20.01.2023 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,21-28.

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :


« Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »


Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »


L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Cyrille de Jérusalem (313-350)

évêque de Jérusalem et docteur de l’Église

Catéchèse baptismale préliminaire n°9 (Les catéchèses, coll. Les pères dans la foi n° 53-54 ; trad. J. Bouvet ; Éd. Migne 1993 ; p. 30)

« Il commande aux esprits impurs »

[ Aux catéchumènes : ] Hâte tes pas vers les catéchèses. Accueille avec empressement les exorcismes ; sous les insufflations, sous les exorcismes s’opère ton salut. Dis-toi que tu es or sans valeur, falsifié, mêlé de divers matériaux : airain, étain, fer, plomb. Nous poursuivons la possession de l’or sans alliage. L’or ne peut sans le feu être purifié des éléments étrangers. De même, sans les exorcismes, l’âme ne peut être purifiée ; ils sont des prières divines, tirées des divines Écritures. (…) Les habiles orfèvres se servent d’instruments délicats pour souffler sur leur brasier et faire ainsi surgir les paillettes d’or cachées dans le creuset. C’est donc en attisant la flamme toute proche, qu’ils découvrent l’objet de leur recherche. Ainsi quand les exorcistes, par le « Souffle » divin, jettent la crainte, et comme dans un creuset – en l’occurrence le corps – rallument l’âme : alors le démon-ennemi s’enfuit : il reste le salut, il reste aussi l’espérance de la vie éternelle, et finalement, l’âme, purifiée de ses fautes, possède le salut. Restons donc attachés à l’espérance, frères, donnons-nous nous-mêmes et espérons, pour que le Dieu de l’univers, voyant notre disposition, nous purifie de nos fautes, nous invite à concevoir bon espoir au sujet de nos projets et nous donne la conversion qui sauve. C’est Dieu qui a appelé ; toi, tu as été appelé.

LECTURES :

Lettre aux Hébreux 2,5-12.

Ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir, dont nous parlons.
Un psaume l’atteste en disant : ‘Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?


Tu l’as abaissé un peu au-dessous des anges, tu l’as couronné de gloire et d’honneur ;
tu as mis sous ses pieds toutes choses.’ Quand Dieu lui a tout soumis, il n’a rien exclu de cette soumission. Maintenant, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis ;


mais Jésus, qui a été abaissé un peu au-dessous des anges, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort. Si donc il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, au profit de tous.
Celui pour qui et par qui tout existe voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ; c’est pourquoi il convenait qu’il mène à sa perfection, par des souffrances, celui qui est à l’origine de leur salut.
Car celui qui sanctifie, et ceux qui sont sanctifiés, doivent tous avoir même origine ; pour cette raison, Jésus n’a pas honte de les appeler ses frères,
quand il dit : ‘Je proclamerai ton nom devant mes frères, je te chanterai en pleine assemblée.’

Psaume 8,2ab.5.6-7.8-9.

Ô Seigneur, notre Dieu,
qu’il est grand ton nom par toute la terre !
Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui,
le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu,
le couronnant de gloire et d’honneur ;
tu l’établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.

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