16.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23b-28. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite.
En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père.
Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous,

car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti.
Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE !

Saint Augustin (354-430)

évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église

Lettre 130 à Proba, 27-28 : PL 33, 505-506 (in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche H7 ; trad. Orval ; © 1972 Abbaye d’Orval)

Prier dans l’Esprit par des gémissements ineffables

Celui qui demande à Dieu la seule chose qui importe et la recherche (cf. Ps 26,4), peut le faire avec certitude et confiance. (…) Ce bien unique est la paix qui surpasse tout entendement, nous ne savons pas le demander comme il faut dans nos prières. Car ce que nous pouvons imaginer dans sa réalité, nous ne le connaissons pas véritablement ; et d’autre part, tout ce qui nous vient à la pensée et que nous rejetons, refusons et réprouvons, nous savons que ce n’est pas l’objet de notre recherche, même si nous ignorons encore ce que représente réellement cet objet. Il y a donc en nous ce que j’appellerais une docte ignorance, instruite par l’Esprit de Dieu qui soutient notre faiblesse. Car, après avoir dit : « Si nous ne voyons pas ce que nous espérons, nous l’attendons avec patience », l’Apôtre ajoute : « Nous ne savons pas ce que nous devons demander, mais l’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements ineffables. Et celui qui scrute les cœurs connaît l’aspiration de l’Esprit : il sait qu’il intercède pour les saints » (cf. Rm 8,25-27). Ceci ne doit pas s’entendre de façon à nous faire croire que l’Esprit Saint de Dieu, qui est Dieu immuable en la Trinité et un seul Dieu avec le Père et le Fils, intercède pour les saints comme quelqu’un qui n’est pas Dieu. On dit qu’il prie pour les saints parce qu’il fait prier les saints. Il les fait donc prier par des gémissements ineffables en leur inspirant le désir de ce grand bien encore inconnu que nous attendons avec patience.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 18,23-28. 

Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples.
Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures.
Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean.
Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquilas l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu.
Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu.
En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus.

Psaume 47(46),2-3.8-9.10. 

R/ Dieu est le roi de toute la terre. (Ps 46, 8a)

Tous les peuples, battez des mains, 
acclamez Dieu par vos cris de joie !
Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, 
le grand roi sur toute la terre.

Car Dieu est le roi de la terre : 
que vos musiques l’annoncent !
Il règne, Dieu, sur les païens, 
Dieu est assis sur son trône sacré.

Les chefs des peuples se sont rassemblés : 
c’est le peuple du Dieu d’Abraham. 
Les princes de la terre sont à Dieu 
qui s’élève au-dessus de tous.

L’humilité est la condition de la paix

L’humilité est la condition de la paix

« En vérité, en vérité, le Sauveur du monde a posé la douceur et l’humilité à la base des vertus. Abstinence, jeûne, austérité, pauvreté intérieure ou extérieure, bonnes œuvres, miracles, tout n’est rien sans l’humilité du cœur.

Mais toutes ces choses reprendront vie et recevront bénédiction, si l’humilité les soutient. L’humilité du cœur est la force génératrice des vertus, la tige et les branches ne procèdent que de la racine. Parce que son prix est infini, parce qu’elle est le fondement sur lequel s’élève toute perfection spirituelle, le Seigneur n’a voulu confier qu’à lui-même le soin de nous dire : “Soyez humbles”.

Et la Vierge Marie, parce que l’humilité est la gardienne universelle, la Vierge Marie, comme si elle eût oublié toutes les autres vertus de son âme et de son corps, n’a admiré qu’une chose en elle-même, et n’a donné qu’une raison à l’incarnation du Fils de Dieu en elle : “Parce qu’il a regardé l’humilité de sa servante”. C’est pour cela, et non pas pour autre chose, que s’est élevé le cri des générations qui l’ont proclamée bienheureuse ».

Extrait du « Livre des Visions et instructions » de la Bienheureuse Angèle de Foligno (+ 4.1.1309)

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

La vénération des Saintes Icônes

La vénération des Saintes Icônes

En 730, la querelle iconoclaste provoqua à nouveau de graves persécutions, cette fois contre les icônes. La crise dura plus d’un siècle, les iconoclastes refusant que l’on puisse représenter les réalités surnaturelles.

Au péril de leur vie, saint Germain de Constantinople, saint André de Crète, saint Jean Damascène, prennent alors la défense des icônes au nom du mystère de l’Incarnation : nier que le Christ puisse être peint signifie nier qu’il ait un aspect corporel, et que le Fils de Dieu soit réellement devenu le Fils de Marie. C’est nier que Dieu ait vraiment visité notre histoire et se soit vraiment uni à notre humanité pour lui communiquer sa vie divine.

Le IIè Concile de Nicée réuni pour trancher le débat conclut qu’il est tout à fait licite de peindre et vénérer les icônes en hommage à l’Incarnation du Verbe de Dieu, tout en distinguant l’adoration due à Dieu et la vénération rendue aux images. Après ce VIIè Concile œcuménique de 787, les persécutions reprirent cependant, et Théodore le stylite, grand réformateur du monachisme, en fut un nouveau martyr.

Finalement, la crise s’acheva, et en 843 l’orthodoxie triompha : nous pouvons adorer le Christ en vénérant ses images, ainsi que celles de Marie et des saints et des anathèmes condamnent même fermement ceux qui refusent de le faire.

www.scienceshumaines.com

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

15.05.2026 – SAINT DU JOUR

St Isidore le laboureur

Saint Isidore le laboureur

Modèle d’un paysan chrétien très pieux

(1070-1130)

 

Isidore naît à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché. L’enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas. 

 Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu. Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l’eau du puits s’élevant jusqu’en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé. En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.

Quoique occupé du grossier travail de mener la charrue, Isidore n’en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété. Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s’en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier. 

Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l’accusèrent auprès du maître, qui voulut s’assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges qui l’aidaient. Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison. 

Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d’une maladie douloureuse, il la ressuscita. Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d’étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur Isidore du soin de sa maison.

Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu’il avait tout donné, il pria sa femme d’aller voir s’il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d’être vidé, aussi plein que si personne n’y eût touché. Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu’il arriva quand tout était fini. 

Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d’assez mauvaise humeur, qu’on lui avait gardé sa part, mais qu’il n’y avait rien pour les mendiants. « C’est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. » En effet, on trouva un repas entier là où on n’avait mis de côté que quelques morceaux. 

La femme d’Isidore, de son côté, donnait des marques d’une sainteté aussi grande que celle de son mari. Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l’ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu’elle fréquentait assidûment. Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l’étendit sur les eaux, et, à l’aide de cette barque d’un nouveau genre, passa tranquillement à l’autre bord.

Isidore meurt avant sa femme, en 1170, et on l’enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans. Alors il apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l’élévation et la translation de son corps. Quand on l’eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s’il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d’elles-mêmes. L’église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s’opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.

Source principale : nouvl.evangelisation.free.fr/(« Rév. x gpm »).

Saint Isidore le laboureur priez pour nous !