
Léonard de Vinci, La Vierge à l’oeillet, 1475, AltePinakotek CC0/wikimedia
Jésus « ce frère, c’est Marie qui te l’a donné »
Tu redoutais de t’approcher du Père ; rien qu’à sa voix tu courais tout tremblant te cacher dans le feuillage ; il t’a donné Jésus pour médiateur.
Auprès d’un tel Père, que n’obtiendra un tel Fils ? Il sera exaucé à cause des égards qu’il mérite (He 5,7) car le Père aime le Fils (Jn 3,35). Trembles-tu d’approcher même de lui ? C’est ton frère, il est ta chair, en tout il a subi l’épreuve (He 4,15) hormis le péché, afin d’être miséricordieux : ce frère, c’est Marie qui te l’a donné.
Mais peut-être redoutes-tu encore la divine majesté, car pour s’être fait homme, il n’en reste pas moins Dieu ? Veux-tu aussi avoir un avocat auprès de lui ? Recours à Marie ! En Marie, il n’y a que la pure humanité, pure non seulement de toute souillure, mais pure encore de tout alliage avec une autre nature.
Sans hésitation je l’affirme : elle sera exaucée, elle aussi, par égard pour ses mérites. Le Fils certainement exaucera sa mère, et le Père exaucera son Fils.
Saint Bernard († 1153)
Sermon sur la Nativité de Marie « De aquaeductu », « Sermon de l’aqueduc » § 7
Prions :
Je vous salue, Marie pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.
Source : une minute avec Marie