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Le Pape qualifie la guerre actuelle de «scandale pour toute l’humanité»

Le Pape qualifie la guerre actuelle de «scandale pour toute l’humanité»

À l’issue de la prière mariale de l’Angélus de ce dimanche 22 mars, le Pape a renouvelé son appel à persévérer dans la prière, «afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine» dans toutes les régions du monde déchirées par la guerre. La mort et la douleur provoquées par ces guerres sont «un scandale pour toute la famille humaine et un cri devant Dieu», a dit le Saint-Père. 

Fabrice Bagendekere, SJ – Cité du Vatican

Comment rester indifférent à ce qui se passe dans le monde actuellement ? Des centaines d’hommes et de femmes, parmi lesquels de nombreux enfants meurent chaque jour au Moyen-Orient, dans une guerre entrée dans sa quatrième semaine, tandis qu’une opération «rapide et efficace» était promise par les auteurs des frappes initiales.

À l’issue de la prière de l’Angélus, le Pape a dit continuer à «suivre avec consternation» le développement des événements, non seulement au Moyen-Orient, mais aussi dans d’autres régions du monde «déchirées par la guerre et la violence». L’Ukraine, la Birmanie, le Yémen, le Soudan ou la République démocratique du Congo, beaucoup d’autres conflits aux effets non moins dévastateurs se poursuivent dans l’ombre de l’action américano-israélienne en Iran et au Liban.

Une blessure pour toute l’humanité

«Nous ne pouvons rester silencieux face à la souffrance de tant de personnes, victimes sans défense de ces conflits», affirme le Pape, indiquant «ce qui les blesse, blesse l’humanité tout entière». Pour le Souverain pontife, la mort et la douleur provoquées par ces guerres sont «un scandale pour toute la famille humaine et un cri devant Dieu». Aussi renouvelle-t-il «avec force» l’appel à persévérer dans la prière, «afin que cessent les hostilités et s’ouvrent enfin des chemins de paix fondés sur un dialogue sincère et sur le respect de la dignité de chaque personne humaine».

Que le sport trace des chemins de paix, d’inclusion sociale

Dans un registre plus léger, le Pape a par ailleurs salué le «grand marathon» qui se déroule en ce jour à Rome, avec de très nombreux athlètes venus du monde entier. «C’est un signe d’espérance», a dit le Pape, priant pour que «le sport trace des chemins de paix, d’inclusion sociale et de spiritualité».

Source : VATICANNEWS, le 22 mars 2026

Un chapelet pendant la chimiothérapie et un « oui » à Jésus

Un chapelet pendant la chimiothérapie et un « oui » à Jésus

Jamie n’avait jamais été catholique – et ne connaissait même aucun Catholique – jusqu’à ce qu’un diagnostic la stoppe net dans son élan. Appelant l’émission The Inner Life (une émission de radio consacrée à l’accompagnement spirituel individuel), elle a raconté à l’interviewer / l’animateur ? et à son invité, le père Richard Simon, qu’il y a trois ans, elle avait été confrontée à un cancer du sein avancé, se sentant « très perdue, très effrayée ».

En attendant le début de la chimiothérapie, Jamie s’est mis à chercher Dieu et à essayer de découvrir qui était Jésus. Une vidéo YouTube lui a fait découvrir le rosaire. Elle en a commandé un et a appris toute seule à le prier, le gardant avec elle pendant la chimiothérapie et les scanners.

Après l’opération, ses médecins ont annoncé ce qu’ils ont appelé une « réponse pathologique complète », ce qui signifie que le cancer avait disparu. La réaction ponse de Jamie fut simple et immédiate n’était pas compliquée : « Je suis votre enfant, Seigneur » Elle est entrée au catéchuménat et, trois ans plus tard, s’est engagée à servir sa paroisse en tant que lectrice.

Le Père Simon de l’émission lui a gentiment conseillé de ne pas réduire la vie catholique à « une réunion » ou à « un comité ». «  Tout cela est très bien. Mais il s’agit du pouvoir du Christ dans notre vie, et vous en avez fait l’expérience », a-t-il déclaré. Il a ajouté que la répétition du Je vous salue Marie nous rappelle que « le corps humain est sacré, en particulier le corps de la femme ».

L’histoire de Jamie est une simple invitation à continuer à prier, à continuer à faire confiance et à continuer à témoigner de ce que Dieu a fait.

John Hanretty, 14 janvier 2026 www.relevantradio.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

23.03.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès († 1914)

Religieuse de l’Ordre Libanais Maronite

Ière sainte libanaise

 

Rafqa vit le jour le 29 Juin 1832 à Himlaya, village du Meten-Nord près de Bikfaya (Liban). Elle était fille unique de Mourad Saber al-Choboq al-Rayès et de Rafqa Gemayel. Elle fut baptisée le 7 Juillet 1832 et reçut le prénom de Boutrossieh (Pierrette). Ses Parents l’ont élevée dans l’amour de Dieu et l’assiduité à la prière.

Sa mère mourut en 1839 alors que Boutrossieh n’avait que sept ans. Ce fut pour elle une grande peine. Son père connut la misère et la nécessité. Il décida alors, en 1843, de l’envoyer à Damas pour travailler chez M. Asaad al-Badawi, d’origine libanaise. Elle y resta quatre ans.

Boutrossieh revint à sa maison en 1847 et trouva son père remarié. Boutrossieh était belle, de bon caractère et d’une humble piété. Sa tante maternelle voulait la marier à son fils et sa marâtre à son frère. Alors que le conflit entre les deux femmes grandissait, Boutrossieh, à l’écart de ces querelles, cultivait le désir d’embrasser la vie religieuse. Elle demanda à Dieu de l’aider à réaliser son désir. L’idée lui vint d’aller au couvent Notre-Dame de la Délivrance à Bikfaya pour se joindre aux Mariamettes, fondées par le Père Joseph Gemayel. 

En entrant à l’église du couvent, elle sentit une joie intérieure indescriptible. Alors qu’elle priait devant l’icône de Notre-Dame de la Délivrance, elle entendit une voix qui lui dit: « Tu seras religieuse ».

La mère supérieure admit Boutrossieh sans l’interroger. En connaissant cette nouvelle, son père vint, avec sa femme, pour la ramener à la maison mais elle refusa de les rencontrer.

Après la période de postulat, Boutrossieh reçut l’habit de novice en la fête de Saint Joseph, le 19 mars 1861 et le prénom Anissa. L’année suivante, à la même date, elle prononça ses vœux temporaires.

La nouvelle professe fut envoyée au Séminaire de Ghazir où elle fut chargée de la cuisine. Parmi les séminaristes se trouvaient le Patriarche Élias Houayek et l’Évêque Boutros al-Zoghbi.

Durant son séjour à Ghazir, elle profitait de ses moments libres pour approfondir ses connaissances de la langue Arabe, de la calligraphie et du calcul.

En 1860, sœur Anissa fut transférée à Deir al-Qamar pour enseigner le catéchisme aux jeunes filles. Elle assista durant cette même année aux événements sanglants survenus au Liban. Il lui arriva de sauver la vie d’un petit enfant qu’elle cacha dans sa robe. Rafqa passa environ un an à Deir al-Qamar puis revint à Ghazir.

En 1863, sœur Anissa rejoignit une école de sa congrégation à Jbeil pour instruire des jeunes filles et les former aux principes de la foi chrétienne.

Un an après, elle fut transférée à Maad, sous la demande de M. Antoun Issa. Elle y passa sept ans, durant lesquels elle fonda une école pour l’éducation des jeunes filles.

Au cours de son séjour à Maad, vers 1871, une crise secoua la Congrégation des Mariamettes qui fut aussitôt dissoute ; ce fait troubla sœur Anissa. Elle entra à l’église Saint Georges pour prier le Seigneur et Lui demander de lui montrer la bonne voie. Elle entendit une voix disant: « Tu resteras religieuse ».

Le soir même de sa prière, elle rêva et vit en songe trois Saints: Saint Georges, Saint Siméon le Stylite et Saint Antoine le Grand, Père des moines, qui lui dit à deux reprises: « Entre dans l’Ordre Libanais Maronite ». M. Antoun Issa lui facilita le transfert de Maad au monastère de Mar Sémaan al-Qarn à Aito (Liban-Nord), où elle fut immédiatement acceptée. 

Le 12 Juillet 1871, elle reçut l’habit de novice et le prénom de sa mère Rafqa. Elle fit sa profession solennelle le 25 août 1872.

Elle passa 26 ans au monastère Mar Sémaan al-Qam, Aito. Elle était un exemple vivant pour les moniales par son observation des Règles.

Le premier dimanche d’octobre 1885, en la fête de Notre Dame du Rosaire, Rafqa entra à l’église du monastère et se mit à prier, demandant au Seigneur de la faire participer à sa Passion Rédemptrice. Sa prière fut immédiatement exaucée. Le soir, avant de dormir, elle sentit un mal insupportable à la tête qui, par la suite, atteignit ses yeux.

Tous les soins utilisés étaient sans résultats. On consulta un médecin américain qui décida d’opérer Rafqa dans l’immédiat. Elle refusa l’anesthésie durant l’opération, au cours de laquelle le médecin lui arracha accidentellement son œil qui tomba par terre en palpitant. Rafqa ne se plaignit pas et lui dit : « Pour la Passion du Christ. Que Dieu bénisse tes mains et te récompense ». Puis le mal ne tarda pas à passer à l’œil gauche.

L’Ordre Libanais Maronite décida de fonder le monastère de Saint Joseph al-Dahr à Jrabta-Batroun en 1897. Six moniales furent transférées du monastère Saint Simon al-Qarn au nouveau monastère Saint Joseph à Jrabta. Parmi elles, figurait Rafqa, car les sœurs étaient très attachées à elle et espéraient la prospérité de leur monastère grâce à ses prières. Mère Ursula Doumit, originaire de Maad, fut nommée Supérieure.

En 1899, Rafqa devint complètement aveugle puis paralysée. Ses articulations se disloquèrent, son corps devint aride et sec: un squelette peu à peu décharné. Elle passa les sept dernières années de sa vie étendue seulement sur le côté droit de son corps. Sur son visage rayonnant et paisible, se lisait un sourire céleste.

Selon le jugement des médecins, Rafqa était atteinte d’une tuberculose ostéo-articulaire.

Rafqa vécut 82 ans, dont 29 dans les souffrances qu’elle supportait avec joie, patience et prière pour l’amour du Christ.

Le 23 mars 1914, Rafqa demanda la Sainte Communion puis remit son esprit en appelant Jésus, la Vierge Marie et Saint Joseph.

Elle fut enterrée au cimetière du monastère Saint Joseph-Jrabta. Une lumière splendide apparut sur son tombeau pour deux nuits consécutives. Par l’intercession de Sainte Rafqa, Notre Seigneur a fait beaucoup de miracles et a accordé largement ses grâces.

Le 10 juillet 1927, la dépouille de Rafqa fut transférée dans un nouveau tombeau, dans l’église du monastère. 

La cause de sa Béatification a été soumise au Vatican le 23 décembre 1925.

Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès a été béatifiée le 17 novembre 1985 et canonisée le 10 juin 2001, à Rome, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Prière à Sainte Rafqa 

« Nous te demandons, Sainte Rafqa, de propager la joie dans notre monde qui souffre ; de consoler les tristes et de les rendre heureux et bienveillants ; de nous apprendre à prier avec foi en Jésus-Christ.
Toi, fille de notre terre et de nos cèdres, nous t’implorons de bénir nos familles, d’éclairer la jeunesse, de transformer nos souffrances en saisons de grâce et d’apporter la paix dans notre patrie meurtrie, par ton intercession, toi qui as supporté la maladie avec un sourire céleste. Amen. » 

Sainte Rafqa Pietra Choboq Ar-Rayès priez pour nous !

23.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 8,1-11. 

En ce temps-là, Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
Dès l’aurore, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en situation d’adultère. Ils la mettent au milieu,
et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »

Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Syméon le Nouveau Théologien (v. 949-1022)

moine grec

Hymne 45; SC 196 (trad. SC p. 103s rev.)

« Moi non plus, je ne te condamne pas… Moi, je suis la lumière du monde » (Jn 8,11-12)

Mon Dieu qui aimes pardonner, mon Créateur, fais grandir sur moi l’éclat de ta lumière inaccessible pour emplir mon cœur de joie. Ne t’irrite pas ; ne m’abandonne pas ! Mais fais resplendir mon âme de ta lumière, car ta lumière, mon Dieu, c’est toi… Je me suis écarté de la route droite, de la route divine, et je suis tombé lamentablement de la gloire qui m’avait été donnée. J’ai été dépouillé de la robe lumineuse, la robe divine, et, tombé dans les ténèbres, je gis maintenant dans les ténèbres, et je ne sais pas que je suis privé de lumière… Car si tu as brillé d’en haut, si tu es apparu dans l’obscurité, si tu es venu dans le monde, ô Miséricordieux, si tu as voulu vivre avec les hommes, selon notre condition, par amour pour l’homme, si…tu t’es dit la Lumière du monde (Jn 8,12) et que nous, nous ne te voyons pas, n’est-ce pas que nous sommes totalement aveugles et plus malheureux que des aveugles, ô mon Christ ?… Mais toi, qui es tous les biens, tu les donnes sans cesse à tes serviteurs, à ceux qui voient ta lumière… Qui te possède, réellement possède en toi toute chose. Que je ne sois pas privé de toi, Maître ! que je ne sois pas privé de toi, Créateur ! Que je ne sois pas privé de toi, Miséricordieux, moi l’humble étranger… Je t’en prie, place-moi avec toi, même si j’ai multiplié les péchés plus que tous les hommes. Reçois ma prière comme celle du publicain (Lc 18,13), comme celle de la prostituée, Maître, même si je ne pleure pas comme elle (Lc 7,38)… N’es-tu pas source de pitié, fontaine de miséricorde et fleuve de bonté : à ce titre, aie pitié de moi ! Oui, toi qui as eu les mains, toi qui as eu les pieds cloués sur la croix, et ton côté percé par la lance, Très Compatissant, aie pitié de moi et arrache-moi au feu éternel… Qu’en ce jour je me tienne sans condamnation devant toi pour être accueilli dans ta salle des noces où je partagerai ton bonheur, mon bon Maître, dans la joie inexprimable, pour tous les siècles. Amen.

LECTURES :

Livre de Daniel 13,1-9.15-17.19-30.33-62. 

En ces jours-là, il y avait un habitant de Babylone qui se nommait Joakim.
Il avait épousé une femme nommée Suzanne, fille d’Helkias. Elle était très belle et craignait le Seigneur.
Ses parents étaient des justes, et ils avaient élevé leur fille selon la loi de Moïse.
Joakim était très riche, et il possédait un jardin auprès de sa maison ; les Juifs affluaient chez lui, car il était le plus illustre d’entre eux.
Deux anciens avaient été désignés dans le peuple pour être juges cette année-là ; ils étaient de ceux dont le Seigneur a dit : « Le crime est venu de Babylone par des anciens, par des juges qui prétendaient guider le peuple. »
Ils fréquentaient la maison de Joakim, et tous ceux qui avaient des procès venaient les trouver.
Lorsque le peuple s’était retiré, vers midi, Suzanne entrait dans le jardin de son mari, et s’y promenait.
Les deux anciens la voyaient chaque jour entrer et se promener, et ils se mirent à la désirer :
ils pervertirent leur pensée, ils détournèrent leurs yeux pour ne plus regarder vers le ciel et ne plus se rappeler ses justes décrets.
Ils guettaient le jour favorable, lorsque Suzanne entra, comme la veille et l’avant-veille, accompagnée seulement de deux jeunes filles ; il faisait très chaud, et elle eut envie de prendre un bain dans le jardin.
Il n’y avait personne, en dehors des deux anciens qui s’étaient cachés et qui l’épiaient.
Suzanne dit aux jeunes filles : « Apportez-moi de quoi me parfumer et me laver, puis fermez les portes du jardin, pour que je puisse prendre mon bain. »
Dès que les jeunes filles furent sorties, les deux anciens surgirent, coururent vers Suzanne
et lui dirent : « Les portes du jardin sont fermées, on ne nous voit pas ; nous te désirons, sois consentante et viens avec nous.
Autrement nous porterons contre toi ce témoignage : il y avait un jeune homme avec toi, et c’est pour cela que tu as renvoyé les jeunes filles. »
Suzanne dit en gémissant : « De tous côtés, je suis prise au piège : si je vous cède, c’est la mort pour moi ; et si je refuse de céder, je n’échapperai pas à vos mains.
Mieux vaut pour moi tomber entre vos mains sans vous céder, plutôt que de pécher aux yeux du Seigneur. »
Alors Suzanne poussa un grand cri, et les deux anciens se mirent à crier contre elle.
L’un d’eux courut ouvrir les portes du jardin.
Les gens de la maison, entendant crier dans le jardin, se précipitèrent par la porte de service pour voir ce qui arrivait à Suzanne.
Quand les anciens eurent raconté leur histoire, les serviteurs furent remplis de honte, car jamais on n’avait dit pareille chose de Suzanne.
Le lendemain, le peuple se rassembla chez Joakim son mari. Les deux anciens arrivèrent, remplis de pensées criminelles contre Suzanne, et décidés à la faire mourir. Ils dirent devant le peuple :
« Envoyez chercher Suzanne, fille d’Helkias, épouse de Joakim. » On l’envoya chercher.
Elle se présenta avec ses parents, ses enfants et tous ses proches.
Tous les siens pleuraient, ainsi que tous ceux qui la voyaient.
Les deux anciens se levèrent au milieu du peuple, et posèrent les mains sur sa tête.
Tout en pleurs, elle leva les yeux vers le ciel, car son cœur était plein de confiance dans le Seigneur.
Les anciens déclarèrent : « Comme nous nous promenions seuls dans le jardin, cette femme y est entrée avec deux servantes. Elle a fermé les portes et renvoyé les servantes.
Alors un jeune homme qui était caché est venu vers elle, et a couché avec elle.
Nous étions dans un coin du jardin, nous avons vu le crime, et nous avons couru vers eux.
Nous les avons vus s’unir, mais nous n’avons pas pu nous emparer du jeune homme, car il était plus fort que nous : il a ouvert la porte et il s’est échappé.
Mais elle, nous l’avons saisie, et nous lui avons demandé qui était ce jeune homme ;
elle n’a pas voulu nous le dire. De tout cela, nous sommes témoins. » L’assemblée les crut, car c’étaient des anciens du peuple et des juges, et Suzanne fut condamnée à mort.
Alors elle cria d’une voix forte : « Dieu éternel, toi qui pénètres les secrets, toi qui connais toutes choses avant qu’elles n’arrivent,
tu sais qu’ils ont porté contre moi un faux témoignage. Voici que je vais mourir, sans avoir rien fait de tout ce que leur méchanceté a imaginé contre moi. »
Le Seigneur entendit sa voix.
Comme on la conduisait à la mort, Dieu éveilla l’esprit de sainteté chez un tout jeune garçon nommé Daniel,
qui se mit à crier d’une voix forte : « Je suis innocent de la mort de cette femme ! »
Tout le peuple se tourna vers lui et on lui demanda : « Que signifie cette parole que tu as prononcée ? »
Alors, debout au milieu du peuple, il leur dit : « Fils d’Israël, vous êtes donc fous ? Sans interrogatoire, sans recherche de la vérité, vous avez condamné une fille d’Israël.
Revenez au tribunal, car ces gens-là ont porté contre elle un faux témoignage. »
Tout le peuple revint donc en hâte, et le collège des anciens dit à Daniel : « Viens siéger au milieu de nous et donne-nous des explications, car Dieu a déjà fait de toi un ancien. »
Et Daniel leur dit : « Séparez-les bien l’un de l’autre, je vais les interroger. »
Quand on les eut séparés, Daniel appela le premier et lui dit : « Toi qui as vieilli dans le mal, tu portes maintenant le poids des péchés que tu as commis autrefois
en jugeant injustement : tu condamnais les innocents et tu acquittais les coupables, alors que le Seigneur a dit : “Tu ne feras pas mourir l’innocent et le juste.”
Eh bien ! si réellement tu as vu cette femme, dis-nous sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un sycomore. »
Daniel dit : « Voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu a reçu un ordre de Dieu, et il va te mettre à mort. »
Daniel le renvoya, fit amener l’autre et lui dit : « Tu es de la race de Canaan et non de Juda ! La beauté t’a dévoyé et le désir a perverti ton cœur.
C’est ainsi que vous traitiez les filles d’Israël, et, par crainte, elles se donnaient à vous. Mais une fille de Juda n’a pu consentir à votre crime.
Dis-moi donc sous quel arbre tu les as vus se donner l’un à l’autre ? » Il répondit : « Sous un châtaignier. »
Daniel lui dit : « Toi aussi, voilà justement un mensonge qui te condamne : l’Ange de Dieu attend, l’épée à la main, pour te châtier, et vous faire exterminer. »
Alors toute l’assemblée poussa une grande clameur et bénit Dieu qui sauve ceux qui espèrent en lui.
Puis elle se retourna contre les deux anciens que Daniel avait convaincus de faux témoignage par leur propre bouche. Conformément à la loi de Moïse, on leur fit subir la peine que leur méchanceté avait imaginée contre leur prochain :
on les mit à mort. Et ce jour-là, une vie innocente fut épargnée.

Michel Dorigny, Suzanne et les vieillards, (vers 1655-1660), Musée des B_A de Rennes

Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6. 

R/ Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi, Seigneur. (Ps 22, 4)

Le Seigneur est mon berger : 
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ; 
il me conduit par le juste chemin 
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort, 
je ne crains aucun mal, 
car tu es avec moi : 
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi 
devant mes ennemis ; 
tu répands le parfum sur ma tête, 
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent 
tous les jours de ma vie ; 
j’habiterai la maison du Seigneur 
pour la durée de mes jours.