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08.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,1-4. 

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes, nous pardonnons aussi à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous laisse pas entrer en tentation.»

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Tertullien (v. 155-v. 220)

théologien

De la prière, 1-10 (Le Pater expliqué par les Pères ; éd. franciscaines, trad. A. Hamman, 1951, p. 16-17)

« Père, que ton nom soit sanctifié ! »

L’expression “Dieu le Père” n’avait jamais été révélée à personne. Lorsque Moïse lui-même demanda à Dieu qui il était, il entendit un autre nom. À nous, ce nom a été révélé dans le Fils. Car ce nom implique le nom nouveau de Père. « Je suis venu au nom de mon Père » (Jn 5,43). Et ailleurs : « Père, glorifie ton nom » (Jn 12,28) ; et plus explicitement encore : « J’ai manifesté ton nom aux hommes » (Jn 17,6). Nous lui demandons donc : « Que ton nom soit sanctifié ». Non point qu’il convienne à l’homme de faire des vœux pour Dieu, comme si on pouvait lui souhaiter quelque chose, ou qu’il manquât, sans nos vœux. Mais nous devons bénir Dieu en tout temps et en tout lieu, pour acquitter l’hommage de reconnaissance que tout homme doit à ses bienfaits. La bénédiction remplit cet office. D’ailleurs, comment le nom de Dieu ne serait-il pas toujours saint et sanctifié en lui-même, puisqu’il sanctifie les autres. Et l’armée des anges qui l’entoure ne cesse de dire : « Saint, Saint, Saint ». Et nous, qui aspirons à partager la béatitude des anges, nous nous associons dès maintenant à leurs voix, et nous répétons le rôle de notre dignité future. Voilà pour ce qui regarde la gloire de Dieu. Quand à la prière que nous formulons pour nous, lorsque nous disons : « Que ton nom soit sanctifié », nous demandons qu’il soit sanctifié en nous, qui sommes en lui, mais aussi dans les autres que la grâce de Dieu attend encore, afin de nous conformer au précepte qui nous oblige de prier pour tous, même pour nos ennemis. Voilà pourquoi ne pas dire expressément : « Que ton nom soit sanctifié » en nous, c’est demander qu’il le soit dans tous les hommes.

LECTURES :

Livre de Jonas 4,1-11. 

Quand il vit que Dieu pardonnait aux habitants de Ninive, Jonas trouva la chose très mauvaise et se mit en colère.
Il fit cette prière au Seigneur : « Ah ! Seigneur, je l’avais bien dit lorsque j’étais encore dans mon pays ! C’est pour cela que je m’étais d’abord enfui à Tarsis. Je savais bien que tu es un Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.
Eh bien, Seigneur, prends ma vie ; mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Le Seigneur lui dit : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère ? »
Jonas sortit de Ninive et s’assit à l’est de la ville. Là, il fit une hutte et s’assit dessous, à l’ombre, pour voir ce qui allait arriver dans la ville.
Le Seigneur Dieu donna l’ordre à un arbuste, un ricin, de pousser au-dessus de Jonas pour donner de l’ombre à sa tête et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur. Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du ricin.
Mais le lendemain, à l’aube, Dieu donna l’ordre à un ver de piquer le ricin, et celui-ci se dessécha.
Au lever du soleil, Dieu donna l’ordre au vent d’est de brûler ; Jonas fut frappé d’insolation. Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta : « Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Dieu dit à Jonas : « As-tu vraiment raison de te mettre en colère au sujet de ce ricin ? » Il répondit : « Oui, j’ai bien raison de me mettre en colère jusqu’à souhaiter la mort. »
Le Seigneur répliqua : « Toi, tu as pitié de ce ricin, qui ne t’a coûté aucun travail et que tu n’as pas fait grandir, qui a poussé en une nuit, et en une nuit a disparu.
Et moi, comment n’aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville, où, sans compter une foule d’animaux, il y a plus de cent vingt mille êtres humains qui ne distinguent pas encore leur droite de leur gauche ? »

Psaume 86(85),3-4.5-6.9-10. 

R/ Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié ! (Ps 85, 15)

Prends pitié de moi, Seigneur, 
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur : 
vers toi, j’élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes, 
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur, 
entends ma voix qui te supplie.

Toutes les nations, que tu as faites, 
viendront se prosterner devant toi 
et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
car tu es grand et tu fais des merveilles, 
toi, Dieu, le seul.

Marie, plus forte que 5000 Anglais en arme !

Marie, plus forte que 5000 Anglais en arme !

C’est une tradition bien ancrée à Lorient (Morbihan, France) : chaque deuxième dimanche du mois d’octobre, une messe est donnée pour célébrer la victoire des Lorientais sur les Anglais. La victoire ? La drôle de victoire de 1746. En pleine Guerre de Sept Ans, 5 000 anglais avaient débarqué à Guidel, petite bourgade sur la côte atlantique, à la fin du mois de septembre, avec l’intention de prendre la base navale de Lorient et de mettre fin à la Compagnie des Indes française qui faisait concurrence à celle de la couronne anglaise. La ville n’étant pas préparée à un assaut d’une telle ampleur. Le 7 octobre 1746, le Conseil de défense de la ville se résigne au choix de la reddition. Le drapeau blanc est arboré sur les remparts et le tambour bat la chamade. Mais lorsque les échevins partent à la rencontre des Anglais, ces derniers ont déjà ré-embarqué ! Trompés par de mauvais renseignements, ils craignaient la présence d’une garnison française trop importante et ont préféré abandonner leur projet de siège. Un petit miracle, qu’on attribue très vite à la Vierge Marie implorée par les Lorientaises à l’église Saint-Louis, rebaptisée depuis Notre-Dame de Victoire. Dès l’année suivante, le 7 octobre devient le jour de la fête patronale de la ville avec messe et procession pour montrer la reconnaissance des Lorientais à la Vierge Marie.

Olivier Cléro – Ouest-France. www.lorient.maville.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

07.10.2025 – SAINTE DU JOUR

Ste Justine)

Sainte Justine (Giustina)
Vierge et martyre

Justine est un nom d’origine latine qui signifie « juste« .
Les Justine peuvent se tourner vers trois saintes :
– Justine Bezzoli naquit à Arezzo, en Toscane. Elle se fit religieuse chez les soeurs bénédictines de sa ville natale, d’abord au couvent Saint-Marc puis en celui de Tous-les-saints. Elle termina sa vie en recluse (ermite) à Civitella en 1319.
–  Une autre Justine est fêtée le 26 septembre. Elle fut courtisée par un magicien d’Antioche, Cyprien, qu’elle amena à se convertir au christianisme. Tous deux subirent le martyre à Nicomédie, Asie Mineure, pendant la persécution de Dioclétien, au début du IVe siècle.
–  Le 7 octobre, on fête aussi Justine de Padoue.

Justine de Padoue est née à une date inconnue au IIIe siècle.
Elle aurait été baptisée à Padoue par un disciple de saint Pierre. Si vive était sa foi qu’elle demeura attachée à Jésus-Christ et pour cela fut percée d’un coup d’épée, à Padoue, le 7 octobre 304 à l’époque des persécutions de Maximien, avant l’Édit de Constantin.

Sur la tombe de sainte Justine de Padoue fut fondée, au VIe siècle, par le préfet du prétoire Venanzio Opolione, la basilique Sainte-Justine (en italien Abbazia di Santa Giustina) . 
Elle fut, au XVe siècle un important centre monastique qui fut supprimé en 1810 par Napoléon Bonaparte. En 1919, le monastère a rouvert et abrite en son sein la ‘Biblioteca di Santa Giustina’.

Pour un approfondissement :
>>> Sainte Justine de Padoue, Vierge et Martyre

Sources principales : lejourduseigneur.com/ ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).

Sainte Justine priez pour nous !

07.10.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,38-42. 

En ce temps-là, Jésus entra dans un village. Une femme nommée Marthe le reçut.
Elle avait une sœur appelée Marie qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Quant à Marthe, elle était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur m’ait laissé faire seule le service ? Dis-lui donc de m’aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te donnes du souci et tu t’agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 51 (trad. Cerf 1991, p. 412 rev.)

« Une seule chose est nécessaire » (Lc 10, 38-42)

Notre Seigneur disait que ses disciples étaient heureux à cause de ce qu’ils voyaient (Lc 10,23). A y regarder de près, nous devrions être tout aussi heureux, car nous voyons Notre Seigneur Jésus Christ plus parfaitement que les disciples tels que saint Pierre ou saint Jean. Eux, ils avaient sous les yeux un homme pauvre, faible, souffrant, mortel, alors que grâce à notre foi sainte et précieuse nous connaissons, nous, un Dieu grand, digne d’adoration, puissant, Seigneur du ciel et de la terre et qui de rien a fait toute la création. A bien considérer cela, nos yeux, oui, nos âmes, trouvent leur bonheur éternel. Mes chers enfants, les grands théologiens et les docteurs de l’école discutent la question de savoir quel est plus important et plus noble : la connaissance ou l’amour. Mais nous, nous parlerons plus volontiers de ce que disent les maîtres de vie, car quand nous arriverons au ciel, nous verrons bien alors la vérité de toutes choses. Notre Seigneur n’a-t-il pas dit : « Une seule chose est nécessaire » ? Quelle est donc cette chose unique qui est si nécessaire ? Cet unique nécessaire, c’est que tu reconnaisses ta faiblesse et ta misère. Tu ne peux rien revendiquer ; par toi-même tu n’es rien. C’est à cause de cet unique nécessaire-là que Notre Seigneur a subi une angoisse telle qu’il en a sué du sang. C’est parce que nous n’avons pas voulu reconnaître cette seule chose-là, que le Seigneur a crié sur la croix : « O Dieu, mon Dieu, comme tu m’as abandonné ! » (Mt 27,46) Oui, il fallait que le sauveur, notre unique nécessaire, soit complètement abandonné par tous les hommes. Cher enfant, laisse tomber tout ce que moi-même et tous les maîtres avons pu enseigner, toute vie active, toute contemplation, toute haute considération, et étudie seulement cette chose unique, de telle sorte qu’elle te soit accordée, et tu auras bien travaillé. C’est pourquoi Notre Seigneur disait : « Marie a choisi la meilleure part », oui, la meilleure de toutes. En vérité, si tu pouvais l’obtenir, tu aurais tout obtenu : non pas une part de bien, mais tout.

LECTURES :

Livre de Jonas 3,1-10. 

La parole du Seigneur fut adressée de nouveau à Jonas :
« Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle. »
Jonas se leva et partit pour Ninive, selon la parole du Seigneur. Or, Ninive était une ville extraordinairement grande : il fallait trois jours pour la traverser.
Jonas la parcourut une journée à peine en proclamant : « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite ! »
Aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu. Ils annoncèrent un jeûne, et tous, du plus grand au plus petit, se vêtirent de toile à sac.
La chose arriva jusqu’au roi de Ninive. Il se leva de son trône, quitta son manteau, se couvrit d’une toile à sac, et s’assit sur la cendre.
Puis il fit crier dans Ninive ce décret du roi et de ses grands : « Hommes et bêtes, gros et petit bétail, ne goûteront à rien, ne mangeront pas et ne boiront pas.
Hommes et bêtes, on se couvrira de toile à sac, on criera vers Dieu de toute sa force, chacun se détournera de sa conduite mauvaise et de ses actes de violence.
Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère ? Et alors nous ne périrons pas ! »
En voyant leur réaction, et comment ils se détournaient de leur conduite mauvaise, Dieu renonça au châtiment dont il les avait menacés.

Psaume 130(129),1-2.3-4.7bc-8. 

R/ Si tu retiens les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ? (Ps 129, 3)

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel ! 
Que ton oreille se fasse attentive 
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur 
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon 
pour que l’homme te craigne.

Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C’est lui qui rachètera Israël 
de toutes ses fautes.