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07.01.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,45-52. 

Aussitôt après avoir nourri les cinq mille hommes, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule.
Quand il les eut congédiés, il s’en alla sur la montagne pour prier.
Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre.


Voyant qu’ils peinaient à ramer, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il voulait les dépasser.
En le voyant marcher sur la mer, les disciples pensèrent que c’était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris.
Tous, en effet, l’avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus parla avec eux et leur dit : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez pas peur ! »
Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient au comble de la stupeur,
car ils n’avaient rien compris au sujet des pains : leur cœur était endurci.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Vénérable Madeleine Delbrêl (1904-1964)

missionnaire des gens des rues

Nous autres, gens des rues (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche L31 ; trad. Orval ; © 1970 Abbaye d’Orval)

« Jésus était seul »

La révélation essentielle de l’Évangile, c’est la présence dominante et envahissante de Dieu. C’est un appel à rencontrer Dieu et Dieu ne se rencontre que dans la solitude. À ceux qui vivent chez les hommes, il semblerait que cette solitude soit refusée. Ce serait croire que nous précédons Dieu dans la solitude : c’est lui qui nous attend ; le trouver, c’est la trouver, car la vraie solitude est esprit et toutes nos solitudes humaines ne sont que des acheminements relatifs vers la parfaite solitude qui est dans la foi. La vraie solitude, ce n’est pas l’absence des hommes, c’est la présence de Dieu. Mettre sa vie en face à face avec Dieu, livrer sa vie à la notion de Dieu, c’est bondir dans une région où nous sommes faits solitaires. C’est la hauteur qui fait la solitude des montagnes et non le lieu où sont posées leurs bases. Si le jaillissement de la présence de Dieu en nous s’exhausse dans le silence et la solitude, elle nous laisse posés, mêlés, radicalement unis à tous les hommes qui sont faits de la même terre que nous. « Heureux celui qui reçoit la parole de Dieu et qui la garde » (Lc 11,28). Il n’y a pas de solitude sans le silence. Le silence, c’est quelque fois se taire, mais le silence, c’est toujours écouter. Une absence de bruit qui serait vide de notre attention à la parole de Dieu ne serait plus du silence. Une journée pleine de bruits et pleine de voix peut être une journée de silence si le bruit devient pour nous écho de la présence de Dieu.

LECTURES :

Première lettre de saint Jean 4,11-18. 

Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.
Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.
Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.
Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.
Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.


Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
Voici comment l’amour atteint, chez nous, sa perfection : avoir de l’assurance au jour du jugement ; comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d’assurance en ce monde.
Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.

Psaume 72(71),1-2.10-11.12-13. 

R/ Tous les rois se prosterneront devant lui, tous les pays le serviront. (Ps 71, 11)

Dieu, donne au roi tes pouvoirs, 
à ce fils de roi ta justice.
Qu’il gouverne ton peuple avec justice, 
qu’il fasse droit aux malheureux !

Les rois de Tarsis et des Îles apporteront des présents. 
Les rois de Saba et de Seba feront leur offrande.
Tous les rois se prosterneront devant lui, 
tous les pays le serviront.

Il délivrera le pauvre qui appelle 
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre, 
du pauvre dont il sauve la vie.

06.01.2026 – MESSE DE CLÔTURE DU JUBILÉ 2025 EN LA FÊTE DE L’ÉPIPHANIE

Ce mardi 6 janvier, à l’occasion de la solennité de l’Épiphanie, le pape Léon XIV préside la messe en la basilique Saint-Pierre de Rome. L’Église célèbre ainsi la manifestation de Jésus comme Messie aux nations païennes, représentées par les rois mages. En France, l’Épiphanie est fêtée un dimanche, donc le 4 janvier 2026. Cette célébration clôture également l’année jubilaire, avec la fermeture de la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre. 

Ces mythes courants sur le rosaire (II)

Ces mythes courants sur le rosaire (II)

  • Le rosaire n’est pas biblique :

Faux ! La plupart de ses mots proviennent directement des Écritures. Tout d’abord, on prie le Notre Père. Les paroles du Notre Père sont celles que le Christ a enseignées à ses disciples dans Matthieu 6, 9-13.

Le Je vous salue Marie provient également directement de la Bible. La première partie, « Je vous salue, vous qui êtes comblée de grâce, le Seigneur est avec vous », provient de Luc 1, 28, et la seconde, « Vous êtes bénie entre toutes les femmes et le fruit de votre sein est béni », se trouve dans Luc 1, 42.

Enfin, chacune des dizaines priées sur le chapelet symbolise un événement de la vie de Jésus et de Marie. Les dizaines sont divisées en quatre séries de mystères : joyeux, lumineux, douloureux et glorieux, dont la plupart se trouvent dans les Écritures.

  • Un grain de chapelet, ou pois, peut vous tuer :

C’est en partie vrai. Le pois de chapelet, ou graine d’abrus, est une plante grimpante originaire d’Inde et de certaines régions d’Asie. Les graines de la vigne, qui sont rouges avec des taches noires, sont souvent utilisées pour fabriquer des bijoux en perles, notamment des chapelets. Les graines de pois du rosier contiennent une substance toxique appelée « abrine », un poison naturel qui peut être mortel s’il est ingéré. Cependant, il est peu probable que quelqu’un soit intoxiqué par l’abrine simplement en tenant un chapelet fabriqué à partir de graines d’abrus, car il faudrait les avaler.

Aujourd’hui, la plupart des chapelets sont fabriqués à partir d’autres matériaux non toxiques, tels que le bois d’olivier ou le verre, ce qui élimine ce problème.

  • Porter un chapelet peut vous protéger :

Vrai. Le chapelet s’est révélé être une source miraculeuse de protection pour les croyants et leur a accordé des grâces supplémentaires, comme la victoire des forces chrétiennes à la bataille de Lépante après que saint Pie V ait imploré les chrétiens occidentaux de prier le chapelet.

De nombreux grands saints à travers l’histoire, dont le pape Jean-Paul II, Padre Pio et Lucie de Fátima, ont également reconnu le chapelet comme l’arme la plus puissante pour mener les véritables combats spirituels auxquels nous sommes confrontés dans le monde.

Nous savons que la guerre spirituelle est un danger réel et présent : « Car notre combat n’est pas contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs, contre les chefs du monde de ces ténèbres, contre les esprits méchants dans les cieux » (Éphésiens 6, 11-12).

« Le rosaire est une arme puissante pour mettre les démons en fuite et se préserver du péché… Si vous désirez la paix dans vos cœurs, dans vos foyers et dans votre pays, rassemblez-vous chaque soir pour réciter le rosaire. Ne laissez pas passer un seul jour sans le réciter, même si vous êtes accablés par de nombreux soucis et travaux », a déclaré le pape Pie XI.

Edie Heipel, 7 octobre 2025,thecatholictelegraph.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

06.01.2026 – SAINT DU JOUR

Saint André Corsini
Évêque de Fiesole († 1373)

André (Andrea), issu de l’illustre famille des Corsini, naît à Florence, en 1302, le jour de saint André, dont il reçut le nom. 

La veille de sa naissance, sa mère eut un songe, dans lequel il lui semblait mettre au monde un louveteau qui, entré dans l’église des Carmes, s’y transforma aussitôt en un agneau d’éclatante blancheur. Aussi cette pieuse mère eut-elle soin de vouer son enfant à la Très Sainte Vierge et de lui inspirer l’amour de la piété et de la vertu.

Malgré les exemples édifiants de ses parents et les sages instructions de ses précepteurs, André, entraîné par les mauvaises compagnies dans toute espèce de désordres, ne tarda pas à vérifier la première partie du songe maternel. Nouvelle Monique, la pauvre mère n’avait d’autres ressources que ses larmes et ses prières.

Or un jour, André, mû par un reste de tendresse, demanda à sa mère pourquoi elle pleurait ainsi : « Ah ! Mon fils, répondit-elle, je pleure sur le louveteau que j’ai mis au monde. Quand donc se changera-t-il en agneau ? Souviens-toi que tu appartiens à la Vierge Marie et que tu dois la servir. » 

Ces paroles, comme une flèche divine, pénétrèrent le cœur d’André. Le lendemain il entra dans l’église des Carmes et, se prosternant devant l’image de Notre-Dame du Peuple : 

« Glorieuse Vierge Marie, dit-il, voici le loup dévorant qui vous prie de le faire désormais agneau docile ; il veut vous servir dans l’Ordre du Carmel. » Aussitôt, il alla prier le supérieur du monastère de l’admettre dans son couvent. Il avait alors seize ans. 

Dès le début de son noviciat, sa ferveur étonna les plus parfaits : l’esprit de la pénitence lui faisait accepter avec joie les offices les plus humbles. Ses passions un instant se révoltèrent, mais avec son énergie, l’amour de la prière et de la mortification, il les dompta si bien qu’il en demeura pour jamais vainqueur. Il fut un modèle d’obéissance, de ferveur et d’humilité.

Ordonné prêtre en 1328, il offrit à Dieu les prémices de son sacerdoce dans un petit couvent où il était inconnu et y célébra sa première Messe avec un recueillement et une dévotion extraordinaires. Aussitôt après la communion, la Très Sainte Vierge lui apparut, disant : 

« Tu es mon serviteur, je t’ai choisi, et je serai glorifiée par toi. » Dans la suite André ne voulut plus d’autre titre que celui de serviteur de Marie. 

Dieu donna à ses paroles une onction et une force merveilleuse pour convertir les pécheurs et le favorisa du don des miracles. Un de ses parents fut guéri par lui d’un mal de jambe qui lui rongeait les chairs, et il rendit la vue à un aveugle dans la ville d’Avignon où il terminait ses études près du cardinal Corsini, son oncle.

De retour dans sa patrie, élu prieur du couvent de Florence, il devint comme le second apôtre du pays. Dans son admiration pour André, la ville de Fiesole le choisit pour évêque. À cette nouvelle il prend la fuite et va se cacher dans un couvent de Chartreux ; mais un enfant dévoile sa retraite.

Son élévation lui fit redoubler ses austérités. Au cilice il joignit une ceinture de fer. Il couchait sur des sarments de vigne étendus à terre. Chaque jour il récitait les sept psaumes de la pénitence et les Litanies des Saints, et se donnait une rude discipline. Sa charité pour les pauvres et surtout pour les pauvres honteux était inépuisable ; Dieu lui accorda un jour de multiplier le pain qu’il distribuait aux indigents.

Pris d’un mal subit le jour de Noël, il pressentit avec joie son dernier moment. Il meurt, le 6 janvier 1373, dans la soixante-douzième année de son âge et la treizième de son épiscopat. Ses reliques sont conservées à Florence dans l’église des Carmes.

Andrea Corsini a été canonisé en 1629 par le pape Urbain VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644).

©Evangelizo.org  

Saint André Corsini priez pour nous !