11.09.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,39-42. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille d’Alexandrie (380-444)

évêque et docteur de l’Église

Commentaire sur l’évangile de Luc, 6 ; PG 72, 601 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 402 rev.)

Le disciple bien formé sera comme son maître

« Le disciple n’est pas au-dessus de son maître. Il sera parfait s’il est comme son maître ». Les bienheureux disciples étaient destinés à devenir les guides et les maîtres spirituels de la terre entière. Ils devaient donc faire preuve, plus que les autres, d’une ferveur remarquable, être familiarisés avec la manière de vivre selon l’Evangile et entraînés à pratiquer toute œuvre bonne. Ils auraient à transmettre à ceux qu’ils instruiraient la doctrine exacte, salutaire et strictement conforme à la vérité, après l’avoir d’abord contemplée eux-mêmes et avoir laissé la lumière divine éclairer leur intelligence. Sans quoi, ils seraient des aveugles conduisant d’autres aveugles. Car ceux qui sont plongés dans les ténèbres de l’ignorance ne peuvent pas conduire à la connaissance de la vérité les hommes souffrant de cette même ignorance. Le voudraient-ils d’ailleurs, qu’ils tomberaient tous ensemble dans l’abîme de leurs tendances mauvaises. C’est pourquoi le Seigneur a voulu arrêter le penchant à la vantardise que l’on trouve chez tant de gens, et les dissuader de rivaliser avec leurs maîtres pour surpasser leur réputation. Il leur a dit : « Le disciple n’est pas au-dessus de son maître ». Même s’il arrive à certains d’atteindre un degré de vertu égal à celui de leurs prédécesseurs, ils devront surtout imiter leur modestie. Paul nous en donne la preuve quand il dit : « Montrez-vous mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ » (1Co 11,1). Cela étant, pourquoi juges-tu, alors que le Maître ne juge pas encore ? Car il n’est pas venu juger le monde (Jn 12,47), mais lui faire grâce… « Si je ne juge pas, dit-il, ne juge pas non plus, toi qui es mon disciple. Il se peut que tu sois plus coupable que celui que tu juges… Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère ? »

LECTURES :

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 9,16-19.22-27. 

Frères, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !
Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée.
Alors quel est mon mérite ? C’est d’annoncer l’Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l’Évangile.
Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible.
Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.
Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter.
Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.
Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide.
Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié.

Psaume 84(83),3.4.5-6.12. 

R/ De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur de l’univers ! (Ps 83, 2)

Mon âme s’épuise à désirer 
les parvis du Seigneur ; 
mon cœur et ma chair sont un cri 
vers le Dieu vivant !

L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison, 
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée : 
tes autels, Seigneur de l’univers, 
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison : 
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force : 
des chemins s’ouvrent dans leur cœur !

Le Seigneur Dieu est un soleil, il est un bouclier ; 
le Seigneur donne la grâce, il donne la gloire. 
Jamais il ne refuse le bonheur 
à ceux qui vont sans reproche.

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