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26.12.2025 – SAINT DU JOUR

St Étienne

Saint Étienne
Premier Martyr
(Ier siècle)

Étienne fut-il disciple de Jésus-Christ ou converti par les prédications des Apôtres ? On l’ignore, mais il est certain qu’il se fit promptement remarquer par ses vertus, et mérita d’être le chef des sept diacres élus par les Apôtres pour les aider dans les fonctions secondaires de leur ministère. 

Le récit de son élection, de sa prédication et de son martyre lui attribue cinq plénitudes : 

1. Il était plein de foi, parce qu’il croyait fermement tous les mystères et qu’il avait une grâce spéciale pour les expliquer. 

2. Il était plein de sagesse, et nul ne pouvait résister aux paroles qui sortaient de sa bouche. 

3. Il était plein de grâce, montrant dans tous ses actes une ferveur toute céleste et un parfait amour de Dieu. 

4. Il était plein de force, comme son martyre en fut la preuve éloquente. 

5. Enfin il était plein du Saint-Esprit, qu’il avait reçu au cénacle par l’imposition des mains des Apôtres.

Tant de vertus ne tardèrent pas à produire dans Jérusalem d’abondants fruits de salut. Étienne, élevé à l’école de Gamaliel, dans toute la science des Juifs, avait même une autorité spéciale pour porter témoignage devant les prêtres et les personnes instruites de sa nation. Ses miracles ajoutaient encore au prestige de son éloquence et de sa sainteté. De tels succès excitèrent bientôt la jalousie ; on l’accusa de blasphémer contre Moïse et contre le temple.

Étienne fut traîné devant le Conseil, répondit victorieusement aux attaques dirigées contre lui, et prouva que le blasphème était du côté de ses adversaires et de ses accusateurs. À ce moment le visage du saint diacre parut éclatant de lumière comme celui d’un ange. Mais il avait affaire à des obstinés, à des aveugles. Pour toute réponse à ses paroles et au prodige céleste qui en confirmait la vérité, ils grinçaient des dents contre lui et se disposaient à la plus noire vengeance. 

Afin de rendre leur conduite plus coupable, Dieu fit un nouveau miracle ; le ciel s’entrouvrit et le saint, levant les yeux en haut, s’écria avec ravissement : « Je vois les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. » 

À ces mots ses ennemis ne se contiennent plus ; ils poussent des cris de mort, entraînent le martyr hors de la ville et le lapident comme un blasphémateur. Étienne, calme et souriant, invoquait Dieu et disait : « Seigneur, reçois mon esprit !… Seigneur, ne leur impute point ce péché. » 

Saul, le futur saint Paul, était parmi les bourreaux. « Si Étienne n’avait pas prié, dit saint Augustin, nous n’aurions pas eu saint Paul. »

Pour approfondir, lire la Catéchèse du pape Benoît XVI :

>>> Étienne, le Protomartyr

©Evangelizo.org

Saint Étienne priez pour nous

26.12.2025 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,17-22. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ; mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

Méditation pour le 6 janvier 1941 (trad. Source cachée, Cerf 1999, p. 271)

« Me voici, je viens pour faire ta volonté » (He 10,7)

Nous nous agenouillons une fois encore devant la crèche… Tout près du Sauveur nouveau-né, nous voyons saint Étienne. Qu’est-ce qui a valu cette place d’honneur à celui qui le premier a rendu au Crucifié le témoignage du sang ? Il a accompli dans son ardeur juvénile ce que le Seigneur a déclaré en entrant dans le monde : « Tu m’as donné un corps. Me voici, je viens pour faire ta volonté » (He 10,5-7). Il a pratiqué l’obéissance parfaite, qui plonge ses racines dans l’amour et s’extériorise dans l’amour. Il a marché sur les traces du Seigneur en ce qui, selon la nature, est peut-être pour le cœur humain le plus difficile, qui semble même impossible : comme le Sauveur lui-même, il a accompli le commandement de l’amour des ennemis. L’Enfant dans la crèche, qui est venu pour accomplir la volonté de son Père jusqu’à la mort sur la croix (Ph 2,8), voit en esprit devant lui tous ceux qui le suivront sur cette voie. Il aime ce jeune homme qu’il attendra un jour pour le placer le premier près du trône du Père, une palme à la main. Sa petite main nous le désigne comme modèle, comme s’il nous disait : « Voyez l’or que j’attends de vous. »

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 6,8-10.7,54-60. 

En ces jours-là, Étienne, rempli de la grâce et de la puissance de Dieu, accomplissait parmi le peuple des prodiges et des signes éclatants.
Intervinrent alors certaines gens de la synagogue dite des Affranchis, ainsi que des Cyrénéens et des Alexandrins, et aussi des gens originaires de Cilicie et de la province d’Asie. Ils se mirent à discuter avec Étienne,

mais sans pouvoir résister à la sagesse et à l’Esprit qui le faisaient parler.
Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
l’entraînèrent hors de la ville et se mirent à le lapider. Les témoins avaient déposé leurs vêtements aux pieds d’un jeune homme appelé Saul.
Étienne, pendant qu’on le lapidait, priait ainsi : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. »
Puis, se mettant à genoux, il s’écria d’une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s’endormit dans la mort.

Psaume 31(30),3bc.4b.6.8a.9b.17.20cd. 

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit. (Ps 30, 6a)

Sois le rocher qui m’abrite,
la maison fortifiée qui me sauve.
pour l’honneur de ton nom, 
tu me guides et me conduis.

En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
Ton amour me fait danser de joie.
devant moi, tu as ouvert un passage.

Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; 
sauve-moi par ton amour.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.

25.12.2025 – BÉNÉDICTION URBI ET ORBI DU JOUR DE NOËL PAR LE PAPE LÉON XIV À ROME

Bénédiction Urbi et Orbi de Noël : «La paix est une responsabilité» rappelle le Pape

Dans son message de Noël adressé ce jeudi depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, le Pape a évoqué les nombreux conflits qui déchirent la planète. La «Si chacun au lieu d’accuser les autres, reconnaissait d’abord ses propres fautes et demandait pardon à Dieu, et en même temps se mettait à la place de ceux qui souffrent, se montrait solidaire des plus faibles et des opprimés, alors le monde changerait» a-t-il expliqué. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

Malgré la pluie qui s’est abattue sur Rome, les fidèles sont venus par milliers place Saint-Pierre ce jeudi pour écouter le message de Noël du Pape et recevoir sa bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde. Pour la première fois depuis son élection le 8 mai dernier, le pape américain est monté à la loggia de la basilique Saint-Pierre pour cette bénédiction diffusée en mondovision, suivie de voeux prononcés en dix langues.

Le Saint-Père est bien-sûr revenu sur le message central de la Nativité, le Christ Seigneur, envoyé par le Père pour nous sauver du péché et de la mort, qui est paix pour le monde. «Dans la Nativité de Jésus se profile déjà le choix fondamental qui guidera toute la vie du Fils de Dieu, jusqu’à sa mort sur la croix : le choix de ne pas nous faire porter le poids du péché, mais de le porter Lui-même pour nous, d’en assumer la charge». 

Le chemin de la paix est un engagement personnel

La venue du « Prince de la paix » est une exigence pour chacun d’entre nous a rappelé Léon XIV: «Voici le chemin de la paix: la responsabilité. Si chacun – à tous les niveaux –, au lieu d’accuser les autres, reconnaissait d’abord ses propres fautes et demandait pardon à Dieu, et en même temps se mettait à la place de ceux qui souffrent, se montrait solidaire des plus faibles et des opprimés, alors le monde changerait».

Le Christ nous libère du péché, et  «nous montre la voie à suivre pour surmonter les conflits, tous les conflits, des conflits interpersonnels aux conflits internationaux. Sans un cœur libéré du péché, un cœur pardonné, on ne peut être un homme ou une femme pacifique, artisan de paix», a poursuivi le Souverain pontife. 

Puis, comme le veut la tradition, le Pape a montré sa proximité avec les peuples qui souffrent, dans les nombreux pays marqués par les conflits, en commençant par le Moyen-Orient où il a effectué il y a quelques semaines son premier voyage apostolique. «J’ai écouté leurs craintes et je connais bien leur sentiment d’impuissance face à des dynamiques de pouvoir qui les dépassent», a confié Léon XIV.

Le Pape saluant les fidèles depuis la loggia, le 25 décembre
Le Pape saluant les fidèles depuis la loggia, le 25 décembre   (@Vatican Media)

Prières pour l’Ukraine, la RDC ou Haïti

Nous invoquons l’enfant de Béthleem «pour la justice, la paix et la stabilité pour le Liban, en Palestine, en Israël et en Syrie» a t-il lancé. Une exhortation aussi pour le continent européen pour qui subsiste, fidèles à ses racines chrétiennes, un esprit communautaire et de collaboration. «Nous prions tout particulièrement pour le peuple ukrainien meurtri: que le bruit des armes cesse et que les parties impliquées, soutenues par l’engagement de la communauté internationale, trouvent le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse», a aussi demandé l’évêque de Rome.

Les regards du Saint-Père se sont aussi tournées vers le continent africain et les conflits trop souvent oubliés. Le Pape a demandé de prier «pour tous ceux qui souffrent à cause de l’injustice, de l’instabilité politique, de la persécution religieuse et du terrorisme», et de citer le Soudan, le Soudan du Sud, le Mali, le Burkina Faso et la République Démocratique du Congo.

«Prions le Dieu-fait-homme pour le cher peuple d’Haïti, afin que cesse toute forme de violence dans le pays et qu’il puisse progresser sur la voie de la paix et de la réconciliation», a aussi exhorté Léon XIV, sans oublier les autres terres meurtries en Asie que sont la Birmanie, la Thaïlande et le Cambodge.

Le peuple gazaoui et les migrants exploités

En rappelant la fragilité du nouveau-né de Noël, le Pape a également rappelé que Jésus s’identifie à chacun de nous et aux souffrances humaines, se lançant dans une nouvelle énumération: «à ceux qui n’ont plus rien et ont tout perdu, comme les habitants de Gaza ; à ceux qui sont en proie à la faim et à la pauvreté, comme le peuple yéménite ; à ceux qui fuient leur terre pour chercher un avenir ailleurs, comme les nombreux réfugiés et migrants qui traversent la Méditerranée ou parcourent le continent américain ; à ceux qui ont perdu leur emploi et ceux qui en cherchent un, comme tant de jeunes qui peinent à trouver un travail ; à ceux qui sont exploités, comme les trop nombreux travailleurs sous-payés ; à ceux qui sont en prison et vivent souvent dans des conditions inhumaines».

Léon XIV a ainsi invité les fidèles à «ouvrir notre cœur à nos frères et sœurs qui sont dans le besoin et dans la peine». «La Nativité du Seigneur est une Nativité de paix» a t-il conclu, rappelant que dans quelques jours prendra fin l’année jubilaire, mais que l’espérance, elle, «restera toujours avec nous». Renouant la aussi avec une tradition inaugurée par Jean-Paul II et poursuivie par Benoît XIV, le Pape a salué les fidèles en plusieurs langues, dont le français, l’anglais, l’espagnol, le chinois ou l’arabe.

Source : VATICANNEWS, le 25 décembre 2025

25.12.2025 – MESSE DU JOUR DE NOËL À ROME

«Lorsque la fragilité d’autrui pénètre notre cœur, alors la paix commence déjà»

Renouant avec une tradition tenue jusqu’à Jean-Paul II, Léon XIV a célébré ce jeudi matin la messe du jour de Noël. Dans son homélie, le Pape a rappelé combien l’incarnation du Christ était une réalité qui nous engage à cultiver la paix et à se pencher sur les fragilités du monde. 

Olivier Bonnel – Cité du Vatican

En célébrant la messe du jour de Noël ce jeudi matin dans la basilique Saint-Pierre, Léon XIV a renouvellé une tradition qui remonte à son précesseur Jean-Paul II, le dernier à présider l’Eucharistie le jour-même de la nativité, en 1994. Comme la veille au soir où 6000 fidèles avaient pris place pour la messe de la nuit de Noël, la basilique vaticane était pleine à vivre ce moment de joie. Peu avant la célébration, les cloches de la basilique ont sonné à toute volée pour célébrer la joie de Noël. De nombreuses personnes ont également suivi la cérémonie depuis la place Saint-Pierre, sous les parapluies. 

Dans son homélie, le Pape, qui endossait une chasuble autrefois portée par Benoît XIV pour la nuit de Noël, a rappelé combien les Écritures étaient traversées par l’annonce joyeuse du Salut (Is 52, 7), mais aussi la paix que représentait la mission confiée par Jésus à ses disciples (Jn 14, 27). La joie de Noël «c’est un jour nouveau !» a expliqué Léon XIV. «Nous participons nous aussi à ce tournant, auquel personne ne semble encore croire: la paix existe et elle est déjà parmi nous».

Fragile, le Verbe de Dieu parle au monde

«Aujourd’hui, donc, non seulement nous sommes surpris par la paix qui est déjà là, mais nous célébrons comment ce don nous a été fait. En effet, c’est dans le comment que brille la différence divine qui nous fait éclater en chants de joie. Ainsi, dans le monde entier, Noël est par excellence une fête de musique et de chants», a poursuivi le Souverain pontife. 

Le Pape a insité sur une dynamique: le “verbe” est un mot qui agit, et la Parole de Dieu n’est jamais sans effet. «Mais voici la surprise que nous réserve la liturgie de Noël, a confié Léon XIV: le Verbe de Dieu apparaît et ne sait pas parler, il vient à nous comme un nouveau-né qui ne fait que pleurer et vagir. Il «s’est fait chair» (Jn 1, 14) et, même s’il grandira et apprendra un jour la langue de son peuple, pour l’instant, seule sa présence simple et fragile parle».

L’incarnation du Sauveur renvoit ainsi à la «nudité radicale» du Christ, à Bethléem et au Calvaire. «La chair humaine demande des soins, a noté le Pape, invoque l’accueil et la reconnaissance, recherche des mains capables de tendresse et des esprits disposés à l’écoute, désire de bonnes paroles».

Le Pape lisant son homélie lors de la messe de Noël le 25 décembre
Le Pape lisant son homélie lors de la messe de Noël le 25 décembre   (@Vatican Media)

La paix, un don de Dieu qui engage

À travers la venue du Christ, la paix comme don de Dieu est devenue une valeur paradoxale, a encore expliqué l’évêque de Rome: «le don de Dieu nous engage, il cherche à être accueilli et suscite le dévouement». Citant son prédécesseur François et son exhortation apostolique la joie de l’Évangile, Léon XIV a rappelé combien Jésus voulait que nous touchions la misère humaine et renoncions à nos sécurités personnelles ou communautés qui nous laissent à distance des souffrances du monde.  

“Le Verbe a établi parmi nous sa fragile tente. Et comment ne pas penser aux tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid, et à celles de tant d’autres réfugiés et déplacés sur chaque continent, ou aux abris de fortune de milliers de personnes sans-abri dans nos villes ?”

Se pencher sur ces blessures est ainsi la condition de la paix, a précisé le Pape: «Lorsque la fragilité d’autrui pénètre notre cœur, lorsque la douleur d’autrui brise nos certitudes granitiques, alors la paix commence déjà».

Noël motive de nouveau une Église missionnaire

Léon XIV a expliqué combien les authentiques messagers de paix avaient suivi le Verbe, et créé un mouvement de fond: «Noël motive de nouveau une Église missionnaire, la poussant sur les chemins que la Parole de Dieu lui a tracés. Nous ne servons pas une parole autoritaire – elles résonnent déjà partout – mais une présence qui suscite le bien, en connaît l’efficacité, n’en revendique pas le monopole».

L’incarnation est donc une exhortation à se mettre en mouvement, un mouvement «qui est un dynamisme de conversation». La Vierge Marie est pour cela, a conclu le Pape, «l’Étoile de l’évangélisation, la Reine de la paix. En elle, nous comprenons que rien ne naît de la démonstration de la force et que tout renaît de la puissance silencieuse de la vie accueillie».

Source : VATICANNEWS, le 26 décembre 2025