Amédée IX de Savoie, fils de Louis I et d’Anne de Lusignan, fille du roi de Chypre, naît à Thonon-les-Bains le 14 février 1435.
Il épouse, en 1452, Yolande de France (1434-1478), fille du roi Charles VII et de Marie d’Anjou, dont il a :
1°/ Louis, 1453, mort né
2°/ Anne, (1455-1480) épouse de Frédéric d’Aragon, roi de Naples
3°/ Charles, (1456-1471), seigneur de Piémont
4°/ Maria (morte en 1511), elle épouse en 1476 de Philippe de Hochberg, comte de Neûchatel
5°/ Louise ou Loyse (1461-1503) épouse d’Hugues de Chalons, de Bourgogne-Ivré, prince d’Orange, une fois veuve elle entre chez les Clarisses, elle est béatifiée en 1839.
6°/ Philibert I, (1465-1482), 4e duc, époux de Bianca-Maria Sforza
7°/ Bernard (1467)
8°/ Charles I, (1468-1490), 5e duc, époux de Blanche de Montferrat
9°/ Jacques -Louis, (1470-1485), comte de Genevois, marquis de Gex
10°/ Claude, mort à deux mois en 1472
Chétif et épileptique, le faible et indécis Amédée IX n’était guère disposé à régner, d’autant que sa piété lui eût fait préférer entrer au monastère. Il laissa l’initiative à sa femme, aussi vive que gracieuse et énergique qui assura une régence effective dès 1466. Ensemble, ils évitèrent les guerres et essayèrent de toujours faire preuve d’une grande justice avec leurs sujets.
Il meurt le 30 mars 1472 à Verceil (Piémont) où il est inhumé (avec sa femme).
Amédée IX de Savoie a été déclaré bienheureux, en 1677, par le Pape Innocent XI (Benedetto Odelscalchi).
Source principale : savoie-archives.fr/ (« Rév. x gpm »).
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement !
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.
Acclamons et partageons la parole de Dieu !
COMMENTAIRE :
Origène (v. 185-253)
prêtre et théologien
Commentaire du Cantique des Cantiques, II, 9 ; SC 375 (trad. SC p. 437 rev.)
« La maison fut remplie par l’odeur du parfum »
L’épouse du Cantique des Cantiques dit : « Mon nard a donné son parfum » (1,12)…; mais on peut lire aussi « Son parfum »… L’épouse s’est approchée de l’Époux, l’a oint de ses onguents, et d’une façon étonnante, c’est comme si le nard n’avait pas donné d’odeur auparavant tant qu’il était aux mains de l’épouse, mais a donné son odeur lorsqu’il entre en contact avec le corps de l’Époux — en sorte que, semble-t-il, c’est moins lui qui a pris l’odeur du nard, que le nard qui l’a prise comme venant de lui… Présentons ici l’épouse Église en la personne de Marie : il est dit qu’elle apporte une livre d’un nard de grand prix, qu’elle oint les pieds de Jésus, les essuie de ses cheveux, et reçoit en quelque sorte pour elle-même, par la chevelure de sa tête, un parfum imprégné de la qualité et de la puissance du corps de Jésus… Elle s’imprègne la tête d’un parfum exquis qui vient moins du nard que du Christ, et elle dit [avec l’épouse] : « Mon nard, versé sur le corps du Christ, m’a renvoyé Son odeur »… « Et la maison tout entière fut remplie de l’odeur du parfum. » Cela indique à coup sûr que l’odeur de la doctrine qui procède du Christ et le parfum agréable du Saint Esprit ont rempli toute la maison de ce monde, ou la maison de toute l’Église. Ou du moins, ils ont rempli toute la maison de cette âme qui a reçu en partage l’odeur du Christ, lui offrant d’abord le don de sa foi comme un nard pur, et recevant en retour la grâce de l’Esprit Saint et le parfum agréable de la doctrine spirituelle…, afin de dire elle aussi : « Nous sommes une bonne odeur pour Dieu » (2Co 2,15). Or, parce que ce nard a été rempli de foi et d’un amour de grand prix, pour cette raison Jésus lui rend ce témoignage : « Elle a accompli une bonne œuvre à mon égard » (Mc 14,6).
LECTURES :
Livre d’Isaïe 42,1-7.
Ainsi parle le Seigneur : « Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur. J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité. Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. » Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent : « Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »
Psaume 27(26),1.2.3.13-14.
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (Ps 26, 1a)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?
Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent.
Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte ; que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.
Mais, j’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »
Le Grand Retour de Notre-Dame de Boulogne (II) (1)
La première Vierge pèlerine du « Grand Retour de Notre Dame de Boulogne » partie de Lourdes en 1942 se trouve en Martinique aujourd’hui. C’est elle qui fut accueillie au stade de Colombes dans la nuit du 29 au 30 juin 1946 par plus de 100.000 personnes.
La seconde, qui entre-autres traversa les Alpes en 1946, regagna Boulogne en août 1948, où elle prit siège à l’intérieur de la Basilique dédiée à Notre-Dame et à Saint Joseph.
La troisième, qui parcourut le Centre de la France, l’Est et le Nord fut à l’origine d’un grand miracle au moment de la Libération, à Cosne-Cours-sur-Loire, le 24 août 1944. Mais de retour à Boulogne, elle disparut.
La quatrième enfin sillonna les côtes françaises jusqu’à la Corse, avec un pèlerinage fertile en rebondissements mémorables pendant la Guerre. C’est elle qui reprit du service entre 1995 et 2000, dans le mouvement de prière des « Vierges pèlerines » qui s’étendit dans 120 pays du monde pour la préparation du grand Jubilé. Après avoir parcouru 52 diocèses, elle est arrivée en Terre Sainte pour le 2.000ème Noël, bouclant ainsi son dernier grand retour, en attendant d’être vénérée dans le Centre International Marie de Nazareth construit en face de la Basilique de l’Annonciation, à Nazareth même.
Prions : Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.
Dimanche des Rameaux: «Jésus Roi de la paix», face à la violence du monde
Lors de la messe du Dimanche des Rameaux célébrée ce 29 mars place Saint-Pierre, le Pape Léon XIV a invité les fidèles à suivre le Christ sur le chemin de la croix, contemplant en Lui «le Roi de la paix» qui refuse la violence et appelle l’humanité à la réconciliation. Le Christ, a-t-il affirmé, «dit à notre monde aujourd’hui: « Ayez pitié! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères! »»
Moriba Camara, S.J. – Cité du Vatican
À la suite de la procession solennelle des Rameaux, marquée par les chants de louange et de joie, le Pape Léon XIV a, dès le début de son homélie, placé la célébration sous le signe du chemin partagé avec le Christ, Roi de gloire: «alors que Jésus parcourt le chemin de la croix, nous nous mettons à sa suite, nous suivons ses pas». Ce chemin est celui d’un amour donné sans réserve à la Création: les fidèles ont été invités à contempler «sa passion pour l’humanité, son cœur qui se brise, sa vie qui se fait un don d’amour».
Célébration du Dimanche des Rameaux au Vatican par le Pape Léon XIV (@Vatican Media)
Un Roi de la paix au milieu de la violence
Au cœur de son message, le Saint-Père a présenté Jésus comme «le Roi de la paix», dont l’attitude contraste avec la violence du monde de son temps et du nôtre encore aujourd’hui. «Nous regardons Jésus, qui se présente comme le Roi de la paix, alors qu’autour de Lui la guerre se prépare. Lui reste ferme dans la douceur, tandis que les autres s’agitent dans la violence», a-t-il souligné. Le Christ «s’offre comme une caresse pour l’humanité, tandis que d’autres brandissent épées et bâtons» a insisté le Saint-Père. Ce contraste atteint son sommet dans la Passion: «Il est la lumière du monde, alors que les ténèbres s’apprêtent à recouvrir la terre. Il est venu apporter la vie, alors que le plan visant à le condamner à mort s’accomplit».
Face à la prolifération de la violence dans le monde, le Pape a rappelé que la mission du Christ, le Roi de l’univers, est de réconcilier l’humanité: «En tant que Roi de la paix, Jésus veut réconcilier le monde dans l’étreinte du Père et abattre les murs qui nous séparent de Dieu et de notre prochain», car «c’est Lui qui est notre paix», (Ep 2,14). Cette royauté s’exprime dans l’humilité: «Jésus entre à Jérusalem à dos d’âne, et non à cheval», accomplissant l’ancienne prophétie qui appelait à se réjouir de l’arrivée du Messie qui se révèle «pauvre» et qui «proclamera la paix aux nations».
Le refus radical de la violence
Face à la tentation de la force et de la violence, le Christ oppose un refus clair et définitif et promeut la douceur et la paix. «Lorsqu’un de ses disciples tire l’épée pour le défendre et frappe le serviteur du grand prêtre, Il l’arrête aussitôt en disant: “Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée”».
Jésus ne se défend pas, mais «manifeste le doux visage de Dieu, qui refuse toujours la violence, et au lieu de se sauver lui-même, Il s’est laissé clouer à la croix, pour embrasser toutes les croix plantées à toutes les époques et en tous lieux dans l’histoire de l’humanité» a souligné le Saint-Père. «Il n’a pas pris les armes, Il ne s’est pas défendu, Il n’a mené aucune guerre», choisissant au contraire de se laisser conduire sur le boit de la croix. Pour le Pape Léon XIV, cette attitude révèle le visage même de Dieu: «Un Dieu qui refuse la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre, qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et rejette celle-ci en disant: “Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas: vos mains sont pleines de sang”».
Le cri des victimes dans la croix du Christ
Contempler le Christ crucifié et souffrant sur la croix, c’est aussi reconnaître la souffrance, les peines et la misère du monde d’aujourd’hui. «Dans ses plaies, nous voyons les blessures de tant de femmes et d’hommes d’aujourd’hui», a affirmé le Pape.
“Dans son dernier cri adressé au Père, nous entendons les pleurs de ceux qui sont abattus, de ceux qui sont sans espoir, de ceux qui sont malades, de ceux qui sont seuls. Et surtout, nous entendons le gémissement de douleur de tous ceux qui sont opprimés par la violence et de toutes les victimes de la guerre.”
Le Christ continue ainsi de parler à l’humanité: «Dieu est amour! Ayez pitié! Déposez les armes, souvenez-vous que vous êtes frères!»
Concluant ses propos, le Pape Léon XIV a confié ce cri à la Vierge Marie, reprenant les paroles du Serviteur de Dieu, Mgr Tonino Bello. Il a exprimé une espérance forte: «Sainte Marie, femme du troisième jour, donne-nous la certitude que, malgré tout, la mort n’aura plus d’emprise sur nous. Que les injustices commises par les peuples ont leurs jours comptés. Que les lueurs de la guerre soit un crépuscule. Que les souffrances des pauvres en sont à leurs derniers soubresauts. […] Et que, enfin, les larmes de toutes les victimes de la violence et de la douleur seront bientôt séchées, comme le givre sous le soleil du printemps». Un appel à croire que, malgré les ténèbres, la paix et la vie auront le dernier mot.
Célébration du Dimanche des Rameaux au Vatican par le Pape Léon XIV
Gladys, prénom toujours apprécié dans le monde anglo-saxon, était princesse du Pays de Galles.
Elle et son mari Gondlée étaient devenus des saints, non sans peine. Gondlée, chef de clan, avait enlevé sa future épouse, dont la fidélité conjugale fut loin d’être exemplaire.
Or le fils de tels parents, Cadoc, se manifesta très vite, au contraire, comme un saint authentique. Il eut assez d’influence pour amener ses parents à quitter leur existence brutale.
Devenue veuve, Gladys se convertit et se fit ermite, vivant dans la prière et la pénitence au bord de la rivière Ebbwé, dans l’Ouest de l’Angleterre. Elle termina sa vie dans la paix de la conversion du cœur.
Quant à son fils, devenu moine, il fonda un monastère dans la région de Cardiff, puis se réfugia avec ses moines en Armorique, notre Bretagne, lors de l’invasion des tribus saxonnes. Ayant rencontré saint Gildas, le moine Cadoc porta l’Évangile dans la région de Vannes en Morbihan.
Ainsi, le fils et la mère se sont retrouvés par la miséricorde du Seigneur qui « écrit droit avec les lignes courbes de nos vies ».
De retour en Angleterre, Cadoc prend soin de ses compatriotes, les Celtes des comtés orientaux combattant les conquérants saxons, qui le livrent au martyre à Weedon. Il avait mené jusqu’au bout le beau combat de la foi. Le prénom Cadoc, ou encore Kadeg, a d’ailleurs le sens, en celtique, de « combattant valeureux ».
Cette notice fait référence au dictionnaire hagiographique intitulé Dix mille saints et rédigé par les bénédictins de Ramsgate en Angleterre (Éditions Brépols).
Source principale : lejourduseigneur.com (« Rév. x gpm »).