18.04.2026 – SAINTE DU JOUR

Bse Marie de l'Incarnation

Bse Marie de l’Incarnation
Veuve et Carmélite 

Marie de l’Incarnation (dans le siècle Barbe Avrillot) naît à Paris le 1er février 1566. Elle fut, dès sa jeunesse, attirée vers la vie religieuse. Ses parents s’opposèrent à sa vocation, préférant pour elle un riche mariage. 

La pieuse enfant dut se résigner ; après quelques années qu’elle passa dans l’humilité, la prière et la mortification, elle fut mariée à un noble gentilhomme nommé Pierre Acarie. Une fois son sacrifice fait, la jeune épouse ne songea plus qu’à se sanctifier dans ce nouvel état. 

Elle éleva ses trois garçons et ses trois filles avec un rare dévouement, surveillant leurs prières, leurs travaux, leurs jeux, et les soumettant à une règle sage toujours ponctuellement exécutée : « Maintenant je suis vraiment heureuse, leur dit-elle un jour, je vois que vous aimez Dieu et que Dieu vous aime ! » 

Son mari eut à subir de grandes épreuves, qu’elle partagea avec une parfaite résignation. Plus tard, elle n’en parlait qu’avec joie : « Quel temps ! Quels heureux jours ! Qu’on trouve bien Dieu dans l’épreuve ! » 

Mme Acarie eut la plus grande part à l’introduction des Carmélites en France. Elle entra elle-même au Carmel après la mort de son mari, à la condition de n’être que sœur converse : « Ma Mère, dit-elle en arrivant, je suis une pauvre mendiante qui vient supplier la Miséricorde divine et me jeter dans les bras de la religion. » 

On la vit toujours occupée aux plus bas offices, cuisine, vaisselle, raccommodage. 

Sœur Marie de l’Incarnation tombe malade le 7 février 1618 : symptômes d’apoplexie et de paralysie. Dans ses souffrances elle dira : « Quoi ! Mourir sans souffrir ! Le désir de souffrir me fera mourir ! » et, peu avant sa mort : « Ce que je souffre n’est rien en comparaison de ce que je voudrais souffrir, et pourtant quelles douleurs ! Mon Dieu, ayez pitié de moi. »

Marie de l’Incarnation meurt au carmel de Pontoise dans de grandes souffrances, le 18 avril 1618, à l’âge de 52 ans, très aimée de ses enfants, de ses sœurs carmélites et de ses amis. Quand la nouvelle de sa mort se répand dans la ville, on n’entend qu’un cri : « La sainte est morte! » Les miracles se multiplient à son tombeau. 

Le 24 août 1792, Pie VI la proclame bienheureuse. Elle continue à être encore invoquée aujourd’hui tout spécialement lors des grossesses difficiles.

Source principale : lecarmel.org/ (« Rév. x gpm »).

Bse Marie de l’Incarnation priez pour nous !

18.04.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21. 

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.
Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.
Un grand vent soufflait, et la mer était agitée.

Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de peur.
Mais il leur dit : « C’est moi. N’ayez plus peur. »

Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Édith Stein] (1891-1942)

carmélite, martyre, copatronne de l’Europe

Poésie « Am Steuer » / « La Tempête », 1940 (trad. Malgré la nuit, Ad Solem 2002, p. 49)

« C’est moi. Soyez sans crainte »

— Seigneur, que les vagues sont hautes, que la nuit est obscure ! Ne voudrais-tu pas l’éclairer pour moi qui veille solitaire ? — Tiens fermement le gouvernail, garde confiance et reste calme. Ta barque a du prix à mes yeux, je veux la mener à bon port. Garde bien sans défaillance les yeux fixés sur le compas. Il aide à parvenir au but à travers nuits et tempêtes. L’aiguille du compas de bord frémit mais se maintient. Elle te montrera le cap que je veux te voir prendre. Garde confiance et reste calme : à travers nuits et tempêtes la volonté de Dieu, fidèle, te guide, si ton cœur veille.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 6,1-7. 

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque, parce que les veuves de leur groupe étaient désavantagées dans le service quotidien.
Les Douze convoquèrent alors l’ensemble des disciples et leur dirent : « Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables.
Cherchez plutôt, frères, sept d’entre vous, des hommes qui soient estimés de tous, remplis d’Esprit Saint et de sagesse, et nous les établirons dans cette charge.
En ce qui nous concerne, nous resterons assidus à la prière et au service de la Parole. »
Ces propos plurent à tout le monde, et l’on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d’Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un converti au judaïsme, originaire d’Antioche.
On les présenta aux Apôtres, et après avoir prié, ils leur imposèrent les mains.
La parole de Dieu était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs parvenaient à l’obéissance de la foi.

Psaume 33(32),1-2.4-5.18-19. 

R/ Que ton amour, Seigneur, soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! (Ps 32, 22)

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! 
Hommes droits, à vous la louange !
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, 
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ; 
il est fidèle en tout ce qu’il fait.
Il aime le bon droit et la justice ; 
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, 
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort, 
les garder en vie aux jours de famine.

17.04.2026 – MESSE PRÉSIDÉE PAR LE PAPE LÉON XIV AU STADE DE JAPONA DOUALA AU CAMEROUN

Ce vendredi 17 avril 2026 à 11h40 (UTC+2), le pape Léon XIV préside une messe au stade de Japoma à Douala. Le Pape passe une partie de la journée dans cette ville de l’ouest du Cameroun, capitale économique du pays.

Sauvés du naufrage par la Vierge Marie

Sauvés du naufrage par la Vierge Marie

Dom Géramb (1772-1848), abbé de la Trappe, à son retour de la Terre-Sainte, et près de toucher au port, fut assailli d’une rude tempête. Voici comment la Sainte Vierge vint au secours de l’équipage : « J’avais, dit-il, compté pouvoir me rendre de Malte à Gênes. Après avoir attendu beaucoup plus que je ne l’aurais voulu, et toujours vainement, qu’il se présentât un navire, je changeai de résolution, et je pris le parti de me confier à l’Aigle, brick anglais qui partait pour Marseille.

Le temps fut affreux ; nous fûmes obligés de naviguer au milieu de continuelles tempêtes. Pendant vingt-quatre heures au moins, tout parut désespéré. Matelots et passagers, nous nous crûmes perdus et je partageais l’anxiété commune. 

Dans cette douloureuse situation, l’équipage, qui était malmené , présentait le spectacle religieux le plus touchant. Malgré le sifflement continuel des vents, malgré les éclats répétés de la foudre, qui menaçait de tomber sur nous, la prière du soir ne fut pas une seule fois interrompue. Jamais, dans le silence et la retraite du cloître, je n’entendis chanter les antiennes et les litanies de la Sainte Vierge avec plus de dévotion et de ferveur.

Le capitaine était le premier à donner l’exemple. Sa voix forte et sonore, à laquelle répondaient unanimement celles de tous les matelots, retentissait au loin, et ces chants, animés par la vivacité de la foi et de la confiance, dominaient par intervalles le bruit du ciel et des vagues en courroux.

Nos prières furent exaucées : le bâtiment échappa à tous les périls et parvint heureusement au port. Un bienfait si inespéré ne fut pas, comme il n’arrive que trop souvent, oublié et méconnu. Le lendemain du débarquement, l’équipage et la plupart des passagers s’empressèrent de monter à la chapelle de Notre-Dame de la Garde pour remercier leur divine Protectrice et Lui témoigner leur sincère reconnaissance pour le secours qu’Elle leur avait obtenu en intercédant auprès de Son divin Fils. »

magnificat

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie