Le Pape François: être leaders pour la paix, une grande responsabilité

Le pape François reçoit les leaders pour la paixLe pape François reçoit les leaders pour la paix (ANSA)

Le Pape François: être leaders pour la paix, une grande responsabilité

«Être un Leader pour la Paix dans la période que nous traversons est une grande responsabilité». Ce sont les mots du Pape François devant les membres de l’ONG Leaders pour la Paix ce vendredi 2 décembre au Vatican. François a manifesté sa reconnaissance à l’association pour son engagement au service de la paix. 

Jacques Ngol,SJ – Cité du Vatican

Le Pape François a reçu en audience les membres de l’ONG Leaders pour la Paix ce vendredi au Vatican. Dans un message adressé aux membres de cette organisation, le Pape a insisté sur l’importance de militer pour la construction d’une paix réelle, une paix qui peut conduire à mettre fin à la guerre dont souffre notre humanité.

Être leaders pour la paix

«Être un Leader pour la Paix dans la période que nous traversons est une grande responsabilité et pas seulement un engagement», a affirmé le Pape au début de son message. Poursuivant son discours, le Souverain Pontife a invité à prendre conscience que «la famille humaine, menacée par la guerre, court un danger plus grand encore», déplorant «le manque de volonté de construire la paix». François rappelle aux membres des Leaders pour la Paix que «face à la guerre, faire taire les armes est le premier pas à accomplir», les encourageant à l’exercice de leur mission de promotion de la paix.

Le deuxième pas à accomplir, souligne le Pontife, c’est de «reconstruire le présent et l’avenir de la coexistence, des institutions, des structures et des services». Car, «la paix requiert des formes de réconciliation, des valeurs partagées et – chose indispensable – des parcours d’éducation et de formation», a-t-il insisté. Pour construire la paix, il est nécessaire d’aller au-delà de ce que l’on conçoit, de ce que l’on pense être juste ou de ses convictions. «Construire la paix nous demande d’être créatifs, de dépasser si nécessaire les schémas habituels des relations internationales», a confié François. Aussi, le Pape a exhorté ces leaders à s’inscrire dans une logique d’opposition à «ceux qui confient à la guerre le rôle de résoudre les différends entre États et à l’intérieur des États, ou qui pensent même réaliser par la force les conditions de justice nécessaires à la coexistence entre les peuples». Pour le successeur de Pierre, «le sacrifice de vies humaines, les souffrances de la population, la destruction aveugle de structures civiles, la violation du principe d’humanité ne sont pas des effets secondaires de la guerre, ce sont des crimes internationaux». 

Le courage et la médiation socles de la paix

«Négocier, faire de la médiation et engager la conciliation demande du courage» à plusieurs niveaux, a reconnu le Saint-Père: «le courage de ne pas se sentir supérieur aux autres; le courage de s’attaquer aux causes du conflit, en abandonnant intérêts et projets d’hégémonie; le courage de dépasser la catégorie d’ennemi, pour devenir des bâtisseurs de la fraternité universelle qui trouve sa force dans la diversité et son unité dans les aspirations communes à toute personne». Pour l’évêque de Rome, l’unique moyen de mettre fin aux hostilités de la guerre pour parvenir à la paix, c’est cette ouverture courageuse à la médiation et aux négociations, dans un dialogue franc, car «le recours aux armes pour résoudre les conflits est un signe de faiblesse et de fragilité». 

Le Pape a également insisté sur l’urgence de construire «non pas une paix théorique, mais un espoir de vie». Dans le défi de la construction de la paix se trouve la possibilité de construire une société équilibrée. En effet, «construire la paix signifie initier et soutenir des processus de développement pour éradiquer la pauvreté, vaincre la faim, garantir la santé et les soins, sauvegarder la maison commune, promouvoir les droits fondamentaux et surmonter les discriminations causées par la mobilité humaine», a-t-il expliqué. Agissant ainsi , «la paix deviendra synonyme de dignité pour chacun de nos frères et sœurs», a conclu le Pape François.

Source : VATICANNEWS, le 2 décembre 2022

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