17.10.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,8-12. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu.
Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu.
Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.
Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.

Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Bienheureux Humbert de Romans (v.1200-1277)

dominicain

« Heureux les persécutés pour la justice » (coll. La vie spirituelle, juin-juillet 1924, p. 455-456, in Lectures chrétiennes pour notre temps, fiche N35 ; trad. Orval ; © 197 Abbaye d’Orval)

« Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée » (Rm 8,18)

Armez-vous de cette patience qui opère tant de merveilles dans les saints. (…) Réfléchissons, et nous verrons que nos souffrances de cette vie sont sans proportion avec la grandeur des souffrances du Christ, avec la gravité de nos péchés, l’horreur des tourments de l’enfer et avec la récompense céleste. Aussi nos Pères se réjouissaient pour les jours d’humiliation et les années d’épreuves que le Seigneur leur ménageait. (…) La patience est un diamant : par elle l’âme résiste à toute adversité ; un remède : elle guérit toute blessure ; un bouclier : elle protège contre toute attaque. Jamais personne ne pourra nous atteindre si nous avons commencé à livrer intérieurement combat contre nous-mêmes. (…) Dans la construction d’un édifice on frappe, on taille et on sculpte la pierre destinée à une place d’honneur. Ainsi en est-il de nous-mêmes : nous sommes pressurés en ce monde afin d’entrer dans le temple céleste, où l’on n’entend plus résonner aucun coup de marteau. La joie ne doit venir qu’après la tristesse rendue nécessaire pour le paiement de nos fautes passées, pour notre perfection spirituelle et l’accroissement de notre gloire éternelle. Ô labeur fécond, ô précieuse douleur, ô bienheureuses larmes que le Tout-Puissant lui-même essuiera des yeux de ses élus éprouvés ! Jésus a dit que le Royaume des cieux est particulièrement l’apanage de ceux qui souffrent persécution pour la justice (Mt 5,10).

LECTURES :

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,15-23. 

Frères, ayant entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus, et de votre amour pour tous les fidèles,
je ne cesse pas de rendre grâce, quand je fais mémoire de vous dans mes prières :
que le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père dans sa gloire, vous donne un esprit de sagesse qui vous le révèle et vous le fasse vraiment connaître.
Qu’il ouvre à sa lumière les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle espérance vous ouvre son appel, la gloire sans prix de l’héritage que vous partagez avec les fidèles,
et quelle puissance incomparable il déploie pour nous, les croyants : c’est l’énergie, la force, la vigueur
qu’il a mise en œuvre dans le Christ quand il l’a ressuscité d’entre les morts et qu’il l’a fait asseoir à sa droite dans les cieux.
Il l’a établi au-dessus de tout être céleste : Principauté, Souveraineté, Puissance et Domination, au-dessus de tout nom que l’on puisse nommer, non seulement dans le monde présent mais aussi dans le monde à venir.
Il a tout mis sous ses pieds et, le plaçant plus haut que tout, il a fait de lui la tête de l’Église
qui est son corps, et l’Église, c’est l’accomplissement total du Christ, lui que Dieu comble totalement de sa plénitude.

Psaume 8,2-3a.4-5.6-7. 

R/ Tu établis ton Fils sur les œuvres de tes mains. (Ps 8, 7)

Ô Seigneur, notre Dieu, 
qu’il est grand ton nom par toute la terre ! 
Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée
par la bouche des enfants, des tout-petits.

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, 
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, 
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, 
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains, 
tu mets toute chose à ses pieds.

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