22.12.2022 – ÉVANGILE DU JOUR

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,46-56.

En ce temps-là, Marie rendit grâce au Seigneur en disant :
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.

Acclamons et partageons la parole de Dieu !

COMMENTAIRE :

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735)

moine, docteur de l’Église

Commentaire sur l’évangile de Luc, 1, 46 ; CCL 120,37 (Livre des jours – Office romain des lectures ; Le Cerf – Desclée de Brouwer – Desclée – Mame; 22/12)

« Il relève Israël son serviteur »

Marie dit : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon sauveur » ; elle dit : « Le Seigneur m’a honorée d’une faveur si grande, si inouïe, qu’on ne peut l’expliquer dans aucun langage, mais c’est à peine si, même au plus profond du cœur, l’amour peut le saisir. C’est pourquoi je mets toutes les forces de mon âme à rendre grâce dans la louange. (…) Le Seigneur fit pour moi des merveilles ; saint est son nom ». (…) Elle seule, cette âme pour laquelle le Seigneur a daigné faire de grandes choses, peut l’exalter comme il convient et dire, en invitant à partager ses vœux et ses intentions : « Exaltez le Seigneur avec moi, glorifions-le ensemble » (Ps 33,4). (…) « Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour. » Il est beau d’appeler Israël le serviteur du Seigneur, Israël que le Seigneur a relevé pour le sauver dans l’obéissance et l’humilité. C’est ainsi que parle Osée : « Quand Israël était enfant, je l’ai aimé » (3,1; cf 11,4). Celui qui refuse de s’humilier ne peut évidemment pas être sauvé (…), mais « quiconque se fera comme un petit enfant sera le plus grand dans le Royaume des cieux » (Mt 18,4). « Il se souvient de la promesse faite à nos pères en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. » Il ne s’agit pas ici de la race charnelle d’Abraham, mais de sa race spirituelle. Autrement dit, il ne s’agit pas de ses descendants selon la chair, mais de ceux qui marchent sur les traces de sa foi. (…) L’avènement du Sauveur est donc promis à Abraham et à sa race à jamais, c’est-à-dire aux fils de la promesse dont saint Paul déclare : « Si vous appartenez au Christ, vous êtes donc de la race d’Abraham, héritiers selon la promesse » (Ga 3,29). Enfin il est heureux que la naissance du Seigneur et celle de Jean soient annoncées prophétiquement par leurs mères. (…) La vie détruite par la défaillance d’une seule femme serait ainsi rendue au monde par ces deux femmes qui rivalisent de louanges.

LECTURES :

Premier livre de Samuel 1,24-28.

En ces jours-là, lorsque Samuel fut sevré, Anne, sa mère, le conduisit à la Maison du Seigneur, à Silo ; l’enfant était encore tout jeune. Anne avait pris avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
On offrit le taureau en sacrifice, et on amena l’enfant au prêtre Éli.
Anne lui dit alors : « Écoute-moi, mon seigneur, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, je suis cette femme qui se tenait ici près de toi pour prier le Seigneur.
C’est pour obtenir cet enfant que je priais, et le Seigneur me l’a donné en réponse à ma demande.
À mon tour je le donne au Seigneur pour qu’il en dispose. Il demeurera à la disposition du Seigneur tous les jours de sa vie. » Alors ils se prosternèrent devant le Seigneur.

Premier livre de Samuel 2,1.4-5ab.6-7.8abcd.

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ;
mon front s’est relevé grâce à mon Dieu !
Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche :
oui, je me réjouis de ton salut !

L’arc des forts est brisé,
mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain,
et les affamés se reposent.

Le Seigneur fait mourir et vivre ;
il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ;
il abaisse et il élève.

De la poussière, il relève le faible,
il retire le malheureux de la cendre
pour qu’il siège parmi les princes,
et reçoive un trône de gloire.

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