphithéâtre de Pouzzoles, en présence d’une foule de peuple. Tous ces héros du Christ se munissent du signe de la croix ; ils chantent des hymnes, en attendant que la dent des lions permette à leur âme de s’envoler vers le ciel. Les bêtes sont lâchées. Ô prodige ! Lions et tigres, se couchent comme des agneaux aux pieds de leurs victimes et caressent ceux qu’ils devaient dévorer. Janvier et ses compagnons sont alors condamnés à avoir la tête tranchée. Le supplice fut accompagné de grands miracles. À un vieillard chrétien qui lui demandait un morceau de ses vêtements comme relique, il promit le linge qui devait servir à lui bander les yeux ; et comme, après sa mort, le bourreau piétinait le bandeau sanglant en disant au martyr décapité : « Porte donc ce bandeau à celui à qui tu l’as promis » la victime obéit, et le bandeau, à l’étonnement de tous, se trouva entre les mains du vieillard chrétien.

L’histoire des reliques de saint Janvier est encore plus extraordinaire que celle de sa vie. Par saint Janvier, Naples fut délivrée de la peste, l’an 1497 et l’an 1529 ; un enfant fut ressuscité par le contact de l’image du glorieux martyr ; la cité napolitaine fut plusieurs fois préservée de l’éruption du Vésuve. Mais un miracle qui se renouvelle trois fois chaque année à époques fixes, c’est le miracle célèbre de la liquéfaction et de l’ébullition du sang de saint Janvier. Ce saint est la grande célébrité de Naples, qui l’invoque comme son puissant protecteur.

©Evangelizo.org

Saint Janvier priez pour nous !

19.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,4-15. 

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole :
« Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout.
Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité.
Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent.
Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! »
Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole.
Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : ‘Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre.’
Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu.
Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés.
Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent.
Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité.

Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859)

prêtre, curé d’Ars

Sermon

« Du grain est tombé dans la bonne terre…, et il a porté du fruit au centuple »

Si vous me demandez ce que veut dire Jésus Christ par ce semeur qui sortit de grand matin pour aller répandre sa semence dans son champ, mes frères, le semeur, c’est le bon Dieu lui-même, qui a commencé à travailler à notre salut dès le commencement du monde, et cela en nous envoyant ses prophètes avant la venue du Messie pour nous apprendre ce qu’il fallait pour être sauvés. Il ne s’est pas contenté d’envoyer ses serviteurs, il est venu lui-même, il nous a tracé le chemin que nous devions prendre, il est venu nous annoncer la parole sainte. Savez-vous ce que c’est qu’une personne qui n’est pas nourrie de cette parole sainte ?… Elle est semblable à un malade sans médecin, à un voyageur égaré et sans guide, à un pauvre sans ressource. Il est tout à fait impossible, mes frères, d’aimer Dieu et de lui plaire sans être nourri de cette parole divine. Qu’est-ce qui peut nous porter à nous attacher à lui, sinon parce que nous le connaissons ? Et qui nous le fait connaître avec toutes ses perfections, ses beautés et son amour pour nous, sinon la parole de Dieu, qui nous apprend tout ce qu’il a fait pour nous et les biens qu’il nous prépare dans l’autre vie ?

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,35-37.42-49. 

Frères, quelqu’un pourrait dire : « Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quelle sorte de corps reviennent-ils ? »
– Réfléchis donc ! Ce que tu sèmes ne peut reprendre vie sans mourir d’abord ;
et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps de la plante qui va pousser, mais c’est une simple graine : du blé, par exemple, ou autre chose.
Ainsi en est-il de la résurrection des morts. Ce qui est semé périssable ressuscite impérissable ;
ce qui est semé sans honneur ressuscite dans la gloire ; ce qui est semé faible ressuscite dans la puissance ;
ce qui est semé corps physique ressuscite corps spirituel ; car s’il existe un corps physique, il existe aussi un corps spirituel.
L’Écriture dit : ‘Le premier homme, Adam, devint un être vivant’ ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie.
Ce qui vient d’abord, ce n’est pas le spirituel, mais le physique ; ensuite seulement vient le spirituel.
Pétri d’argile, le premier homme vient de la terre ; le deuxième homme, lui, vient du ciel.
Comme Adam est fait d’argile, ainsi les hommes sont faits d’argile ; comme le Christ est du ciel, ainsi les hommes seront du ciel.
Et de même que nous aurons été à l’image de celui qui est fait d’argile, de même nous serons à l’image de celui qui vient du ciel.

Psaume 56(55),4.5b.10.11a.12.13-14ab. 

R/ Je marcherai à la face de Dieu dans la lumière des vivants. (cf. Ps 55, 14c)

Le jour où j’ai peur, je prends appui sur toi.
Sur Dieu, je prends appui.
Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ; 
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j’exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui : 
plus rien ne me fait peur ! 
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse, 
je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;
car tu m’as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute.