26.02.2026 – SAINTE DU JOUR

Ste Paule de Saint-Joseph de Calasanz

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz

Religieuse et fondatrice des :

« Hijas de María, Religiosas Escolapias »

(Filles de Marie, religieuses scolopes)

 

Paule de Saint Joseph de Calasanz, (dans le siècle Paula Montal Fornés), naît  le 11 octobre 1799 à Arenys del Mar (Barcelone) dans une famille chrétienne modeste. Elle est baptisée le jour même. 

Aînée de cinq enfants, elle doit, dès l’âge de dix ans, aider sa mère qui est veuve et elle comprend que les filles, et les femmes en général, ont peu d’accès à l’éducation et à la culture. Elle se sent poussée par Dieu à agir en leur faveur. Son projet sera de « sauver la famille en éduquant les petites filles dans la sainte crainte de Dieu ». 

En 1829, elle se rend à Figueras (Gérone, Catalogne) suivie de son amie inconditionnelle Inés Busquets, pour ouvrir une première école de filles fondée sur un vaste projet éducatif, lequel dépasse largement le système pédagogique de l’époque, même en ce qui concerne les garçons. Elle veut une éducation complète, humaine et chrétienne, des femmes, sachant que cela ne peut avoir qu’une influence bénéfique sur la société. Elle prévoit un quatrième vœu pour les religieuses à venir : celui d’enseigner.

En 1837, elle se transfère à Sabadell (Barcelone). Cette femme, cette « mystique enracinée dans l’action », déploie une intense activité. À partir de cette époque, elle s’identifie entièrement avec le charisme de Saint Joseph de Calasanz (le saint espagnol fondateur des Scolopes, qui s’est voué à la scolarisation des enfants pauvres à Rome au XVIIe siècle). Elle veut vivre selon la spiritualité de ce grand éducateur et selon sa règle qui se résume par la devise : « piété et instruction ». 

Elle fonde une deuxième école à Arenys del Mar, sa ville d’origine, en 1842, puis une troisième à Sabadell en 1846. Elle est toujours en contact avec les Pères Scolopes et grâce à l’aide de deux d’entre eux, elle réussit à obtenir rapidement la structure canonique des Scolopes pour sa Congrégation naissante. 

Le 2 février 1847, avec trois autres compagnes dont Inés, elle prononce ses vœux comme « Fille de Marie, religieuse scolope ». En tout, de 1829 à 1859, elle a fondé 7 écoles et aidé à la fondation de 4 autres. De plus, elle a été la formatrice de 130 sœurs de la Congrégation.

En 1859, elle fonde sa dernière école dans le petit village de Olesa de Montserrat, au pied du Monastère et de la Vierge de Montserrat à laquelle elle est particulièrement attachée. Là, pendant une trentaine d’années jusqu’à sa mort, elle mène une vie retirée. Elle donne alors la preuve de l’authenticité, du courage et de la tendresse de son esprit : un esprit modelé par Dieu. Dans ce collège qui bénéficie de sa présence et auquel va sa préférence, elle est entourée de l’affection et de la vénération de toutes ses Filles. 

Lorsqu’elle meurt, très âgée, le 26 février 1889, la Congrégation compte 346 religieuses réparties dans 19 collèges en Espagne. Aujourd’hui elles sont 800, qui enseignent à environ 30.000 élèves dans 19 pays et sur 4 continents.

Paula Montal Fornés de San José de Calasanz a été béatifiée le 18 avril 1993, à Rome, et canonisée, toujours à Rome, par le même Pape, saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 25 novembre 2001.

Source principale : abbaye-saint-benoit.ch (« Rév. x gpm »).

Sainte Paule de Saint Joseph de Calasanz priez pour nous !

26.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,7-12. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ?
ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ?
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent !
Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Tertullien (v. 155-v. 220)

théologien

De la prière, 28-29 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche U13; trad. Orval ; © 1970 Abbaye d’Orval)

Dieu pourrait-il refuser la prière qui monte vers lui ?

« L’heure vient, dit-il, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23) et il cherche de tels adorateurs. Nous sommes de vrais adorateurs et de vrais prêtres lorsque nous prions en esprit et offrons ainsi à Dieu, en sacrifice, notre prière, comme la victime qu’il s’est réservée et qui lui est agréable, celle-là même qu’il a demandée et préparée. Cette victime, offerte du fond du cœur, nourrie par la foi, élevée dans la vérité, intacte et innocente, intègre et pure, couronnée par l’amour, nous devons la mener à l’autel de Dieu avec un cortège de bonnes actions, parmi les psaumes et les hymnes, et elle nous obtiendra tout de la part de Dieu. Dieu pourrait-il refuser quelque chose à la prière qui monte vers lui en esprit et en vérité, alors que c’est lui-même qui l’a exigée ? Nous lisons, entendons et croyons tant de témoignages de son efficacité ! Déjà la prière ancienne délivrait du feu, des bêtes de la famine ; et pourtant, elle n’avait pas reçu sa forme du Christ. Combien plus grande est, par conséquent, l’efficacité de la prière chrétienne ! Elle n’envoie pas d’ange pour éteindre les flammes, elle ne ferme pas la gueule des lions, elle n’apporte pas de nourriture aux affamés, elle ne supprime aucune des passions des sens par un don de la grâce ; mais elle apprend la patience à ceux qui éprouvent une douleur et leur donne la foi qui fait comprendre ce que le Seigneur réserve à ceux qui souffrent pour le nom de Dieu. (…) Toute créature prie. Les animaux domestiques et les bêtes sauvages prient et fléchissent les genoux. En sortant de leurs étables ou de leurs tanières, ce n’est pas pour rien qu’ils font vibrer l’air de leurs cris. Même les oiseaux qui volent dans le ciel étendent leurs ailes en forme de croix et disent quelque chose qui ressemble à une prière. Que dire encore en hommage à la prière ? Le Seigneur lui-même a prié, à lui honneur et puissance pour les siècles des siècles.

LECTURES :

Livre d’Esther 4,17n.17p.17q.17r.17aa.17bb.17gg.17hh. 

En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, 
chercha refuge auprès du Seigneur.
Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir,
elle disait :
« Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob,
tu es béni.
Viens à mon secours car je suis seule,
et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur.
Car je vais jouer avec le danger.
Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur,
j’ai appris que ceux qui te plaisent,
tu les libères pour toujours, Seigneur.
Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire 
et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu.
Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline,
et mets sur mes lèvres un langage harmonieux
quand je serai en présence de ce lion ;
fais que je trouve grâce devant lui,
et change son cœur :
qu’il se mette à détester celui qui nous combat,
qu’il le détruise avec tous ses partisans.
Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ;
rends-nous la joie après la détresse
et le bien-être après la souffrance. »

Psaume 138(137),1-2a.2bc-3.7c-8. 

R/ Quand je crie vers toi, Seigneur, tu réponds à mon appel. (Ps 137, 3a)

De tout mon cœur, Seigneur, je te rends grâce : 
tu as entendu les paroles de ma bouche. 
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel, 
tu fis grandir en mon âme la force.

Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi ! 
Seigneur, éternel est ton amour : 
n’arrête pas l’œuvre de tes mains.

La dévotion mariale n’est pas réservée aux Catholiques (II)

La dévotion mariale n’est pas réservée aux Catholiques (II)

Mgr Jagodziński (1) a souligné que la Bienheureuse Vierge Marie « n’est pas une invention catholique », mais « la Mère du Seigneur, le même Seigneur que les Catholiques, les Orthodoxes, les Protestants, les Anglicans, les Coptes, les Assyriens, les Luthériens, les Réformés, les Pentecôtistes et d’innombrables autres confessent comme Sauveur et Dieu ». « Toutes les traditions chrétiennes, sans exception, honorent la femme qui a dit “fiat”, qui a donné naissance au Verbe fait chair, qui s’est tenue au pied de la Croix et qui a prié avec les apôtres à la Pentecôte », a déclaré le diplomate du Vatican.

Il a fait remarquer que « lorsque des Chrétiens de différentes confessions se réunissent autour de l’Évangile et reconnaissent en Marie la Mère du seul Seigneur, elle devient un point de communion plutôt que de division ».

« Elle est la Mère de l’unité parce qu’elle est la Mère du seul Corps du Christ », a déclaré Mgr Jagodziński, soulignant que « l’histoire le montre à maintes reprises : à Lourdes, à Fatima, à Guadalupe, à Częstochowa, à Walsingham, à Aparecida, les Chrétiens de toutes les traditions se sont agenouillés ensemble devant la même Mère et ont été attirés plus profondément dans l’amour pour son Fils ».

Il a poursuivi : « Aimer et honorer Marie ne diminue en rien le Christ, cela le magnifie, car le Fils se réjouit de voir sa Mère honorée, tout comme chaque fils se réjouit de voir sa mère aimée et respectée. »

Le nonce apostolique a déclaré : « Celle qui a rassemblé les apôtres dans la chambre haute et a prié avec eux jusqu’à ce que le Saint-Esprit vienne, est toujours capable de rassembler tous les enfants de Dieu dispersés et de prier avec nous jusqu’à ce que la prière de Jésus soit exaucée : “Que tous soient un afin que le monde croie” » (Jn 17, 21).

Nicholas Waigwa, 09 décembre, 2025 (ACI Africa). www.aciafrique.org

(1) Représentant du Saint-Père en Afrique du Sud en décembre 2025

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

25.02.2026 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie Ludovic De Angelis

Bse Maria Ludovica De Angelis

Fille de Notre-Dame de la Misericorde

Maria Ludovica De Angelis naît le 24 octobre 1880 en Italie, à San Gregorio, petit village des Abruzzes. Elle fut l’aînée de huit enfants et ses parents la baptisèrent du prénom d’Antonina. 

Elle vécut toute son enfance à la campagne, et dut travailler durement dès son plus jeune âge, mais elle manifesta toujours une profonde sensibilité. 

Le 7 décembre de l’année de sa naissance, devait s’éteindre à Savone une femme exceptionnelle qui avait choisi de donner un sens à sa vie en suivant les traces de Celui qui avait dit : « Soyez miséricordieux… » et « tout ce que vous ferez à un seul parmi mes frères, c’est à moi que vous le ferez…». Il s’agissait de Sœur Maria Giuseppa Rossello (canonisée le 12 juin 1949), qui avait fondé en 1837, à Savone, l’Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde, dont le charisme agissait dans le monde. 

Les propositions de vie de la Mère Rossello trouvèrent un écho dans le cœur d’Antonina qui entra chez les Filles de la Miséricorde le 14 novembre 1904, et prit le nom de Sœur Maria Ludovica. Trois ans après son entrée, le 14 novembre 1907, elle fut envoyée à Buenos Aires, où elle arriva le 4 décembre suivant. À partir de ce moment, sa vie fut une floraison continue d’humbles gestes silencieux, d’actes discrets et généreux. 

Sœur Ludovica ne possédait pas une grande culture, toutefois, elle arriva à réaliser de grandes choses sous les yeux émerveillés de ceux qui l’entouraient. Elle ne formulait pas de programmes ou de stratégies, mais elle se donnait de toute son âme. 

Elle fut affectée à l’hôpital des enfants, qu’elle adopta comme sa famille. Elle y occupa tout d’abord la fonction de cuisinière ; puis, elle devint l’administratrice et enfin, responsable de la communauté. Elle réussit à transformer le personnel de l’hôpital en une grande famille unie par un seul but : le bien des enfants. Sereine, active, décidée, courageuse dans les initiatives, forte dans les épreuves et dans la maladie, son inséparable chapelet entre les mains, le regard et le cœur tournés vers Dieu, toujours souriante, Sœur Ludovica devint à son insu, par sa bonté sans limite, un inlassable instrument de miséricorde, œuvrant pour que le message de l’amour de Dieu parvienne à chacun de ses fils. 

Son seul programme était une phrase qui revenait sans cesse : « Faire du bien à tous, à n’importe qui ». Réussissant à obtenir des aides financières avec l’assistance de Dieu, Sœur Ludovica fit réaliser des salles d’opérations, des chambres pour les malades ; elle acheta de nouveaux équipements et fit construire un bâtiment neuf à Mar del Plata pour la convalescence des enfants, ainsi qu’une Chapelle, aujourd’hui devenue paroisse. Pour finir, elle créa une ferme à City Bell, afin que les enfants malades aient toujours une nourriture saine. 

Sœur Maria Ludovica fut une amie et une confidente, une conseillère et une mère, un guide et un réconfort pour des centaines et des centaines de personnes de toutes les conditions sociales, pendant 54 ans. 

Elle mourut le 25 février 1962, mais son souvenir resta bien vivant, en particulier au sein de tout le personnel médical de l’Hôpital des Enfants, qui a aujourd’hui pris le nom d’Hôpital « Supérieure Ludovica ». 

Maria Ludovica De Angelis a été béatifiée le 3 octobre 2004, dans la Chapelle Papale à Rome, avec quatre autres serviteurs de Dieu (Pierre Vigne, Joseph-Marie Cassant, Anna Katharina Emmerick, Charles d’Autriche), par St Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

Bse Maria Ludovica De Angelis priez pour nous !