Auteur : ndfatima
17.03.2026 – VÊPRES À NOTRE-DAME DE PARIS
17.03.2026 – CHAPELET À LOURDES
17.03.2026 – PRIÈRE DU MILIEU DU JOUR AU SACRÉ-CŒUR DE MONTMARTRE
Les Crucifiés de Nagasaki

Les Crucifiés de Nagasaki
Lors de la persécution des Chrétiens, au Japon, en 1595, vingt-cinq d’entre eux furent crucifiés. Leur mort héroïque entraîna d’innombrables conversions de sorte que, en 1613, l’Église nippone comptait 300.000 fidèles. L’année suivante, la persécution reprend, implacable. En 1639, c’est l’édit de clôture du pays lequel reste fermé au monde extérieur pendant plus de deux cents ans.
En 1865, deux missionnaires français peuvent construire une église à Nagasaki, église destinée aux étrangers. Mais il leur est interdit de prêcher la foi chrétienne. Un matin, le 17 mars 1865, l’un des deux prêtres aperçoit devant l’église encore fermée, un groupe de Japonais qui semble vouloir entrer. Le Père leur ouvre la porte et va s’agenouiller devant l’autel. Une vieille femme, la main sur le cœur, se penche vers lui et murmure :
– Notre cœur est semblable au vôtre.
– Comment cela ? fait le Père. D’où êtes-vous?
– Nous sommes d’Ourakami. Et là, presque tous ont le même cœur que nous. Et la femme ajoute : – Où est l’image de santa Maria ? Il la montre du doigt. Alors tout le groupe se précipite.
– C’est elle ! C’est bien elle ! Regardez : elle porte dans ses bras Sama Yesus, le Seigneur Jésus.
Plus de doute pour le Père : ce sont des descendants des « Vieux chrétiens ». Eux-mêmes expliquent qu’ils sont baptisés, qu’ils prient la Vierge et que le vingt-cinquième jour des gelées blanches ils ont fêté la naissance de Jésus.
A leur tour ils questionnent le Père :
– Reconnaissez-vous le grand Souverain du royaume de Dieu ?
– C’est le pape Pie IX lui-même qui m’a envoyé.
– Avez-vous des enfants ?
– Vous êtes les seuls enfants que Dieu m’ait donnés, car les prêtres ne se marient pas.
– Dieu soit loué ! Il est vierge. C’est vraiment un prêtre.
Nos pères nous ont appris ce qu’ils tenaient de leurs pères : vous reconnaîtrez les ministres du vrai Dieu au signe des quatre blancheurs : celle de l’Eucharistie et de la Vierge, celle du pape blanc de Rome et celle du célibat des prêtres.
Ainsi s’acheva cet épisode de l’Histoire de l’Église. Coupés de l’extérieur pendant deux siècles, sans prêtres, sans églises, traqués par la police, ces Japonais ont su entretenir la flamme sacrée. Leurs communautés clandestines avaient un chef de la prière, un baptiseur, des catéchistes… Pour dépister les espions, ils vénéraient la Vierge sous les traits de Kannon, déesse bouddhique de la miséricorde…
(d’après le Bulletin Dimanche, juillet 1975. 59460, Jeumont) Recueil marial 1977
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Source : une minute avec Marie
17.03.2026 – MESSE À LOURDES
17.03.2026 – MESSE À NOTRE-DAME DE LA GARDE
17.03.2026 – SAINT DU JOUR

Saint Patrick
Évêque
« Apôtre de l’Irlande »
(385-461)
Patrick, jeune gallois d’une famille chrétienne, à 16 ans est enlevé par des pirates et vendu comme esclave en Irlande. Il y passe six ans puis s’enfuit et retrouve ses parents.
Après un séjour en France où il est consacré évêque, il se sent appelé à revenir dans cette Irlande de sa servitude pour l’évangéliser. Il y débarque en 432 et multiplie prédications et conversions dans une population dont, par force, il connaît bien les coutumes et la langue.
Au Rock de Cashel, lors d’un sermon demeuré célèbre, il montra une feuille de trèfle : « Voilà la figure de la Sainte Trinité ». Les figures de triades étaient familières à la religion celtique : le trèfle deviendra le symbole de l’Irlande. On pense que la plupart des druides devinrent moines, adoptant la religion chrétienne présentée avec tant de finesse et de conviction.
Lorsque meurt Patrick, à Armagh, l’Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr et les monastères y sont très nombreux.
« Saint Patrick fut le premier Primat d’Irlande. Mais il fut surtout celui qui sut mettre dans l’âme irlandaise une tradition religieuse si profonde que chaque chrétien en Irlande peut à juste titre se dire l’héritier de saint Patrick. C’était un Irlandais authentique, c’était un chrétien authentique: le peuple irlandais a su garder intact cet héritage à travers des siècles de défis, de souffrances et de bouleversements sociaux et politiques, devenant ainsi un exemple pour tous ceux qui croient que le Message du Christ développe et renforce les aspirations les plus profondes des peuples à la dignité, à l’union fraternelle et à la vérité. » (discours au Corps diplomatique – saint Jean-Paul II – 29 septembre 1979)
Saint Patrick priez pour nous !

17.03.2026 – ÉVANGILE DU JOUR
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,1-16.

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents.
[…]
Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Veux-tu être guéri ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »
Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds : « C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »
Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »
Ils l’interrogèrent : « Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »
Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit : « Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »
L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Jean Tauler (v. 1300-1361)
dominicain à Strasbourg
Sermon 8 (trad. Cerf 1991, p. 63)
« Lève-toi, prends ton brancard, et marche »
Notre Seigneur est venu à la piscine de Bézatha ; il y a trouvé un homme malade depuis trente-huit ans, et il lui a dit : « Veux-tu être guéri ? »… Mes enfants, remarquez bien que ce malade était resté là très longtemps, de longues années. Ce malade était destiné à servir la gloire de Dieu, et non la mort (Jn 11,4). Oh, si l’on voulait s’efforcer de comprendre dans un esprit de vraie patience l’enseignement profond contenu dans le fait que le malade avait attendu trente-huit ans que Dieu le guérisse et lui ordonne de s’en aller ! Cela s’adresse aux gens qui, ayant à peine commencé une vie un peu à part et ne voyant pas se produire aussitôt les grandes choses attendues, croient tout perdu et se plaignent de Dieu comme s’il les traitait injustement. Comme il y a peu d’hommes qui possèdent cette noble vertu de pouvoir s’abandonner et se résigner, qui se tiennent pour ce qu’ils sont, et supportent leur infirmité, leurs entraves et leurs tentations, jusqu’à ce que le Seigneur lui-même les guérisse… Quelle puissance et quelle maîtrise seraient données à cet homme ! C’est à celui-là qu’il serait dit en vérité : « Lève-toi, tu ne dois plus rester couché, tu dois sortir triomphant de toute captivité, être délié et marcher en toute liberté ; tu porteras ton lit, c’est-à-dire ce qui te portait auparavant, tu dois maintenant l’enlever et le porter avec puissance et force. » Celui que le Seigneur délivrera lui-même, celui-là serait bien délivré, il marcherait plein de joie et, après cette longue attente, il obtiendrait une merveilleuse liberté dont sont privés tous ceux qui croient se délivrer eux-mêmes et brisent leurs liens avant le temps.

LECTURES :
Livre d’Ézéchiel 47,1-9.12.
En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient. L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.
L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.
L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles.
Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux. Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins.
Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable.
Alors il me dit : « As-tu vu, fils d’homme ? » Puis il me ramena au bord du torrent.
Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.
Il me dit : « Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.
En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner. Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.
Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas. Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire. Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »

Psaume 46(45),2-3.5-6.8-9a.10a.
R/ Il est avec nous, le Dieu de l’univers ;citadelle pour nous, le Dieu de Jacob ! (Ps 45, 8)
Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s’effondrent au creux de la mer.
Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s’y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
Il est avec nous, le Seigneur de l’univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
il détruit la guerre jusqu’au bout du monde.
