Pour l’Incarnation, le « oui » de Marie n’a pas été sans le « oui » de Joseph

Pour l’Incarnation, le « oui » de Marie n’a pas été sans le « oui » de Joseph

Quand de son autorité d’époux et de chef, et comme ayant, au titre d’époux, droit incontestable sur la Vierge, il gardait le vœu de virginité de Marie, Joseph ne voyait pas d’une manière explicite que cela équivalait d’une certaine façon à l’introduction du Fils de Dieu dans ce monde. Il ne faisait que poser dans l’être une condition de l’Incarnation, en abandonnant entièrement son épouse à l’action très sainte de Dieu pour l’œuvre de Dieu comme Dieu voudrait la réaliser en elle, en donnant ainsi d’autorité Marie à tout le mystère divin comme Dieu voudrait l’accomplir.

Mais ce faisant, Joseph acquérait justement une autorité de Père, de chef, sur ce qui naîtrait de la Vierge pour l’accomplissement du mystère divin. Par un acte tout à fait positif et par un acte de sa souveraine autorité de chef de famille, il a consacré la Vierge dans la condition qui était nécessaire pour l’accomplissement de l’Incarnation. Voilà le principe, l’origine de son autorité paternelle sur l’Enfant Jésus.

Pour l’Incarnation, à Marie et à Joseph, Dieu a demandé leur consentement ; à chacun d’eux d’une manière différente cependant. Marie devait donner le concours de son être ; aussi devait-elle répondre explicitement : « Qu’il me soit fait selon votre parole ». Joseph, lui, devait donner le concours de son autorité : il suffisait qu’il laissât à Dieu toute liberté de réaliser son œuvre divine ; or, cette liberté pour l’initiative divine, Joseph l’avait accordée, dans le fidèle respect des droits de Dieu, en acceptant la consécration virginale de Marie, en acceptant que sa fiancée fût le domaine réservé de Dieu.

Nous voyons et c’est l’aspect qui est le plus habituellement considéré, que Dieu a demandé le consentement de la Vierge pour l’incarnation. Oui mais la Vierge était à Joseph, l’Évangile le marque avec insistance ; et par conséquent la Vierge ne pouvait donner cette réponse à la vocation divine que parce qu’elle savait que Joseph à qui elle appartenait la réservait entièrement au bon plaisir de Dieu, que parce qu’elle savait que Joseph la voulait entièrement consacrée à Dieu.

Chanoine D.-J. Lallement, Mystère de la paternité de saint Joseph, Téqui 1986 p. 34-35

Lectures de la messe du jour

Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Source : une minute avec Marie

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