18.02.2026 – Évangile du jour

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.

Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.

Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;

ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

pape

Homélie du Mercredi des cendres 16/02/1983

Dans le secret du cœur

Le carême marque le moment où il nous faut rentrer en nous-mêmes. C’est un temps d’intimité particulière avec Dieu dans le secret du cœur et de la conscience. C’est dans cette intimité intérieure avec Dieu que s’accomplit l’œuvre essentielle du carême : le travail de conversion. Et dans ce secret intérieur, dans cette intimité avec Dieu dans la pleine vérité du cœur et de la conscience, résonnent des mots comme ceux du psaume de la liturgie d’aujourd’hui, l’une des confessions les plus profondes que l’homme ait jamais faite devant Dieu : « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, / dans ta grande miséricorde, efface mes torts. / Lave-moi tout entier de ma faute, / et de mon péché, purifie-moi. / Oui, je reconnais mes torts, / j’ai toujours mon péché devant moi, / Contre toi, et toi seul, j’ai péché, / ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait » (Ps 50,1-6). Ce sont des mots qui purifient, des mots qui transforment. Ils transforment l’homme de l’intérieur. Récitons-les souvent pendant le carême. Et surtout, essayons de renouveler cet esprit qui les anime, ce souffle intérieur qui a justement donné à ces mots une force de conversion. Car le carême est essentiellement une invitation à la conversion. Les œuvres de piété dont parle l’Évangile d’aujourd’hui ouvrent la route à cette conversion. Exerçons-les autant qu’il est possible. Mais en premier lieu, cherchons à rencontrer Dieu intérieurement dans toute notre vie, dans tout ce dont elle est faite, pour arriver à cette conversion en profondeur dont est plein le psaume pénitentiel de la liturgie d’aujourd’hui.  

LECTURES :

Livre de Joël 2,12-18. 

Maintenant – oracle du Seigneur – revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !
Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment.
Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction : alors, vous pourrez présenter offrandes et libations au Seigneur votre Dieu.
Sonnez du cor dans Sion : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une fête solennelle,
réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre !
Entre le portail et l’autel, les prêtres, serviteurs du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n’expose pas ceux qui t’appartiennent à l’insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu’on dise : “Où donc est leur Dieu ?” »
Et le Seigneur s’est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

Psaume 51(50),3-4.5-6ab.12-13.14.17

R/ Pitié, Seigneur, car nous avons péché ! (Ps 50, 3)

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, 
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute, 
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché, 
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, 
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face, 
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ; 
que l’esprit généreux me soutienne.
Seigneur, ouvre mes lèvres, 
et ma bouche annoncera ta louange.

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2. 

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.
En tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture : ‘Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru.’ Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut.

La Vierge apparaît à saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

La Vierge apparaît à saint Maximilien Kolbe (1894-1941)

C’est vers l’âge de 10 ans que le petit Maximilien commence à prier la Mère de Dieu avec une ferveur rare.

Un jour, Marie lui apparaît avec deux couronnes dans les mains, une rouge et une blanche. La blanche, lui dit-elle, représente la pureté, et la rouge, le martyre. Puis elle lui demande laquelle il aimerait choisir quand il sera un adulte. « Les deux ! », répond-t-il.

Le saint est resté extrêmement discret au sujet de ce prodige bien que celui-ci ait orienté toute sa vie, de son engagement chez les Franciscains à la fondation de la Cité de l’Immaculée dans son pays natal et du Jardin de l’Immaculée au Japon, jusqu’à son sacrifice au camp d’Auschwitz (Pologne) : en juillet 1941, il prend la place d’un père de famille condamné avec dix autres déportés à mourir de faim et de soif.

Béatifié en 1971 par saint Paul VI, il est inscrit au catalogue des saints par saint Jean-Paul II en 1982.

D’après Philippe Maxence, Maximilien Kolbe : Prêtre, journaliste et martyr(1894-1941), Paris, Perrin, 2011 ; Alexia Vidot, Petite vie de Maximilien Kolbe, Paris, Artège, 2021.

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

Quitter la richesse pour la Vierge : Alexis Falconieri

Illustration

Quitter la richesse pour la Vierge : Alexis Falconieri

Oncle paternel d’une autre sainte, Julienne Falconieri, qui fondera la congrégation religieuse des Mantellates, Alexis Falconieri est l’un des sept fondateurs de l’ordre des Servites de Marie, en 1233. Ascèse et pauvreté personnelles et communautaires, travail manuel, prière en commun et esprit de contemplation en constituent les traits essentiels, couronnés par une forte dévotion envers la Mère de Dieu, notamment à travers ses douleurs, c’est-à-dire ses souffrances au cours de sa vie. Les Frères servites sont aussi appréciés, du temps des fondateurs, pour leur charité envers tous ceux qui viennent leur demander conseils et soutien, tant spirituel que surnaturel.

Les raisons d’y croire

  • Très jeune, Alexis s’affilie à la Compagnie florentine des Serviteurs de Sainte Marie (les Laudesi), association laïque pieuse qui encourage à vivre et agir pour l’amour et la gloire de la Vierge Marie. C’est là qu’il côtoie les autres futurs fondateurs des Servites de Marie.
  • Alexis est issu de la famille des Falconieri, riches marchands florentins et acteurs de premier plan de la République florentine. Appartenant au parti guelfe, soutien du Souverain Pontife, ils sont engagés dans un contexte de luttes fratricides avec les gibelins, partisans de l’empereur Frédéric II. Lui-même marchand et réussissant bien en affaires, Alexis décide pourtant de se retirer avec six compagnons dans la pénitence, la contemplation et le service de Notre Dame, rompant ainsi avec une situation matérielle et sociale solidement établie.
  • L’aumônier des Laudesi, Iacopo da Poggibonsi, qui est aussi leur conseiller spirituel, leur donne l’habit – un manteau et une tunique de laine grise et grossière – et un nom : Frères de la pénitence. Ils embrassent une existence recluse, solitaire et austère, afin de vaquer à la contemplation des choses divines. La petite communauté partage son temps entre la prière, le travail et la mendicité dans les rues.
  • Quand ils s’installeront au Monte Senario, non loin de Fiesole, leurs cellules ne sont que de simples espaces aménagés dans des grottes séparées les unes des autres. Ils se retrouvent pour chanter l’office divin dans une petite église dédiée à la Vierge, qu’ils construisent sur les ruines d’un ancien château. Ce renoncement volontaire aux biens matériels frappe l’esprit des contemporains. À Florence, tous connaissent Alexis et ses compagnons en raison de leur statut social et de leur profession, qui les mettaient en relation avec beaucoup de monde. Or, les sept jeunes gens se sont eux-mêmes réduits à la pauvreté. Comment agir ainsi si l’on est sain d’esprit, à moins de voir dans ce dépouillement un moyen d’acquérir d’autres biens, de plus grande valeur : ceux de Dieu ?
  • Dès le temps des fondateurs, nombreux sont les jeunes Florentins qui demandent à rejoindre la nouvelle congrégation religieuse. Ils sont attirés par leur spiritualité virile, où la pénitence et la vie commune répondent concrètement aux désordres et aux violences de leur époque.
  • Pour autant, leur vie cachée ne les conduit pas à refuser les demandes de conseils spirituels ni l’appui de la prière. Les personnes troublées ou angoissées qui viennent les consulter trouvent auprès des frères une aide morale et un réconfort, ceux-ci les guidant vers Notre Dame.
  • Ces demandes insistantes et nombreuses les conduisent à dédier expressément leur congrégation à la Vierge Marie. Ils décident de marquer, par le nom de leur famille religieuse, le dévouement qu’ils veulent mettre en œuvre à son égard, comme la protection qu’ils lui demandent : l’ordre des Servites (c’est-à-dire servants ou serviteurs) de Marie.
  • Leur souhait a été confirmé par la Vierge elle-même. Le jour de l’Assomption 1233, Notre Dame se manifeste aux sept compagnons. De nouveau, le Vendredi saint 1240, la Vierge leur apparaît : elle est vêtue de deuil, et une multitude d’anges l’entourent. C’est à la suite de cette visite céleste que les frères décident de prendre l’habit noir, en hommage aux douleurs de la Vierge Marie.
  • Cet habit devient aussi le signe de l’humilité constante de frère Alexis. Malgré son grand âge et son statut de fondateur, il continue de prendre part aux travaux manuels et de mendier lorsque vient son tour, refusant tout privilège, « laissant ainsi un exemple aux frères désireux de servir fidèlement Notre Dame » (Legenda de origine, no27).
  • La mort du frère Alexis est ainsi rapportée par le frère Lapo, neveu du frère Sosthène (un des sept fondateurs) : « Juste avant de mourir, Alexis poussa une exclamation et, d’une voix forte, il dit aux frères présents qu’il voyait venir à lui des anges ressemblant à des oiseaux d’une blancheur et d’une beauté impossibles à décrire. Au milieu des oiseaux et des anges se tenait le Christ, sous les traits d’un enfant très beau, avec sur la tête une couronne d’or ornée d’une croix » (Legenda de origine, no 28). Cette anecdote illustre l’esprit de contemplation et la pureté de cœur de frère Alexis.

Auteur :

Docteur en philosophie, Vincent-Marie Thomas est prêtre.

17.02.2026 – SAINT DU JOUR

Sts Sept Fondateurs de l’Ordre « Servites de Marie »

Fête Le 17 Février

Saint Alexis Falconieri
et les sept fondateurs de l’Ordre 

« Servites de Marie »

 

Alexis, en italien Alessio, Falconieri, né en 1200 à Florence (Toscane), où il est mort le 17 février 1310, est l’un des sept fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Il est fêté dans l’Église catholique le 17 février, date de sa mort, en même temps que ses autres compagnons, canonisés ensemble « comme un seul homme » par le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), le 15 janvier 1888. 

Alexis était le fils de Bernard Falconieri, riche négociant de Florence. Sa famille appartenait au parti des Guelfes, favorable à la papauté, et opposé aux tenants du Saint-Empire romain germanique. Il grandit dans une atmosphère pieuse, cultivant l’humilité et la charité et rejoignit, ensuite, une confraternité religieuse dédiée à la Vierge Marie, où il rencontra ses six futurs compagnons : Bonfils (Bonfilio), Bienvenu (Bonagiunta), Manet (Manetto), Amédée (Amadeo), Sosthène (Sostegno) et Hugues (Uguccione).

Tous les sept fondèrent l’Ordre des Servites de Marie.

Ses biographes ont relaté l’apparition qu’il eut de la Vierge Marie, le 15 août 1233. 

Il ne voulut jamais être ordonné prêtre, ne s’estimant pas digne de cette fonction, et préféra rester frère lai, occupé aux basses besognes, allant mendier la subsistance de ses frères. 

En 1252, avec l’aide financière de Chiarissimo Falconieri, il acheva la construction de l’église de Cafaggio, dans les faubourgs de Florence. Il fut le directeur spirituel de sa nièce, Julienne Falconieri, qui fut canonisée le 16.06.1737 par Clément XII.

À la fin de sa vie, Alexis Falconieri se retira d’abord à La Camarzia, une maison à l’extérieur de la ville, et enfin à l’abbaye de Monte Senario où il mourut, âgé de 110 ans, le 17 février 1310.

Ses six compagnons étaient partis vers la maison du Père bien des années avant lui :

– Bonfilio († 1er janvier 1262)

– Bonagiunta († 31 août 1267)

– Manetto († 20 août 1268)

– Amadio († 18 avril 1266)

– Sostegno et Uguccione († 3 mai 1282)

Les sept fondateurs des Servites de Marie sont habituellement représentés ensemble, vêtus de bure noire, en contemplation devant la Vierge Marie. 

Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération. 

Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, près de l’église de l’Annonciation, à Florence, dans le même sépulcre, afin qu’une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis.

Sources principales : servidimaria.net. wikipédia.org (« Rév. x gpm »).  

Sts Sept Fondateurs de l’Ordre « Servites de Marie » priez pour nous !