05.05.2026 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 14,27-31a. 

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez.

Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car il vient, le prince du monde. Certes, sur moi il n’a aucune prise,

mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais comme le Père me l’a commandé. »

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Jean Tauler (v. 1300-1361)

dominicain à Strasbourg

Sermon 23, pour le dimanche après l’Ascension

« C’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne »

Dans l’épreuve, l’homme qui ne veut et ne désire sincèrement que Dieu doit se réfugier en lui et attendre en toute patience que le calme soit revenu… Qui sait où et comment il plaira à Dieu de revenir et de le combler de ses dons ? Quant à toi, tiens-toi patiemment à l’abri de la volonté divine ; cela vaut cent fois mieux que les élans d’une vertu brillante… Car les dons de Dieu ne sont pas Dieu lui-même, et on ne doit jouir que de lui, et non de ses dons. Mais notre nature est si avide, si repliée sur elle-même, qu’elle s’insinue partout, s’emparant de ce qui n’est pas à elle, souillant ainsi les dons de Dieu, et empêchant le noble travail de Dieu… Toi donc, plonge-toi dans le Christ, dans sa pauvreté et sa pureté, dans son obéissance, son amour et toutes ses vertus. C’est en lui que sont donnés à l’homme les dons de l’Esprit Saint, la foi, l’espérance et la charité, la vérité, la joie et la paix intérieures, dans le Saint Esprit. En lui encore se trouve l’abandon et la douce patience, où l’on reçoit toute chose de Dieu d’un cœur égal. Tout ce que Dieu permet et décrète, prospérité et adversité, joie ou douleur, tout doit concourir au bien de l’homme (Rm 8,28). La plus petite chose qui arrive à l’homme est vue éternellement de Dieu, elle préexiste en lui, elle arrive comme il l’a voulu, et non pas autrement. Soyons donc en paix ! Cette paix en toute chose, on ne l’apprend que dans le vrai détachement et la vie intérieure… Telle est la part de l’homme noble lorsqu’il est solidement fixé dans le repos de l’âme en Dieu, dans le désir de Dieu seul, qui éclaire toute chose ; tout cela est purifié en passant par le Christ.

LECTURES :

Livre des Actes des Apôtres 14,19-28. 

En ces jours-là, comme Paul et Barnabé se trouvaient à Lystres, des Juifs arrivèrent d’Antioche de Pisidie et d’Iconium ; ils se rallièrent les foules, ils lapidèrent Paul et le traînèrent hors de la ville, pensant qu’il était mort.
Mais, quand les disciples firent cercle autour de lui, il se releva et rentra dans la ville. Le lendemain, avec Barnabé, il partit pour Derbé.
Ils annoncèrent la Bonne Nouvelle à cette cité et firent bon nombre de disciples. Puis ils retournèrent à Lystres, à Iconium et à Antioche de Pisidie ;
ils affermissaient le courage des disciples ; ils les exhortaient à persévérer dans la foi, en disant : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. »
Ils désignèrent des Anciens pour chacune de leurs Églises et, après avoir prié et jeûné, ils confièrent au Seigneur ces hommes qui avaient mis leur foi en lui.
Ils traversèrent la Pisidie et se rendirent en Pamphylie.
Après avoir annoncé la Parole aux gens de Pergé, ils descendirent au port d’Attalia,
et s’embarquèrent pour Antioche de Syrie, d’où ils étaient partis ; c’est là qu’ils avaient été remis à la grâce de Dieu pour l’œuvre qu’ils avaient accomplie.
Une fois arrivés, ayant réuni l’Église, ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux, et comment il avait ouvert aux nations la porte de la foi.
Ils passèrent alors un certain temps avec les disciples.

Psaume 145(144),10-11.12-13ab.21. 

R/ Que tes amis, Seigneur, annoncent la gloire de ton règne ! (Ps 144, 12)

Que tes œuvres, Seigneur, te rendent grâce 
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne, 
ils parleront de tes exploits.

Ils annonceront aux hommes tes exploits, 
la gloire et l’éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Que ma bouche proclame
les louanges du Seigneur ! 
Son nom très saint, que toute chair le bénisse 
toujours et à jamais !

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