01.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,1-9. 

Del Parson, La transfiguration, 1999

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ; son visage devint brillant comme le soleil, et ses vêtements, blancs comme la lumière.

Voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s’entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à Jésus : « Seigneur, il est bon que nous soyons ici ! Si tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore, lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre, et voici que, de la nuée, une voix disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »

Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre et furent saisis d’une grande crainte.
Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Relevez-vous et soyez sans crainte ! »


Levant les yeux, ils ne virent plus personne, sinon lui, Jésus, seul.
En descendant de la montagne, Jésus leur donna cet ordre : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716)

prédicateur, fondateur de communautés religieuses

L’amour de la Sagesse éternelle ; 15.16.19.70 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche I84 ; trad. Orval ; © 1973 Abbaye d’Orval)

La révélation de la Gloire

Que tous les yeux se ferment, de peur d’être éblouis d’une si vive et si brillante lumière ; que toute langue se taise, de peur de ternir une beauté si parfaite en voulant la découvrir. C’est ici qu’il faut que tout esprit s’anéantisse et adore, de peur d’être opprimé par le poids immense de la gloire de la divine Sagesse, en voulant la sonder. Voici cependant l’idée que le Saint-Esprit, pour se conformer à notre faiblesse, nous en donne dans le livre de la Sagesse qu’il n’a composé que pour nous. La Sagesse éternelle est « une effusion toute pure de la gloire du Tout-Puissant ; aussi, rien de souillé ne pénètre en elle. Elle est un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache de l’activité de Dieu, une image de son excellence » (Sg 7, 25-26) (…) C’est en cette beauté souveraine de la Sagesse que Dieu le Père a pris ses complaisances dans l’éternité et dans le temps, comme ce grand Dieu assura lui-même expressément, le jour de son baptême et de sa transfiguration : « Voilà mon Fils bien-aimé dans lequel je prends uniquement mes complaisances (Mt 3,17 ; 17,5). La sagesse éternelle, pour s’approcher de plus près des hommes et leur témoigner plus sensiblement son amour, est allée jusqu’à se faire homme, jusqu’à devenir enfant, jusqu’à devenir pauvre et jusqu’à mourir pour eux sur la croix.

LECTURES :

Livre de la Genèse 12,1-4a. 

En ces jours-là, le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai.
Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction.
Je bénirai ceux qui te béniront ; celui qui te maudira, je le réprouverai. En toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
Abram s’en alla, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth s’en alla avec lui.

Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22. 

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur : 
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous 
comme notre espoir est en toi !

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,8b-10. 

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi !

Fils bien-aimé, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.
Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce. Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles,
et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile,

Deux mains la soulèvent et l’assoient

Deux mains la soulèvent et l’assoient

De janvier 1938 à avril 1946, Jeanne Fretel subit treize opérations dont huit abdominales. Dès 1940, le professeur Alphonse Pellé, de la faculté de Rennes (France), diagnostique une péritonite tuberculeuse. L’appétit est nul, les vomissements sont constants. Dans les derniers mois, elle a quotidiennement jusqu’à cinq piqûres de morphine. Les signes méningés sont apparus. Le pus et le sang viennent abondamment par les voies naturelles, vomissements et selles. On l’a renvoyée sans espoir, pour y mourir à l’hospice de Pont-chaillou.

En juin 1948, le père Pagès, dominicain, lui offre une place au pèlerinage du Rosaire. Le 29 septembre, elle reçoit l’extrême-onction pour la troisième fois. Le 4 octobre on l’embarque pour Lourdes en état comateux. Elle ne s’aperçoit ni du voyage, ni de l’arrivée.

Le lendemain, alors qu’elle est étendue, inconsciente, à la messe des malades, devant l’autel de sainte Bernadette, un docteur obtient à grand-peine du prêtre qu’on mette sur ses lèvres entrouvertes une parcelle d’hostie. Elle a à peine reçu la communion qu’elle se reconnaît enfin à Lourdes. Très calme, elle prie, ne souffrant plus, mais ne songe pas un instant à sa guérison possible. Elle prend du lait avec appétit et le garde, elle qui vomissait tout, depuis des mois.

On la porte à la grotte. Elle y prie, toujours étendue. Soudain, m’a-t-elle dit, deux mains la soulèvent sous les aisselles et l’assoient. Elle se retourne, étonnée. Personne derrière elle, sinon des malades inertes. Elle s’est donc trompée… Mais les mêmes mains prennent les siennes et les posent sur son ventre ballonné qui redevient normal.

De retour à la salle du Sacré-Cœur, elle dit sa joie au père Blancherie. Le docteur Géguan ne trouve plus de péritonite. Elle mange comme quatre, elle qui ne vivait qu’à la sonde depuis des mois. Levée sans aide, à 14 heures, elle part sans appui à la Grotte, aux piscines, à la procession du Saint Sacrement.

Chanoine Joseph Belleney (chapelain de Lourdes), Le don de Lourdes dans : Maria – études sur la Vierge Marie – sous la direction d’Hubert du Manoir, s. j. – Tome IV, 1956, p. 258-259

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

28.02.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Auguste Chapdelaine
Prêtre et martyr
(1814-1856)

Dans la ville de Xilinxian, dans la province de Kouang-Si en Chine, l’Église commémore le souvenir de saint Auguste Chapdelaine, prêtre des Missions Étrangères de Paris.

Auguste naît à La Rochelle (La Rochelle-Normande dans le département de la Manche en France) en 1814 et il fut un des premiers à semer la graine de la foi chrétienne dans la terre de Chine.

Arrêté par les soldats avec un groupe de chrétiens convertis, il fut frappé de trois cents coups de nerf de bœuf, enfermé dans une cage minuscule et finalement décapité.

Béatifié par Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) le 27 mai 1900, il fut canonisépar Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) le 1er octobre 2000.

Saint Auguste Chapdelaine priez pour nous !

28.02.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,43-48. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi’.
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?


Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Commentaire de la première Épître de S. Jean, traité 5,12 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche W49; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

La perfection de la charité

Vous savez, frères, quelle est la perfection de la charité. Le Seigneur lui-même nous en fait connaître dans l’Évangile le degré suprême et la manière : « Il n’est pas de plus grande charité, dit-il, que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). Et, dans son Épître, saint Jean nous invite à atteindre cette perfection. Mais vous vous interrogez et vous dites : quand pourrons-nous avoir pareille charité ? Ne désespère pas trop vite de toi-même : la charité est peut-être déjà en toi, bien qu’encore imparfaite ; nourrissons-la, pour qu’elle ne soit pas étouffée. Mais d’où le saurai-je, me diras-tu ? Saint Jean nous dit : « Si quelqu’un, possédant les biens de ce monde, voit son frère dans le besoin et lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu peut-il demeurer en lui ? (1 Jn 3,17). Voilà où commence la charité. Si tu n’es pas encore capable de mourir pour ton frère, sois du moins capable de lui donner de tes biens. Que déjà la charité émeuve ton cœur, afin de te faire agir non par ostentation, mais par surabondance de miséricorde venue du fond de toi-même ; qu’elle te rende attentif à la misère de ton frère ! Si tu ne peux donner à ton frère de ton superflu, comment pourrais-tu donner ta vie pour lui ? (…) Et si l’amour du Père ne demeure pas en toi, tu n’est pas né de Dieu. Comment alors te glorifier d’être chrétien ? Tu en as le nom, tu n’en as pas les œuvres. Mais si tes œuvres s’accordent avec ton nom, on aura beau te traiter de païen, tu montreras par tes actes que tu es chrétien. Au contraire, si tu ne te montres pas chrétien par tes actes, alors même que tous t’appelleraient chrétien, à quoi te sert le nom, là où n’est pas la réalité ? (…) « Petits enfants, n’aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en vérité » (1 Jn 3,17-18).

LECTURES :

Livre du Deutéronome 26,16-19. 

Moïse disait au peuple d’Israël : « Aujourd’hui le Seigneur ton Dieu te commande de mettre en pratique ces décrets et ces ordonnances. Tu veilleras à les pratiquer de tout ton cœur et de toute ton âme.
Aujourd’hui tu as obtenu du Seigneur cette déclaration : lui sera ton Dieu ; toi, tu suivras ses chemins, tu garderas ses décrets, ses commandements et ses ordonnances, tu écouteras sa voix.
Aujourd’hui le Seigneur a obtenu de toi cette déclaration : tu seras son peuple, son domaine particulier, comme il te l’a dit, tu devras garder tous ses commandements.
Il te fera dépasser en prestige, renommée et gloire toutes les nations qu’il a faites, et tu seras un peuple consacré au Seigneur ton Dieu, comme il l’a dit. »

Psaume 119(118),1-2.4-5.7-8. 

R/ Heureux ceux qui marchent suivant la loi du Seigneur ! (Ps 118, 1)

Heureux les hommes intègres dans leurs voies 
qui marchent suivant la loi du Seigneur !
Heureux ceux qui gardent ses exigences,
ils le cherchent de tout cœur !

Toi, tu promulgues des préceptes 
à observer entièrement.
Puissent mes voies s’affermir 
à observer tes commandements !

D’un cœur droit, je pourrai te rendre grâce, 
instruit de tes justes décisions.
Tes commandements, je les observe : 
ne m’abandonne pas entièrement.