Auteur : ndfatima
01.04.2026 – AUDIENCE GÉNÉRALE À ROME
Audience générale: les laïcs imprègnent le monde de l’esprit du Christ
Le Pape a poursuivi son cycle de catéchèses autour de la constitution dogmatique Lumen gentium du Concile Vatican II lors de l’audience générale, s’arrêtant ce mercredi 1er avril, sur le rôle des laïcs au sein du peuple de Dieu. Leur apostolat doit s’étendre au monde entier pour l’«imprégner de l’esprit du Christ» dans «la justice, la charité et la paix», a déclaré le Pape Léon XIV.
Alexandra Sirgant – Cité du Vatican
Devant 15 000 fidèles, réunis place Saint-Pierre malgré une météo printanière capricieuse, Léon XIV a poursuivi sa catéchèse sur les fruits du Concile Vatican II et en particulier la constitution dogmantique Lumen gentium qu’il explore depuis plusieurs semaines. Après la dimension hiérarchique de l’Église la semaine dernière, le Pape a centré sa réflexion ce mercredi 1er avril sur la mission des laïcs. Ceux que l’Église a défini pendant des siècles comme étant simplement «ceux qui ne font pas partie des clercs ou des consacrés», a rappelé le Saint-Père.
«Il n’y a donc qu’un seul peuple de Dieu, choisi par lui: “un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême” (Ep 4, 5); commune est la dignité des membres par leur régénération en Christ, commune la grâce de l’adoption filiale, commune la vocation à la perfection; il n’y a qu’un seul salut, une seule espérance et une charité sans divisions» (LG, 32), a déclaré le Pape, citant un extrait de Lumen gentium. Le Concile Vatican II affirme non seulement l’égalité entre tous les baptisés, mais également «la dignitéet la liberté des enfants de Dieu» (cf. LG, 9).
Les laïcs forment le corps du Christ
Plus le don est grand, plus l’est également l’engagement. «Mais sur quoi repose cette mission et en quoi consiste-t-elle?» s’est interrogé le Pape. En guise de réponse, Léon XIV a rappelé la description des laïcs proposée par le Concile: «On entend par laïcs tous les fidèles chrétiens […] qui, étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au Peuple de Dieu, et participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, exercent pour leur part, dans l’Église et dans le monde, la mission qui est celle de tout le peuple chrétien.» (LG, 31).
Loin d’être une masse informe, le peuple de Dieu représente le corps du Christ, a assuré le Pape, soit «la communauté structurée de manière organique, en vertu de la relation féconde entre les deux formes de participation au sacerdoce du Christ: le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel» (cf. LG, 10). Ainsi, a-t-il précisé, «en vertu du baptême, les fidèles laïcs participent au même sacerdoce du Christ»
Une Église en sortie
Développant sa réflexion, le Pape Léon XIV a cité l’exhortation apostolique de saint Jean-Paul II Christifideles laici, qui relança en 1988 l’apostolat des laïcs en appelant «tous les fidèles laïcs, hommes et femmes, à travailler» à«la vigne» du Christ.
«Le vaste champ de l’apostolat des laïcs ne se limite pas à l’espace de l’Église, mais s’étend au monde», a assuré le Saint-Père. «L’Église, en effet, est présente partout où ses enfants professent et témoignent de l’Évangile: sur les lieux de travail, dans la société civile et dans toutes les relations humaines, là où, par leurs choix, ils montrent la beauté de la vie chrétienne, qui anticipe ici et maintenant la justice et la paix qui seront pleines dans le Royaume de Dieu».
Le monde a besoin «d’être imprégné de l’Esprit du Christ pour d’atteindre plus efficacement sa fin dans la justice, la charité et la paix» (LG, 36). Un horizon atteignable seulement «avec la contribution, le service et le témoignage des laïcs!», a déclaré le Pape.
Le Successeur de Pierre a enfin convoqué l’expression tant aimée du Pape François, celle d’une «Église en sortie». Une Église, a ajouté Léon XIV, «incarnée dans l’histoire, toujours ouverte à la mission, dans laquelle nous sommes tous appelés à être des disciples-missionnaires, apôtres de l’Évangile, témoins du Royaume de Dieu, porteurs de la joie du Christ que nous avons rencontré!».
Lors de son adresse aux pèlerins de langue allemande, le Pape Léon XIV à invité les fidèles, en cette veille de Jeudi Saint, à méditer sur «la Passion du Seigneur, en unissant nos souffrances et celles du monde à sa Croix afin d’atteindre avec Lui la joie pascale et la vie éternelle».
Source : VATICANNEWS, le 1er avril 2026
01.04.2026 – MESSE À LOURDES (LIVE)
L’évêque du Wisconsin invite les fidèles à partager leurs témoignages sur Adèle Brice,visionnaire mariale

L’évêque du Wisconsin invite les fidèles à partager leurs témoignages sur Adèle Brice, visionnaire mariale
Le 28 décembre 2026, Mgr David L. Ricken, évêque du Wisconsin aux États-Unis, a publié un édit demandant au public de partager ses témoignages sur la vie d’Adèle Brice (également épelé Brise), qui fut témoin de trois apparitions de la Vierge Marie en 1859. L’évêque sollicite les témoignages des fidèles dans le cadre d’une phase préliminaire à une éventuelle cause de canonisation.
On ne compte que 15 saints et bienheureux américains, mais des dizaines d’Américains déclarés « vénérables » ou « serviteurs de Dieu » attendent toujours d’être élevés au rang de saints.
À la suite de ces apparitions en octobre 1859, et obéissant à ce que Marie lui avait demandé, Adèle Brice a consacré sa vie à enseigner la foi catholique aux enfants de la région. Le lieu de ses apparitions est aujourd’hui le sanctuaire national de Notre-Dame de Champion.
Le 4 janvier 2026, dans une annonce officielle sur les réseaux sociaux, Mgr Ricken a invité les gens « à partager toutes les histoires qu’ils ont sur Adèle, leurs expériences personnelles, celles de leur famille ou de leurs amis, ou la façon dont ses prières et son exemple de foi ont touché leur vie ».
Cette enquête est la prochaine étape d’un processus officiel qui a débuté en juin 2024, lorsque la Conférence des évêques catholiques des États-Unis a autorisé Mgr Ricken à ouvrir une cause de canonisation pour Adèle Brice. En novembre 2025, le Vatican a officiellement autorisé la poursuite de la cause. Jusqu’au 30 janvier 2026, les témoignages publics sur Adèle Brice, née en 1831 en Belgique et arrivée aux États-Unis comme immigrante avec ses parents et ses sœurs, seront acceptés par le diocèse et le sanctuaire.
En 1855, la famille Brice s’était installée dans le nord-est du Wisconsin, près de la ville de Champion. La région a attiré de nombreux immigrants belges et le père John Girotti, vicaire général du diocèse, a noté que la région regorgeait d’histoires sur Adèle Brice. Adèle, qui avait 24 ans lorsque sa famille est arrivée, a travaillé dans la ferme de ses parents jusqu’en 1859. En octobre de cette année-là, elle a eu des apparitions d’une femme vêtue de blanc, portant une ceinture jaune et couronnée d’étoiles. Lors de la troisième apparition, cette femme s’est identifiée comme « la Reine du Ciel qui prie pour la conversion des pécheurs ». Elle a dit à la jeune femme : « Rassemblez les enfants de ce pays sauvage et enseignez-leur ce qu’ils doivent savoir pour être sauvés. »
Cette apparition, connue sous le nom de « Notre-Dame de Champion », a déterminé le cours de la vie d’Adèle. Elle a parcouru la région, souvent à pied sur de nombreux kilomètres, enseignant le catéchisme et les prières aux enfants et les préparant aux sacrements. Finalement, son père, Lambert, a construit une petite chapelle en bois sur le site des apparitions et les gens sont venus y prier. Ce rassemblement pour la prière se poursuit encore aujourd’hui.
En 2010, l’évêque Mgr Ricken a déclaré les visions d’Adèle « dignes de foi ». En 2016, les évêques américains ont fait de ce site un « sanctuaire national ». Aujourd’hui, c’est la seule apparition mariale approuvée par l’Église aux États-Unis. Le sanctuaire est tenu par les Pères de la Miséricorde.
Patricia Kasten, 18 janvier 2026, OSV News
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie
01.04.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
01.04.2026 – INTÉGRALE DES LECTURES DU MERCREDI SAINT
Marie-Noëlle Thabut lit et commente l’intégralité des lectures du Mercredi saint.
01.04.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Hugues
Évêque de Grenoble
(1053-1132)
Hugues naît à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, en Dauphiné. Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d’autres saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n’hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.
Choisi, jeune encore, par l’évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d’accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l’onction épiscopale des mains de saint Grégoire VII (Ildebrando Aldobrandeschi di Soana, 1073-1085) qui, connaissant à l’avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l’Église et pour la sanctification du clergé.
Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état; tous les abus de l’époque y régnaient en maîtres. Le nouveau Pontife fit d’incroyables efforts pour raviver la foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.
C’est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l’admirable institution de la Chartreuse. Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d’entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu’il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez. »
Cependant Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d’épiscopat, son diocèse avait changé de face.
Parmi ses hautes vertus, on remarqua particulièrement sa modestie et sa charité. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu’à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d’une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l’Église ; il restera toujours comme l’un des beaux modèles de noble indépendance et de fier courage. Son exemple apprend aussi que si le salut des âmes est une chose inestimable, il ne s’opère souvent qu’au prix d’une longue persévérance et d’une grande abnégation.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
Saint Hugues priez pour nous !

01.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 26,14-25.

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.

Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)
carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
La Prière de l’Église (trad. de l’allemand L. et E. Zwiauer; Éds de l’Orante, 1955; p. 19-22)
« Où veux-tu que nous fassions les préparatifs de ton repas pascal ? »
Nous savons par les récits évangéliques que le Christ a prié comme un juif croyant et fidèle à la Loi. (…) Il prononça les vieilles prières de bénédiction, que l’on récite encore aujourd’hui, pour le pain, le vin et les fruits de la terre, comme en témoignent les récits de la dernière Cène, toute consacrée à l’accomplissement d’une des plus saintes obligations religieuses : le solennel repas de la Pâque, qui commémorait la délivrance de la servitude d’Égypte. Peut-être est-ce là que nous est donnée la vision la plus profonde de la prière du Christ, et comme la clef qui nous introduit dans la prière de toute l’Église. (…) La bénédiction et le partage du pain et du vin faisaient partie du rite du repas pascal. Mais l’un et l’autre reçoivent ici un sens entièrement nouveau. Là prend naissance la vie de l’Église. Sans doute est-ce seulement à la Pentecôte qu’elle naît comme communauté spirituelle et visible. Mais ici, à la Cène, s’accomplit la greffe du sarment sur le cep qui rend possible l’effusion de l’Esprit. Les anciennes prières de bénédiction sont devenues dans la bouche du Christ paroles créatrices de vie. Les fruits de la terre sont devenus sa chair et son sang, remplis de sa vie. (…) La Pâque de l’ancienne Alliance est devenue la Pâque de l’Alliance nouvelle.

LECTURES :
Livre d’Isaïe 50,4-9a.
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
Il est proche, Celui qui me justifie. Quelqu’un veut-il plaider contre moi ? Comparaissons ensemble ! Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ? Qu’il s’avance vers moi !
Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?

Psaume 69(68),8-10.21-22.31.33-34.
R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi ; c’est l’heure de ta grâce. (Ps 68, 14cb)
C’est pour toi que j’endure l’insulte,
que la honte me couvre le visage :
Je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L’amour de ta maison m’a perdu ;
on t’insulte, et l’insulte retombe sur moi.
L’insulte m’a broyé le cœur,
le mal est incurable ;
j’espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n’en ai pas trouvé.
À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j’avais soif, ils m’ont donné du vinaigre.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.
